Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

dimanche 19 décembre 2010

Jean Ferrat: Mon Chant est un ruisseau, et, Le châtaignier


 Chants d'espérances , authentiques , chants d'un homme qui avait compris que l'être humain valait mieux que tout l'or du monde............................

samedi 18 décembre 2010

Et après on se demande pourquoi l'éducation nationale en est là , car ce "citoyen" a été ministre de l'éducation

 La république est vraiment mal barrée entre un ancien ministre qui préfère la responsable de l’extrême droite a Olivier Besansenot du NPA et un préfet qui traite de minable d’extrême gauche , la république est morte , toutes les révolutions n'ont servi à rien , c'est tout à reconquérir! Louise Michel, Louis Blanc ;Prudhomme , Robespierre ,et tous les progressistes morts pour le progrès social ainsi insultés , Pauvre France ton peuple méritait mieux !


La garde des sceaux ,après la remise du prix Nobel de la paix à l'opposant chinois, a déclaré que tous les prisonnier politiques devaient être libéré sans délai: Bien

Sauf que la France détient toujours dans ses geôles Hibrahim Abdallah, qui reste le plus vieux prisonnier politique détenu  dans notre pays , c'est devenu un otage aux mains de la France .







 De plus Salah Hamouri  est toujours dans les geôles israéliennes , le plus vieux prisonnier français détenu à l'étranger , dont le locataire de l'Elisée refuse toujours de recevoir sa famille.





Alors madame la garde des sceaux , on met ses actes en accord avec ses beaux discours!Ah! j'oubliais vous êtes au dessus de tout cela , vous!


 Je passe sous silence bien sûr les rétentions abusives dont les préfets zélés ne se privent pas lors des déplacement du "proconsul "!

Fidel Castro revient sur le drame Haïtienn et.....Bill Cliton

La Havane. 17 Decembre  2010 




RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL
Les mensonges de Bill Clinton
JE regrette vraiment d’avoir à le démentir. Aujourd’hui, ce n’est plus que quelqu’un à l’aspect bonhomme, consacré au legs historique, comme si l’histoire de l’Empire, voire quelque chose de plus important: le sort de l’humanité étaient garantis au-delà de quelques dizaines d’années, et ce à condition qu’aucune guerre nucléaire n’éclate au sujet de la Corée, de l’Iran ou de tout autre point chaud.
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé spécial » en Haïti.
Clinton – président des Etats-Unis entre les deux Bush – empêcha l’ancien président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice des actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie.
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions pas trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités au sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons évidentes.
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de services à la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait remporter quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible. Puis sont venus le terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, puis l’épidémie.
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé environ quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateurs de plus de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation Clinton, ainsi que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue compliquer les choses.
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une intervention brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a duré de 17 h 30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain était là, tel un convive de pierre, à la demande d’Haïti et de Saint-Domingue. On ne lui a pas concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’une rencontre qui n’a réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le lendemain, mais rien ne s’est passé.
Cette réunion en République dominicaine a été une manœuvre trompeuse, et les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit par le séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort.
Aujourd’hui, jeudi 16 décembre, une dépêche de l’agence de presse étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a exprimé sa confiance dans les efforts de reconstruction d’Haïti, durant une visite d’une journée au milieu de désordres civils, d’un mal endémique et d’une crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est rendu dans ce pays affligé, un jour après que la Commission intérimaire de reconstruction, dont il partage la présidence, a été contrainte de se réunir en République dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté après les élections présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour les malades du choléra, gérée par Médecins sans frontières, qui a traité cent mille personnes touchées par l’épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu sur la principale base de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des fonctionnaires haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a approuvé des projets pour environ 430 millions de dollars. Mais le plus notable, ce sont les expressions d’indignation devant la lenteur de la reconstruction et une lettre adressée par des Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à l’écart des décisions et que les projets approuvés "ne contribuent pas à la reconstruction d’Haïti ni au développement à long terme". »
Mais observez ce que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement permanent l’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le font plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces promesses ont déjà été faites. […] De plus, des 5,7 milliards de dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre vraiment beaucoup de libertés avec la vérité que d’affirmer qu’une clinique gérée par Médecins sans frontières a traité cent mille personnes !
La Dr Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé-Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer aujourd’hui dans un communiqué de presse que le nombre de malades s’élevait au 11 décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans précédent que Médecins sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment – enlèvent des médecins, du personnel infirmier et de rétablissement et d’autres techniciens de la santé aux pays caribéens et n’ont pas le personnel requis pour remplir une telle mission, sauf honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses mensonges, passer sous silence le travail réalisé par plus de mille médecins, personnels infirmiers et techniciens cubains et latino-américains qui mènent le plus gros de la bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en allant dans les endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix millions d’habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible, dans de telles conditions, de traiter un si grand nombre de personnes sans l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui représente l’OPS-OMS à Cuba et en Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines que Cuba envoie sont destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette nation. Et c’est tout à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le reste du personnel nécessaire sera très vite sur place.
Hier, la Brigade médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont décédés, soit un taux de mortalité de 0,2 %.

