Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

vendredi 14 janvier 2011

Que la révolte populaire embrase le monde à l'image de la Tunisie , ne laissons pas les Islamistes prendre le pouvoir au magrèbe , ne laissons pas les bourgeoisies réactionnaires qui construisent des dictatures déguisées en France et dans les pseudos démocraties




Plus de quatre semaines de révoltes populaires, l’armée tire à balles réelles dans la foule, des morts par dizaines, couvre feu, disparition et exécution des syndicalistes, blogueurs arrêtés etc. etc. Ces événements ne se déroulent ni à Cuba, ni au Venezuela, ni en Bolivie, ni en Chine et ni en Iran mais en...Tunisie ! Les pays européens, la France de Sarkozy en tête, prompts d’habitude à s’immiscer dans les affaires iraniennes ou ivoiriennes par exemple, se sont, cette fois contentés de quelques communiqués après des semaines de silence complice : « la Tunisie est confrontée à des problèmes économiques et sociaux. Seul le dialogue permettra aux Tunisiens de les surmonter » disait platement un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.


Quel contraste entre la violence de la propagande menée contre l’Iran au printemps 2009 lors des élections présidentielles et la platitude des déclarations officielles à propos de la révolte du peuple tunisien. Il suffisait à l’époque de lire les titres des journaux et de regarder les images diffusées en boucle par les télévisions américaines et européennes pour se rendre compte de la haine que voue l’impérialisme à la République islamique d’Iran. La révolte du peuple tunisien, elle, ne mérite que mépris et silence. Car « La Tunisie est un pays ami, nous sommes extrêmement vigilants sur ce qui se passe là-bas et fortement préoccupés (...) En même temps, la France n’a pas à s’ingérer dans les affaires de la Tunisie » déclarait Luc Chatel sur Radio Classique et i-Télé .
Tout en invoquant cyniquement le droit de non ingérence dans les affaires des autres pays, le gouvernement français, par le biais de sa ministre des Affaires étrangère Michèle Alliot-Marie, va même jusqu’à proposer aux régimes Tunisien et algérien sa collaboration en matière de sécurité et du maintien de l’ordre : « Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr], dans le cadre de nos coopérations, d’agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité » (1). C’est que la France est l’un des premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Elle occupe même la première place quant au nombre d’entreprises installées dans ce pays (1200 entreprises). On peut citer pêle-mêle Lacoste, Valeo, Sagem, Danone, Sanofi-Aventis, Fram, Accor, Club med, BNP-Paribas, Société générale, Groupe Caisse d’épargne etc.etc.(2)
Il faut donc, vaille que vaille, sauver Ben Ali et sa dictature. Mais la bourgeoisie française craint par dessus tout la victoire du peuple tunisien et l’installation au Maghreb d’une véritable démocratie qui donnera l’exemple à tous les peuples du monde arabe dirigé aujourd’hui par des régimes anachroniques soutenus, financés et armés par l’impérialisme américain et son caniche européen.
Les bourgeoisies occidentales qui se targuent sans cesse de vouloir répandre la démocratie à travers le monde, ne font dans la réalité que soutenir, directement ou indirectement, des dictatures et empêchent de ce fait toute progression sur le chemin de la démocratie et du progrès social. Toute l’histoire de l’impérialisme n’est que soutien aux régimes les plus féroces quand ils ne sont pas installés directement par lui. Il serait difficile et fastidieux de vouloir établir une liste exhaustive de ces dictatures tellement elles sont nombreuses. Citons tout de même les plus connues et les plus terribles : Augusto Pinochet au Chili, Videla en Argentine, Samoza au Nicaragua, Soeharto en l’Indonésie, Marcos aux Philippines, Musharraf au Pakistan, le Shah Reza Pahlavi en Iran, Hosni Moubarak en Egypte, Omar et Ali Bongo au Gabon etc. etc. Le soutien indéfectible des bourgeoisies occidentales aux régimes les plus sanglants est une constante de l’histoire du capitalisme.
Le soulèvement du peuple tunisien aujourd’hui, son courage et sa détermination à affronter l’un des régimes les plus répressifs, montre la voie à suivre à tous les opprimés non seulement du Maghreb mais de tout le monde arabe !
Les masses populaires arabes ont trop souffert de cette complicité objective de leurs propres bourgeoisies corrompues jusqu’à la moelle épinière et de la bourgeoisie occidentale qui les maintient dans la dépendance et la misère. Le monde arabe est aujourd’hui une véritable bombe qui peut exploser à n’importe quel moment.
Longtemps exploitées, marginalisées, humiliées, les masses populaires arabes relèvent lentement la tête et essayent de sortir de cette longue nuit dans laquelle elles ont été plongées.
Travailleurs, progressistes et démocrates européens, il est de notre devoir de soutenir le peuple tunisien dans sa lutte contre un régime d’un autre âge. Sa victoire là-bas dans cette région du monde arabe c’est également la notre ici en Europe.
Mohamed Belaali

Stéphane Hessel explique sa fureur contre Israël




Au moment ou les principales institions sionistes françaises se réjouissent des efforts du pouvoir pour bâillonner Hessel , la  dernière en date est le retrait de la sale ou devait se tenir une importante conférence notament pour soutenir S Hessel dans son combat contre la censure . 
    Oui nous avons de quoi s'indigner en France de la tournure que prend la politique de notre pays , et d'abord à cette soumission au sionisme , qui n'a rien à voir à une attaque contre le peule juif , au contraire  le peuple prolétaire d'Israël sera ce qu'a été le peuple allemand : victime . 
 Les palestiniens meurent par milliers  en violation du droit international , en violation des résolutions prises à l'ONU  , nous assistons à un crime contre l'humanité , le peuple palestinien en est la principal victime , mais le peuple laborieux d'Israël aussi , pourtant ,un jour il leur faudra rendre des comptes..........................

jeudi 13 janvier 2011

DSK : La Tunisie est un exemple à suivre ; Brassens avait raison : on ne détrônera jamais le roi des cons , mais le mieux faisons en sorte qu'il n'y monte pas !!!! s!

La dictature tunisienne s'affirme , boycottons son industrie touristique

Solidarité avec le chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie Hamma Hammami enlevé par la police politique de Ben Ali! 
 


La police politique arrête Hamma Hammami porte parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT)

Communiqué du PCOT – transmis par Alger Républicain – repris par http://solidarite-internationale-pc...
Hamma Hammami a été arrêté par la police politique qui a envahi son domicile ce matin. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de la mise en application des menaces proférées par Ben Ali dans son dernier discours. En effet, une vague d’arrestations s’en est suivie, dans différentes régions du pays, touchant des syndicalistes, des militants politiques et des jeunes, dont nombre de militants du PCOT et ses sympathisants.
Cette arrestation intervient au lendemain de l’appel adressé par le PCOT au peuple tunisien et ses forces démocratiques, les incitant à unir les rangs autour d’une alternative commune au régime despotique, appelant au « départ de Ben Ali, la dissolution des institutions fantoches du régime actuel et la mise en place d’un gouvernement national provisoire chargé d’organiser des élections libres et transparentes.
Ces élections permettront d’instaurer une constituante chargée de l’élaboration d’une nouvelle constitution, qui pose les jalons d’une République réellement démocratique, consacre la souveraineté du peuple, garantit le respect des droits humains, l’égalité et la dignité. Elle mettra en œuvre une nouvelle politique économique et sociale, nationale et populaire. Celle-ci garantira aux enfants de notre peuple le travail et les ressources nécessaires pour une vie digne et mettra fin à la corruption, l’arbitraire et les disparités régionales ».
Le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie exige la libération immédiate de ses leaders Hamma Hammami et Ammar Amroussia, de ses militants ainsi que toutes les personnes arrêtées. Il tient les autorités pour responsables des éventuelles atteintes à leur intégrité physique.
Ces arrestations ne dissuaderont pas notre parti d’assumer toutes ses responsabilités envers notre peuple dans sa lutte contre la dictature.
Enfin, le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie réitère son appel à unir les forces afin d’évincer Ben Ali et instaurer un régime démocratique au service des couches populaires.
Parti communiste des ouvriers de Tunisie
Tunis, 12 janvier 2011

