Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

lundi 2 février 2015

Barack Obama a reconnu que les Etats-Unis avaient « négocié la constitution d’un pouvoir de transition en Ukraine, »

 
<!–Robert Bridge–> a travaillé comme journaliste en Russie depuis 1998.Autrefois, le rédacteur en chef de The Moscow News, pont est l’auteur du livre, « Midnight in the American Empire. » Son article est un parmi d’autres de ceux qui tentent d’analyser l’impensable, et pourtant la réalité inexorable de ce vers quoi l’Ukraine d’abord mais aussi l’ensemble du continent européen est conduit, le tout sous le prétexte « démocratique ». Il y a quelque chose de proprement hallucinant dans la manière dont on est en train de nous installer une terrible guerre au cœur même de l’Europe. Le cynisme avec lequel les Etats-Unis ont imposé cette guerre, la lâcheté des gouvernants européens, des politiciens et l’incroyable silence des médias sur ce danger majeur et qui l’a provoqué selon un scénario digne du Chili, du Moyen orient (Danielle Bleitrach)
Publié RT: 1er février 2015 18:32
Screenshot from CNN video
Capture d’écran de la vidéo CNN
Dans une interview avec Fareed Zakaria de CNN, Barack Obama a reconnu que les Etats-Unis avaient « négocié la constitution d’un pouvoir de transition en Ukraine, » il admet donc l’existence au plus haut niveau d’irrégularité imaginable en matière démocratique .
Avant que nous examinions  les extraordinaires observations de Obama, et comment le peuple ukrainien a vendu leur pays pour une chanson, nous allons revenir au novembre 2013, quand le Président de l’époque Viktor Yanukovich avait choqué les capitales occidentales (et, plus important encore, les marchés occidentaux) en suspendant les plans pour un accord d’association avec l’Union européenne.