Fidel Castro Ruz
Le 16 décembre 2010

un revenu agricole en hausse de 66%!!!!!!

Crise du lait




Il fallait oser ;ils l'ont fait ! a quoi bon se plaindre nous sommes les gens qui avons gagner le plus en 2010!
 Il vaut mieux être paysans  que banquier , on gagne mieux sa vie .
Mais de qui se moque t'on , les paysans n'ont jamais été autant vulnérables , au point que l'année 2010 va marquer le record des paysans touchant le RSA , dans l'Allier le nombre d'exploitations qui s’apprêtent à demander le placement en redressement judiciaire a été multiplié par 4 en  un an !
2009 a vu un effondrement des cours historique , pire que la crise des années trente . 
Le prix des céréales dans les organismes stoqueurs  à exploser suite aux boursicotages de nos banquiers chéris , mais demain çà va être le contraire , et cette fois ci la chute va être répercutée chez le paysan , car cette année les paysans qui vendent des céréales ont fait des contrats afin de payer leur factures mais au prix de 2009! .
 Toutes les productions c'est du même tabac ce ne sont que les gros producteurs qui ont bénéficier des prix hauts car ils avaient une bonne trésorerie ou étaient au mieux avec leur banquier , les autres n'ont vu que passer le carrosse!!!!
 2010 a battu le record de la hausse des charges (aliments du bétail , engrais , frais bancaires , agios  , MSA , Assurance , et j'en passe ), alors avant de raconter leur connerie provocatrice tant les chambres d'agriculture que le ministère feraient mieux de réviser leur copie : C'EST A VOMIR

La CIA et les nazis : une histoire d'amour? pendant les communistes et les résistants européens payaient de leur vies leur combat contre la bête immonde