On peut vivre sans les USA ! Fidel Castro



J’ai abordé hier l’acte de violence atroce commis contre la représentante étasunienne Gabrielle Giffords, au cours duquel dix-huit personnes ont été atteintes par balle, dont six sont décédées et douze ont été blessées, plusieurs grièvement, entre autres la représentante qui a reçu une balle dans la tête et dont l’équipe médicale s’efforce de sauver la vie et d’éviter dans la mesure du possible les séquelles de cette action criminelle.
La fillette de neuf ans qui a été tuée était née le jour où les tours jumelles ont été détruites et elle était une élève brillante. Sa mère a déclaré qu’il fallait mettre fin à tant de haine.
J’ai pensé à une douloureuse réalité qui inquiéterait sûrement de nombreux Étasuniens honnêtes que le mensonge et la haine n’empoisonnent pas. Mais combien d’entre eux savent-ils que l’Amérique latine est la région du monde où la distribution des richesses est la plus inégale ? Combien ont été informés des taux de mortalités infantile et maternelle, des chiffres concernant l’espérance de vie, les soins médicaux, le travail enfantin, l’éducation et la pauvreté dans les autres pays de ce continent-ci ?
Je me bornerai à signaler le taux de violence à partir du fait exécrable qui a eu lieu hier en Arizona.
J’ai déjà dit que des centaines de milliers de Latino-Américains et de Caribéens qui, poursuivis par le sous-développement et la pauvreté, émigrent tous les ans aux USA sont arrêtés, voire séparés de leurs familles proches et renvoyés dans leur pays d’origine.
L’argent et les marchandises, je le répète, peuvent franchir librement les frontière ; pas les êtres humains. Les drogues et les armes ne cessent de passer en revanche dans les deux directions. Les États-Unis sont le plus gros consommateur de drogues au monde, ainsi que le plus gros vendeur d’armes, ce que symbolisent les mires apparaissant sur le blog de Sarah Palin ou le M-16 exhibé sur les affiches électorales de l’ancien marine Jesse Kelly, avec son message subliminal invitant à vider le chargeur.
L’opinion publique étasunienne connaît-elle les niveaux de violence latino-américaine associés à l’inégalité et à la pauvreté ?
Pourquoi ne divulgue-t-on pas les données pertinentes ?
Le journaliste et écrivain espagnol Xavier Caño Tamayo offre sur le site web ALAI des chiffres que les Étatsuniens devraient connaître.
Bien que l’auteur soit sceptique au sujet des méthodes employées à ce jour pour vaincre le pouvoir accumulé par les gros trafiquants de drogues, il apporte dans son article des chiffres d’une valeur incontestable que je résume en quelques lignes :
« …27 p. 100 des morts violentes dans le monde se produisent en Amérique latine, bien que sa population ne représente que 9 p. 100 des habitants de la planète. Ces dix dernières années, 1 200 000 personnes y ont connu ce sort.
« Favelas violentes occupées par la police militaire ; tueries au Mexique ; disparitions forcées ; assassinats et massacres en Colombie… Le taux d’assassinat le plus élevé au monde est celui de l’Amérique latine.
« Comment une réalité si terrible s’explique-t-elle ?
« La réponse est fournie par une étude récente de la Fondation latino-américaine des sciences sociales, qui prouve que la pauvreté, l’inégalité et le manque de chances sont les fondements principaux de la violence, bien que le trafic de drogues et le trafic d’armes légères agissent comme des accélérateurs de la criminalité.
« Selon l’Organisation ibéro-américaine de la jeunesse, la moitié des plus de cent millions de jeunes latino-américains âgés de quinze à vingt-quatre ans n’a pas de travail ni aucune possibilité d’en obtenir. […] selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), la région enregistre un des taux les plus élevés d’emploi informel chez les jeunes, tandis qu’un jeune latino-américain sur quatre ne travaille pas et ne fait pas d’études.
« Selon la CEPAL, la pauvreté et la pauvreté extrême ont touché ces dernières années environ 35 p. 100 de la population, soit presque 190 millions de Latino-Américains. Selon l’OCDE, environ 40 millions d’autres Latino-Américains sont tombés ou tomberont dans la pauvreté d’ici la fin de 2010.
« Selon les Nations Unies, une personne est pauvre quand elle ne peut pas satisfaire ses besoins de base pour vivre dignement : l’alimentation, eau potable, un toit décent, des soins médicaux essentiels, l’éducation de base… Pour la Banque mondiale, un pauvre extrême est quelqu’un qui vit avec moins de 1,25 dollar par jour.
« Selon le rapport sur la richesse mondiale de 2010 publié par Capgemini y Merrill Lynch, les fortunes des Latino-Américains riches […] ont augmenté de 15 p. 100 en 2009 […] soit, ces deux dernières années, plus que dans aucune autre région au monde, pour atteindre 500 000 personnes. Un demi-million de personnes face à 190 millions […] Si peu de personnes entassent beaucoup, beaucoup manquent de tout.
« …d’autres raisons expliquent la violence en Amérique latine […] la pauvreté et l’inégalité sont toujours en rapport avec la mort et la douleur […] Serait-ce donc un hasard que… 64 p. 100 des huit millions des personnes mortes de cancer dans le monde proviennent des régions à bas revenu et auxquelles, soit dit en passant, n’est destiné que 5 p. 100 de l’argent de la lutte contre le cancer ?
« Je vous demande de tout cœur, droit dans les yeux : pourriez-vous vivre avec 1,25 dollar par jour ? »
Les nouvelles de la fusillade de l’Arizona font aujourd’hui la une des médias étasuniens.
Les spécialistes du centre médical de l’Université de l’Arizona, à Tucson, sont prudemment optimistes. Ils font l’éloge des secouristes qui ont permis d’intervenir la représentante seulement trente-huit minutes après. Internet informait de ces données entre six et sept heures de l’après-midi, aujourd’hui.
Selon eux, « la balle a pénétré par la partie frontale, tout près de la masse encéphalique, par la gauche de la tête. »
« Elle peut suivre des instructions simples, mais nous savons que l’inflammation cérébrale provoquerait une évolution défavorable », ont-ils affirmé.
Ils expliquent en détail chaque mesure prise pour contrôler la respiration et diminuer la pression sur le cerveau. Ils ajoutent que le rétablissement peut durer des semaines ou des mois. Les neurochirurgiens en général et les spécialistes associés à cette discipline suivront avec intérêt les informations données par cette équipe.
Les Cubains suivent de près tout ce qui a trait à la santé, sont généralement bien informés et se réjouiront du succès de ces médecins.
On sait aussi à quels extrêmes est arrivée la violence dans les États mexicains de l’autre côté de la frontière, où il existe aussi d’excellents médecins. Mais il n’est pas rare que les mafias de narcotrafiquants, dotées des armes les plus sophistiquées de l’industrie militaire étasunienne, pénètrent dans les salons d’opération pour achever leurs victimes. La mortalité infantile à Cuba est moins de 5 pour 1000 naissances vivantes, et la mortalité par actes de violence de moins de 5 pour 100 000 habitants.
Sans fausse modestie, il est douloureux de signaler que notre pays en butte au blocus, menacé et calomnié a prouvé que les peuples latino-américains peuvent vivre sans violence ni drogues. Ils peuvent même vivre – comme nous l’avons démontré pendant plus de cinquante ans – sans relations avec les États-Unis, une preuve faite non par nous, mais par eux.

Fidel Castro Ruz
Le 9 janvier 2011

mercredi 12 janvier 2011

Diffusion nationale aux soutiens à Mumia Abu-Jamal :ne pas lâcher!


MOINS D'EXECUTIONS AUX ETATS-UNIS (Dépêche REUTERS - New York décembre 2010)
Les États-Unis ont moins exécuté en 2010, en partie à cause d'une rupture de stock dans l'approvisionnement en produits nécessaires pour l'injection létale, mais aussi parce qu'exécuter coûte trop cher en période de crise économique.
Le Death Penalty Information Center a effet indiqué, dans son rapport annuel, que le nombre d'exécutions avait diminué de 12% et que le nombre de nouvelles condamnations était presque à son plus bas niveau depuis que la peine de mort a été rétablie en 1976. Le Texas est en tête avec 17 exécutions sur les 46 qui ont eu lieu en 2010. Il y en avait eu 52 en 2009, moitié moins qu'en 1999.
"Que ce soit à cause du coût élevé de la peine de mort à une époque où il faut réduire les budgets de façon drastique, ou du risque d'exécuter des innocents, ou parce que la justice est partiale, ou toute autre raison, en 2010, le pays s'est éloigné de la peine de mort" a déclaré Richard Dieter, le directeur du Centre et auteur du rapport.
Le rapport précise qu'un autre facteur réduit ou retarde les exécutions : c'est la difficulté à se procurer le sodium thiopental, une des composantes du protocole utilisé dans l'injection létale. Ainsi, des exécutions ont été reportées ou supprimées dans cinq Etats pour cause de rupture de stock. L'Arizona en a importé de Grande-Bretagne, pays où la peine de mort est abolie, mais ce dernier vient de restreindre ses exportations en la matière [en partie grâce à l'action de la Coalition Mondiale contre la peine de mort qui a saisi la Commission Européenne]. En 2010, 114 personnes ont été condamnées à mort aux Etats-Unis, un chiffre parmi les plus bas depuis 1976, date à laquelle la Cour Suprême a autorisé la reprise des exécution. Ce chiffre est 60% inférieur à celui de 1996, année record pour le nombre de condamnations prononcées. Sur les 1.234 personnes exécutées depuis 1976, année du rétablissemnt de la peine de mort, la moitié des exécutions ont eu lieu au Texas et en Virginie.

