Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

samedi 3 avril 2010

Voici un message de Salah Hamouri de Sa prison en Palestine Occupée

Les prisonniers palestiniens et leur droit de visite


L’Etat d’Israël viole le droit international et la 4ème Convention de Genève en
transférant les prisonniers palestiniens et en les détenant sur son territoire. Une
puissance occupante n’a pas le droit de déplacer sur son territoire la population
occupée.


De plus, Israël interdit aux familles de Gaza de rendre visite à leurs prisonniers
depuis près de 4 ans.


Ce sont des centaines de familles sans nouvelles de leurs proches. La détention
du soldat Shalit à Gaza sert de prétexte à cette interdiction. Une centaine de
familles des territoires occupés n’a pas non plus le droit de visite et ceci bien
avant la capture du soldat Shalit. Souvent les motifs invoqués pour cette
interdiction sont sécuritaires, souvent, les mères âgées sont interdites de visite
sous prétexte qu’elles sont « dangereuses » pour la sécurité de l’Etat.


Ce mois d’avril est un mois de solidarité avec les familles de Gaza et des
territoires occupés. Pendant ce mois, il n’y aura aucune visite familiale pour
marquer la solidarité de tous les prisonniers et de leurs parents avec les
familles de Gaza et avec toutes celles qui n’ont pas droit de visites.


Les prisonniers sont tous solidaires. Toutes les factions politiques, les
associations de défenses des prisonniers participeront à ce mouvement. Il y aura
aussi différentes manifestations de solidarité en Palestine pendant ce mois
d’avril.


Nous comptons sur votre solidarité pour faire connaitre ce mouvement et la
situation des prisonniers dans les geôles l’occupation israélienne.
Pour que tous les prisonniers et particulièrement ceux de Gaza aient droit de
visite n’hésitez pas à écrire aux autorités Israéliennes, à l’ambassade d’Israël en
France.


Salah Hamouri


Ambassade d’Israël en France : 3, rue Rabelais Paris.
Téléphone 01 40 76 55 00.
Fax : 01 40 76 55 55

vendredi 2 avril 2010

L'économie , ce machin qui façonne la société en oubliant l'essentiel: l'HOMME

Depuis  la victoire de Mitterrand , et son tournant à 180 degrés en 1983, l'économie n'a cessé de s'affirmer comme la seule une unique préoccupation des politiques, au point que les êtres humains ne 
                                                             sont plus que des numéros , que tout doit être rentable , de la protection sociale à la caisse des retraites, alors ne parlons pas  des entreprise qui ne sont considérées que lorsqu'elle dégagent un bénéfice à deux chiffres !
Comment dans ces conditions une vie humaine reste possible? Cette société mondiale uniquement articulée autour de l'argent , ne peut être que déshumanisée. Elle apparait terrible , féroce d'une violence encore jamais atteinte .

  Mon  canton comptabilise environ 4000 habitants sur ses treize communes , et bien deux associations (le secours catholique et le secours populaire ) affichent complètes! , n'oublions pas que dans nos campagnes la misère se cache , la pudeur face aux difficultés financières est récurente , les gens ne parlent pas de cela , je pense à toutes ces veuves de paysans qui touchent une misère comme retraite , aux paysans confrontés à des situations invivables , inhumaines (et je pèse mes mots ) , je pense à tous ces gens qui  , aussitôt privé d'emploi sont  la risée de cette société bourgeoise qui épie leur comportement et croyez moi aucun cadeau ne leur est fait , je pense à toutes ces familles modestes ou chaque "sous" compte , ou chaque dépense est calculée à l'euro près ..................pourtant 

 Pendant ce temps nous voyons s'exhiber des fortunes insultantes , des comportements cyniques , l'injustice est devenue tellement criante que même les gens réputés modérés ne peuvent plus se taire  ; pourtant cela continue , pas plus tard que ce matin , un vétérinaire me disait que de toute façon on arrive au bout , que cela ne peut durer plus longtemps , on ne peut pas dire que cette profession est des plus mal lotie , mais là comme ailleurs , l'argent ne rentre plus .

Quand l'ouvrier prend peur à la fin de chaque mois et ne dort plus , que le paysans attend avec anxiété le facteur , que le retraité économise sur tout , que toutes les associations caritatives sont submergées par les demandes d'aides , la presse diffuse les salaires des PDG des plus grandes sociétés que le commun des mortels a du mal à en apprécier l'énormité , NON tout cela sent la fin de règne ,mais quand ,où , comment , et surtout avec quelle violence , et pour arriver à quoi? 


 Le monde politique progressiste reste complètement désorganiser  ,pire se coupe des gens , se coupe de la misère et de fait ne la comprend plus , à plus forte raison ne peut plus proposer d'alternative .

 La seule solution reste néanmoins d'offrir aux gens  la capacité à décider eux même de leur avenir , les bobos verts , ou roses ou tous ceux qui se bombardent maitres à penser , n'ont rien compris .

 Les gens ont été clairs ,  un français sur deux ne va plus voter!

mercredi 31 mars 2010

Les paysans sont sauvés!!!!!