La CIA a garanti à des hauts dignitaires et tortionnaires Nazis un « refuge sûr » aux Etats-Unis, révèle un rapport secret publié par le New York Times
Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Extrait d'un article publié initialement dans le New York Times du 14 novembre 2010 et répercuté par le site CubaDebate
Une histoire secrète de l'opération de chasse aux Nazis du gouvernement des Etats-Unis conclut que les responsables du renseignement Américain ont créé un « refuge sûr » aux Etats-Unis pour les Nazis et leurs collaborateurs après la seconde guerre mondiale, et elle détaille des décennies de conflits, souvent dissimulés, avec d'autres nations sur le sort criminels de guerre ici et à l'étranger.
Le rapport de 600 pages, que le Département de justice a essayé de garder secret pendant quatre ans, fournit de nouvelles preuves sur plus d'une vingtaine parmi les cas les plus notoires de dignitaires Nazis sur les trois dernières décennies. (...)
Le rapport dresse la liste à la fois des succès et des échecs de la bande d'avocats, d'historiens et de chercheurs du Bureau des enquêtes spéciales (OSI) du Département de la justice, qui a été créé en 1979 pour extrader les Nazis.
Peut-être que les révélations les plus accablantes de ce rapport viennent de l'étude qui est faite de la collaboration de la CIA avec des émigrés Nazis. Des universitaires et de précédents rapports gouvernementaux avaient admis l'usage par la CIA de Nazis à des fins de renseignement après la guerre. Mais ce rapport va plus loin en nous informant sur le niveau de la complicité et de la tromperie Américaine dans de telles opérations.
Le rapport du Département de la Justice, décrivant ce qu'il appelle « la collaboration du gouvernement avec les persécuteurs », affirme que les enquêteurs de l'OSI ont appris que certains des Nazis « avaient reçu en toute connaissance de cause la permission d'entrer » aux Etats-Unis, même quand les fonctionnaires étaient au courant de leurs antécédents. « L'Amérique, qui se targue d'être un refuge sûr pour les persécutés, est devenue – dans une
certaine mesure – un refuge sûr pour les persécuteurs également », déclare-t-il.
Le rapport rend compte également des divisions au sein du gouvernement sur les efforts, et les écueils juridiques, concernant la prise en compte des témoignages des survivants de l'Holocauste datant d'il y a plusieurs décennies. Le rapport conclut également que le nombre de Nazis qui ont pu se réfugier aux Etats-Unis était très certainement bien en-deçà des 10 000, chiffre souvent cité par les responsables gouvernementaux.

Base américaine : cela ne vous rappelle rien!

Le département de la Justice a résisté à la publication de ce rapport depuis 2006. Sous la menace de poursuites judiciaires, elle a rendu une version lourdement expurgée le mois dernier à un groupe de recherche privé, le National security archive, mais même à ce moment-là, les partis les plus sensibles sur le plan légal et diplomatiques étaient omises. Une version complète a pu être obtenue par le New York Times.
Le Département de la Justice a déclaré que le rapport, produit de six années de travail, n'a jamais été formellement terminé et ne représente pas ses conclusions officielles. Il cite de « nombreuses erreurs factuelles et omissions », mais a refusé de 
spécifier où elles se trouvaient. (…)
Le même base vue sous un autre angle 