CLAUDE GUILLAUMAUD-PUJOL SUR RTLNotre amie Claude était l'invitée de l'émission "l'heure du crime" de Jacques Pradel sur RTL le 4 janvier. Cette émission, en direct, a duré une heure. Elle a été entièrement consacrée à l'affaire Mumia Abu-Jamal avec la participation des journalistes Laurent Joffrin et Karim Koulakssis. Pour ceux qui n'ont pu l'écouter, cliquez sur ce lien pour l'entendre :
www.rtl.fr/.../mardi-4-janvier-affaire-mumia-abu-jamal-76479...

mardi 11 janvier 2011

Quelques points sur les “i” à propos du Venezuela et de Hugo Chavez


Tant de désinformation est distillée dans les dépêches de tant de médias dans le monde au sujet du Venezuela et du Président Hugo Chavez, qu’il est temps de remettre les points sur les “i”. Le Venezuela n’est ni une dictature, ni le Président Chavez un dictateur. Hier soir le chef de l’État participait à une réunion avec un groupe de militants du droit au logement (photo ci-dessous). Non seulement ceux ci ont critiqué – en direct, à la télévision – les politiques du gouvernement et son inaction sur les thèmes des loyers et du logement, mais ils ont aussi proposé des lois, des règlements et des projets reçus les bras ouverts par Chavez lui-même. La semaine dernière le Président vénézuélien a usé de son droit de veto sur la loi de l’éducation supérieure votée par l’assemblée majoritairement pro-Chavez de l’an dernier, et il a appelé à un débat plus "large et ouvert" sur ce thème, qui prenne en compte les critiques de ceux qui avaient manifesté leur opposition à la loi. Est-ce là l’attitude d’un dictateur brutal ? Allant et venant au Venezuela depuis plus de 17 ans, je peux certifier qu’une extraordinaire transformation a eu lieu dans les dix ans écoulés depuis la première élection de Chavez en 1998. Il a été réélu depuis à deux reprises par d’écrasantes majorités (lors de scrutins pleinement validés par l’UE et l’OEA, NDT).
Lorsque je suis arrivé au Venezuela pour la première fois en 1993, le pays était en plein désarroi. Les droits
constitutionnels avaient été suspendus et un couvre-feu national imposé. La répression était partout à l’oeuvre,
l’économie en crise, plusieurs journaux, télévisions et radios fermés ou censurés. Le gouvernement avait imposé une conscription militaire visant les jeunes des communautés pauvres. Un président par interim avait remplacé Carlos Andrés Pérez – salué par Washington comme un "remarquable démocrate" – qui venait d’être démis et arrêté pour corruption. Pérez échappa á la prison et s’envola pour Miami où il résida jusqu’au mois dernier, non sans avoir joui des millions qu’il avait volés au peuple vénézuélien.
Même après l’élection d’un nouveau président en 1994, les garanties constitutionnelles restèrent suspendues par intermittence jusqu’à ce que les élections de 1998 portent Chavez au pouvoir. Depuis, malgré un bref coup d’État en 2002, le sabotage économique de l’industrie pétrolière en 2003 et de multiples attentats ultérieurs contre son gouvernement, le Président Chavez n’a pas une seule fois limité les droits constitutionnels ni imposé de couvre-feu à la population. Il n’a jamais ordonné d’état d’urgence qui limiterait les droits ou fermerait la voix des médias. Il a même, en 2007, décrété un pardon général sous la forme d’une amnistie pour tous les participants au coup d’État de 2002, à l’exception des responsables directs de crimes contre l’humanité ou d’homicide.
Sous l’administration Chavez, la pauvreté a été réduite de moitié, une santé et une éducation universelle et de qualité ont été garanties pour tous les Vénézuéliens, de nouvelles industries ont été créées et surtout, de plus en plus de pouvoir a été placé dans les mains d’une majorité de gens "ordinaires" jusque là exclus de la vie politique par les élites qui ont gouverné le pays tout au long du 20ème siècle.
Alors, pourquoi tant de journaux, de radio ou de télévisions traitent-ils le président vénézuélien de “dictateur” ?
On peut ne pas aimer la manière de parler de Hugo Chavez, le fait qu’il soit né pauvre, qu’il vienne du secteur militaire,qu’il soit de gauche ou qu’il ne corresponde pas à l’image stéréotypée du chef d’État. Cela ne fait pas de lui un“dictateur”.
Au Vénézuela, plus de 80% des télévisions, radios, imprimés restent aux mains d’intérêts privés qui critiquent le gouvernement. Donc, malgré ce qu’affirme certaine presse internationale, il n’ y a ni censure ni violation de la libre expression. Les appels à renverser le gouvernement ou incitant les forces armées à se rebeller contre l’État, qui seraient  clairement interdits dans d’autres pays, sont ici transmis par une télévision sous contrôle de l’opposition et bénéficiant de concessions publiques (signaux en clair, non par cable). Le mois dernier le chef du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), au cours d’une conférence de presse en direct, a traité les forces armées de “traîtresses” qui devraient “payer le prix” si elles ne désobéissaient pas aux ordres du gouvernement et refusaient d’ "obéir" aux diktats du monde des affaires.
J’imagine le dirigeant patronal des États-Unis se rendant à la télévision pour dénoncer la "trahison" de l’armée des États-Unis au cas oú elle ne désobéissait pas au gouvernement fédéral. Les services secrets l’arrêteraient immédiatement et les conséquences seraient graves. Mais ce genre de choses ne se produirait jamais aux États-Unis. Aucune télévision ne transmettrait un appel à la rébellion ou à la désobéissance contre le gouvernement. C’est illégal.
Il n’y a donc pas de censure au Venezuela, mais bien un excès de "libre" expression. Un aspect positif de l’attitude permissive assumée par le gouvernement Chavez envers les médias est la prolifération de médias alternatifs ou communautaires dans tout le pays, espaces et voix de ceux qui ont toujours été ignorés par les médias privés. Sous les gouvernements antérieurs à l’administration Chavez, ces mêmes médias alternatifs ou communautaires étaient interdits.
Récemment l’assemblée nationale a voté une loi sur la “Responsabilité Sociale de la Radio, Télévision et des Médias Digitaux”. La loi ne censure ni internet ni aucune autre forme de média. Elle prohibe les appels à assassiner un président ou tout autre individu, ainsi que toute incitation au crime, à la haine, à la violence sur des sites web opérant au Venezuela. C’est la norme de toute démocratie et plutôt une signe de civilité. La loi rappelle enfin aux médias leur devoir de contribuer à l’éducation des citoyens. On sait le pouvoir considérable dont disposent aujourd’hui les médias sur la société. Pourquoi ne pourraient-ils être responsables de leurs actes ?