 C'est fait , tout le monde est d'accord, les producteurs de lait sont sauvés , les copains se sont mis d'accord pour augmenter le prix du lait , les anciens syndicalistes aujourd'hui présidents de coopératives laitières et les syndicalistes futurs responsables de coopératives et les" privés" , nous promettent d'augmenter le prix à la production de ...10 % ; pour info le revenu des" laitiers"ont baissé de 50%! 
Et bien oui , il y a matière à se réjouir ,la filière va s'en mettre encore toute l'année 2010 plein les poches ,  les directeurs auront droit à de "succulentes" rétributions , les actionnaires aussi , et les paysans ? oh ben c'est pas grave les moins productifs vont arrêter  , un certain nombres se détruiront et alors, ou est le problème?
 Sauf qu'il y en a marre de se faire prendre pour des cons et je crois bien que dans les mois qui viennent , nous verront des soulèvements jamais connus , car dans cette affaire,  le consommateur populaire et le producteur vont payer encore l'addition  et quelque chose me dit que tout cela ne durera pas "le temps des contributions"!

mardi 30 mars 2010

De Palestine occupée :pas de bonne nouvelles de Salah

Des nouvelles de Salah

Salah aura 25 ans le 25 avril prochain.

Il ne peut plus, comme déjà indiqué, ni recevoir des livres ni lire des journaux français.
Tout est bloqué, pour lui mais aussi pour tous ses compagnons d’infortune.
A cela j’ajoute un nouveau fait : depuis un mois et demi il est privé de son courrier. Tout le courrier qu’il reçoit étant traduit pour informer de son contenu l’administration pénitentiaire, il lui a été indiqué « qu’il n’y a plus de traducteur disponible. »
Voilà le sort de notre compatriote qui est l’objet d’une illégale « détention arbitraire », mesure formellement condamnée dans le rapport Goldstone car contraire au droit.

Combien de temps encore « là-haut » on se refusera d’écouter les dizaines de milliers de Français qui disent « Ca suffit Monsieur le Président de votre propre arbitraire ! Agissez pour sa libération sans condition ! Recevez sa famille ! »
Le 25 avril : encore un anniversaire en prison pour Salah… On lui écrit ! Par milliers !
 Son adresse est sur le site de soutien :
www.salah-hamouri.fr

Voici un article sur la crise historique et dramatique que nous vivons , lu sur Bellacio

 Cette photo prise lors d'un e visite surprise en grande surface : la colère d'un paysan


Cette mise au point d'un économiste , me permet de rappeler que les politiciens dirigeant les pays riches , sont avant tout des menteurs , plus soucieux de leur avenir personnel , que  du bien être de chacun , remarquez , on peut toujours expliquer que l'on vit en démocratie, sauf que ces pays capitalistes sont des dictatures financières .