En retraçant les cas de Nazis qui ont été aidés par les agents du renseignement Américains, le rapport cite l'aide que les agents de la CIA ont apporté en 1954 à Otto von Bolschwing, un associé d'Adolf Eichmann qui avait contribué à développer les plans initiaux pour« purger l'Allemagne des Juifs » et qui a plus tard travaillé pour la CIA aux Etats-Unis. Dans une série de notes de service, des responsables de la CIA débattent pour savoir quoi faire si von Bolschwing était attaqué sur son passé – soit nier toute affiliation Nazie soit « l'expliquer sur la base de circonstances atténuantes », affirme le rapport. (…)
Le rapport examine également le cas d’Arthur L. Rudolph, un scientifique nazi qui gérait l'usine de munitions de Mittelwerk. Il a été amené aux Etats-Unis en 1945 pour son expertise dans la fabrication de fusées dans le cadre de l'Opération Paperclip, un programme américain qui recrutait des scientifiques qui avaient travaillé en Allemagne nazie. Rudolph sera plus tard honoré par la NASA en tant que père de la fusée Saturne V.
Le rapport cite une note de service de 1949 du numéro 2 du Département de la Justice pressant des agents de l'immigration de laisser Rudolph revenir au pays après un séjour au Mexique, déclarant que si ce n'était pas le cas, cela« serait au détriment de l'intérêt national ».
Les chercheurs du Département de la Justice ont trouvé plus tard des preuves que Rudolph était engagé bien plus activement dans l'exploitation des travailleurs forcés à Mittelwerk que ce que lui ou les agents du renseignement Américains avaient admis, selon les dires du rapport. (…)
En 1980, les procureurs ont déposé une motion qui « dénaturait les faits » en affirmant que des vérifications dans les dossiers de la CIA et du FBI ne révélaient aucune information sur le passé Nazi de Tscherim Soobzokov, ancien soldat de la Waffen SS. En fait, selon le rapport, le Département de la Justice « savait que Soobzokov avait informé la CIA de ses liens avec la SS après son arrivée aux Etats-unis ». (…)
Le chapitre sur le Dr. Josef Mengele, un des Nazis les plus célèbres ayant pu échapper aux poursuites, détaille les efforts sophistiqués de l'OSI au milieu des années 1980 pour déterminer si il avait fui aux Etats-Unis et s'il pouvait être vivant.
Il décrit comment les chercheurs ont utilisé des lettres et des carnets apparemment écrites par le Dr. Mengele dans les années 1970, ainsi que des fiches dentaires Allemands et des annuaires Munichois pour suivre sa trace.
Après la mise en place des tests ADN, le morceau de cuir chevelu [conservé dans un tiroir d'un haut fonctionnaire du Département de la Justice]qui avait été rendu aux autorités Brésiliennes, s'est révélé être une preuve capitale pour établir que le Dr. Mengele avait fui au Brésil et y était mort en 1979 sans jamais être entré aux Etats-Unis. (...)
Un chapitre sur l'échec le plus médiatisé de l'OSI – l'affaire contre John Demanjuk, un ouvrier de l'automobile Américain à la retraite que l'on ait pas parvenu légalement à faire identifier comme le Ivan le Terrible de Treblinka – supprime des dizaines de détails, y compris une décision rendue par la Cour d'appel en 1993 qui a soulevé des accusations de caractère éthique envers certains hauts responsables du Département de la justice.
Cette section omet également un passage révélant que des émigrés Lettons sympathisants avec M.Demanjuk se sont secrètement arrangés pour que la poubelle de l'OSI leur soit livrés chaque jour entre 1985 et 1987. Les émigrés fouillaient les poubelles pour y trouver des documents classifiés qui auraient pu aider M.Demanjuk, qui est actuellement poursuivi dans un procès à Munich, pour des accusations de crimes de guerre.
Mme Feigin, en charge du rapport, a déclaré qu'elle était abasourdie par la tentative du Département de la Justice de conserver secrète une part centrale de son histoire aussi longtemps. « C'est une histoire incroyable qui doit être racontée », a-t-elle déclaré.

Cinq cubains toujours en prison pour avoir voulu lutter contre le terrorisme d'état Etasusien qui sévit dans leur pays :le terrorisme n'est pas là ou l'on croit le trouver






