Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

mercredi 2 novembre 2011

C'est historique , les étudiants et travailleurs des Etat Unis donnent le LA , et entame une grève générale dans une ville de Californie ; à elle seule cette photo en dit très long


C’est historique aux Etats-Unis, la grève générale a été votée par les manifestants Californiens (inspirés des Occupy Wall Street) le 26 octobre dernier dans la ville de Oakland après une violente répression policière. Un manifestant avait été gravement blessé à la tête alors que la police faisait usage de balles lestées pour disperser les campeurs. [Lire notre article] Réunis sur la place Oscar Grant les 1607 votants ont massivement voté pour la grève générale ce mercredi 2 novembre. [1484 pour, 77 abstentions, 46 contre]. L’appel de l’assemblée est radical « Toutes les banques et les grandes entreprises devront fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles ». Objectif annoncé, libérer Oakland des 1%.
Des actions de masse et piquets de grèves sont prévus toute la journée. Actualutte publiera un nouvel article dans la soirée. Si le chiffre de 1600 votants peut paraître faible, rapporté à la population française, c’est comme ci 233 000 personnes appelaient à la grève générale… Ce qui est loin d’être dérisoire. D’autant qu’une première information en provenance du mouvement est confirmée par plusieurs sources, « Le port est déjà fermé, les dockers refusent de travailler. »

Un magasin fermé à Oakland en solidarité avec les 99%
Voici l’appel traduit en français : 
Nous invitons tous les étudiants à sortir des écoles. Les travailleurs au lieu d’aller au travail, les étudiants au lieu d’aller à l’école, les gens vont converger vers le centre-ville d’Oakland et paralyserons la ville.
Toutes les banques et les entreprises devraient fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles.
Alors que nous appelons à une grève générale, nous demandons aussi beaucoup plus. Les gens qui sont organisés dans leurs quartiers, les écoles, les organismes communautaires, groupes d’affinité, les lieux de travail et les familles sont encouragés à s’organiser eux-mêmes d’une manière qui leur permette de participer à la paralysie de la ville.
Le monde entier regarde Oakland. Montrons-leur ce qui est possible.
Le Conseil de coordination de la grève commencera à se réunir tous les jours à 17 heures sur la place Oscar Grant devant l’Assemblée générale à 19 heures. Tous les participants à la grève sont conviés. Restez à l’écoute pour plus d’informations.

 http://actualutte.info/2011/11/02/historique-greve-generale-illimitee-a-oakland-aux-etats-unis/

Irak: neuf années de guerre, des milliers de morts , un pays détruit pour .....du pétrole et à ce jour ce pays criminel continue sa sale besogne ... en Libye pour du pétrole ,en Afghanistan pour ....du gaz , Al Qaïda se porte bien merci , toujours au service de la CIA


Dans une déclaration faite à la Maison-Blanche le 21 octobre, le président US Barak Obama a promis que son pays retirerait enfin son armée d’Irak.