Le krach de 2010 : la crise systémique Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au
quatrième trimestre 2009, en France et aux Etats-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique
transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique
normal. Par bien des aspects, celle-ci est plus grave que la crise de 1929, en ce qu’elle est doublement
globale, affectant à la fois la planète entière et la sphère financière dans sa totalité. Le choc initial a été
plus fort qu’en 1929. Pendant les neuf premiers mois, la chute de la production industrielle a été aussi
violente qu’en 1929 ; la chute des cours de bourse deux fois plus rapide, de même que le recul du
commerce mondial. L’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis a été amplifiée par l’éclatement
de la bulle des produits titrisés, ce qui a eu pour conséquence l’éclatement de la bulle de l’endettement
des ménages. Des pertes énormes ont rendu le système financier international insolvable, il n’a pu être
sauvé que grâce à l’aide des Etats, qui se sont endettés dans des proportions considérables. Un modèle
de croissance basé sur l’endettement des ménages afin de stimuler la croissance a atteint ses limites
extrêmes. Une répartition très inégale des richesses et des revenus a fait du crédit un substitut à
l’augmentation de ces derniers. La crise actuelle de l’endettement des Etats (notamment la Grèce)
montre que le risque systémique (risque d’écroulement global du système financier) n’est que le
symptôme d’une maladie plus grave : la crise systémique. La crise de la dette publique montre que notre
modèle de croissance est inadapté : la raison du plus fort est toujours la meilleure La crise immobilière
aux Etats-Unis a donc eu pour conséquence une crise financière et économique mondiale. Afin de juguler
la crise financière, les Etats ont mis en oeuvre des politiques monétaires très expansionnistes : intérêts à
taux zéro, mesures de détentes quantitatives, nouvelles facilités de crédit, émission d’obligations d’Etat
et rachat d’actifs privés non liquides et à risque, auquel s’ajoute la dépense de sommes colossales pour
stabiliser le système financier. On a donc transformé les dettes des banques en dette publique (ou du
moins une partie). Les Etats ont donc fait le pari risqué, que sauver les banques, c’était sauver aussi la
croissance et les emplois, en s’endettant massivement. Afin de lutter, en outre, contre la crise
économique, ils ont mis en oeuvre des politiques budgétaires expansionnistes afin de soutenir la demande
globale. Ainsi, selon le Fonds monétaire international (FMI), les pays du G-20 ont consacré 17,6% de leur
PIB au soutien direct du système bancaire et seulement, toujours en moyenne, 0,6% du PIB en 2008,
1,5% en 2009 et 1% en 2010, aux mesures budgétaires discrétionnaires. Ajoutons à cela, que les pays
de la zone Euro y ont consacré 1,6% de leur PIB, sur les trois années considérées, alors que les Etats-
Unis y ont consacré 5,2% de leur PIB. On a donc caché le coût historique du sauvetage du système
bancaire, qui constitue le plus gigantesque transfert de richesse de l’histoire économique, du secteur
public vers le secteur privé, à l’échelle du monde, ainsi que ses conséquences en terme de perte de
croissance. Il importe donc de poser le problème de l’endettement public dans ce contexte très
particulier. Les agences de notation, qui ont fait preuve d’une rare incompétence, avant la crise, en
notant AAA (aucun risque de faillite) les produits titrisés, essentiellement parce qu’elles ont été
grassement rémunérées par les grandes institutions financières, s’attaquent aux Etats et leur font
injonction de revenir à l’orthodoxie budgétaire. Bien évidemment, la Grèce est un pays en grandes
difficultés : sa compétitivité est faible, la corruption fait partie des moeurs politiques. Elle a maquillé ses
comptes afin d’intégrer la zone Euro (avec l’aide de Goldman Sachs et un montage financier complexe qui
reposait sur un swap de devises). Mais, après tout, les pays qui ont des problèmes de déficits budgétaires
et de dettes publics sont légion. Alors pourquoi la Grèce ? Essentiellement parce qu’il s’agit d’un petit
pays et que les marchés envoient ainsi un message aux Etats, en leur indiquant qu’ils doivent
restructurer leurs dettes sans attendre ; alors que celle-ci résulte (comme nous l’avons vu), pour
l’essentiel, du soutien direct apporté aux systèmes bancaires. Cela permettra aussi aux grandes
institutions financières de dégager de juteux profits grâce aux credit default swaps (CDS) qui sont une
sorte d’assurance contre le risque de défaut d’Athènes sur sa dette souveraine. La chose n’a rien de
surprenant ; dans un remarquable ouvrage (« This time is different : Eight centuries of financial folly »)
Kenneth Rogoff explique que le phénomène récurrent le plus significatif, est qu’une crise bancaire
internationale est le plus souvent suivie d’une vague de défauts sur la dette souveraine, qui a pour
conséquence une restructuration de celle-ci. En réalité, le véritable problème de la crise de la dette
publique, c’est le risque de la contagion, alors qu’il n’y pas de problème global de financement de la dette
publique dans la zone Euro. A cause des CDS, on peut craindre que la crise ne s’étende a l’Espagne et au
Portugal, puis à l’Irlande et l’Italie, enfin au Royaume-Uni. L’Europe risque donc une nouvelle récession.
Le problème de la zone Euro est qu’il ne s’agit pas d’une véritable zone monétaire. En effet, selon le
critère de Mundell, une zone monétaire doit non seulement avoir une politique monétaire commune, mais
aussi une politique budgétaire et fiscale commune (ou du moins coopérative). C’est précisément ce qui lui
manque, comme le montre le cas grec. Selon les traités constitutifs de l’Union Européenne, il n’existe pas
de procédure d’aide entre Etats membres, et la BCE ne peut financer la dette publique d’un Etat membre.
En outre, le cas Espagnol montre que si l’Euro protège, dans un premier temps, l’économie, dans le cas
d’une grave récession, il empêche celle-ci d’en sortir rapidement. En Espagne, l’augmentation des prix de
l’immobilier (la bulle) a entraîné un afflux de capitaux ; alors qu’en Europe la balance courante allemande
est devenue excédentaire, celle de l’Espagne s’est enfoncée dans un énorme déficit. L’augmentation de la
demande de biens et services a eu pour conséquence une augmentation de l’inflation. Lorsque la bulle a
éclaté, l’Espagne a vu sa demande intérieure se réduire considérablement, et la hausse des prix et des
coûts du travail l’a rendue très peu compétitive dans la zone Euro. Si l’Espagne disposait de sa propre
monnaie, celle-ci se serait appréciée durant le boom immobilier puis dépréciée à la fin de celui-ci. Comme
cela n’a pas été le cas, elle semble condamnée a subir des années de déflation et de chômage massif
(aux environs de 20%). Le véritable problème, ce n’est pas la Grèce mais l’Espagne qui est la quatrième
économie de la zone Euro. Les grandes banques internationales spéculent donc sur la dette souveraine
des Etats, ceux-là mêmes qui les ont sauvés de la faillite. La crise de la dette publique montre que notre
modèle de croissance est structurellement inadapté. Si on fait l’hypothèse que la répartition inéquitable
des richesses et des revenus est la principale cause de la crise actuelle (croissance faible et chômage
massif), la crise et les solutions apportées à celle-ci ont augmenté les inégalités, à l’intérieur de chaque
Etat et entre les Etats (comme le montre la zone Euro), dans des proportions considérables et inconnues
pour des sociétés démocratiques. La crise systémique paraît inévitable. La crise systémique paraît
inéluctable : la mortelle randonnée des pays développés Les pays développés ne savent plus créer de la
croissance que par l’endettement. On a construit des véritables « falaises de crédit », à la base de cellesci