Autre thème fortement manipulé par les grands médias, la "loi d’habilitation" approuvée le mois dernier par l’Assemblée Nationale et qui permet à l’exécutif de prendre des "décrets" sur des thèmes spécifiques et stipulés par la loi. Cet article n’usurpe, n’inhibe, ni ne limite les fonctions de l’assemblée, il n’est ni inconstitutionnel, ni antidémocratique. Le parlement peut continuer à débattre et à approuver des lois avec la même autorité. Cet article - prévu dans la constitution d’avant Chavez - permettra de donner des réponses rapides à une situation d’urgence nationale causée par les pluies torrentielles qui ont dévasté des communautés dans tout le pays à la fin de l’an dernier et ont laissé plus de 130.000 personnes sans abri. La loi n’affecte donc aucun droit constitutionnel et n’impose aucune “dictature”, elle n’est qu’une réponse valide à une situation d’urgence appellant des solutions rapides.
Et pusique nous parlons de législature, on trouve beaucoup d’informations malhonnêtes reprises et recyclées par les grands médias dans le monde entier, à propos de la composition du nouveau parlement issu des élections législatives de septembre 2010. Les partis d’opposition anti-Chavez ont remporté 40% des sièges. Certains médias qualifient ce pourcentage de majorité, ce qui est étrange. Le parti pro-Chavez PSUV a remporté 60% des sièges. C’est-à-dire 97 des 165 sièges + un remporté par le PCV, autre parti pro-Chavez, soit un total de 98 députés.
Le bloc de l’opposition a pour sa part remporté 65 sièges sur base d’une coalition de 13 partis politiques (qui sont loin d’être d’accord sur tout). Deux autres sièges ont été remportés par un troisième parti indépendant, le PPT. Le parti chaviste PSUV a gagné 97 sièges et le premier parti qui le suit sur la liste est Accion Democratica (AD) avec 22 sièges.
Qui a la majorité ?

En 2005, les partis d’opposition avaient boycotté le processus électoral et perdu les quelques 50% de sièges qu’ils détenaient depuis 2000. Aujourd’hui leur bloc n’atteint plus que 40%, mais ils affirment avoir grandi en nombre. Cette affirmation a été reprise dans de nombreux médias, malgré sa fausseté évidente. Ce bloc d’opposition a déjà annoncé qu’il cherchera une intervention étrangère pour aider à renverser le gouvernement.
C’est non seulement illégal mais incroyablement dangereux. Beaucoup des candidats ainsi que la plupart des partis qui forment l’opposition ont reçu des millions de dollars annuels de diverses agences états-uniennes telles que le National Endowment for Democracy (NED) ou l’Agency for International Development (USAID), toutes deux financées par les impôts des citoyens nord-américains. L’objectif déclaré de ces fondations est de "promouvoir la démocratie" au Venezuela et d’aider à construire les forces d’opposition à Chavez. C’est une claire violation de la souveraineté du Venezuela et un gaspillage des impôts. Citoyens des États-Unis : est-ce ainsi que vous souhaitez que soit dépensé l’argent que vous avez durement gagné ?
Cette semaine des dirigeants de l’opposition vont rencontrer leurs homologues à Washington. Ils ont déjà déclaré que leur mission est de chercher davantage de soutien pour chasser le Président Chavez du pouvoir. Malheureusement leurs actions antidémocratiques sont déjà les bienvenues au Capitole. La représentante Connie Mack (R-FL), à présent chef du sous-comité des Relations Étrangères pour l’Hémisphère Occidental, a annoncé dès le premier jour de session du congrès, que son seul objectif pour l’année était de placer le Venezuela sur la liste des "États soutenant le terrorisme". La Représentante Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), à présent chef du Comité des Relations Extérieures, a appuyé cet objectif, allant même jusqu’à souhaiter publiquement l’”assassinat de Fidel Castro ou de tout autre leader répressif" comme Hugo Chavez.
Le 1er janvier le Président Chavez a eu une brève rencontre informelle, amicale, avec la secrétaire d’État Hillary Clinton
 Brasilia, à l’occasion de l’accession de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil. Aucun accord ne fut noué mais l’échange de poignées de main et de sourires stabilisa une escalade de tensions produite par la crise diplomatique de l’an dernier. Dès son retour à Washington, Clinton fut sévèrement critiquée par les médias et en particulier par le Washington Post, qui l’accusa d’être trop "douce" envers le Venezuela.
Les appels du Washington Post à une guerre contre le Venezuela sont dangereux. Faut-il le rappeler, le conditionnement de l’opinion publique est nécessaire pour justifier une agression contre un autre pays. Les campagnes de démonisation de Saddam Hussein, de l’Iraq et de l’Islam furent essentielles pour lancer les guerres au Moyen Orient, qui ne sont pas encore finies. Est-ce que la population acceptera d’être influencée par des médias dont l’agenda politique (et économique) vise à renverser des gouvernements démocratiquement élus et qui bénéficient d’un soutien populaire, uniquement parce que l’administration nord-américaine n’aime pas leur politique ?
Les récents événements tragiques de l’Arizona montrent de manière encore plus flagrante ce pouvoir des médias et leur influence sur des actions individuelles. Le discours de la haine, les campagnes de démonisation, les informations malhonnêtes et les manipulations sont dangereuses car elles peuvent mener à des conséquences abominables comme la guerre.


Il est temps de stopper l’escalade aggressive contre le Venezuela et d’accepter les faits : le Venezuela n’est pas une dictature. On peut ne pas aimer Hugo Chavez, mais une majorité de vénézuéliens qui ont voté pour lui, si. Et dans cette affaire, ce sont eux qui comptent.
Eva Golinger
Source : Original (anglais) : Setting the Record Straight on Venezuela and Hugo Chavez (9 janvier
2011)http://www.chavezcode.com/2011/01/s...

Tunisie : Quand les démocraties européennes s’entêtent à soutenir une dictature mafieuse.

Dans les révélations de Wikileaks sur la Tunisie, on lit sous la plume des diplomates américains en poste à Tunis que le régime est « quasi mafieux », la femme du président détestée et corrompue, que le régime est policier, qu’il n’écoute aucun conseil venu de l’intérieur ou de l’extérieur et que l’appui des gouvernements français, italien et espagnol à ce régime est étonnant.
Pour les démocrates tunisiens, cet appui est surtout particulièrement incongru, incompréhensible, pour ne pas dire scandaleux. Depuis 20 ans, le régime tunisien a essayé de faire croire à deux mensonges. Le premier est celui d’un régime prédémocratique qui engage le pays dans un processus démocratique, certes lent, mais allant de l’avant pour faire de la Tunisie un partenaire digne et respectable de l’Union Européenne. Or, Ben Ali a engagé, au vu et au su de tous, un processus dictatorial qui a vu disparaître inexorablement le peu de libertés et de droits que les tunisiens avaient acquis sous Bourguiba.
Le deuxième mensonge, à savoir le miracle économique, n’est pas moins grossier. Des statistiques trafiquées, une corruption endémique sévissant au plus haut sommet de l’Etat et impliquant la famille de Ben Ali, une répartition extrêmement inégalitaire de la richesse nationale, l’effondrement de la classe moyenne, le chômage massif parmi les jeunes diplômés, la plongée dans la misère de toutes les régions de l’intérieur du pays : tel est le vrai tableau du soi-disant miracle économique tunisien. Avec les événements qui ont lieu en Tunisie depuis deux semaines, c’est ce dernier mensonge qui s’effondre, laissant le roi nu.
Il est cependant important de souligner que ces manifestations tunisiennes sont spontanées et que les islamistes n’y jouent strictement aucun rôle, contrairement aux fantasmes répandus par le régime et avalés par les occidentaux sur le soi-disant danger islamiste au Maghreb et que les mots d’ordre de ces manifestations ont été et restent des plus laïcs : revendication de dignité, de fin de la corruption, de justice sociale et de plus de libertés. Qu’est-ce qui explique que des démocraties occidentales, surtout européennes, appuient un tel régime dont la nature mafieuse et corrompue et l’échec économique sont patents ?
Cinq raisons peuvent être avancées :
1. le régime s’est présenté comme un rempart contre l’islamisme 2. il a joué le rôle de supplétif fidèle dans ce que l’Occident appelle « la lutte contre le terrorisme » 3. il s’est soumis à toutes les règles et à tous les dogmes de la sainte église néolibérale 4. il entretient avec l’état d’Israël les meilleures relations 5. il joue un rôle important dans la protection des frontières sud de l’Europe en barrant la route à l’exode de la misère des africains subsahariens. Il est évident que, dans ces conditions, les libertés et les droits des tunisiens ne pèsent pas lourd dans le choix stratégique des états européens.
Le problème est que ces états, en faisant un tel choix, ne bafouent pas seulement leurs valeurs mais aussi leurs intérêts à moyen et à long terme. Ce sont les dictateurs du genre de Ben Ali qui, par leur corruption et leur brutalité, ont toujours fait et feront encore plus le terreau de l’islamisme le plus radical et seront responsables de l’accroissement du flot migratoire venu du sud de la Méditerranée, dû à la misère économique et à la répression politique. De toutes façons, les gains à court terme représentés par ce régime vont bientôt prendre fin puisque ce régime lui-même, comme l’ensemble des dictatures arabes, est sur le déclin. Dans le Guardian du 29 décembre 2010, le journaliste britannique Brian Whitaker pose la question : « Ben Ali va-t-il connaître le sort de Ceausescu ? ». Espérons que non, qu’il pourra s’en aller vivre où il voudra, que le sang ne coulera pas et que la transition vers la démocratie se fera de la façon la plus pacifique possible. Les états européens, qui ont fermé les yeux si longtemps sur les turpitudes de ce régime, vont-ils prendre le train en marche, participer à la réalisation de cette transition pacifique et accepter de travailler avec des hommes politiques qui seront leurs partenaires pour une union méditerranéenne démocratique, pacifique et prospère et non des clients douteux chargés de faire la police des frontières ?
Moncef MARZOUKI, médecin, écrivain, opposant tunisien. Auteur avec Vincent GEISSER de « Dictateurs en sursis », éditions de l’atelier, 2009.
P.-S.
cet article a été publié dans une version abrégée par la quotidien libération du 3 janvier 2011, sous le titre L’Europe ne doit plus soutenir Ben Ali.