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Irak - Petite fille en état de choc, au milieu de membres de sa famille assassinés lors d’une descente de soldats américains dans sa maison.
« Après quelque neuf années, la guerre menée par les USA en Irak sera terminée » dit-il.
Plaçant l’annonce faite par Obama dans son contexte, CBSNews.com disait dans un article publié le même jour : « la guerre d’Irak a entraîné la mort de plus de 4400 soldats étasuniens et a coûté plus de 700 milliards de dollars. »
Les médias US abordent maintenant uniquement les pertes subies par les USA, eux qui ont semé la guerre et la destruction dans un pays qui avait un besoin urgent de paix et d’aide humanitaire. Pendant les dix années qui ont précédé la guerre, l’Irak pliait sous le poids des sanctions imposées par les Nations unies sous l’impulsion des USA, sanctions qui ont laissé l’infrastructure du pays au bord de l’effondrement.
Dans son introduction à l’important livre de Ramsey Clark, The Impact of Sanctions on Iraq : The Children Are Dying(Impact des sanctions sur l’Irak : les enfants meurent), Sara Flounders écrivait "les sanctions sont une arme de destruction massive".
Depuis le début des sanctions frappant l’Irak, un demi-million d’enfants de moins de cinq ans sont morts de malnutrition et de maladies évitables. Les sanctions provoquent une famine artificielle. Un tiers des enfants irakiens survivants aujourd’hui souffrent de retards de croissance et de carences nutritionnelles qui déformeront leur courte vie ».
En 1999, j’ai été le témoin direct de l’impact des sanctions sur les enfants irakiens. Je suis rentré de ce pays avec des montagnes de photos et des souvenirs qui me hantent jusqu’ici. Curieusement, ce ne sont pas les sanctions en tant que « armes de destruction massive » qui ont inspiré la fin du siège, mais les prétendues armes de destruction massive (ADM) irakiennes qui ont attiré un autre désastre pour un pays déjà dévasté.
Il faudra peut-être des années pour véritablement comprendre l’ampleur de ce que l’on a appris depuis sur l’Irak. La mort et la destruction ont plané sur le pays tuant et blessant des centaines de milliers de personnes ; elles en ont envoyé des millions en exil tandis que des millions supplémentaires ont été classés par les organismes des Nations unies comme des personnes intérieurement déplacées (IDP). Ce fut un spectacle épouvantable que l’on ne peut pas décrire avec le langage de la raison, mais qui a été le quotidien de millions de personnes ordinaires, abominablement punies pour un crime qu’elles n’avaient jamais commis.
Les derniers soldats US quitteront le pays le 1er janvier « la tête haute, fiers de leur succès », selon Obama. C’est ce même président qui dans un discours au Caire déclarait le 4 juin 2009 que « à l’encontre de l’Afghanistan, la guerre en Irak a été le fruit d’un choix ». Y a-t-il de quoi être fier d’une guerre dévastatrice choisie, M. le président ?
S’adressant à la chambre des représentants US le 18 janvier 2007, celui qui est maintenant candidat républicain à la présidence, Ron Paul, a très bien dit que le soutien aux soldats a pour but de "nous faire oublier l’échec de nos politiques, politiques promues par des intérêts spéciaux puissants qui profitent de la guerre. Tout est fait pour détourner le débat des véritables raisons de la guerre en Irak et cela n’est pas sur le point de se terminer".
Mais la guerre se termine parce qu’elle ne pouvait pas être gagnée du point de vue militaire, qu’elle était financièrement inabordable et politiquement indéfendable. « Le soutien aux troupes » continuera toutefois à servir de dérobade à ceux qui refusent toujours de discuter de la guerre en Irak d’un point de vue moral et légal. Pour eux, il est essentiel que le camouflage se poursuive, afin de ne pas priver les USA de l’occasion de pousser à d’autres guerres par choix chaque fois que cela leur conviendra.
Dans une conférence de presse tenue peu après qu’Obama eut annoncé la fin de la guerre, Antony Blinken, conseiller à la sécurité nationale auprès du vice-président Joe Biden, a répondu à quelqu’un qui demandait si la guerre en valait la peine : « ce sera à l’histoire d’en juger ».
Pourtant, les Irakiens n’ont pas besoin d’attendre les livres d’histoire étasuniens pour connaître l’ampleur de leur tragédie. L’enquête du Lancet avait déjà conclu que de mars 2003 à juin 2006, 601.027 Irakiens avaient connu une mort violente. Une étude du bureau de sondage Opinion Research Business révèle que de mars 2003 à août 2007, 1.033.000 irakiens sont morts des suites du conflit. Lors d’une seule de ses révélations, WikiLeaks a dit que « les quelque 400.000 dossiers secrets US diffusés sur l’Irak ont montré qu’il y avait 15.000 décès de civils irakiens de plus qu’on ne l’avait pensé » (Reuters, 24 octobre 2010).
Tout aussi important est le fait que la violence de ceux qui insistent pour partir en guerre afin de favoriser les intérêts US - plutôt que d’avoir recours à la diplomatie - est toujours profondément enracinée chez les élites étasuniennes. Depuis Washington, Jim Lobe écrivait « les principaux néoconservateurs et les autres faucons de droite qui ont prôné l’invasion US de l’Irak en 2003 réclament des frappes militaires contre l’Iran en représailles pour le prétendu contrat d’assassinat sur la personne de l’ambassadeur saoudien aux USA » (Asia Times, 19 octobre).
Dans son blogue sur le site de Foreign Policy, Dalia Dassa Kaye écrivait le 21 octobre :« la rhétorique martiale de faucons invétérés était prévisible. Même le président Obama a laissé entendre que les USA n’écarteraient "aucune des options possibles", expression qui suppose que les options militaires sont envisageables. »
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Le nouveau secrétaire américain à la Défense Leon Panetta à Washington, le 1er juillet 2011. (© AFP Jim Watson)
Le battage en faveur d’un nouveau conflit s’est intensifié lors de la première visite que le secrétaire de la défense US, Léon Panetta, a faite en Irak le 1er juillet. Il a dit que son pays « agira unilatéralement » pour confronter ce qu’il a appelé les menaces iraniennes contre les intérêts US en Irak. Les USA étaient « très inquiets au sujet de l’Iran et des armes que celui-ci fournit aux extrémistes ici en Irak » a-t-il dit selon Al-Jazeera (11 juillet).
Il ne sera pas facile de concilier les observations de Panetta avec l’annonce de la fin de la guerre faite par Obama dans laquelle il a dit que « les Irakiens ont pris l’entière responsabilité de la sécurité de leur pays » et que « la relation entre les USA et l’Irak sera celle de pays souverains, formant une association sur un pied d’égalité, fondée sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel ».
Rien n’indique que les néoconservateurs changeront d’opinion. Leur appétit pour un conflit est partagé par les élites influentes de Washington qui continuent à diffuser effrontément que la guerre US a été bénéfique pour la société irakienne, malgré toutes les preuves contraires.
USF-Iraq.com, site Web officiel des forces US en Irak, porte la déclaration ci-après sous le signet The New Face of Iraq (le nouveau visage de l’Irak) : « la nation irakienne a subi des changements politiques économiques et sociaux radicaux depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Des officiels élus sont maintenant au pouvoir et encadrent le développement constant de la sécurité, de l’infrastructure, de l’éducation et des finances. »
Forts de cet apparent « succès », les néoconservateurs peuvent toujours plaider en faveur d’une autre intervention militaire ou d’une invasion à grande échelle chaque fois que l’occasion se présentera et que l’opération sera envisageable.
« La marée de la guerre descend » dit Obama. Nous avons de gros doutes.
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Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

Un morceau d'humanité , dans ce monde de singlés



Toussaint, Noël et Pâques.
Hier la Toussaint, paraît-il.
 Réveil du politique en Grèce sûrement, réveil des peuples peut-être. 
Mais hier c’était Noël à Paris. Sonnez hautbois, résonnez musettes !
 Un enfant est né. 
Comme à la crèche, un enfant est né.
 Paris c’est Bethléem en un jour de Toussaint.
Hier c’était Pâques à Paris.
 Le vendredi de Pâques, pas le lundi. 
Hier un enfant est né à Paris, presque dans une crèche,
 une crèche sans âne et sans bœuf, sans étoile du berger, 
sans Rois mages à venir, sans rien ni personne d’autre que sa mère et son père.
Hier un enfant est mort à Paris, 
un enfant est né, sous une tente un enfant est mort-né. 
Noël-Pâques-Toussaint à Paris, Paris même, 
Ville Lumière, les citrouilles grimaçantes d’Halloween éclairaient seules son visage, 
un enfant est mort. 
Un messie a refusé de vivre.
Pas d’immolation hier à Paris,
 juste un enfant qui naît, 
juste un enfant qui meurt, sans crèche, sans toit, sans niche, 
moins qu’un chien qui naît,
 moins qu’un chien qui meurt. 
Un sept-milliardième d’humanité.
source :Paul Jorion .auteur :Vigneron .  modérateur:J ALEXANDRE
L'erreur est réparée

la Palestine entre à l'UNESCO et les USA COMME ISRAËL SONT VEXES au point de retirer leur financement à l'UNESCO

mardi 1 novembre 2011

La peur de la démocratie , il appelle cela : une bombe !