se trouve l’endettement des ménages, le premier étage est constitué par l’endettement des entreprises
et le dernier étage par l’endettement public. A peine a-t-on consolidé les fondations que le dernier étage
menace de s’écrouler. La période antérieure à la crise a été marquée par l’envolée de l’endettement des
ménages et de la dette globale : celle-ci représentait, aux Etat-Unis, 350% du PIB. Si on s’intéresse au
bilan de la Fed, on se rend compte que ces tendances n’ont pas été remises en cause. Le total des crédit
titrisés des GSE (Fannie Mae et Freddie Mac) américains étaient de 4000 milliards de dollars en 2008. La
Réserve fédérale aurait acheté, en 2009, prés du quart du portefeuille de créances anciennes titrisées.
Cela n’a pas de sens ! La crise immobilière n’a jamais atteint une telle virulence. On peut donc faire
l’hypothèse que la Fed rachètera une partie des nouveaux mortgage backed securities (MBS), postérieurs
à la crise, émis par les GSE. Il s’agirait par ce biais de stabiliser le marché immobilier et de relancer ainsi
la consommation. Dominique Srauss-Kahn, le directeur général du FMI, prévoyait une reprise au premier
semestre 2010, en s’appuyant sur la stabilisation du marché immobilier américain. Or, d’après la note de
conjoncture du Figaro du 27 janvier 2010, intitulée : « Immobilier américain : statistiques préoccupantes
», on serait loin du compte : « En terme de transactions, que ce soit dans le neuf ou l’ancien, les chiffres
font état d’une situation préoccupante, avec des chutes en décembre qui n’ont jamais été atteintes
depuis que les indices ont été créés ». En outre, la Société Générale, dans une étude intitulée : « Worst
case debt scenario : Protecting yourself against economic collapse », fait état d’un risque de crise
systémique. Elle part du constat que l’endettement américain est préoccupant à cause de l’écart croissant
entre les dépenses et les recettes fiscales, creusant ainsi un déficit de 1600 milliards de dollars depuis
2009. Dans les prochaines années, on peut faire l’hypothèse réaliste que les recettes fiscales
augmenteront moins vite que ne se creusera le déficit. Les auteurs mettent en relief, à partir du cas
Japonais, la corrélation négative qui existe entre la croissance et le niveau de la dette publique.
L’augmentation du chômage et le vieillissement de la population devraient accentuer, en Europe et aux
Etats-Unis, la tendance à la hausse des dépenses publiques. Elle fait aussi référence à l’accélération de la
tendance au transfert de la richesse, des économies développées vers les économies émergentes. Allons
plus loin, on peut même supposer que la Chine va porter de moins en moins d’attention au marché
américain et se recentrer sur son marché intérieur et sa zone d’influence (comme semble le montrer la
récente baisse de ses achats de bons du Trésor). Un tel revirement modifierait en profondeur le système
économique et financier mondial, et forcerait les Etas-Unis a revoir, dans la douleur, leur problème de
dette. On peut donc dégager un élément clef de la crise systémique à venir : avant la crise,
l’endettement des ménages a compensé les revenus que les pays riches ont perdus au fur et à mesure de
leur désindustrialisation. Que va-t-il se passer, maintenant que ce mécanisme de compensation ne peut
plus jouer ? La seule solution, c’est que la dépense publique vienne compenser les pertes de revenus des
pays riches, qui s’accélèrent. Un tel transfert de richesse amènera inéluctablement, à terme, au transfert
de la recherche et développement et des emplois qualifiés, vers les pays émergents. EADS a signé un
contrat avec la Chine afin d’installer une usine qui fabriquera des Airbus, les Chinois ont exigé que celui-ci
contienne des clauses de transfert de technologies. Areva a été devancé par un groupe Coréen dans
l’attribution du marché du nucléaire à Singapour. Enfin, quant on lit le rapport de fin d’année d’IBM, on
s’aperçoit que cette société n’a pas connu la crise, grâce à la croissance des marchés émergents : IBM
France représente 7800 personnes et IBM Inde, 40.000 personnes. On en revient donc au même point :
un modèle de croissance inadapté basé sur la prédominance du secteur financier, qui nous oblige à
substituer à l’endettement privé, l’endettement public. La crise systémique pose donc le problème d’un
secteur financier à la fois dominant et non viable. Dominant, parce que la crise a amené à la création de
banques qui sont trop grosses pour faire faillite, elles bénéficient de ce que l’on appelle l’aléa moral :
elles sont certaines, en cas de crise grave d’être renflouées par l’Etat, autrement dit le contribuable. Non
seulement on n’a pas remis en cause le système d’incitations perverses qui a poussé, avant la crise, à
des prises de risque démesurées, mais on a institutionnalisé celui-ci. La crise a, en outre, mis en lumière
la relation fonctionnelle qui existe, entre les grandes banques américaines et l’élite politique. Difficile
d’être élu, aux Etat-Unis, sans l’appui des grandes sociétés ou des grandes banques. Les états du G-20
ont consacré 17,6% de leur PIB au soutien direct du système bancaire, il y avait donc une contrepartie
implicite : les banques devaient soutenir l’activité. Or, elles ont détourné les sommes mises à leur
disposition vers les marchés financiers, afin de doper leurs profits de trading et ont contracté,
parallèlement, leur encours de crédit, de manière à restaurer leur rentabilité. On touche, ici, à un autre
ressort essentiel de la crise systémique : le système bancaire n’alloue pas le capital et les risques de
manière efficiente, mais en fonction de ses intérêt propres. Il tend à imposer ses règles, même si elles se
révèlent destructrices pour le système économique et les nations. Il perd toute utilité sociale. Comme le
faisait remarquer, non sans humour, Paul Volcker (ancien patron de la Fed) : « La seule innovation
financière dont l’utilité sociale est incontestable, est le distributeur automatique de billets ». Il va falloir
rajouter un nouveau chapitre à la crise : celui de la crise politique. La crise politique va hâter le
déclenchement de la crise systémique : 42ème parallèle Au vu de ce qui précède, comment pourrait-on
définir le secteur financier américain ? Comme un secteur qui jouit d’une rente de monopole, car il est le
seul à pouvoir assurer le financement de l’endettement global. La richesse passe par la détention d’actifs,
qui sont, comme le montrent les CDS, la promesse de payer à quelqu’un une somme d’argent en cas de
survenance d’un événement. La part de plus en plus importante dans le PIB, de paris sur les fluctuations
des prix (produits dérivés, produits structurés, etc.), tend à évincer les activités socialement utiles, au
profit d’activités parasitaires qui ne créent aucune valeur. Il s’agit d’un jeu à somme nulle. Ce prodigieux
pouvoir s’appuie à la fois sur une grande influence politique et sur une maîtrise de l’information
stratégique, grâce aux agences de notation. Maîtrise de l’information stratégique, dans le cas des
marchés de produits titrisés qui sont des marchés de gré à gré, où il n’existe pas de chambre de
compensation officielle et d’instance de régulation. Il était donc impossible, à un investisseur de pouvoir
connaître le risque réel associé à ce type de produit, d’autant plus que les agences de notation, leur
assuraient qu’il s’agissaient de produits sans risque. Quant à l’influence politique, elle s’appuie avant tout
sur un fabuleux effort de lobbying, comme le montre une récente étude (« A Fistfull of dollars : lobbying
and financial crisis », par Deniz Igan, Prachi Mishra et Thierry Tressel, Working Paper n° 287, FMI, 2009).
Elle infirme l’idée selon laquelle ce serait le gouvernement américain qui serait à l’origine de la création
des subprimes, en obligeant les institutions financières à accorder des crédits aux classes défavorisés