Comme sur commande, alors des milliers d’Ukrainiens sont soudainement apparus dans les rues de Kiev pour protester contre la décision. Une telle réaction rapide n’a rien d’une surprise. Après tout, une multitude d’agences du gouvernement américain – notamment, l’USAID – fonctionnait en Ukraine depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la plupart ont  investi des milliards comme sur le dernier projet pour animaux de compagnie« démocratique » .
 Nous ne sommes pas là dans une théorie de la conspiration. Le 13 décembre 2013, la sous-secrétaire d’État, Victoria Nuland, après son troisième voyage en Ukraine en cinq semaines, a déclaré au National Press Club :« depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991 les États-Unis ont investi plus de $ 5 milliards pour aider l’Ukraine à atteindre d’autres objectifs et à exprimer d’autres besoins. »
Même si beaucoup sont tentés de croire le contraire, les gouvernements ne consacrent normalement ces prodigieuses sommes d’argent à l’étranger sauf s’il s’attend à obtenir quelque chose de très important (dans ce cas, la fidélité de Kiev) en retour. Les gouvernements ne sont par des opportunistes politiques de nature, pas des philanthropes, c’est précisément pourquoi  l’USAID a démarré en 2012 en Russie.
Il faut noter ici que ce n’est pas seulement l’argent des contribuables américains qui sans que ceux-ci le veuillent a fourni les fonds pour soutenir le coup d’ etat en Ukraine. Dans une autre interview  avec  Zakaria de CNN, milliardaire George Soros en mai dernier admis froidement : « J’ai créé une fondation en Ukraine avant que l’Ukraine soit devenue indépendante de la Russie. Et la Fondation fonctionne depuis lors et joua un rôle important dans les événements maintenant. « 
Certainement, ces milliards de dollars n’étaient pas investis seulement sur le travail humanitaire, comme la distribution de pâtisseries à la populace ukrainienne  réunie sur la place de l’indépendance. Après tout, il y avait la question importante de savoir qui obtiendrait de prêter à l’Ukraine un plan de sauvetage de plusieurs milliards de dollars pour rester à flot. Once upon a time, les institutions financières occidentales avaient accaparé le marché avec l’objectif hautement lucratif de renflouer les pays. Aujourd’hui, toutefois, d’autres organismes à vocation économique – BRIC par exemple – offrent des financement à Kiev à un taux beaucoup plus intéressant que le FMI. 
Michael Hudson, de Counterpunch explique la victoire du   FMI  : « en avril 2014,avec  les émeutes sur la place Maidan et le coup d’Etat le 22 février et moins d’un mois avant le massacre du 2 mai à Odessa, le FMI a approuvé un programme de prêts de $ 17 milliards à la junte de l’Ukraine. La Pratique normale du FMI est de prêter seulement jusqu’à deux fois le PIB d’un pays en un an. C’était huit fois plus élevée. »
Hudson dit que le prêt, accordé durant un épisode  de guerre civile, témoigne du fait que le FMI est« un bras de la politique US de la guerre froide ».
« Kiev a utilisé le prêt pour les dépenses militaires pour attaquer les provinces orientales, et les conditions de prêt imposées l’austérité budgétaire habituel, comme si cela pourrait stabiliser les finances du pays ».
US Assistant Secretary of State for European and Eurasian Affairs Victoria Nuland (R) and US Ambassador Geoffrey Pyatt (2nd R) distribute bread to riot police near Independence square in Kiev December 11, 2013.(Reuters / Andrew Kravchenko)
La  Secrétaire d’État adjoint aux affaires européennes et eurasiennes des Etats-Unis Victoria Nuland (R) et US Ambassadeur Geoffrey Pyatt (2nd R) distribuent des casse-croute à la police anti-émeutes près de la place de l’indépendance à Kiev 11 décembre 2013.(Reuters / Andrew Kravchenko)
Pour quiconque croirait encore que ces milliards de dollars ont été dépensés pour mettre en place des institutions démocratiques, on  peut seulement leur rappeler les dures leçons historiques de lieux aussi divers et éloignées que l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient. Maintes et maintes fois, du Chili à l’Iran, Washington a soutenu  des dictatures marionnettes .
Valider cette accusation est aussi simple que d’espionner une conversation téléphonique entre Nuland et l’ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt.
Presque un an jour pour jour, Nuland y a été entendue décrivant ce que Washington veut en matière de  structure future « démocratique » à Kiev. Rien de terriblement ironique sur ce, droit ? Si une grande partie des médias amusés concentre son attention sur l’expression de Nuland « Fuck l’UE « ce terme est un enfantllage par  rapport au corps  de la conversation, qui a précisé exactement ce que voulait Washington au pouvoir à Kiev.
Nuland : …Je ne pense pas que Klitsch [Vitaly Klitschko, un des leaders de l’opposition] devrait entrer dans le gouvernement. Je ne pense pas que cela soit nécessaire, je ne pense pas que cela soitune bonne idée.
Pyatt : Oui. Je suppose qu’il ne doit pas entrer  dans le gouvernement, il faut le laisser dehors et lui donner un autre os à rogner ailleurs sur le plan politique.
Nuland : je pense que Yats [Arseniy Yatseniuk, l’actuel premier ministre de l’Ukraine] est le gars qui a eu l’expérience économique, l’expérience de dirigeant. Il est celui qui faut  est Klitsch et Tyagnibok [Oleg Tyagnibok, l’autre leader de l’opposition] à l’extérieur. Il doit s’adresser à eux quatre fois par semaine, vous savez. Je pense que Klitsch va travailler pour Yatseniuk.
People take part in a rally at the Independence Square in Kiev November 21, 2014.(Reuters / Valentyn Ogirenko)
Les gens qui ârticipent à un rassemblement à la place de l’indépendance à Kiev 21 novembre 2014.(Reuters / Valentyn Ogirenko)
Pyatt : Oui, non, je pense que c’est vrai. Bien.  Veux-tu que nous mettions  en place l’appel à lui pour la prochaine étape?
Ou, au lieu de rapporter les obscénités d’une conversation de Nuland, on pourrait simplement attendre le résumé que Barack Obama a fait dans une interview avec le lanceur de balle des All-Star de CNN Fareed Zakaria.
Au lieu de contester Obama sur la question de savoir si les politiques américains concernant les  membres de l’OTAN en Europe de l’est – qui, mis à part le déplacement inexorable vers l’est jusqu’à la frontière de la Russie, exclut également la participation de la Russie dans le bouclier de défense antimissile américain – ont d’une certaine façon substantielle a contribué à la détérioration des relations entre la Russie et les Etats-Unis, Zakaria agite simplement la carotte « Agresseur russe » avant Obama, ce qui bien sûr fait porter  le  gâchis sur Poutine, tout en admettant que quelque chose d’incroyable, est désormais crédible. 
Obama a dit à Zakaria de CNN que Washington « avait négocié un accord pour installer un pouvoir  de transition en Ukraine » qui intervient dans la foulée de la mortelle « manifestation sur le Maidan et la fuite  Ianoukovitch
Alors que la conversation colorée de Nuland il y a un an nous a dit tout ce que nous avions besoin de savoir sur la soi-disant transition démocratique de l’Ukraine, c’est une chose complètement différente lorsque le « deal » a été admis à par nul autre que le Président américain.
Les plus hautes autorités de Washington reconnaissent le courtage politique  de ses agents dans un travail soi-disant démocratique dans les zones de guerre lointains comme l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, ils  emploient maintenant la même stratégie à l’intérieur des États souverains qui sont déchirés par des dissenssions.
La véritable tragédie d’un tel scénario n’est pas qu’il se déroule, mais que le peuple des États-Unis et celui d’Ukraine , paraît-il, croient qu’une telle invasion étrangère de purs opportunistes sur leur territoire constitue la démocratie ou conduira en quelque sorte à la démocratie.
Mais là encore, les États-Unis a investi $ 5 milliards et quelques gâteaux,  a payé pour l’allégeance de Kiev.Maintenant le peuple ukrainien doit suivre consciencieusement cette route construits à l’étranger, partout où elle peut les conduire.