lundi 10 janvier 2011

Le journal de Gaza, 13ème jour ;Si nous étions à la veille d'une nouvelle intifada

De loin Gaza a l’air tranquille, bloqué dans une stasis (crise en grec NdT) politique -le gouvernement occupé à augmenter tranquillement son pouvoir, la population immobile, l’armée israélienne engagée dans d’obscurs raids qui ne sont jamais mentionnés par les médias à Farraheen, Khosa’a, Abasan, détruisant sauvagement les zones frontalières rurales de Gaza, étouffant la Bande de Gaza tour à tour géographiquement et économiquement. Les manifestations dans la zone tampon se sont éteintes ou ont été écrasées. Pendant un courte période il y en avait beaucoup et fréquemment, trois ou quatre par semaine, ou même parfois plusieurs manifestations en même temps : à rafah, Meghazi, Beit Hanoun. Mais elles se sont arrêtées, en partie parce que les gens ont commencé à avoir peur quand ils ont compris que les tireurs d’élite de l’armée israélienne étaient prêts à prendre le contrôle de la zone tampon. Si on jette un bref coup d’oeil, il semble n’y avoir que peu d’opposition politique organisée.
Mais sous la surface, d’après Omar Shaban de Pal-Think, les esprits bouillonnent férocement. Il y a des débats et des discussions politiques incessants : des conférences, des séminaires, des sessions stratégiques, de la formation personnelle, etc. La semaine dernière, j’étais à une séance de cinéma suivie d’une discussion sur l’analogie de l’apartheid, organisée par Haidar Eid, au cours de laquelle nous avons débattu des avantages et des inconvénients d’appliquer la comparaison de l’apartheid au conflit israélo-palestinien. Hier je suis allée à une conférence suivie d’une discussion ouverte sur le discours des médias occidentales au sujet du problème palestinien, donnée par Mousheer Amer, un professeur de linguistiques à l’université islamique de Gaza -il a commenté le modèle de propagande de Chomsky et Herman*, et a fait l’analyse de la manière dont le conflit est présenté par les médias. D’autres professeurs, des journalistes, des gauchistes de longue date que je connaissais, remplissaient la pièce ainsi que plusieurs de ces jeunes écrivains super-instruits de Gaza qui avaient répertorié leurs souvenirs du massacre de Plomb Endurci pour le site Mondoweiss, à l’occasion du 2ième anniversaire ce de drame. A cette soirée une étudiante universitaire avait amené le livre de Amira Hass :Drinking the sea in Gaza (Boire la mer de Gaza). Elle disait que la situation était "désespérée" de ce ton exaspéré que certaines personnes prennent quand elles ont le secret espoir qu’il n’en soit rien. Et c’est bien ce que disent la plupart des gens ici à Gaza, jeunes aussi bien que vieux mais en même la plupart continue de lutter, avec constance et détermination.
L’occupation a ici deux conséquences. La première est la destruction psychologique de certaines parties de la population par le siège. J’ai peur d’apprendre ce que arrive aux enfants. Leurs dessins sont remplis de sang, de mort et de machines de guerre. Comme ils ne peuvent pas exprimer leur colère, beaucoup la refoulent et taisent leur traumatisme, ou alors explosent furieusement. Un fermier m’a dit que certains des combattants de la résistance qui se rendent dans les endroits situés à la frontière d’Israël savent qu’ils vont mourir et "que pouvez-vous dire à quelqu’un qui a envie de mourir ?" Comme Eyad Serraj nous le rappelle : "Je dois vous dire que les gens qui commettent des attentats suicide pendant cette intifada sont les enfants des personnes qui ont fait la première intifada qui ont été les témoins de tant de traumatismes quand ils étaient enfants que, en grandissant, leur identité propre s’est fondue dans l’identité nationale d’humiliation et de défaite et ils vengent cette défaite aussi bien au niveau personnel que national." Quand un voyou du Hamas crie a ses concitoyens de s’éloigner d’un militant de la solidarité dans un convoi, la première réaction est une réaction de dégoût.
Mais ensuite on réfléchit et on se rappelle de ce qu’a été la vie de ce voyou et on se souvient qu’elle a été bien différente de la notre : ce qu’il a connu ce sont les colons et les soldats qui humiliaient sa famille et torturaient son peuple. Il faut s’attendre à ce que ceux qui n’ont à faire qu’à des hommes armés de fusils et de crosses de fusil ne deviennent souvent comme eux.
Mais il y a aussi autre chose dans ce que fait Israël qui est dangereux pour lui. Israël a fait de Gaza le dernier ghetto. Mais à l’intérieur de ce ghetto, excepté pour les pécheurs et les fermiers qui habitent près de la frontière - et c’est hélas beaucoup de monde - l’occupant n’est pas physiquement présent au jour le jour pour rendre la vie impossible aux Gazaouis. Israël empêche les habitants de vivre une vie normale mais ne fait des intrusions sauvages que de temps en temps. Aussi les gens de la génération des 20,21,22,23 ans comme moi ou ceux qui sont un peu plus jeunes et spécialement les plus motivés profitent du néant dégradant du siège pour faire quelque chose qui est dangereux pour Israël : lire, écrire, réfléchir. Dans une paire d’années cette génération n’aura plus besoin de journalistes occidentaux compatissants pour les défendre. Dans l’espoir d’aiguiser leur maîtrise de l’anglais ils se défendront eux-mêmes et le feront parfaitement. Ils réclament des livres : Said, Malcolm X, Fanon, Benjamin. Et ils explosent, non pas en RPG ((lances roquettes), mais en manifestes, puis en vive critiques de ces manifestes - leur reprochant leur inutilité, le manque de programme politique, de critiquer trop violemment le gouvernement ou de le critiquer gratuitement. Mes premières impressions quand je suis arrivé à Gaza il y a deux semaines furent la tristesse générale, l’augmentation des meurtres perpétrés par les tireurs d’élite israéliens qui hantent la frontière, le rugissement sourd des F-16 qui volent lentement à basse altitude au dessus de nos têtes et l’enfer d’explosifs qu’ils font pleuvoir sur les gens ici. Ce linceul lugubre recouvre tout, surtout quand je parle aux gens dans la rue ou aux chauffeurs de taxi, ou à ceux qui jettent des coups d’oeil nerveux vers le ciel, dans l’attente de la prochaine pluie d’acier. Mais ensuite je fais tourner un peu le kaléidoscope : peut-être que ce qui est nouveau, ce qui sort de terre et qu’on commence juste à percevoir au milieu de la poussière et des cailloux, ce sont des premières pousses de ce qui se développera dans l’avenir. Peut-être qu’il faut réfléchir à la manière dont on peut les aider à grandir.
note :
* Le modèle de propagande (en anglais « propaganda model ») est une grille d’analyse des médias de masse américains mainstream proposée par Edward Herman et Noam Chomsky en 1988 dans leur livre La Fabrication du consentement. Ce modèle leur sert de base pour montrer que ces médias, bien loin d’être un « quatrième pouvoir », proposent selon eux un traitement biaisé de l’information au service des élites politiques et économiques. Wikipedia
 Max AJL