Les milieux politco-financiers ont tellement la frousse qu'ils ont réanimé leurs machines à déformer les cerveaux ; les télés et autres médias bien pensant hurlent à qui veut les entendre  que la Grèce va au suicide , que c'est une décision irresponsable , ben oui , la décision du peuple n'entre pas  dans dans les critères informatiques des banquiers , eux qui ont horreur de la transparence ; mais je ne m'avance pas trop en disant que les peuples ne font que commencer à se lever . Mais attention quand en 36 le peuple français avait décidé de se libérer , les espagnols avaient commencé de construire la république  , "ils" leur ont répondu "vive Hitler" alors plus que jamais soyons inflexibles , intransigeants et très attentifs...car en France une blonde aux longues canines veille.........


 Mouammar Kadhafi et le projet libyen de redistribution de la richesse
LES REQUINS FONT LE TOUR DU PROPRIÉTAIRE ? MAIS ILS AURAIENT TORD DE PENSER QUE LA GUERRE EST GAGNÉE ? LA RÉSISTANCE S 'ORGANISE N' EN DÉPLAISE 


L’idée que l’on se fait du colonel Mouammar Kadhafi n’est pas la même partout dans le monde. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, sous son règne la Libye est passée d’un des pays les plus pauvres de la surface de la terre au pays ayant le niveau de vie le plus élevé en Afrique. Selon le professeur Henri Habibi : 

Lorsque les Nations Unies ont octroyé son indépendance à la Libye le 24 décembre 1951, on la décrivait comme l’un des pays les plus pauvres et arriérés du monde. La population de l’époque ne dépassait pas les 1,5 millions, elle était illettrée à plus de 90% et n’avait ni d’expérience politique ni d’expertise. Il n’y avait pas d’université et seulement un nombre limité d’écoles secondaires, établies sept ans avant l’indépendance [1]. 
Kadhafi avait plusieurs plans d’envergure. Il voulait créer une Organisation du Traité de l’Atlantique Sud pour protéger l’Afrique et l’Amérique latine. Il préconisait l’utilisation d’un étalon-or pour le dinar come devise des pays musulmans. Bon nombre de ses plans étaient de nature panafricaine, dont les États-Unis d’Afrique. 
Les projets panafricains de Kadhafi 
Le colonel Kadhafi a mis en œuvre la grande rivière artificielle, un projet d’envergure visant à transformer le désert du Sahara et à renverser la désertification de l’Afrique. Grâce à ses plans d’irrigation, la grande rivière artificielle avait également pour but de soutenir l’agriculture ailleurs sur le continent. Ce projet est devenu une cible militaire pour l’OTAN. Sans justification, la campagne de bombardements de l’OTAN visait à détruire la grande rivière artificielle. 
Kadhafi envisageait aussi la création d’institutions financières panafricaines indépendantes, où la Libyan Investment Authority (Autorité libyenne d’investissements) et la Banque étrangère de Libye joueraient des rôles importants. Par le biais de ces deux institutions, Kadhafi a contribué à mettre sur pied le premier réseau de satellites africain, la Regional African Satellite Communication Organization (Organisation régionale africaine de communications par satellite, RASCOM), afin de réduire la dépendance des Africains aux puissances étrangères [2]. 
Son chef-d’œuvre aurait été la création des États Unis d’Afrique. L’entité supranationale aurait été constituée à l’aide de la Banque africaine d’investissements, le Fonds monétaire africain et finalement, la Banque centrale africaine. L’Union européenne (UE), les États-Unis, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale étaient hostiles à toutes ces institutions. 
Le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi 
Kadhafi avait un projet de redistribution de la richesse en Libye. Des sources du Congrès étasunien l’ont même admis dans un rapport daté du 18 février 2011 : 
En mars 2008, le colonel Kadhafi a annoncé son intention de dissoudre la plupart des corps administratifs gouvernementaux et d’instituer un programme de redistribution de la richesse, où les recettes pétrolières de l’État seraient mensuellement distribuées aux citoyens, qui les administreraient personnellement, en coopération avec des comités locaux. Citant la critique populaire des performances gouvernementales dans un long discours touchant à divers sujets, il a répété que l’État traditionnel serait bientôt « mort » en Libye et que la gouvernance directe s’accomplirait par la redistribution des revenus du pétrole. [L’armée], les affaires étrangères, la sécurité et les arrangements concernant la production de pétrole demeureraient, dit-on, des responsabilités gouvernementales, alors que d’autres organes gouvernementaux seraient supprimés peu à peu. Au début de 2009, les Congrès populaires de base envisageaient des changements dans les propositions et le Congrès général du peuple a voté pour la remise de l’implantation à une date ultérieure [3]. 
Kadhafi souhaitait que tout le peuple libyen ait un accès direct à la richesse nationale. Il était également au courant de la corruption enracinée dans les rangs du gouvernement libyen. C’est l’une des raisons pour lesquelles il désirait appliquer progressivement un modèle d’anarchie politique en Libye. Il a parlé de ces projets pendant quelques années. 