Hommage aux morts de Charonne du 8 février 1962 Leny Escudero - Je t'attends à Charonne

Discours au Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou DU PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 27 janvier, date à laquelle les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz en 1945, Journée internationale du souvenir de l’Holocauste.

Discours au Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou
LE PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

Mes amis,
Il y a 70 ans, les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz, où les nazis ont massacré des millions de personnes. Par la décision de l’Organisation des Nations unies, ce jour, le 27 janvier, a été déclaré Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. L’Holocauste, l’un des crimes les plus meurtriers contre l’humanité, est devenu un symbole de deuil et de douleur contre la cruauté déchaînée et le mépris de la vie humaine.
Il est difficile d’imaginer que dans ces usines de la mort, les fusillades de masse et les déportations ont été une réalité du XXe siècle ; elles furent organisées de sang-froid dans ce qui semblait alors être une Europe civilisée. Oui, elles ont été planifiées et organisées de sang-froid. Nous avons vu l’exposition – que vous avez vue aussi –, c’était prévu, une opération délibérée d’extermination.
Incroyablement simple.
Cependant, comme l’Histoire l’a montré, là où les idées de l’origine ethnique ou de la suprématie raciale sont inculquées aux individus, là où les graines de la haine inter-ethnique sont semées, là où les valeurs traditionnelles humaines sont détruites et foulées au pied, la civilisation cède inexorablement et rapidement sa place à la barbarie, et la paix cède elle-même la place à des conflits cruels, à la guerre et à l’agression.
Les nazis ont menacé de réduire en esclavage les peuples de notre État multi-ethnique. Ceux-ci devaient être assimilés par la force ou réduits au rang d’esclaves, sinon ils étaient éliminés afin de créer un espace vital pour la soi-disant race supérieure.
Selon les documents du procès de Nuremberg, six millions de juifs ont été tués en Europe durant la Shoah. L’horreur de ces chiffres est insondable. Ils ne sont pas morts au combat, mais ont été tout simplement exterminés, gazés puis brûlés dans les fours ou abattus. Parmi ces millions, il y avait des centaines de milliers de nos compatriotes.
Ces crimes ne sont pas et ne devront jamais être prescrits. Ils ne peuvent être ni pardonnés, ni oubliés. Toutes les tentatives pour faire taire ces événements, les déformer ou réécrire l’Histoire sont inacceptables et immorales.
Souvent, ces tentatives masquent le désir de dissimuler un comportement honteux -– de lâcheté, d’hypocrisie et de trahison –, afin de justifier une collusion silencieuse, directe ou indirecte, avec les nazis dans la mise en œuvre de leur politique criminelle.
Cependant, les faits historiques sont irréfutables. Ainsi, ils montrent que les Banderistes [disciples de Bandera, leader nazi en Ukraine dans les années 40, NdT] et d’autres collaborateurs et sbires d’Hitler étaient eux-mêmes impliqués dans la destruction du peuple juif, dans la destruction des juifs de Lvov, d’Odessa, de Kiev et d’autres villes et villages ukrainiens, pendant que les nazis conduisaient dans les États baltes le nettoyage ethnique de Vilnius, Riga et Tallinn [capitales des États baltes, NdT].
En cette tragique journée, nous rendons hommage à la mémoire de tous ceux qui ont été torturés par les nazis et leurs complices dans les camps de concentration et les ghettos. Nous pleurons pour les millions de personnes qui sont mortes dans les flammes de la plus sanglante des guerres de toute l’histoire de l’humanité.
Je tiens à noter que, à l’initiative d’organisations publiques et religieuses, et pas seulement d’organisations juives, la Russie effectue des recherches pour essayer de retrouver les noms des victimes dans les fosses communes de l’Holocauste. Cet effort mérite un soutien spécial et va certainement se poursuivre.
Aujourd’hui, nous rendons hommage au courage de ceux qui ont survécu aux horreurs de l’occupation, à la violence et à l’humiliation du travail forcé, ceux qui ont survécu à ces actions inhumaines et sont restés intacts.
À cet égard, je ne peux m’empêcher de rappeler une autre date : aujourd’hui, nous marquons l’anniversaire de la libération de Leningrad du blocus nazi. Ce fut encore un autre exemple des massacres organisés par les nazis, qui étaient en train de détruire de sang-froid la population civile de Leningrad par des bombardements et des tirs d’artillerie.