Pour consulter l’original : Jewbonics http://www.maxajl.com/?p=4688

dimanche 9 janvier 2011

une vidéo lucide , forcément elle dérange : l'ile aux fleurs

Valls vous ..avez dit "Walls"! Ou......Sarko








 Travailler plus pour gagner plus » est le slogan idéologique avec lequel les néo-libéraux résument et habillent la dérégulation d’un paramètre économique et social essentiel : la durée du travail des salariés. Avant 1981, toute entreprise qui voulait faire travailler ses salariés en heures supplémentaires devait solliciter, chaque année, l’accord de l’inspection du travail. Cette procédure de contrôle permettait notamment à l’inspection du travail de refuser des plans de licenciements à des entreprises qui recourraient abusivement aux heures supplémentaires. Cette dérégulation progressive du temps de travail a conduit les entreprises à faire du nombre de postes de travail la seule variable d’ajustement des fluctuations économiques. Alors que le principe de solidarité aurait du conduire à faire fluctuer les durées du travail comme les fluctuations économiques subies par les entreprises : baisser la durée moyenne du temps de travail en période de récession ou de chômage élevé et inversement. A ce refus de solidarité s’est ajouté le refus de prendre en considération des faits peu contestables, tels que l’accélération des gains de productivité et l’augmentation du pourcentage des femmes souhaitant travailler. Enfin, alors que le retour à des taux de croissance de nature à faire baisser significativement le chômage est une illusion depuis 20 ans et que cela a peu de chances de changer dans les décennies à venir, des irresponsables continuent à mentir aux Français en promettant plus de croissance, comme unique remède au chômage .
Michel Rocard écrivait en 4ème de couverture de son livre « Les moyens d’en sortir » publié en 1997 : « L’inexorable montée du chômage démontre l’inefficacité de toutes les techniques utilisées pour le combattre … On ne luttera efficacement contre le chômage massif que par la réduction massive du temps de travail. Toute la question est : comment faire ? ».
Mais l’idéologie de droite – répandue également dans certains partis de gauche - s’est toujours opposée à une répartition plus équitable du temps de travail entre ceux qui se ruinent la santé au travail et ceux qui n’ont pas d’emploi, ou seulement des petits boulots précaires. Ce refus était basé sur l’affirmation aussi dogmatique qu’infondée selon laquelle « le temps de travail ne se partage pas ». Avec le « travailler plus pour gagner plus » on franchit un degré supplémentaire dans le cynisme. Ce n’est plus l’employeur qui s’oppose à une réduction du temps de travail génératrice de plus d’emplois. C’est le salarié qui est invité, s’il veut gagner plus, à plus d’individualisme et à s’asseoir sur la solidarité et l’intérêt général.
Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que l’idéologie Valls-Sarkozy du « Travailler plus pour gagner plus » est responsable de la persistance d’un chômage de masse, mais aussi du développement de l’individualisme et du mépris de l’intérêt général.
Circonstances aggravantes pour ces « responsables » irresponsables : leur idéologie a également conduit à la crise. Car le chômage de masse est, avec la dérégulation financière, la cause première de la crise. Et non la crise qui est la cause du chômage, même si, bien entendu, elle l’augmente. C’est en effet la persistance d’un chômage de masse pendant 30 ans qui a conduit, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, à un transfert de 10 points de PIB des salaires vers les profits. Ce déficit de pouvoir d’achat des salaires a du être compensé par un accroissement continu de l’endettement des ménages et des Etats, afin de maintenir un minimum de croissance et éviter une explosion du chômage. Cette croissance artificielle basée sur un accroissement continu de l’endettement ne pouvait que conduire les économies dans le mur. L’engrenage prévisible et inéluctable s’est enclenché lorsqu’en 2007 la bulle immobilière a commencé à se dégonfler aux USA entraînant la crise des subprimes, puis crise financière, puis crise économique et sociale généralisée.
Pour des informations plus détaillées et chiffrées, voir
· le diaporama « Comprendre le chômage et les causes de la crise » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article513
· "Les Français n’ont pas besoin de travailler plus longtemps, mais de travailler tous !" , une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy publiée en août 2010 sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article316

A propos du « coût des 35 heures »

A la fin des années 90, donc avant les lois Aubry sur la réduction du temps de travail, la droite, le Medef et beaucoup de dirigeants socialistes estimaient que de nouveaux allègements des charges sociales sur les bas salaires étaient nécessaires, afin de limiter les délocalisations vers les pays à main d’œuvre bon marché. Le gouvernement Jospin/Aubry/DSK a simplement eu l’habilité, à l’occasion de la loi instaurant la durée légale à 35 heures, de conditionner l’attribution de ces nouveaux allègements de charges à la signature d’accords d’entreprise sur la RTT. Pour les bas salaires, ces allègements ont plus que compensé le surcoût temporaire que représentait, pour les entreprises, une RTT sans baisse de salaire. La droite et le Medef exigeaient ces exonérations, mais s’opposaient à toute RTT. Il est donc abusif et malhonnête de qualifier ces exonérations de charges de « coût des 35 heures ».
Le gouvernement Fillon répète que les 35 heures sont déjà mortes et enterrées, suite aux multiples lois votées depuis 2002 pour les « assouplir ». Si certains parlent encore aujourd’hui du « coût des 35 heures », c’est simplement que les gouvernements de droite ont vidé de son contenu la 2nde loi Aubry incitative à la RTT, tout en maintenant les avantages qui avaient été accordés en contre-parties aux entreprises (allègements de charges, annualisation du temps de travail, contrats de travail en jours …). Les députés de droite sont donc seuls responsables de ce qu’ils osent nommer « le coût des 35 heures ».
André Martin

Les leaders de l’Argentine, du Brésil et de l’Uruguay ont déclaré qu’ils reconnaissaient la Palestine dans l es limites de la "ligne verte" qui est la frontière délimitée par l’armistice de 1948 entre Israël et les palestiniens.

 il est en train de s’opérer en Amérique Latine une curieuse évolution qui est le signe d’un double changement au niveau international. Les leaders de l’Argentine, du Brésil et de l’Uruguay ont déclaré qu’ils reconnaissaient la Palestine dans l es limites de la "ligne verte" qui est la frontière délimitée par l’armistice de 1948 entre Israël et les palestiniens.