Par ailleurs, le projet de redistribution de la richesse et l’instauration d’un système politique anarchiste étaient vus comme des menaces très sérieuses par les États-Unis, l’UE et un groupe de représentants libyens. Si elles réussissaient, les réformes auraient créé des troubles politiques parmi de nombreuses populations à travers le monde. Au niveau national, bien des officiels libyens tentaient de ralentir le projet, entre autres, en faisant appel à des puissances étrangères. 
Pourquoi Mahmoud Jibril s’est joint au Conseil national de transition 
Mahmoud Jibril faisait partie des officiels libyens ayant horreur de ce projet et fortement opposés à celui-ci. C’est Seïf al-Islam Kadhafi qui a nommé M. Jibril. En raison de la forte influence des États-Unis et de l’UE, Seïf al-Islam a choisi Jibril pour transformer l’économie libyenne et imposer une vague de réformes économiques néolibérales qui ouvriraient le marché libyen. 
Jibril est devenu chef de deux organes gouvernementaux de la Jamahiriya arabe libyenne : le Conseil national de planification et l’Office national de développement économique de la Libye. Alors que ce dernier est un ministère régulier, le Conseil national de planification se situe au-delà du Bureau du secrétaire général du Comité populaire dans la hiérarchie gouvernementale. En réalité, cela plaçait Jibril dans un poste supérieur à celui qui constitue l’équivalent d’un premier ministre. Jibril est en fait devenu l’une des forces ayant ouvert les portes à la privatisation et à la pauvreté en Libye. 
Environ six mois avant l’éclatement du conflit en Libye, Mahmoud Jibiril a rencontré Bernard-Henri Lévy en Australie afin de discuter de la formation du Conseil de transition et de la déposition du colonel Kadhafi [4]. Dans des documents et des procès-verbaux de l’Office national de développement économique de la Jamahiriya arabe libyenne, Jibril a qualifié de « fou » le projet de redistribution de la richesse de Kadhafi [5]. Jibril croyait fermement que le peuple libyen n’était pas digne de se gouverner lui-même et qu’une élite devrait toujours contrôler le destin et la richesse de toute nation. Il souhaitait diminuer la taille du gouvernement libyen et licencier un grand nombre de travailleurs du secteur public, mais, en revanche, il désirait augmenter les réglementations gouvernementales en Libye. Jibril citait aussi toujours Singapour comme l’exemple parfait d’un État néolibéral. Alors qu’il était à Singapour, un pays qu’il visitait régulièrement, il est probable qu’il ait rencontré Bernard-Henri Lévy. 
Lorsque les problèmes ont commencé à Benghazi, Mahmoud Jibiril s’est immédiatement rendu au Caire en Égypte. Il a avisé ses collègues qu’il serait de retour bientôt à Tripoli, mais il n’avait aucune intention d’y retourner. En réalité, il est allé au Caire pour rencontrer les leaders du Conseil national syrien et Lévy. Tous l’attendaient au Caire afin de coordonner les événements en Libye et en Syrie. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Conseil national de transition (CNT) a reconnu le Conseil national syrien comme gouvernement légitime de la Syrie. 
N’ayez pas pitié des morts, ayez pitié des vivants! 
Mouammar Kadhafi est mort maintenant. Il a été tué dans sa ville natale, Syrte. Il a tenu bon jusqu’à la fin comme il l’avait promis. 
Le CNT, qui avait juré de le poursuivre en justice, l’a fait assassiner. 
Kadhafi a même rappelé aux hommes qui l’ont battu, sodomisé, se sont moqués de lui et l’ont finalement assassiné, qu’ils ne respectaient pas les lois de l’Islam concernant le traitement respectueux des prisonniers. L’OTAN a pour sa part joué un rôle central et supervisé l’événement du début à la fin.
Le meurtre de Kadhafi a été systématique, puisque son fils et plusieurs autres leaders libyens ont ensuite aussi été tués. 
Le décès de Kadhafi marque une étape historique pour la Libye : la fin d’une époque et le commencement d’un nouveau chapitre. 
La Libye ne deviendra pas un nouveau paradis comme le dit le CNT. Dans bien des cas, les vivants envieront les morts, à cause d’hommes comme Mahmoud Jibril, Ali Tarhouni, et Sliman Bouchuiguir. 
Mahmoud Jibril est un simple opportuniste. L’homme ne voyait aucun problème à agir comme représentant du gouvernement sous feu Kadhafi. Il ne s’est jamais plaint à propos des droits humains ou du manque de démocratie. Il était encore premier ministre du CNT quelques jours après le meurtre sauvage du colonel Kadhafi. L’opposition de Jibril au projet de redistribution de richesse du colonel et son attitude élitiste sont parmi les raisons pour lesquelles il a conspiré contre Kadhafi et contribué à la formation du CNT. 
Cet officiel de l’ancien régime, qui a toujours appuyé ouvertement les dictateurs arabes dans le golfe Persique, est-il vraiment un représentant et un héros du peuple? Qu’en est-il de ses collègues du CNT qui ont négocié des contrats pétroliers avec les États membres de l’OTAN, avant même de détenir de soi-disant postes gouvernementaux au sein du CNT? 
Mahdi Darius Nazemroaya 
  