Nous nous inclinons devant l’exploit héroïque de l’Armée rouge, des officiers et des hommes qui ont vaincu le nazisme et ont arrêté la terrible machine d’anéantissement. Ce n’était pas seulement leur patrie qu’ils protégeaient contre les agresseurs. Leur grande mission de libération est devenue un acte d’honneur pour l’ensemble de notre peuple.
À cet égard, je voudrais dire que, comme nous venons de le rappeler, les Russes portaient le poids de la bataille contre le nazisme. Soixante-dix pour cent de tous les officiers de l’Armée rouge et de ses hommes étaient des Russes, et le peuple russe a fait le plus grand sacrifice au nom de la victoire.
Cependant, ici, dans l’enceinte du Musée juif et Centre de la tolérance, je voudrais rappeler que les citoyens juifs de l’Union Soviétique ont apporté une énorme contribution à la victoire sur notre ennemi. Plus d’un demi-million de juifs ont combattu dans l’Armée Rouge, plus de quarante mille étaient des membres des unités de partisans. Près d’un tiers d’entre eux étaient des volontaires. Près de deux cent mille ont été tués dans les batailles pour leur patrie.
L’héroïsme des représentants de tous les groupes ethniques, leur amour désintéressé pour leur patrie, leur état de préparation pour l’auto-sacrifice resteront toujours dans notre mémoire, dans la mémoire reconnaissante des peuples de la Russie.
Alors que nous célébrons cette année le 70e anniversaire de la Grande victoire, nous allons, encore et encore, adresser nos plus chaleureux remerciements à nos chers anciens combattants, y compris ceux qui sont présents ici, ceux qui ont tout donné d’eux-mêmes pour la liberté et l’indépendance de leur patrie.
Amis, alors que nous rendons hommage, nous devons regarder l’avenir. Des crimes semblables à l’Holocauste ne doivent pas être répétés. C’est notre devoir commun qui, sans exagération, est le devoir le plus important et le plus urgent pour l’ensemble de la communauté mondiale.
C’est vrai, il y a eu des changements significatifs sur la scène mondiale au cours des dernières décennies. Cependant, nous voyons que les idées inhumaines sont toujours là.
Nous continuons à faire face à des tentatives pour diviser l’humanité sur des motifs d’appartenance ethnique, raciale ou religieuse, à faire face aussi à des manifestations d’antisémitisme, de russophobie et à l’intolérance agressive des autres groupes ethniques, culturels et traditionnels.
Les nazis ont fait usage de ces instincts primitifs en leur temps, tandis que maintenant ils sont utilisés par des néo-nationalistes, des extrémistes et des terroristes dans un certain nombre de pays et de régions.
Nous devons faire face à ces menaces ensemble, pour protéger la paix et la liberté du peuple, défendre le droit des États et des peuples de choisir leur propre voie de développement.
L’Histoire a montré dans quel terrible abîme la prétention à la suprématie mondiale peut conduire l’humanité ; et quelles tragédies peuvent entraîner les tentatives visant à faire pression sur des États souverains ou le non-respect de leurs droits.
Nous savons tous à quel point sont dangereuses les attitudes du deux poids deux mesures ainsi que l’indifférence aux autres. Prenez, par exemple, la tragédie que vit actuellement le sud-est de l’Ukraine, où les populations pacifiques de Donetsk, de Lugansk et d’autres villes sont assaillies depuis des mois, et cela de sang-froid.
Je tiens à répéter que, aujourd’hui, au XXIe siècle, il est important d’améliorer l’efficacité du système de sécurité collective et de promouvoir les valeurs de l’humanisme et de la coopération, et de toujours garder à l’esprit les leçons que nous apprenons de l’Histoire.
En conclusion, chers amis, je ne peux m’empêcher de partager mes propres impressions sur le film que nous avons vu. Bien sûr, nous connaissons tous ces camps de la mort et nous avons souvent à utiliser des mots tels que inhumain et criminel, et nous savons ce qu’est l’Holocauste. Cependant, aussi cruel que cela puisse paraître, ces mots sont parfois instrumentalisés et perdent leur sens premier.
Et quand vous voyez tant de preuves documentées, elles nous envahissent avec une force renouvelée. Certains commencent alors à réaliser ce que nous avons enduré, ce à quoi l’humanité a dû faire face à l’époque. Nous rendons hommage à tous ceux qui sont morts et à tous ceux qui ont mis un terme à ce massacre.
Je vous remercie.
Vladimir POUTINE