ainsi qu’aux minorités ethniques. Elle explique ainsi que : « les principales institutions impliquées dans
les excès des « subprimes » sont également celle qui ont le plus dépensé d’argent dans le lobbying des
députés américains. Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100
millions de dollars pour faire du lobbying. La majeure partie de ces actions étaient ciblée sur les prêts
immobiliers et leur titrisation ». Il n’est pas exagéré d’en déduire que ces institutions ont largement influé
sur la qualité des régulations qui ont été mises en oeuvre sur ces marchés. Ajoutons à cela que la finance
américaine s’est engagée dans un lobbying forcené afin de limiter la régulation sur les produits dérivés et
sur le marché des CDS en particulier, afin de protéger leur rente de situation. Leur puissance de feu est
énorme, puisque leur profit représente 40% des profits de l’ensemble des sociétés américaines (alors
qu’il n’avait jamais excédé 16%, de 1973 à 1985). A partir de ce qui précède, on comprend mieux
pourquoi les états du G-20 ont consacré 17,6 % de leur PIB au soutien de l’activité directe des banques,
sans exiger de contreparties explicites. Les institutions économiques (les règles) et les acteurs de
l’économie mondialisée ont réduit les institutions politiques et les institutions sociales, qui ne se
conçoivent qu’à une échelle nationale, à des rouages subalternes. Les grandes institutions financières
internationales contrôlent plus le monde politique, que celui-ci ne les contrôle. Dès lors, la régulation est
un leurre. Les démocraties occidentales ont perdu ce qui faisait leur force : l’efficience adaptative, qui
résultait d’un long processus historique qui a commencé au 10ème siècle. Des institutions économiques,
politiques et sociales cohérentes, souples et adaptatives qui permettaient de rechercher des solutions
pertinentes, tout en limitant le coût des erreurs. Dans une récente étude réalisée par Globescan dans 22
pays, on apprend que pour la majorité des personnes interrogées, les gouvernements sont considérés
comme les principaux responsables de la crise. Le reproche qui leur est adressé porte-t-il sur le fait qu’ils
n’ont pas agi assez tôt, ou sur le fait qu’ils auraient trop aidé les banques. Quoiqu’il en soit, il est certain
que les populations considérées porteront au passif de leurs gouvernements les souffrances endurées. Si
on ajoute à cela que la situation greque est le film en accéléré de ce qui va se passer dans la plupart des
pays : baisse de la dépense publique et augmentations des impôts. Ce qui aura pour conséquence un
démembrement de la protection sociale, un gel des salaires et des retraites, et une évolution similaire à
celle du Japon dans les années 1990, au mieux, et au pire, à une rechute dans la récession, comme dans
les années 1937-1938 au Etas-Unis. On comprend que la défiance des gouvernés vis-à-vis des
gouvernants, ne peut aller qu’en augmentant. Taine, dans « Les origines de la France contemporaine »,
expliquait la Révolution Française par le fait que les privilèges exorbitants de la noblesse et du clergé
n’avaient pas de contreparties explicites, alors que ceux-ci comportaient initialement des contreparties :
s’occuper de la santé, de l’éducation, des indigents. Évidemment, nous ne sommes pas à la veille d’une
révolution. Mais il faut, toutefois, remarquer que le mécanisme évoqué plus haut peut s’appliquer à la
situation actuelle : le système financier jouit de privilèges exorbitants (l’aléa moral, par exemple) qui
n’ont pas de contreparties explicites. Prenons l’exemple de l’aléa moral. Il a été étudié par Joseph Stiglitz
en s’appuyant sur l’exemple du marché de l’assurance santé. Il repose sur l’asymétrie de l’information.
En effet, un individu peut avoir des conduites à risque à partir du moment où il a souscrit un contrat
d’assurance contre ceux-ci, alors que l’assureur n’a aucun moyen d’avoir accès à cette information. La
solution consiste donc à imposer des pénalités tellement fortes, qu’elles compensent la faible probabilité
d’être découvert. Si on applique ce raisonnement au système financier, il aurait fallu mettre en place un
système de pénalités qui décourage celui-ci d’avoir recours à l’aléa moral. Or, l’Etat semble se comporter
comme un assureur, qui ne cherche pas à corriger le problème de l’aléa moral. Au contraire, il
l’augmente, en créant des mastodontes bancaires qui sont « too big to fall » ["trop gros pour faire
faillite"]. Autrement dit, on socialise les pertes et on privatise les profits. L’existence de privilèges qui
n’ont pas de contreparties explicites, est un mécanisme destructeur pour tout système politique
démocratique. Quand les personnes interrogés (étude de Globalscan) rendent responsables les
gouvernement de la crise actuelle, cela veut dire deux choses :
elles ne pensent pas que les gouvernements peuvent résoudre la crise et donc, les problèmes auxquels
elles sont confrontées,
elles leur reprochent surtout leur proximité avec le pouvoir financier, voit leur soumission à ce dernier.
La rupture de la relation mandants (électeurs) mandataires (élus) ne peut que se traduire par une crise
politique. La crise a tracé un frontière infranchissable, un 42ème parallèle (d‘après le titre du très beau
roman de John Dos Passos), entre les perdants (salariés, retraités, PME et, à terme, le système politique)
et le grand gagnant de la crise : le système financier. L’Amérique a évité une dépression, et les mesures
de soutien adoptées par l’administration Obama y ont contribué, mais les rapporteurs du centre national
du marché du travail constatent : « une véritable dépression de l’emploi touche ceux qui se situent en
bas de la répartition des revenus (taux de chômage de 30,8%, supérieur de 5 points à celui de la Grande
Dépression), et une profonde récession prévaut dans les catégories situés au milieu de l’échelle de la
répartition des revenus ». On peut donc penser que la crise politique va faire passer la crise systémique
d’un stade latent à un stade aigu. En premier lieu, parce qu’on n’a ébauché aucune solution aux
problèmes de fond : répartition très inégalitaire des richesses et des revenus, déficit structurel des pays
riches vis-à-vis des pays émergents, croissance tiré par l’endettement, système financier dominant et
inefficient. Notre modèle de croissance basé, sur la séquence : crédit – endettement – dette, est
obsolète. En second lieu, parce que les systèmes politiques et les gouvernements semblent incapables de
jeter les bases d’un nouveau modèle de développement. La crise actuelle a deux phases. La première
phase, marqué par l’éclatement de la bulle immobilière, a été amplifiée par l’éclatement de la bulle des
produits toxiques, ce qui a entraîné l’éclatement de la bulle de l’endettement des ménages. Lors de la
seconde phase, il y a un risque d’éclatement de la bulle de l’endettement public, à cause de la crise
politique qui paraît inéluctable, ce qui pourrait entraîner l’éclatement de la bulle de l’endettement global
et provoquer ainsi un véritable « tsunami financier ». Un krach paraît donc inévitable en 2010 puisque,
comme l’explique Kenneth Rogoff (dans son dernier ouvrage cité plus haut), la défaillance d’un Etat (ou
de plusieurs) paraît inévitable : se posera alors de manière aiguë le problème d’un modèle de croissance
totalement inadapté (crise systémique). La route 66 est la route du rêve américain. Immortalisée par «
Les raisins de la colère » de Steinbeck, elle traverse les Etats-Unis d’Est en Ouest, 3940 kilomètres de
Chicago à Los Angeles. La misère est de retour : on y retrouve ceux qui s’étaient vus propriétaires d’une
maison qui n’arrêtait pas de monter, et qui se retrouvent sans rien, même pas un toit sur la tête. Les
victimes de la titrisation du rêve américain. La route 66 risque d’être une voie sans issue, tant que
certains ont des privilèges exorbitants qui n’ont pas de contreparties explicites.