Article original : Who Was Muammar Qaddafi? Libya's Wealth Redistribution Project, paru le 27 octobre 2011 

Oui; novembre est lourd de symbole , le 1er ; christianiser pour les besoins de la cause repris aux peuples celtes , une façon d'enterrer une civilisation : nos ancêtres! Mais mon camarade et amis Michel Meigneau sait très bien le rappeler

Demain c'est le jour de Samain. Début de la nouvelle année chez beaucoup de peuplades celtes, mais aussi pour les bretons -ceux d'avant avant le grand chaos, la naissance de J.C., pas Jean-Claude, l'autre- c'était le jour où les morts venaient chatouiller les pieds des vivants pour les rappeler à leurs bons souvenirs.

Pourtant, il n'est pas besoin de cette émulation pour que resurgisse à ma mémoire, des le début de ce mois, le souvenir des suppliciés de 1917, ceux  qui ne serons pas invités à la commémoration du 11 novembre.

Alors, chaque année, je tente à ce qu'ils ne tombassent pas dans l'oublie en écrivant quelques mots sur le refus des guerres que le capital veut nous imposer.


Michel M.




longtemps les régiments devait tourner la tête pour ne pas voir ce monument aux morts de la Creuse

Voici les écrits de Michel



A la gloire des vaincus ! 
Par Michel Mengneau 
Même si je ne l’oublie jamais, à l’approche du 11 novembre la chanson de Craonne se fait de plus en plus présente sur le bord de mes lèvres. Présence forte des mots, « Ceux qu’on le pognon, ceux-là reviendront…Car c’est pour eux qu’on crève… Mais c’est fini, nous, les trouffions… On va se mettre en grève… », mots qui ravive le souvenir des oubliés de 1917, des contestataires, des décimés du capital auxquels on accorde même pas de nos jours une réhabilitation estompant un tant soit peu les humiliations subies par les familles des ces suppliciés. La pensée unique n’aime pas que l’on sorte du chemin unidirectionnel qu’elle trace… 
En cette année 2011 où l’hégémonie du capitalisme se fait de plus en plus forte, pour la France année de guerre aussi, -en Afghanistan, en Libye, de temps en temps pour prêter main forte à quelques autocrates africains-, effrayé par ces abominations mes souvenirs vont aussi vers Jaurès, autre victime de la barbarie des exploiteurs.  
Il fut celui qui ne voulait pas de la grande boucherie, mais que n’avait-il pas dit !  
S’opposer à une guerre voulue afin de canaliser les ardeurs des populations qui commençaient à s’opposer au système capitaliste, dénoncer une guerre qui coupait court à la contestation en occupant le prolétaire, cela ne se fait pas ! Il faut alors éliminer ceux qui pourraient donner des idées subversives à la populace comme on appelait le peuple pour marquer le peu de cas que l’on faisait de lui. On le fit tuer pour le faire taire. Portant sa pensée est restée, car nul impérialisme, même le plus vil comme le capitalisme ultralibéral, ne pourra effacer la voix de la raison. 
Cependant, il est assez surprenant de constater que certains parmi ceux qui se réclament de la pensée du grand homme ont apparemment perdu la mémoire. Je pense aux socialistes français qui font souvent référence au pacifiste que fut Jaurès et qui plein de morgue ont voté la poursuite de la guerre en Libye. 
Le pire sans doute c’est que les circonstances étaient les mêmes qu’en 1914 où planait sur l’avenir guerrier l’ombre des maîtres de forge. Dans le même ordre d’idée, manipulée par l’impérialisme de l’OTAN, l’ONU a pondu une résolution alibis qui avait l’odeur du baril de pétrole. D’ailleurs, l’ONU a perdu dans cette affaire le peu d’indépendance et de crédibilité qui lui restait étant devenu de fait la caution de l’hégémonie impérialiste de l’Alliance Atlantique. Cela n’a pas empêché le capital de maquiller cette intervention coloniale, guerre uniquement au service de profits pour l’actionnariat, en guerre humanitaire. Sous le silence de la gauche d’accompagnement (PS), voire aussi d’inconscients plus à gauche -on peut citer entre autres ceux qui ont voté pour l’application de la résolution au parlement européen, à l’évidence il fallait être peu fin politique pour tomber dans le piège de la magouille politique concoctée par Obama, Cameron et Sarkozy-, et ceci relayé par des médias complaisants. On a même put lire dans la presse politique se voulant de gauche un article au titre abominable : « La guerre du moindre mal ! ».  
Comme si une guerre pouvait être un moindre mal car ce serait oublier trop vite les 70 000, ou plus, victimes libyennes ; en somme, les habitants de la ville de Bourges que l’on aurait assassinés pour pouvoir mettre encore pendant quelque temps du carburant dans la bagnole de l’employé de banque du pays surdéveloppé.  
Pour justifier ce genre de réflexion on a prétendu que Kadhafi allait commettre des massacres abominables, ce qui n’était qu’une hypothèse hasardeuse car en effet, bien qu’il lançât des anathèmes expiatoires en direction des insurgés, il prétendait aussi vouloir négocier. On ne peut donc pas faire la guerre sur des suppositions surtout quand il s’agit de s’ingérer dans la souveraineté d’un pays pour uniquement récolter les fruits de la manne pétrolière. Le bilan affreux de cette guerre prétendue humanitaire est une honte pour ceux qui la commanditèrent, pour ceux qui se turent devant une perspective catastrophique, puisque le massacre d’innocents n’ayant pas suffit on a assassiné un dictateur sans autre forme de procès pour l’empêcher de parler, dictateur que l’on a aussitôt remplacé par une dictature religieuse intégriste classant les femmes au même rang que le reste du cheptel appartenant au male dominant… 
L’histoire ressemble parfois au présent, cela n’empêche pas à certains d’occulter le passé pour ne pas sortir de la pensée unique qui les a formatée.  
Alors c’est vrai, pourquoi ont-ils tués Jaurès ? On peut se poser la question car manifestement certains de ses admirateurs en ont oublié les raisons. Sans doute ne se souviennent-ils pas plus des contestataires de 1917… 
Oublions ces renégats de la classe prolétarienne et continuons à défendre la mémoire des vaincus du capital ! Gloire aux vaincus ! 
En 1934 tout le monde n’avait oublié les abominations de ce que l’on appela la grande guerre, en particulier dans le petit bouquin dont le titre est : « La guerre », au sous-titre encore plus évocateur : « Prolétaires de tous les pays, égorgez vous ! », où l’on peut trouver une série de texte dénonçant l’inconcevable, pour aller dans le sens de cet article on retiendra celui-là: 
Notre conscience nous ordonne non seulement de ne pas commettre ce qui est injuste, mais de ne pas le commettre sans nous y opposer de toutes nos forces. Agir autrement, c’est nous rendre complice de mauvaises actions par égoïsme et par lâcheté.  
                                                                           J. Steeg (il n’est pas précisé l’origine du texte)

Pour mémoire… 
Chez les Allemands, comme chez  les Français, la contestation était en train de monter dans les rangs des sacrifiés.
   
L’on se souvient de la chanson : « C’est à Craonne, sur le plateau… ». La boucherie inutile du chemin des Dames amena la contestation dans les deux camps. Attaque, contre attaque, ordres insensés, tout y fut pour ouvrir le chemin de la révolte.
  