Eric Cantona : Il ne faut pas dire ” musulman modéré ” un homme qui n'a pas sa langue dans sa poche !

"Nous citoyens de Russie..." / Nous constatons avec une vive préoccupation que la situation en Ukraine a engendré la plus grave crise politique en Europe depuis la guerre froide.

"Nous citoyens de Russie..."

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Le texte que je reproduis ci-dessous a déjà été lu par près deux mille personnes.
Ecrit en russe par Oleg Odintsovsky, il a été traduit dans de nombreuses langues et diffusé dans autant de pays.

Chers Européens,
Nous, citoyens de Russie, de plus de cent nationalités, de différentes confessions, races, croyances, orientations politiques, idéologiques, sexuelles et de tout le reste, nous voulons nous adresser à vous directement, sans confier ce texte aux politiciens et aux médias, car nous croyons le moment venu de parler sans intermédiaires.
Nous constatons avec une vive préoccupation que la situation en Ukraine a engendré la plus grave crise politique en Europe depuis la guerre froide.
Les dirigeants des États et des alliances militaires, pour la première fois depuis des décennies, n'excluent pas la possibilité d’une guerre sur notre continent, ce qui signifierait la mort de millions de personnes, de nos enfants, de nos parents et de nos proches. C’est une folie absolue que de voir nos peuples se laisser aller à la guerre et ne nous laisser que le rôle de figurants et d'observateurs.
Nous pensons que le moment est venu, pour les gens, de prendre leur destin en mains. Des politiciens irresponsables, des phobies de guerre froide, des blocs militaires, des armes de destruction massive, des bases militaires et des armées font surgir la menace de nouveaux conflits en Europe.
Nous sommes convaincus qu'aucun des peuples d'Europe ne veut la guerre. Il n'y a aucune raison ni de conditions à ce que des différends entre politiciens et des problèmes géopolitiques ne conduisent à de nouveaux troubles pour nos peuples. Si vos médias vous disent le contraire, s’ils essaient de vous convaincre que quelqu'un en Russie pense autrement, voulant envahir n'importe quel territoire ou asservir d'autres peuples, ce ne sont que des mensonges pour vous faire accepter des sanctions ou d'autres formes de pression sur la Russie.
Personne en Russie ne veut de conflit avec l'Europe, aucun citoyen de Russie n'est hostile aux Européens, aucune nation européenne ne devrait se sentir menacée par la Russie. Nos vœux concernant des minorités russes en Europe ne passent pas au-delà des conventions européennes et des principes fondamentaux des droits de l'homme.
Nous ne voulons que des garanties fondamentales pour notre sécurité, alors que notre nation a subi de multiples agressions venant de l'Europe au cours des deux derniers siècles. Or ce désir naturel n'a rien à voir avec une menace contre d'autres États. Nous ne voulons pour nous que des garanties de paix.
Nous demandons instamment à tous les gens lucides de l’Europe d'influencer les autorités de leurs pays, de faire cesser la diffusion de slogans militants et provocateurs, de ne pas céder aux mensonges des politiciens et des médias sur la «menace russe»,d' inviter les autorités au dialogue et à la recherche de solutions mutuellement acceptables au nom d'une Europe unie et calme.
Le temps des peuples d'Europe est arrivé. Ensemble, nous devons créer des structures nouvelles et des mécanismes pour la paix et la sécurité, pour assurer la résolution pacifique de tous les différends et le respect des droits de l’homme et des peuples.
Donnez une chance à la paix!