mercredi 24 mars 2010

Quand je vous dit qu'il est tant de sortir les fourches!!!!

 Quand j'ai écris mon papier le soir des élections je ne connaissais pas cette photo , à elle seule , cette image résume tout , et toute la réflection qui en découle . Surtout avec la mobilisation du 23 bien minimisée par les grands médias

lundi 22 mars 2010

Les patrons se gavent , les paysans se suicident


Franck Riboud ou "ripou"


Le patron de Danone s'est attribué 6 millions d'euros de rémunération en 2009 , c'est précisément l'année de l'effondrement des prix du lait :le revenu des producteurs de lait a baissé de 50 % : " plus dégueulasse tu meures" et après cela on se demande pourquoi les gens ne vont plus voter, ce monsieur est bénéficiaire du bouclier fiscal: ses producteurs de lait sont assujettis à la CSG , Sarko refuse que les plus riches la paie ; les industriels laitiers refusent une hausse du prix payé au producteur pour une sombre histoire de concurrence avec l' Allemagne , à part çà nous vivons au pays des droits de l'homme ! 
 Les gens les plus humbles ne peuvent pas s'acheter de lait :entre le producteur et le consommateur le prix du lait '(à marchandise identique ) est multiplié par cinq  
 En effet, un litre de lait est payé environ 30 cc au paysan si vous reconstituez le lait tel qu'il sort de la ferme vous arrivez à 1, 5 €! et après çà ils osent encore se plaindre ! 

dimanche 21 mars 2010

Le temps de la lutte, le temps de la révolte ,

 Le grand soir n'existe pas  même après une élection ou les ultralibéraux ont pris une raclée , les forces populaires ne se sont pas mobilisées , qui plus est qui sont vraiment les élus .

Europe Ecologie dans son nom , annonce déjà la  couleur , le libéralisme serait leur livre de chevet?, 

Quand à l'ensemble des socialistes qui sont t'ils? j'en ai entendu se féliciter de la réussite de l'Allemagne ! oui sauf que  dans ce pays cela fait un bout de temps qu'il rognent sur les salaires ,les retraites , les avantages sociaux , ce serait çà le modèle? La première d'entre eux est d'accord pour reculer de deux ans l'age de la retraite alors la suite..........................;

 Front de gauche !! maintenant ont dilue le PCF j'ai remarqué sur les pubs que le logo PCF ne pouvait guère Etre plus petit , des fois qu'on le remarque.......... NPA .....LO....... et  on éparpillent  les voix , "chacun sur son rocher en attendant que la tempête emmène tous çà".

 La gauche oui, mais quelle gauche et pourquoi faire ?

 Servir la soupe au capital , dédaigner les plus pauvres , se moquer des paysans qui ne s'en sortent pas ?