Si les récentes révélations de Wikileaks mettent en accusation les méthodes du pouvoir exécutif des Etats-Unis, il est une affaire – celle des cinq Cubains de Miami – qui révèle les méthodes du pouvoir judiciaire américain, son manque d’impartialité en même temps que de fortes contradictions dans le discours antiterroriste officiel de la Maison Blanche.
Rappelons que les « Cinq » sont emprisonnés depuis 12 ans après avoir infiltré à Miami des organisations paramilitaires de l’extrême droite d’origine cubaine spécialisées dans l’organisation d’un certain nombre d’actions terroristes dirigés contre des objectifs civils cubains (avion de ligne, hôtels, restaurants etc.). Chargés par leur gouvernement de rassembler des informations sur ces organisations en vue de prévenir de futurs attentats, les Cinq ont été arrêtés à Miami lorsque les informations récoltées ont été transmises, dans une logique de coopération, par le gouvernement cubain au gouvernement des Etats-Unis. C’est alors qu’a commencé ce qui est à ce jour le plus long procès de l’histoire des Etats-Unis, procès qui concentre par ailleurs un grand nombre d’irrégularités de procédure et de violations du droit constitutionnel et pénal américain ainsi que du droit international. L’organisation Amnesty International s’est elle-même emparé du dossier avec un récent rapport qui met tout particulièrement en doute le caractère équitable du procès.
La notion de « procès juste et équitable » est bien au centre de ce procès. Elle comprend essentiellement le droit de tout accusé à être entendu équitablement par un tribunal indépendant et impartial et à disposer du temps et des facilités nécessaire à la préparation de sa défense, droits inscrits à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, à l’article 14 du Pacte international des droits civils et politiques (ratifié par les Etats-Unis) et au 6è amendement de la constitution des Etats-Unis.
Les cinq Cubains ont été jugés par un tribunal de Miami, ville où se situent les états-majors des organisations qu’ils ont infiltrées et où ces dernières disposent de puissants réseaux d’influence. Ces réseaux ont exercé des pressions – y compris par l’intermédiaire des médias locaux – sur les jurés : méthodes de sélection partiale des jurés, visages de ces derniers et plaques d’immatriculation de leurs véhicules montrés à la télévision etc... Dix-sept avocats désignés d’office par le tribunal ont refusé de défendre les accusés, craignant les répercussions que pourrait avoir sur leur travail le fait de défendre ce que certains médias locaux désignaient comme des « espions cubains ».
De fait, les jurés (dont certains se sont d’ailleurs plaint auprès du juge des pressions exercées) n’ont pas posé une seule question aux accusés et ont prononcé le verdict en un temps relativement court (5 jours) par rapport à la longueur (7 mois) et à la complexité du procès (50 000 pages de documents, 110 volumes de témoignages). Les condamnations prononcées ont été extrêmement lourdes par rapport à l’absence de preuves sur les délits imputés (conspiration en vue d’espionnage, conspiration en vue de commettre un assassinat) : deux des Cinq ont été notamment condamnés chacun à deux peines de prisons à vie plus 15 ans. Des généraux de l’armée U.S avaient pourtant témoigné, à la barre, de l’absence d’espionnage dans l’affaire, ce qu’a confirmé par la suite le Pentagone. Le choix de « conspiration d’espionnage » comme chef d’accusation principal n’était pas innocent car il permettait au juge de restreindre l’accès de la défense au dossier d’accusation et n’exigeait pas, pour les accusateurs, la production de preuves matérielles : l’élément d’intentionnalité suffit à constituer le délit.
Sur la base de ces éléments, un groupe d’experts de l’ONU sur la détention arbitraire a, en 2005, appelé à la révision du procès et à la libération des cinq Cubains, ce qui a conduit la même année un panel de 3 juges de la Cour d’appel du 11è circuit d’Atlanta à annuler les peines et à ordonner la tenue d’un nouveau procès dans un lieu cette fois neutre, décision qui s’appuyait également sur la propre jurisprudence américaine en matière de changement de lieu de procès. Mais c’était sans compter sur la réaction furieuse d’Alberto Gonzalez, le fameux ministre de la justice de George Bush, qui a demandé à ce que cette décision soit revue par un nouveau panel de 12 juges. Ces derniers ont, en 2006, annulé la décision du panel précédent et ont confirmé la décision initiale du tribunal de Miami. Dans son rapport sur l’affaire, Amnesty International note que les 12 juges n’ont pas, dans leur arrêt, dissipé les « doutes inquiétants portant sur l’impartialité du tribunal de Miami ».
Après divers rebondissements judiciaires, les avocats des cinq Cubains ont porté l’affaire devant la Cour Suprême des Etats-Unis en 2009, les arguments étant appuyés par des « Amicus Curiae » provenant de nombreux pays du monde dont l’association française Droit Solidarité. 10 prix Nobel se sont également mobilisés. Le rejet non motivé, par la Cour Suprême, de la demande de réexamen de l’affaire a été critiqué par le rapport d’Amnesty International qui relève que la justice des Etats-Unis n’applique pas aux Cinq Cubains les critères qu’elle applique dans d’autres affaires, notamment en matière de changement de lieu du procès et d’égalité des armes entre la défense et l’accusation.
Avec les diverses violations des droits à la défense des 5 Cubains évoquées ci-dessus, la justice des Etats-Unis donne au monde une mauvaise image d’elle-même, celle d’une justice manipulable politiquement par des réseaux d’intérêts mafieux et par un pouvoir exécutif toujours avide de punir des Cubains fidèles à l’indépendance et au système politique et social de leur pays.
Notons que la justice des Etats-Unis maintient depuis 12 ans en prison ces cinq Cubains venus à Miami combattre la préparation d’actes terroristes contre leur pays alors que cette même justice refuse, à ce jour, de poursuivre, d’incarcérer et d’extrader Luis Posada Carriles et Orlando Bosh. Ces derniers, avec d’autres auteurs présumés de plusieurs attentats meurtriers contre des objectifs civils cubains, se trouvent en Floride et apparaissent de temps à autre dans des réunions publiques. Ce comportement incohérent des Etats-Unis en matière de lutte anti-terroriste n’engage-t-il pas leur responsabilité internationale au regard de la Résolution 1373 du conseil de Sécurité des Nations Unies (votée le 28 septembre 2001 à la suite des attentats du 11 septembre) ?
En juin dernier, les avocats des 5 Cubains ont présenté des demandes d’habeas corpus devant la Cour du District Fédéral de Miami en se basant sur de nouveaux éléments indiquant par exemple qu’une dizaine de journalistes locaux couvrant l’affaire recevaient des paiements de la part du gouvernement des Etats-Unis. Mais les regards des défenseurs des Cinq Cubains et des organisations de la société civile des Etats-Unis, de Cuba et d’ailleurs se tournent de plus en plus vers le président Obama qui pourrait, s’il le voulait, user de son droit de grâce.