Le premier niveau de changement international est la reconnaissance de la ligne verte elle-même en tant que frontière entre Israël et la Palestine, ce qui donne à l’état d’Israël une surface supérieure environ de 45% à celle que lui avait octroyée l’Assemblée Générale de l’ONU. A cet égard, la seule reconnaissance de la ligne verte est une concession significative aux revendications d’Israël puisque cela convertit une généreuse portion de terre palestinienne en terre israélienne. Étant donné la situation actuelle, avec les colonies qui ont divisé le territoire palestinien en quatre ou cinq bantoustans et avec Gaza transformé en prison à ciel ouvert, il n’y a aucune chance de pouvoir former un état palestinien souverain d’un seul tenant à côté d’Israël. C’est bien sur exactement ce que les Israéliens veulent et ont toujours voulu depuis la guerre des six jours de 1967. Leur détermination d’origine dans la peur de la démographie qu’avaient les premiers sionistes c’est à dire la peur que les Palestiniens ne deviennent une minorité trop puissante ou qu’ils parviennent à surpasser les colons en nombre et à rendre la création de l"etat Israël impossible. Les sionistes avaient très bien compris qu’ils rencontreraient de la résistance s’ils tentaient d’établir des colonies dans la Palestine qui était alors sous mandat britannique. La Nakba de 1948 a été l’occasion pour le nouvel état israélien de détruire des
centaines de villages et de villes et de déporter 700 000 Palestiniens dans des camps de réfugiés disséminés ici ou là sur le territoire. En revenant au présent il est ironique de constater que l’établissement de facto d’un état unique israélien n’a pas modifié le ratio démographique qui est très proche de 1 : 1 avec les 5 millions environ de réfugiés qui vivent dans des pays voisins et qui sont virtuellement capables d’exercer leur droit au retour en vertu du droit international.
En réponse à la reconnaissance des leaders d’Amérique latine, P.J. Crowley du Département d’Etat des USA, qui s’occupe de la sécurité de l’état et de la défense sur Internet des intérêts des USA (en d’autres termes de la propagande, c’est toujours mieux de changer son image que ses actions selon la plus grande partie du personnel du  Département d'État des USA) a déclaré :
"Nous croyons sincèrement que les modalités du statut final devraient être négociées par les deux parties...euh... et nous...euh... pensons qu’à ce stade... vous savez... euh... évoquer ces modalités devant les Nations-Unies aura juste comme effet de nous détourner du problème important que nous avons à résoudre qui... qui est de progresser en s’attaquant au coeur du problème." [al-Jazeerah, 11 décembre 2010, "Palestine turns to UN for statehood"]
Une négociation entre les deux camps ? C’est un mythe trompeur que les médias étasuniennes et européennes
véhiculent perpétuellement en faisant semblant de croire que les deux camps se battent à armes égales. La vérité est que l’un des deux (la Palestine) est complètement dominé par l’autre (Israël) et que sans soutien extérieur il ne peut y avoir aucune négociation honnête et juste. Les USA prétendent jouer le rôle de médiateur mais leur soutien sans faille à Israël sur le plan économique et militaire et leur capacité de résister à Israël se réduisant comme peau de chagrin comme on a pu le constater avec la capitulation d’Obama, il n’y a pas la moindre chance que les USA puissent actuellement jouer le rôle d’un honnête intermédiaire. Dans les actes, les USA ne soutiennent qu’Israël tout en cherchant à prendre eux-mêmes le contrôle du Moyen-Orient et de ses ressources en hydrocarbures et le contrôle géopolitique de la Russie et de la Chine. Voilà en réalité "les importants problèmes à régler" des USA, alors que pour Israël il s’agit de multiplier les états de fait sur le terrain sous la forme de colonies illégales interdites par le droit international.
Personne ne se soucie de "progresser" vers une solution pacifique en collaboration avec les leaders israéliens. Je le répète, les enjeux sont la démographie et l’occupation de la terre palestinienne. Sous l’Administration Bush, Ariel Sharon a reçu "la garantie de pouvoir contrôler de façon permanente de larges portions de la Cisjordanie et de Jérusalem.... en dépit de ce que stipule et prescrit le droit international". Selon Dov Weisglass, le conseiller principal de Sharon, cet accord Sharon-Bush, revient à donner à Israël "Tout le formol nécessaire pour qu’il n’y aie pas de processus de paix politique avec les Palestiniens". En gelant le processus de paix "on empêche l’établissement d’un état palestinien... l’état palestinien a été éliminé indéfiniment de notre agenda politique... sous l’autorité et avec la permission [et la] bénédiction
et la ratification des deux chambres du Congrès." [Saree Makdisi. Palestine Inside Out - An Everyday Occupation. W.W. Norton & Company, N.Y. 2008. p. 91.]
Quand on voit la manière dont l’actuel Président Obama obtempère à toutes les desideratas d’Israël concernant les colonies et quand on constate le dédain absolu que Netanyahu a pour Obama et pour les USA en général, on comprend que les déclarations de Sharon sont vraies. Le troisième pouvoir que constituent les USA, et il n’y en pas d’autre, est un pouvoir grandement émasculé pour le moment ; les USA n’ont rien fait pour résoudre "le problème des colonies" - sauf à étendre un écran de fumée médiatique- la forme de "confrontation" principale que les Israéliens utilisent dans le contexte mondial.
Derrière tout cela, il y a bien sur, le mythe créé de toutes pièces par les Israéliens selon lequel "il n’y a pas de partenaire pour la paix", une situation rendue d’autant plus inextricable par le fait que les leaders des "partenaires" sont systématiquement assassinés dans des meurtres extrajudiciaires ou sont mis en prison ou se disputent entre eux comme des pantins dont Israël, le pouvoir dominant, tire les ficelles.
Le second niveau de changement international ? C’est bien la capacité de ces peuples d’AL si longtemps opprimés et intimidés, économiquement et militairement, de se dresser contre l’hégémonie étasunienne et de se faire entendre. La voix pleine de bon sens de ces trois pays d’AL qui se rendent enfin compte de leur pouvoir réel et sortent de l’ombre que  leur faisait la puissance étasunienne nous appelle à reconsidérer sérieusement le conflit israélo-palestinien en prenant comme point de départ la ligne verte de 1948. Le poids croissant de la voix d’une Amérique Latine de plus en plus indépendante aidera à surmonter l’inertie désolante des "pourparlers de paix" présidés par les USA et à générer une approche du conflit qui soit plus juste et qui permette d’aboutir à une solution légale et reconnue par toutes les nations de la terre
Jim Miles
Pour consulter l’original : http://www.aljazeerah.info/Opinion%...

samedi 8 janvier 2011

Voici deux courbezs qui parlent d'elles même , mais il est vrai que pour es tenant du capitalisme seul compte le profit! La morale, l'humanisme..................




 La différence est payé par l’impôt le plus injuste , l’impôt indirect , réglé par les couches populaires , et cela va s’aggraver par la suppression de l'ISF après le cadeaux du bouclier fiscal .
 La plus grande avancée en matière fiscale juste fut l'impôt sur le revenu   ; mais voilà  la justice sociale est combattue par la bourgeoisie , car de fait elle attaque leur privilège......................ainsi ci dessous





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Walls : bricoler les 35 heures ; Le Nabo travailler pour gagner plus ..euh moins!

Nico et Vallo entrent en piste.jpg

On se demande pourquoi Washington déteste Chavez !