 Ou , faire relever la tête au peuple ,lui  redonnai sa fierté , l'envie de se battre , l'épauler, soutenir les responsables syndicaux dans les luttes terribles qui s'annoncent , je suis sûr que tous me diront que c'est leur objectifs,  mais dans les faits?
 Dans les fait , et bien c'est au peuple de prendre le manche et de botter le c.. à tout ce beau monde , rien à foutre de la couleur de la cravate de tel ou tel ou de la robe d'une telle; l'apparence je m'en fout , ce que l'on veut c'est des actes des  résultats , aucun cadeaux à toute cette bourgeoisie de droite, comme de gauche , le peuple lui , il attend le facteur tous les jours pour savoir quelles mauvaises nouvelles  arrivent , qu'est ce qu'il va pouvoir manger demain ,  les paysans ne savent même pas si ils vont finir l'année !

  Un progressiste du 19 eme siecle disait " quand tu entend un bourgeois t'applaudir demande quelle connerie t'as pu dire "  .
Un grand père  quand j'était gamin me disait "soit toujours rouge il y en aura toujours assez pour voter à droite!!!!!!!!
Ce soir j'entend guère de bourgeois "gouiner"  preuve que le verdict n'est pas trop méchant! 

samedi 20 mars 2010

Pendant que les politiciens professionnels s'agitent........


 Jamais ,le peuple n'a subit crise aussi grave , jamais les gens n'ont eu à supporter une telle pression économique , les coups portés sont devenus insupportables , beaucoup d'ailleurs  ne supportent  plus rien , se taisent , font diversion , essaient de garder leur dignité comme ils peuvent , les familles sont mises à rudes épreuve, en agriculture de plus en plus de paysans trouvent le salut dans le suicide.
 Les problèmes d'argent en font éclater plus d'une famille pourtant , on voit surgir comme à chaque crise grave certains profiteurs issus du peuple ,  des voisins voir des "amis" que personne n'auraient suspecté , nous voyons ces gens se transformer en redresseurs de tort , et considèrent leur petit pouvoir comme autant de leviers pour tenter de se faire une place au soleil ou sauver sa peau, c'est quelque fois d'autant plus insupportable , que ces mêmes "anges blancs " ont, par le passé , eu besoin des services des responsables des syndicats pour les sortir de mauvais pas ! 
 C'est quelque part décourageant , de voir ainsi évoluer les mentalités , il est facile de se dégouter à continuer son "apostolat" car bien sur , "ils" sont à des années lumières d'imaginer les sacrifices que consentent les responsables  comme ceux de la FDSEA 03 , Ho ! ils ne se plaignent pas ,ils ont choisi leur engagement , mais les ultra libéraux peuvent rigoler , car c'est ceux qui devraient être les militants ou les animateurs du mouvement social qui se chargent du sale travail , pour conforter le système.
Oui , nous vivons une période éminemment grave , certes , vues de loin les élections régionales font croire que le peuple est entrain de réagir , pourtant c'est faux , plus d'un français sur deux s'est réfugié dans l'abstention comme seul remède ,  non seulement nous avons au pouvoir , les plus dangereux ultra libéraux capitalistes que nous n' avons eu en temps de paix , mais pour étayer tout cela une très mauvaise mentalité se développe  individualiste , mesquine , calculatrice , pour tout dire suicidaire . 
 Il faudra pourtant éviter le pire et ce n'est pas gagner , faudra t'il un sursaut citoyen,   faudra t'il une insurrection des plus pauvres , de toute façon  cette société est vouée à un échec cinglant , et j'ai bien  peur que cela ne soit pas joli joli .
 Pendant ce temps là , les politiciens professionnels, les élus qui ont fait de leur mandat un métier ,continuent à s'agiter dans un ridicule de plus en plus imbuvable ................ 
   

jeudi 18 mars 2010

Le temps des cerises

Le printemps s'installe sur l'Allier entre les deux tours des régionales!
 "Le temps des cerises"  aurait chanté J B  Clément , oui mais voilà , çà c'était au temps de la Commune , c'était au temps des Camarades  "c'est un joli nom camarade"  pour "Ma  France " Antraigues  devient d'un seul coup notre pays , on se rend compte qu'il existe autre chose que Paris ! Il faut des Jean Ferrat , des Brassens  pour populariser des valeurs humaines que le pouvoir et le régime capitaliste écrase du talon !
 Les politiciens qui se disent de gauche , ont de la graine à prendre de ces saltimbanques qui ,sans se prendre au sérieux donnaient des leçons d'humanisme .
Les grands médias et toutes leurs cliques de "je sais tout"paraissent bien minables , quand d'un seul coup d'immenses talents reprennent, le temps d'une  dernière révérence le devant de la scène ; les gens ne s'y sont pas trompés , ils ont accompagné Jean ,jusqu'au bout dans une grande dignité  qui ,tout comme la famille  a fait dans la sobriété , avec la peine et le souvenir comme uniques compagnes , une grande leçon de d'humanité de plus .
 Bien sûr , j'espère bien aller  m'incliner sur sa tombe quand le calme sera revenu.......


Hommage-Jean-Ferrat.V2
envoyé par Francesca2. - La vie de famille à  travers le monde en vidéo.

mardi 16 mars 2010

Georges Brassens l'a chanté ................

A force d'oublier les copains , les copains vous oublient , les réveils sont quelques fois un peu aigrelés  ,


 Pourtant l' Allier méritait mieux dimanche...........La révolte , la colère ne s'est  exprimée qu'avec les pieds ................
Aujourd'hui , je pense à tous nos copains disparus , à tous ceux qui sont morts pour que naisse la république , la protection sociale, la SNCF , EDF..............et tous les avantages sociaux arrachés par le conseil national de la résistance .................... oui ,mais voilà beaucoup ont honte de leur histoire , et çà, les plus humbles  ne pardonnent pas  , surtout dans l'Allier.