Alexandre Zourabichvili

jeudi 16 décembre 2010

Les USA champions de la liberté individuelle !!!!



  Il y en a qui disent que l'URSS et les pays de l'Est c'étaient l'enfer pour le peuple , il avait rien à lui les gens ne disposaient de rien .
 Au royaume du capitalisme , la liberté s'arrête ou commence celles des riches!

Voici des chiffres hallucinant pourtant c'est le pays ou les gens votent le moins , les armes sont en libre circulation , en fait tout est dans l'art de faire croire que la liberté est totale! A ce niveau ce n'est plus de la propagande , c'est du lavage de cerveau industriel!

Dans les pays dit riches , nous trouvons la même tendance , la crise profite aux plus riches , alors que c'est précisément eux qui l'ont crée de toute pièce , sauf qu'aujourd'hui nous arrivons au bout du rouleau ;la machine c'est emballée et elle s'en prend aux états : logique puisque le capitalisme nie l'état et le considère comme une personne morale , là encore c'est une fondrière dont le régime ne se remettra pas !

L'Europe est entrée dans une période immense instabilité et les peuples vont payer très chers le seul fait d'avoir laisser la bride sur le coup aux politiciens européens : comme dit le célèbre adage : « si tu ne t 'occupe pas de politique c'est la politique qui va s'occuper de toi » c'est ce qui est en train d'arriver!!!


Un lien qui documente l’évolution des inégalités de patrimoine aux USA
http://sociology.ucsc.edu/whorulesamerica/power/wealth.html

Les 1% les plus riches possèdent 35% du patrimoine net total
Les 5% les plus riches possèdent 62% du patrimoine net total
Les 40% les plus pauvres possèdent 0,3% du patrimoine net total

Les 10% les plus riches disposent de 98,5% de l’ensemble des valeurs mobilières (tous titres confondus)

La valeur médiane du patrimoine financier ( hormis la résidence principale) des noirs et latinos Américains était en 2007 de 450$ (quatre cent cinquante dollars) !