En novembre dernier, il est tombé sur le Venezuela des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations qui ont causé la mort de 35 personnes et ont laissé environ 130 000 personnes sans abri. Si Georges Bush avait été président au lieu de Hugo Chavez, les personnes rescapées auraient été transférées à la pointe du pistolet dans des camps-prisons de fortune - tels que le Superdome - comme ce fut le cas après l’ouragan Katrina. Mais ce n’est pas comme ça que Chavez fonctionne. Le Président vénézuélien a rapidement fait passer des "lois habilitantes" qui lui ont donné des pouvoirs spéciaux pour fournir une aide d’urgence aux victimes de l’inondation. Chavez a alors vidé le palais présidentiel et l’a aménagé pour héberger 60 personnes, ce qui revient à transformer la Maison Blanche en refuge pour les sans abri. Les victimes du désastre sont maintenant prises en charge et nourries par l’état jusqu’à ce qu’elles soient capables de retourner travailler.
Les péripéties des efforts de Chavez ont été largement ignorées des médias étasuniennes dans lesquels il est régulièrement diabolisé et traité de "potentat gauchiste" ou de dictateur. Les médias refusent de reconnaître que Chavez a diminué le fossé entre les revenus, a éliminé l’analphabétisme, a mis en place un système de sécurité sociale pour tous les Vénézuéliens, a réduit les inégalités et a augmenté le niveau de vie de façon générale. Pendant que Bush et Obama multipliaient les guerres à l’étranger et faisaient voter des réductions d’impôts pour les riches, Chavez s’employait à améliorer la vie des pauvres et des nécessiteux tout en se défendant contre la dernière vague d’agressions des USA.
Washington en veut à Chavez parce que ce dernier refuse de céder les vastes ressources du Venezuela aux élites économiques et aux banquiers. C’est pour ça que l’administration de Bush a essayé de limoger Chavez en 2002 par un coup d’état qui a échoué et c’est pour ça que maintenant le beau parleur Obama ne cesse de proférer des attaques à mots couverts contre Chavez. Washington veut que le régime change pour pouvoir installer un homme de paille qui lui fera don des réserves vénézueliennes en pétrole tout en faisant de la vie des travailleurs un enfer.
Des documents récemment publiés par Wikileaks montrent que le niveau d’ingérence de l’administration Obama dans les affaires du Venezuela a augmenté. Voici un extrait d’un article publié sur le net par Eva Golinger, qui est avocat et écrivain :
"Dans un document secret rédigé par Craig Kelly, l’actuel Député Secrétaire d’Etat Adjoint aux Affaires de l’Hémisphère Occidental et envoyé par l’ambassade étasunienne de Santiago en juin 2007 au Secrétaire d’Etat, à la CIA et au Commandement Austral du Pentagone, ainsi qu’à d’autres ambassades étasuniennes de la région, on peut lire que Kelly a proposé "six axes d’action qui permettraient au gouvernement étasunien de limiter l’influence de Chavez" et de "réaffirmer l’hégémonie des USA sur la région."
Kelly, qui a joué un rôle majeur comme "médiateur" pendant le coup d’état de l’année dernière contre le Président Manuel Zelaya, qualifie le Président Hugo Chavez "d’ennemi" dans son rapport.
"Connaître l’ennemi : Nous devons mieux comprendre comment Chavez raisonne et ce qu’il veut faire... Pour contrer efficacement la menace qu’il représente, il nous faut mieux connaître ses objectifs et la manière dont il cherche à les atteindre. Cela nécessite de meilleurs services secrets dans tous nos pays." Plus loin dans le rapport, Kelly admet que le Président Chavez est un "ennemi formidable" mais, ajoute-t-il, on peut certainement le vaincre." (Wikileaks : Documents Confirm US Plans Against Venezuela, Eva Golinger, Postcards from the Revolution)
Les dépêches du Département d’Etat montrent que Washington a financé des groupes anti-Chavez au Venezuela par le truchement d’organisations non gouvernementales (ONG) qui prétendent promouvoir les libertés civiles, les droits humains et la démocratie. Ces groupes se cachent derrière une façade de légitimité mais leur vrai but est de renverser le gouvernement de Chavez démocratiquement élu. Obama soutient ces manoeuvres de subversion avec autant d’enthousiasme que Bush. La seule différence est que l’équipe d’Obama est plus discrète. Voici un autre extrait de l’article de Golinger qui contient des détails sur le mode de financement :
"Au Venezuela, les USA soutiennent des groupes anti-Chavez depuis plus de huit ans, y compris ceux qui ont été les instigateurs du coup d’état d’avril 2002. Depuis, leur financement a augmenté substantiellement. Un rapport de mai 2010 de la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED : National Endowment for Democracy) qui évalue l’assistance étrangère à des groupes politiques du Venezuela a révélé que plus de 40 millions de dollars étasuniens est distribué chaque année à des groupes anti-Chavez, la majorité en provenance d’agences étasuniennes...
Le Venezuela se distingue comme le pays où la NED a le plus investi dans des groupes d’opposition en 2009 en distribuant 1 818 473 dollars étasuniens, soit plus du double de l’année précédente... Allen Weinstein, un des fondateurs initiaux de la NED a confié au Washington Post "ce que nous faisons aujourd’hui, la CIA l’a fait clandestinement il y a 25 ans..." …" (America’s Covert "Civil Society Operations" : US Interference in Venezuela Keeps Growing", Eva Golinger, Global Research)
Lundi dernier, l’administration Obama a annulé le visa de l’ambassadeur du Venezuela à Washington par mesure de rétorsion après que Chavez eut refusé que Larry Palmer soit nommé ambassadeur des USA à Caracas. Palmer avait ouvertement critiqué Chavez en disant qu’il y avait des liens avérés entre l’administration de Chavez et les guérilléros gauchistes de la Colombie voisine. Ce qui est une manière détournée d’accuser Chavez de terrorisme. Pire encore, les antécédents et l’histoire personnelle de Palmer permettent de penser qu’il pourrait représenter une menace pour la sécurité nationale du Venezuela. Voici ce qu’en dit James Suggett de Venezuelanalysis on Axis of Logic :
"Il ne faut pas oublier les antécédents de Palmer, sa coopération avec l’oligarchie soutenue par les USA de la République Dominicaine, du Paraguay, de la Sierra Leone, de la Corée du Sud et de l’Honduras "pour promouvoir l’Accord de Commerce Libre Nord Américain (NAFTA)." Exactement de la même manière que la classe dominante étasunienne a installé un étasunien noir, Barak Obama, à la place de Bush sans rien changer d’autre, Obama de son côté a donné à Palmer le poste de Patrice Duddy qui était impliqué dans la tentative de coup d’état contre le Président Chavez en 2002 et qui s’est comporté en ennemi du Venezuela pendant toute la période où il a occupé les fonctions d’ambassadeur au Venezuela."
Le Venezuela est déjà plein d’espions et de saboteurs étasuniens. Ils n’ont pas besoin de l’aide d’agents travaillant à l’ambassade. Chavez a eu bien raison de refuser Palmer. En plus, Chavez a prouvé la fausseté des accusations de Palmer en extradant la semaine dernière le commandant ELN Nilson Albian Teran Ferreira, alias "Tulio" vers la Colombie "la première extradition d’un guérilléro colombien vers son pays natal." (Colombia reports). Cette nouvelle ne fut publiée NULLE PART dans les médias occidentales. (Parce qu’elle prouve que Chavez ne soutient pas les groupes paramilitaires qui opèrent en Colombie).
La nomination de Palmer signifie "toujours plus de la même chose" : plus d’ingérence, plus de subversion, plus de problèmes. Le Département d’Etat a eu une large responsabilité dans les soi disantes révolutions de couleur (ou des fleurs) en Ukraine, au Liban, en Georgie, au Kirghizistan, etc. Toutes étaient à l’emporte-pièce, des événements parfaits télévisuellement qui opposaient les intérêts de riches capitalistes à ceux des gouvernements élus. Maintenant les gens d’Hillary veulent essayer la même stratégie au Venezuela. Il revient à Chavez de les en empêcher et c’est la raison pour laquelle il fait passer des lois qui "régulent, contrôlent et interdisent le financement d’activités politiques". Pénaliser les ONG est le seul moyen qu’il ait de se défendre contre l’ingérence étasunienne et de protéger la souveraineté du Venezuela.
Chavez utilise aussi ses nouveaux pouvoirs pour réformer le secteur financier. Voici in extrait d’un article intitulé "L’Assemblée Nationale du Venezuela vote la loi qui transforme le secteur bancaire en "service public" :
"L’Assemblée Nationale du Venezuela a approuvé vendredi une nouvelle législation qui définit le secteur bancaire comme une industrie de "service public" et qui oblige les banques à contribuer à des programmes sociaux, aux efforts de construction de logements et à d’autres besoins sociaux spécifiques tout en facilitant l’intervention de l’état au cas où les banques ne respecteraient pas les priorités nationales."...
"La nouvelle loi protège les avoirs des clients des banques en cas de malversations de leurs propriétaires ... et stipule que le Directeur Général des institutions bancaires doit prendre en considération l’intérêt de ses clients - et pas seulement celui des actionnaires- quand il prend des décisions susceptibles d’affecter les opérations bancaires."
Alors pourquoi Obama ne fait-il pas la même chose ? A-t-il trop peur du véritable changement or est-il simplement le valet de Wall Street ? Voici un autre extrait du même article :
"Pour essayer de contrôler la spéculation, la loi limite le montant du crédit que les individus ou les entreprises privées peuvent contracter en réduisant à 20% le montant maximum de capital qu’une banque peut prêter. La loi limite aussi la formation de groupes financiers et interdit aux banques d’avoir des intérêts dans des compagnies de courtage ou d’assurances.
La loi aussi stipule que 5% des bénéfices avant impôts de toutes les banques doivent être consacrés uniquement à des projets élaborés par les conseils communaux. 10% du capital de la banque doit aussi être mis de côté pour financer les salaires et les retraites en cas de faillite.
Selon des chiffres de 2009 fournis par Softline Consultores, 5% des profits avant impôts de l’industrie bancaire du Venezuela aurait représenté 314 millions de bolivars, soit 73,1 millions de dollars, supplémentaires pour financer les programmes sociaux destinés aux pauvres majoritaires au Venezuela."
"Le contrôle de la spéculation" ? Voilà une idée originale ! Naturellement les leaders de l’opposition qualifient les nouvelles lois "d’attentat à la liberté économique" mais c’est de la foutaise. Chavez protège simplement le public contre les pratiques prédatrices de banquiers assoiffés de sang. La plupart des Etasuniens voudraient bien qu’Obama fasse la même chose.
Selon le Wall Street Journal, "Chavez a menacé d’exproprier de grandes banques dans le passé si elles n’augmentaient pas leurs prêts aux petits patrons et aux personnes désireuses d’acheter un logement, cette fois-ci il fait ouvertement monter la pression pour montrer au peuple qu’il s’occupe du problème du manque de logements disponibles pour les 28 millions de Vénézuéliens."
Caracas souffre d’une grande carence de logements qui s’est encore fort aggravée du fait des inondations. Des dizaines de personnes ont besoin d’un toit maintenant et c’est la raison pour laquelle Chavez met la pression sur les banques pour qu’elles aident. Et comme les banques ne veulent bien sur pas aider elles se sont mises à pleurer comme des bébés. Mais Chavez ne s’est pas laissé intimider et de fait, mardi dernier, il les a fermement mises en garde :
"Si une banque fraude... je l’exproprierai, que ce soit Banco Provincial, Banesco ou Banco Nacional de Crédito."
Bravo Hugo ! Dans le Venezuela de Chavez, les besoins primordiaux des travailleurs ordinaires ont plus d’importance que les profits des féroces banquiers. Est-ce surprenant que Washington le déteste ?
Mike Whitney
Le blog économique de Mike Whitney se trouve sur Grasping at Straws
Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/whitney...