Mais chut , j'en ai déjà trop dit..................


.La colère va s'exprimer  , c'est clair , mais comment , quand , ou ? sans repères les gens peuvent faire n'importe quoi, y compris contre leurs intérêts................................;
 Cette après midi Jean Ferrat rejoint sa dernière demeure .......... ces chansons me résonnent dans la tête , "le poète a toujours raison" Mais ni Aragon  ni Ferrat ne sont là pour "botter "le cul à certains ....avec leurs mots ,avec leur plume;
Pourtant pour illustrer mon propos je pense à Brassens et .......les copains d'abord







Brassens Les copains d'abord en orchestre
envoyé par Anar_le_Canard. - Regardez d'autres vidéos de musique.

lundi 15 mars 2010

Voici un message de Salah Amouri depuis sa prison




Ce message me prend aux tripes mais jusqu'à quand  allons-nous laisser faire? En tous les cas Salah -mais nous le savions déjà -fait preuve d'un grand courage

Chers amis,
Je souhaite tout d’abord remercier du fond du coeur toutes celles et ceux qui se souviennent avec moi et ma famille que 5 ans déjà sont passés et que je partage avec d’autres camarades une toute petite cellule dans une prison israélienne.
Merci pour les rassemblements et manifestations organisés un peu partout en France.
L’enfance perdue.
La cause des enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation est un sujet douloureux dont je souhaite vous parler. Les associations n’épargnent pas leurs efforts pour donner la priorité à l’enfance, développer des programmes de divertissement pour protéger les enfants et favoriser leur développement naturel.
Apres 5 ans passés en prison, je me demande comment est –il possible en même temps de voir ici l’enfance persécutée et défigurée…
Le monde doit savoir qu’ il y a entre 300 et 350 enfants détenus dans les prisons israéliennes dans des circonstances très dures, ils sont en effet traités comme
des détenus adultes, ils sont séparés de leurs familles, certains n’ ont pas droit aux visites familiales pour des motifs sécuritaires et si les visites sont permises, ils ne peuvent avoir aucun contacts physiques avec leurs parents.
Dans l’enceinte de la prison, l’intervention d’organismes internationaux n’est pas permise et les enfants ne reçoivent aucune aide psychologique alors qu’ils sont dans un environnement étranger, loin de l’école ou de la famille. Au contraire les israéliens utilisent tous les moyens de pression pour détruire leur jeunesse.
Les enfants sont le plus souvent jugés dans des tribunaux militaires comme les adultes, ils ont droit au même traitement que les plus vieux dans les tribunaux
illégitimes que sont les tribunaux militaires de l’occupation.
Il n’existe pas de tribunaux pour mineurs même si Israël a signé un traité sur les droits de l’enfant, ceci apparemment ne concerne pas les enfants palestiniens.
Avez-vous entendu parler du petit Hassan Muhtaseb ? Il y a 3 semaines, deux frères âgés de 10 et 12 ans ont été arrêtés à Hébron puis emprisonnés.
Le petit a été libéré 10 heures plus tard mais le deuxième, Hassan, a été interrogé puis envoyé en prison. Il a été ensuite amené au tribunal militaire d’Ofer les mains et les pieds liés. Pendant l’audience, son avocate Léa Tsemel,
lui a offert un ballon qu’elle a gonflé avant de commencer à plaider… Le juge militaire était gêné et s’est cache la tête derrière son ordinateur… Hassan a été libéré sous caution après avoir été interrogé et mis en cellule…

Prison de Guilboa, section 4
Le 13 mars 2010

dimanche 14 mars 2010

L'histoire ne retient que ce qu'elle veut........


Pendant que Ben Courion , le sioniste , qui a été le premier ministre de la jeune Israël  qui jetait dehors tous les Palestiniens va se voir attribué une esplanade à Paris , le peuple palestiniens souffre depuis plus de 60 ans sans que jamais les puissants baissent les yeux sur eux , Arafat qui a pourtant reçu le prix Nobel de la paix , n'a même pas une impasse à son nom!
 Pourquoi autant de différence , pourquoi le peuple arabe doit il être autant détesté , pire ignoré dans sa misère ou germe la bête immonde de l'islamisme radical en réponse au sionisme ravageur , quand donc vairons nous le juif et l'arabe , la main dans la main oubliant leur religion comme les chrétiens oubliant leur réprobation envers les autres obédiences , pourquoi donc les religions -invention de l'Homme immature -arrêteront t'elles de mener le monde . 
Les Hommes sont ils à ce point honteux de leur comportement qu'ils leur faut un puissant pour les juger ?

Dort mon ami , dort, un ami tombe ........................................


Jean Ferrat - Berceuse pour un petit Loupiot - 1975
envoyé par DjLucky. - Regardez plus de clips, en HD !

Je me suis réveillé avec la gueule de bois ..................

Ce matin la traite n'était pas comme les autres le travail avec les bêtes n' était pas simple ,il me manquait quelqu'un , il me manquait Ferrat, pourtant le travail continue  j'ai tellement entendu de bêtise sur les ondes hier soir , ces andouilles qui faisaient semblant d'être tristes, lui qui détestait  la télé et ces strass , Adieu FERRAT .............. ADIEU CAMARADE



Jean Ferrat Un jour un jour
envoyé par gerald_w-a. - Regardez plus de clips, en HD !