Officiellement, c’est le 17 avril 1917 que l’on a recensé les premiers mutins de l’Armée française, environ 230 si l’on en croit ce que l’on a bien voulu dire ; ou taire ! Déjà, quelques jours avant, certains avaient cassé la gueule à leur officier et refusé d’aller se faire tuer pour reprendre quelque cent mètres de tranchée ou bien une casemate déjà à moitié rasée, pris et repris l’avant-veille, repris et pris la veille par l’un ou par l’autre des deux antagonistes. Finalement, les historiens avancent le nombre approximatif de quarante mille rouspéteurs, contestataires, rebelles, mutins, à mi-mai 17. On est loin des chiffres officiels !
   
Le 15 mai, pour régler ce problème, Poincaré et le ministère de la Guerre eurent une idée de génie, ils virèrent Nivelle et mirent à  la place Pétain. Dans les livres d’Histoire on nous a dit que se fut le futur Maréchal qui régla la contestation en accordant des permissions plus longues, des montées au front plus courtes avec plus de dopage en vin et en gnole (appelée par les poilus le « Monte-en-ligne »), pudiquement désigné comme amélioration du ravitaillement. En fait, les choses se sont réglées plus brutalement.
   
Officiellement, une fois de plus, on annonce le chiffre très précis de quarante-deux mutins fusillés. Pour être plus juste, on peut utiliser le terme de décimation. En annonçant le chiffre minimum d’un millier de punis, l’on se rapproche de la vérité. Malheureusement, nous ne saurons jamais le nombre exact de fusillés puisque les proches, les familles reçurent le simple message : « Mort au front, tel jour… » ou bien «  Mort pour la France », sans qu’il soit précisé que ce fût sous les coups de l’ennemi. Seuls les désignés pour servir les pelotons d’exécution eurent longtemps des nuits agitées. Traumatisés, perturbés par le souvenir ineffaçable de l’instant où leur doigt appuya sur la détente du Lebel…






L'occident se repaît de la dépouille" Lybie" , Alquaïda prend le contrôle de nombreuse villes et impose la charia , mais au fait qu'avait dit Kadhafi ? Ha ! oui oui mais ce n'était que fabulation.........


Ils se disputent la carcasse comme des vautours.