92% des Américains héritent de … rien.

mercredi 15 décembre 2010

Dans la grande poubelle puante ouverte par Wikileaks Les USA s'en prennent , on s'en serait douté , au Vénézuéla




Des documents du Département d’Etat divulgués par Wikileaks mettent en évidence des plans de Washington pour isoler le Venezuela de la communauté internationale ainsi que la demande de l’ex-président de Colombie Alvaro Uribe pour user de la force militaire contre le Venezuela.
Parmi les plus de 1300 documents secrets et confidentiels du Département d’Etat divulgués par Wikileaks durant les deux dernières semaines, une quantité significative traite des efforts de fonctionnaires états-uniens pour isoler et contrecarrer le gouvernement du Venezuela.
Depuis qu’Hugo Chavez a gagné la présidence du Venezuela en 1998, Washington a appuyé de multiples efforts pour le renverser, incluant un coup d’Etat qui a échoué en avril 2002, un arrête pétrolier à la fin de la même année, et de nombreuses interventions dans les processus électoraux dans le pays. Au travers des agences du Département d’Etat, comme l’Agence Internationale du Développement (USAID) et la National Endowment for Democracy (NED), Washington a versé des millions de dollars à des organisations, partis et médias d’opposition au Venezuela, dans le but de saper le gouvernement démocratique du Président Chavez et de le forcer à quitter le pouvoir. Et durant les dernières semaines, des congressistes états-uniens ont augmenté leurs appels pour “affronter directement” Hugo Chavez et il y a même eu des discussions dans les médias états-uniens sur son potentiel “assassinat” comme solution.
Dans les câbles du Département d’Etat publiés par Wikileaks il ressort qu’en plus de l’appui interne au Venezuela aux groupes anti-chavistes, la diplomatie états-unienne a réalisé de multiples efforts dans les dernières années avec différents gouvernements du monde pour isoler le gouvernement vénézuélien et affaiblir son influence et pouvoir régional. Certains de ces gouvernements, comme celui d’Alvaro Uribe en Colombie, de Felipe Calderon au Mexique et de José Luis Zapatero en Espagne, ont offert leur aide pour “contenir” le gouvernement de Chavez.
PLAN DE “CONTENTION” D’UN “ENNEMI FORMIDABLE”
Dans un document secret rédigé par l’actuel Assistant Secrétaire d’Etat Adjoint pour l’Amérique latine, Craig Kelly, et envoyé depuis l’Ambassade des Etats-Unis à Santiago en juin 2007, Kelly propose “six zones principales d’action pour le gouvernement des USA dans sa tentative de limiter l’influence de Chavez”. Kelly, qui fut le principal interlocuteur avec les putschistes au Honduras durant le coup d’Etat contre le Président Manuel Zelaya en 2009, classe le Président Hugo Chavez comme un “ennemi”dans son rapport. “Connaître l’ennemi : Nous devons mieux comprendre ce que Chavez pense et ce qu’il propose...Pour contrecarrer efficacement la menace qu’il représente, il est nécessaire de mieux connaître ses objectifs et comment il entend les mettre en oeuvre. Cela nécessite de meilleurs renseignements dans tous nos pays”. Ensuite, Kelly avoue que le Président Chavez “représente un ennemi formidable”, mais ajoute t-il, “sans doute on peut le vaincre”.
Depuis l’année 2006, Washington a activé une Mission de Renseignements pour le Venezuela et Cuba par la Direction Nationale du Renseignement (DNI), organisme qui coordonne les 16 agences de renseignement des Etats-Unis. La Mission, dirigée par le vétéran de la CIA Timothy Langford, est une des quatre missions de renseignement de Washington pour des pays spécifiques. Les autres sont pour l’Iran, la Corée du Nord et l’Afghanistan/Pakistan, ce qui met en évidence la priorité que les Etats-Unis ont donné au Venezuela comme une cible d’espionnage et d’opérations clandestines.
Parmi les autres suggestions de Kelly, on trouve la recommandation d’augmenter la présence des Etats-Unis dans la région et d’améliorer les relations avec les forces militaires latino-américaines. “Nous devons continuer à renforcer des liens avec les leaders militaires dans la région qui partagent notre préoccupation sur Chavez”.