Joëlle URSULL :LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS / Vous avez osé, Mr Hollande, en 2015 au vu et au su de tous, insulter par omission des peuples, oui des peuples entiers.




 
LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS
Par Joëlle URSULL
Vous avez osé, Mr Hollande, en 2015 au vu et au su de tous, insulter par omission des peuples, oui des peuples entiers. Lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, vous avez affirmé que : « LA SHOAH EST LE PLUS GRAND CRIME, LE PLUS GRAND GENOCIDE, JAMAIS COMMIS ».
Alors Mr le président je suis furieuse d'une telle déclaration. Car ou vous êtes inculte ou vous faites semblant de l'être........
C'est ce genre d'hiérarchisation des horreurs de l'humanité, qui engendrent d'autres discriminations, toutes aussi pernicieuses. Voilà pourquoi de nos jours en France, si vous marchez sur le pied d'un juif, c'est une agression antisémite. Mais le tort fait aux autres (Noirs, Maghrébins etc.) c'est juste du racisme ordinaire. C'est à s'y perdre Mr le président. Alors comment expliquer le fait lorsque vos compatriotes noirs, arabes ou asiatiques sont agressés par des activistes d'extrême droite, il ne se trouve aucun homme politique pour le dénoncer autant que s'il s'agissait d'un acte antisémite ? Et dans le dernier malheur ayant touché notre pays et fait 17 victimes, dont 4 juifs, l'attention du grand public n'est presqu'attirée, que sur ces 4 victimes. Rendre hommage à la mémoire de ces victimes et compatir à la douleur de leurs familles est un devoir noble qui nous incombe tous. Mais n'est ce pas excessif et discriminatoire, de vouloir inscrire l'histoire de la shoah à l'école, en oubliant les autres histoires comme celle de vos compatriotes descendants de millions de déportés africains ? Mon but ici n'étant pas de chercher à communautariser ni l'Histoire ni les Mémoires, ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire. Car il n'y a pas de degrés dans l'horreur, ni de monopole de la souffrance. Aussi, comme l'histoire nous l'enseigne la Shoah et ses 6 millions d'innocents immolés, est une de ces taches indélébiles et inoubliables dans l'histoire de l'humanité. Mais force est de reconnaître aussi, que la dimension prise par la traite et l'esclavage dont ont été victimes les peuples noirs, dépasse en nombre de morts, en traitement des victimes déportées, en durée et en horreurs, tout ce qui l'avait précédée ou suivie. La traite négrière, invention du monde arabo-musulman aura concerné près de 17 millions d'individus. Quant au commerce triangulaire – dont la France a une très grande responsabilité -, les historiens admettent qu'environ 11 millions d'Africains furent déportés dans le Nouveau Monde. Soit pour l'ensemble de ces déportations, 28 millions de malheureux ont été arrachés à leurs terres, pour subir les traitements les plus inhumains. Et que pour un captif, 3 à 4 autres furent décimés, du fait des guerres, des incendies de villages, de greniers et des épidémies résultant de ces horreurs. Les statistiques sur le nombre des morts (environ 80 millions), donnent le vertige. Cette entreprise gigantesque, qui aurait pu conduire à la disparition totale des peuples noirs sur le continent africain, ne saurait être comparée à aucune autre dans l'histoire. Et aujourd'hui vos compatriotes descendants de ces horreurs, ont appris à panser leurs blessures dignement et en silence. Ils avancent sans courber le dos, la tête haute malgré tout ! Votre phrase est donc une offense pour tous ces peuples, une offense pour tous ces Noirs français et qui ont voté pour vous, moi la première (et je m'en mords les doigts).... Quant à Mme Christiane TAUBIRA, à quoi sert votre loi sur la traite négrière ? Votre silence me glace le sang ! Votre collègue ministre de l'Outre- mer G. Pau-Langevin est aussi muette que vous, encore plus muets, le sont nos présidents de régions et nos députés ultra-marins, c'est triste........ Mr le président François HOLLANDE nous exigeons des excuses. Veuillez prendre connaissance du manifeste du « Collectif des Nègres Insoumis », pour vous rappeler certaines réalités de l'Histoire et rendez-vous aux prochaines élections !!!