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Bien évidemment, l’OTAN et les médias qui lui sont soumis évitent à tout prix de comptabiliser le nombre de victimes, combattants ou civils, qui se chiffrent très probablement à plusieurs dizaines de milliers.
Le ministère français de la Défense a affirmé qu’ils l’avaient eu avec un avion de combat Rafale qui a tiré sur le convoi. Le Pentagone dit de son côté qu’ils l’ont eu avec un Predator qui a tiré un missile Hellfire.
Après que le colonel Mouammar Kadhafi, blessé, ait cherché refuge dans une conduite de dérivation sous une autoroute - un écho sinistre du « trou » où a été trouvé Saddam Hussein - il a été capturé par les « rebelles » du Conseil national de transition (CNT). Et puis dûment achevé.
Abdel-Jalil Abdel-Aziz, un médecin libyen qui a accompagné le corps de Kadhafi dans une ambulance et qui l’a examiné, dit qu’il est mort de deux balles, une à la poitrine, une à la tête.
Le CNT - qui a colporté des mensonges, encore des mensonges et rien que des mensonges pendant des mois - jure qu’il est mort dans « dans un échange de tirs ».
Ils sont nombreux à avoir pu faire cela. Cela peu avoir été Mohammad al-Bibi, un jeune de 20 ans arborant une casquette de baseball des New-York Yankees qui a posé pour le monde entier, brandissant le pistolet d’or de Kadhafi - son billet d’entrée peut-être pour ramasser la prime de 20 millions de dollars que l’on a fait miroiter pour capturer Kadhafi « mort ou vif ».
Cela devient de plus en plus curieux quand on se souvient que c’est exactement ce que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans sa visite éclair à Tripoli, avait annoncé 48 heures auparavant : Kadhafi devrait être « capturé ou tué ». Clinton a été comblée. Apprenant la nouvelle en consultant l’écran de son BlackBerry, elle a réagi avec toute la sémantique dont elle est capable : « Wow ! »
Et aux gagnants, le butin
Ils y ont tous mis la main : l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le Pentagone et le CNT. A la minute où une résolution des Nations Unies pour imposer une zone d’exclusion aérienne sur la Libye a été votée, elle s’est transformée en feu vert pour un changement de régime. Le plan A a toujours été de capturer et de tuer Kadhafi.Un assassinat ciblé. C’est la politique officielle de l’administration Obama. Il n’y a jamais eu de plan B.
Laissez-moi vous bombarder, pour mieux vous protéger
Comme à propos de la R2P (« responsabilité de protéger » les civils), tous ceux qui ont des doutes devraient écouter l’explication fournie par le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen : « l’OTAN et ses partenaires ont appliqué avec succès le mandat historique de l’Organisation des Nations Unies pour protéger le peuple de la Libye ». Celui qui veut vérifier sur le terrain ce qu’est la protection des civils par l’OTAN n’a qu’à sauter sur un camion pick-up et se rendre à Syrte, le nouveau Fallujah.
Les réactions ont été très instructives. Le bureaucrate du CNT, Abdel Ghoga, se l’est joué « Colisée dans l’Empire romain », en proclamant : « Les révolutionnaires ont eu la tête du tyran ».
Le président américain Barack Obama a déclaré qu’avec la mort de Kadhafi, « nous assistons à la force du leadership américain à travers le monde ». Cela revient à dire : « nous l’avons eu » comme on pouvait s’y attendre, considérant aussi que Washington a payé pas moins de 80% des coûts de cette opération de l’OTAN (plus de 1 milliard au total - que le mouvement Occupy Wall Street pourrait bien estimer avoir été plus utile pour créer des emplois aux États-Unis). Etrange, de dire à présent « nous l’avons fait », parce que la Maison Blanche a toujours affirmé que ce n’était pas une guerre, que c’était quelque chose de secondaire dont ils n’étaient pas en charge.
Il revenait à ce stratège de la politique étrangère, le majestueux vice-président américain Joe Biden, d’être nettement plus instructif qu’Obama : « Dans ce cas, l’Amérique a dépensé 2 milliards de dollars et n’a pas perdu une seule vie. C’est une indication pour savoir comment traiter avec les affaires du monde dans le futur, contrairement au passé. »
Monde, tu es prévenu pour ce qui est de savoir comment l’Empire va traiter avec toi à partir de maintenant !
Sentez mon amour humanitaire
Alors félicitations à la « communauté internationale » - qui comme chacun le sait est composée de Washington, de quelques seconds couteaux de l’OTAN, et des « puissances démocratiques » du Golfe Persique : le Qatar et les Emirats arabes unis (EAU). Cette communauté, au moins, a adoré la fin. L’Union européenne (UE) a salué « la fin d’une ère de despotisme » - alors que hier encore ils caressaient le bas de la tunique de Kadhafi. Maintenant ils se renient eux-mêmes dans des éditoriaux sur le règne de 42 ans d’un « bouffon ».
Kadhafi aurait été l’invité le plus inopportun à la Cour pénale internationale à La Haye, car il aurait aimé rappeler tous les baisemains, les chaudes embrassades et la mendicité de l’Occident pour décrocher des affaires juteuses après avoir été promu « Mad Dog »(Ronald Reagan) et jusqu’à « notre bâtard ». Il se serait régalé en détaillant d’où venaient tous ces louches opportunistes qui se présentent désormais comme « révolutionnaires » et « démocrates ».
Quant à la notion de droit international, elle est tombée dans un drain aussi sale que celui où était Kadhafi, ou que la cache où était retranché le dictateur irakien Saddam, lequel au moins a eu droit à un procès factice devant une cour faite de pantins avant de rencontrer son bourreau. Oussama ben Laden a été tout simplement liquidé, un assassinat dans le meilleur style après une invasion territoriale du Pakistan. Kadhafi a été le suivant, liquidé dans un mélange de guerre aérienne et d’assassinat direct.
De puissants vautours encombrent le ciel. Basé à Londres, Mohammed El Senoussi, l’héritier du trône libyen (le Roi Idris a été renversé en 1969) est prêt pour se placer au premier plan, ayant déjà établi qu’il « était au service du peuple libyen, et que celui-ci décidera ce qu’il voudra ». Traduction : je veux le trône. Il est évidemment le candidat favori de la dynastie contre-révolutionnaire des Saoud.
Et que dire de ces think-tank de Washington, des ânes répétant que ce fut le « moment Ceausescu » du printemps arabe ? Si seulement le dictateur roumain avait amélioré les conditions de vie dans son pays - en termes de soins médicaux gratuits, d’éducation gratuite, de prêts incitatifs pour les jeunes mariés, etc - pour seulement une fraction de ce que Kadhafi a fait en Libye. Plus le fait que Nicolae Ceausescu n’a pas été destitué par les bombardements « humanitaires » de l’OTAN.
Seul un mort cérébral pourrait avoir avalé la propagande de l’attaque « humanitaire » de l’OTAN aux 40 000 bombes ou plus - qui ont dévasté l’infrastructure de la Libye en la faisant revenir à l’âge de pierre (Shock and Awe en version ralentie). Cela n’a jamais rien eu à voir avec le fameux R2P (Right To Protect, et le bombardement implacable des civils à Syrte le prouve.
Comme les quatre premiers membres du BRIC le savaient avant même le vote par l’ONU de la Résolution 1973, l’OTAN considère la Méditerranée comme son lac privé, et il s’agissait d’une guerre de l’Africom contre la Chine et pour la mise en place d’une base stratégique clé. Et les Français et les Britanniques escomptent bien obtenir des contrats juteux pour exploiter les ressources naturelles de la Libye à leur profit. Il était temps que l’Occident impose son discours sur le printemps arabe, après avoir été pris au dépourvu en Tunisie et en Egypte.
Écoutez les gémissements barbares
Bienvenue à la nouvelle Libye. Les milices islamistes intolérantes transformera la vie des femmes libyennes en un enfer. Des centaines de milliers de subsahariens - ceux qui ne pouvaient pas s’échapper - seront impitoyablement persécutés. Les richesses naturelles de la Libye seront pillées. Cette moisson de missiles anti-aériens volés par les islamistes seront une raison extrêmement convaincante pour que la « guerre contre le terrorisme » dans le nord de l’Afrique devienne éternelle. Il y aura du sang - le sang la guerre civile, parce que la Tripolitaine refusera d’être gouvernée par la Cyrénaïque.
Aux dictateurs qui subsistent un peu partout, prenez une assurance-vie de l’OTAN - Hosni Moubarak de l’Egypte, Zine el-Abidine Ben Ali de la Tunisie et Ali Abdallah Saleh du Yémen ont été assez intelligents pour le faire. Nous savons tous qu’il n’y aura jamais de R2P pour libérer les Tibétains et les Ouïghours, ou les gens dans ce goulag monstrueux qu’est le Myanmar, ou le peuple d’Ouzbékistan, ou les Kurdes en Turquie, ou les Pachtounes des deux côtés de la Ligne Durand impérialement établie.
Nous pouvons aussi croire que le monde aura vraiment changé le jour où l’OTAN imposera une interdiction de survol sur l’Arabie Saoudite afin de protéger les chiites dans la province orientale, et que le Pentagone lancera un tapis d’Hellfire sur les princes médiévaux et corrompus de la maison des Saoud.
Cela n’arrivera jamais. En attendant, voici la voie choisie par l’Occident : un bombardement de l’OTAN, et mille barbares sans loi qui pleurnichent. Vous êtes dégoûtés ? Offrez-vous un masque de Guy Fawkes [conspirateur catholique du 17e qui a voulu faire sauter le parlement anglais - N.d.T] et plongez dans cet enfer.
(JPG)
* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).
On peut le joindre à pepeasia_AT_yahoo.com.

Non Robert Boulin ne s'est pas suicidé et la vérité va avoir beaucoup de mal à voir le jour....... un certains guéant était déjà aux affaire , Chaban Delmas savait quelque chose mais il est mort.......