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JOELLE URSULL
Artiste guadeloupéenne et..... Française (uniquement sur papier sans doute) descendante d'esclaves africains et fière de l'être.
LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "
LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT ET MEDIAS FRANCAIS
Nous, Nègres qui avons contribué à la richesse de la France gratuitement, esclavage oblige.....
Nous, Négres qui avons allaité et éduqué les enfants des maîtres pendant l'esclavage(les femmes blanches avaient autre chose à faire)......
Nous, Nègres qui avons été trahi avec "leur BUMIDOM, sans dédommagement aucun ......
Nous, Nègres, Indiens de le Réunion qui avons été adopté illégalement, avec la complicité de l'état........
Nous Nègres qui avons nettoyé vos rues, quand aucun blanc ne le voulait....
NOUS Nègres empoisonnés par la chlordécone avec la complicité de l'état...
Nous Nègres Guyanais laissés pour compte et surveillés par les renseignements généraux et légionnaires, sans compter les retombées inexistantes de Kourou pour la Guyane (Ariane etc.)
Nous Iliens du pacifique qui avons été empoisonnés par les essais nucléaires Français
Nous Nègres qu'un ex président français inculte a effacé des livres d'histoire !!!!
Nous Négres, qu'un pape a traité de sans âme (pour pouvoir continuer la traite des nègres sans remords)
Nous Nègres qui avons été dissidents ,qui avons combattu au nom de la patrie FRANCE
Nous, Nègres spoliés de nos terres de notre histoire, de nos plantes, de notre culture,
Nous Nègres avilis ,tués, emprisonnés à cause de notre peau
Nous Nègres gendarmes,policiers,avocats,enseignants,infirmiers,docteurs,écrivains,chercheurs,aide soignants, artistes,
Nous Nègres acteurs ,sportifs ,inventeurs ,éducateurs etc. etc. tous ceux qui contribuent à faire fonctionner la FRANCE
Nous Nègres salis par des Zemmour, des animateurs ,des journalistes, des humoristes et autres ......donc par les médias......
Nous Nègres qui avons supporté humiliations, pardonné, essayé le vivre ensemble
Nous, Nègres, Métis, Basanés, tous ceux qui ne sont pas vraiment blancs pour la France
Nous Nègres, fatigués de ces clichés avilissants et répétitifs......
Aujourd'hui nous voulons le respect ...un respect que nous ne quémandons pas mais que nous exigeons ....
Trop c'est trop
Quand nous, nous parlons d'agressions racistes, certains nous traitent de paranoïaques.....
Mais quand ce sont des agressions contre des personnes de confession juive, là ce n'est pas pareil, c'est flagrant....
Tous les jours des inconnus (noirs, métis maghrébins, indiens) subissent des agressions racistes
Et vous osez vous offusquer du racisme à l'envers de certains, comme vous aimez l'appelez ...
Encore heureux qu'il y ait des lois pour empêcher de tirer à vue sur toutes personnes basanées .....
Nous avons été des MARTIN LUTHER KING, des GHANDI ............
MAIS NOS ENFANTS SONT des LUMUMBA , des SANKARA ,des MALCOM X , des SHAKA ZULU ,des ALIKER ,
des CESAIRE, des ROSA PARK, des BERTHELOT, des MONA, des VELO ,des Guy KONKET ,des Tien jah FAKOLY, des Tidiane N'DIAYE, des Maryse CONDE ....et j'en passe ........
AU NOM DE LA PAIX ET DES 3 MOTS QUE VOUS CONNAISSEZ BIEN
LIBERTE EGALITE FRATERNITE
NOUS N'ACCEPTERONS PLUS CES DISCRIMINATIONS
NOUS ALLIERONS TOUTES NOS FORCES, NOUS ECRIRONS, NOUS MANIFESTERONS
NOUS FERONS TOUT CE QUI PEUT ÊTRE FAIT ENSEMBLE....
UN TEMPS, CERTAINS ONT DIVISE POUR POUVOIR MIEUX REGNER
IL EST TEMPS DE CHANGER TOUT CELA
LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "

Grèce :Connaissez-vous un gouvernement européen capable de vous présenter un bilan solide après une seule semaine d’activité ? C’est à la hussarde que le gouvernement Tsipras est entré dans le vif du sujet.

La folle semaine de Syriza : quand le ministre Varoufakis "tue" la Troïka

Connaissez-vous un gouvernement européen capable de vous présenter un bilan solide après une seule semaine d’activité ? C’est à la hussarde que le gouvernement Tsipras est entré dans le vif du sujet.
Yanis Varoufakis, ministre des finances (photo : AFP/Aris Messinis)
Yanis Varoufakis, ministre des finances (photo : AFP/Aris Messinis)
Jugez du peu :
  • augmentation du SMIC grec de 10 % avec effet immédiat ;
  • réintégration de milliers de fonctionnaires licenciés abusivement sur injonctions de la Troïka ;
  • retrait des barrières autour du Parlement au motif que des représentants du peuple qui se respectent n’ont pas à se protéger du peuple ;
  • gel de toutes les privatisations en cours (électricité, port du Pirée) et demande de démission de la Direction de l’agence grecque chargée de cette base besogne sous le régime précédent ;
  • coup de poing sur la table dans l’affaire de nouvelles sanctions européennes à l’égard de la Russie ;
  • fin de non-recevoir adressée par le nouveau ministre des finances, Yanis Varoufakis, à son homologue néerlandais et chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem :
« Nous ne voulons pas de vos 7 milliards. Nous voulons TOUT renégocier ! Et pas avec votre Troïka ! »

Les « erreurs toxiques », ça commence à bien faire !

Cette dernière décision est sans doute la plus symbolique, et la plus sujette à futur conflit avec l’Union européenne, de cette première semaine folle. D’autant que ces 7 milliards d’"aide", qui servaient de carotte aux représentants européens pour essayer d’amadouer les trublions de Syriza, n’étaient en réalité pas du tout destinés à finir au fond des caisses grecques. Mais juste proposée pour permettre au gouvernement d’Athènes d’honorer 10 milliards d’échéances d’ici la fin février.
Un tour de passe-passe que Varoufakis, spécialiste de la théorie des jeux à somme nulle [1], ne pouvait manquer de relever et qu’il qualifie crûment d’« erreur toxique », comme toutes les "aides" qui valurent précédemment à son pays de passer de 110 % d’endettement à plus de 175 %. Il est clair qu’en déclarant vouloir se passer des 7 milliards de l’UE, Varoufakis signifiait son intention résolu d’aller jusqu’au défaut de paiement.
Peu probable en effet que la Grèce puisse honorer des échéances de quelques 10 milliards d’ici fin février sans secours extérieurs. Or, lors de sa rencontre de dimanche avec le ministre français Sapin, Varoufakis a réitéré sa volonté de ne pas demander d’aide, mais de négocier un accord global d’ici fin mai (ce qui est une autre manière d’annoncer à l’avance l’impasse sur l’échéance cruciale de fin février). La partie de bras de fer bat son plein.

Vers une "islandisation" de la Grèce ?

Plusieurs autres signes de rupture sont apparus lors de cette si première semaine d’exercice du pouvoir :
  • Le choix d’une alliance en apparence contre nature avec les Grecs indépendants souverainistes (ANEL). Mais n’est-ce pas une autre manière, plus pragmatique, programmatique, de faire de la politique ? On rappellera que notre bon vieux Conseil national de la Résistance (CNR) était lui aussi composé de membres venant de tous horizons politiques et que cela n’affecta en rien, bien au contraire, la qualité reconnue de ses ordonnances d’alors.
  • Une volonté pas vraiment affirmée de vouloir voler aux secours des banques grecques privées qui virent s’envoler près de 25 % de leurs valeurs boursières au lendemain de l’élection.
Comme si le gouvernement Tsipras se dirigeait tout droit vers une sortie de type islandaise. On arrête les frais, on ne ramasse pas les fruits pourris, on reconstruit tranquillement sur du sain, avec vous (l’UE) ou avec d’autres (la Russie ? les BRICS ?).

Une poignée de mains ratée

L’épilogue de cette semaine folle tient dans un final ahurissant qui, à l’issue de la déclaration de Yanis Varoufakis, vendredi, vit le chef de l’Eurogroupe se lever brusquement plutôt que de répondre à l’impertinent, et s’éclipser prestement après une poignée de main totalement ratée.
Lors de ce départ un brin pathétique, Jeroen Dijsselbloem glissera cependant quelques mots furtifs à l’oreille de Yanis Varoufakis. Le site Zero Hedge en révélera la teneur :

Jeroen Dijsselbloem : « You just killed the Troika ("vous avez juste tué la Troïka") ! »
Yanis Varoufakis (hilare) : « Wow ! »


Notes

[1] Un jeu à somme nulle est un jeu où la somme des gains de tous les joueurs est égale à 0, où le gain de l’un constitue obligatoirement une perte pour l’autre.