L’épisode est connu depuis quelques années, mais jamais le témoignage sonore d’un ministre de l’époque n’était venu préciser les fonctions de Claude Guéant au moment de la mort de Robert Boulin, en octobre 1979.
Plusieurs contre-enquêtes sur l’affaire ont montré que c’est durant la nuit du 29 au 30 octobre 1979 que l’assassinat du ministre du travail Robert Boulin a été maquillé en suicide. Et que des membres de l’appareil d’État pourraient être impliqués dans les événements de cette nuit-là. La version officielle a, elle, retenu que le gouvernement a été informé dans la matinée du 30 octobre, vers 8h40 seulement, de ce suicide.
Mais la thèse contradictoire, argumentée, met en évidence des menaces de mort adressées à Robert Boulin par des membres du SAC – un mouvement paramilitaire présidé par Charles Pasqua et soupçonné d’avoir accompli les basses œuvres du RPR. Alors même que Robert Boulin avait rassemblé des éléments de preuve sur le financement illicite des partis politiques.
Guéant témoin pertinent
Le témoignage sonore que nous mettons en ligne est celui de Christian Bonnet, ministre de l’intérieur de mars 1977 à mai 1981. Donc responsable des services susceptibles de connaître le mieux la réalité des faits survenus pendant la nuit du 29 au 30.
Dans cette conversation, enregistrée en janvier 2011 par notre consœur Sylvie Matton, l’ex-ministre giscardien explique le fonctionnement de son cabinet ministériel, sa hiérarchisation et définit la position qu’y occupait Claude Guéant, alors âgé de 34 ans. Il le présente comme son bras droit, en charge des questions de sécurité, et placé sous l’autorité de son directeur de cabinet, l’ancien préfet de police Jean Paolini.
Christian Bonnet, jamais entendu par un magistrat, confirme également en 2011 avoir été réveillé par son directeur de cabinet aux environs de 3h du matin pour l’informer de la découverte du cadavre de Boulin. Vous pouvez écouter ci-dessous ses confidences.


Extraits :
Christian Bonnet  : “J’ai appris la mort de Robert Boulin, alors que j’étais dans mon lit, dans mon sommeil, la nuit du drame. On m’a appelé, mais on avait pas beaucoup de mal, puisque j’étais au ministère de l’Intérieur”
 Vous souvenez-vous de l’heure exacte ?
CB : “Au petit matin, (…) vers 3 h“.
 Pouvez-vous préciser qui vous annonce ça ?
CB : “le directeur de cabinet”
 Pas le permanencier ?
CB : “Vous savez, c’est une chaine, on ne réveille pas le ministre comme ça, on passe par son collaborateur le plus immédiat, qui habitait également le ministère“.
 Est-ce que vous vous souvenez du nom du permanencier ?
CB : “Pas du tout”
 On a entendu le nom de Claude Guéant comme permanencier ce soir-là ?
CB : “C’est possible…”
 Claude Guéant était membre de votre cabinet ?
CB : “Ah oui, tout à fait, c’est lui qui, à mon cabinet était chargé des problèmes de sécurité, aux côtés de M. Paolini, le directeur de cabinet, ancien préfet de police (…)”.
Le procureur général ne connaît pas Bonnet
Lorsque le 16 octobre 2007 le procureur général Laurent Le Mesle décide de rejeter la demande de réouverture de l’instruction judiciaire sur la mort de Boulin, Claude Guéant est depuis cinq mois secrétaire général de l’Élysée.
Dans ses conclusions, Le Mesle ne tient aucun compte des faits mentionnés dans les mémoires de l’ancien Premier Ministre de l’époque, Raymond Barre, établissant formellement la découverte du cadavre de Boulin à environ 7 heures d’intervalle.
Dans sa décision, le procureur général de Paris n’hésite pas à mettre en doute la parole et les écrits de l’ancien Premier Ministre, décédé le 25 août précédent. Pour cause de grande vieillesse. Et le procureur général s’est abstenu d’entendre Christian Bonnet.
Claude Guéant, lui, dans les années 80, s’est rapproché de Charles Pasqua, qui en fit son directeur adjoint de cabinet, puis le plus jeune Directeur Général de la Police Nationale.

L'économiste London le dit clairement , les banques prennent en otages les biens publics

non seulement les banques s'en tirent bien mais elles en profitent pour plomber la république!

20111029104725

Source: crayon de nuit

La propagande détruit lentement mais surement la république , seul le peuple peut rétablir nos acquits volés

PRESSE ET MEDIAS

les agioteurs ou banques ou spécalateurs font tomber les états les uns après les autres, et ces financiers sans foi ni loi prennent la trouille quand la Grèce parle de référendum , la démocratie s'enterre sans des mètres de billets de banques valables que pour une poignée de nantis v




Dimanche 2 mai 2010 : chute du domino grec.
Après une semaine de discussions, la zone euro a validé, dimanche 2 mai, l’accord négocié entre Athènes, le FMI, et la Commission européenne pour aider la Grèce à éviter la faillite. Au total, les Grecs se verront prêter 110 milliards d’euros sur trois ans sous forme de prêts bilatéraux.
Dimanche 28 novembre 2010 : chute du domino irlandais.
Après l’Irlande, l’Europe craint l’effet domino.
Comme prévu, les pays de la monnaie unique s’apprêtent ce dimance soir à donner un feu vert définitif à un plan de renflouement de 85 milliards d’euros pour Dublin. Mais ils cherchent à aller au-delà. Avec l’espoir de contrer durablement la défiance des investisseurs et d’empêcher la chute d’autres ¬dominos dans la zone euro.
Mardi 3 mai 2011 : chute du domino portugais.
Un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros pour le Portugal.
Le premier ministre démissionnaire, José Socrates, a annoncé aux Portugais, mardi 3 mai dans la soirée, que son gouvernement était parvenu à un "bon accord" avec les délégations de l’UE et du FMI chargées de négocier le programme d’aide financière demandée par le pays pour un montant de 78 milliards d’euros sur trois ans.
2011 ? Ou alors 2012 ? Chute du domino italien.
Les investisseurs internationaux n’ont plus du tout confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.