Kelly suggère aussi un plan d’ “opérations psychologiques” contre le gouvernement vénézuélien pour exploiter ses faiblesses. “Quand nous détenons une information concrète sur un sujet sur lequel nos amis dans la région partagent notre préoccupation...nous devons la partager... Et quand les programmes de Chavez alimentent les appétits des élites locales pour être impliqués dans la corruption ou ne pas remplir leurs promesses, nous devons le faire connaître...Bien sûr nous devons aussi nous assurer que la vérité au sujet de Chavez-sa vision creuse, ses promesses, ses relations internationales et dangereuses avec l’Iran-se fasse jour publiquement.
Kelly propose plus de visites de fonctionnaires étatsuniens à la région pour “montrer notre valeur et expliquer directement aux populations notre point de vue sur la démocratie et le progrès”. Il apporte aussi des détails sur la façon dont Washington pourrait exploiter les différences entre gouvernements latino-américains pour isoler le Venezuela.
“Le Brésil a une influence démesurée sur le reste du continent...il peut être un puissant contrepoids au projet de Chavez... le Chili offre une autre excellente alternative à Chavez... Nous devons trouver d’autres manières de donner le leadership au Chili...mais sans faire apparaître qu’ils sont nos marionnettes ou subordonnés... L’Argentine est plus complexe mais néanmoins présente des caractéristiques spécifiques qui doivent guider notre point de vue dans la lutte contre l’influence de Chavez dans ce pays”.
PRESSIONS SUR LE MERCOSUR
Kelly révèle aussi les pressions de Washington sur le Mercosur pour qu’il n’accepte pas le Venezuela comme membre plénier dans le bloc commercial régional. “Quant au Mercosur, nous ne devons pas être timides pour affirmer que l’entrée du Venezuela va affecter les intérêts des USA...”.
MEXICO, BOGOTA ET D’AUTRES DEMANDENT DE LUTTER CONTRE CHAVEZ
Les documents divulgués par Wikileaks non seulement mettent en évidence les efforts de Washington pour isoler le gouvernement vénézuélien, mais aussi les demandes de plusieurs gouvernants et politiques régionaux pour “lutter contre” le Président Hugo Chavez.
Un câble secret sur une réunion du Président du Mexique, Felipe Calderon avec le Directeur National du Renseignement des USA, Dennis Blair, en octobre 2009, révèle que le chef de l’Etat mexicain était “en train d’essayer d’isoler le Venezuela à travers le Groupe de Rio” (Instance régionale informelle qui regroupe 22 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, Ndt).
Calderon indiqua aussi au chef du Renseignement états-unien que “La région a besoin de la présence visible des USA...Le plus important, a dit Calderon, est que les Etats-Unis doivent être préparés pour se rapprocher du prochain président du Brésil. Le Brésil, a indiqué Calderon, est clé pour freiner Chavez. Néanmoins, Calderon “regretta que le Président Lula ait résisté à le faire”.
URIBE SUGGERE UNE ACTION MILITAIRE CONTRE LE VENEZUELA
Dans divers documents secrets envoyés depuis l’Ambassade des USA en Colombie, sont manifestes les grands efforts de l’ex-Président Alvaro Uribe pour que Washington mène des actions implacables contre le gouvernement d’Hugo Chavez.
Dans un câble non classifié de l’Ambassade US à Bogota de décembre 2007, l’Ambassadeur rapporte une réunion entre Uribe et une délégation de congressistes des EU, comprenant le leader du Sénat, Harry Reid. Uribe, selon le texte, indiqua aux congressistes états-uniens que la “menace que Chavez représente en Amérique latine est égale à la menace que représentait Hitler en Europe”.
Un autre document secret de l’Ambassade à Bogota de juillet 2005 relate une réunion entre le Sous-Secrétaire des USA Nicolas Burns et Uribe. Le câble secret révèle comment le “Président Bush était considéré au Venezuela et espérait parler du sujet dans son ranch de Crawford” avec Uribe. L’ex-président colombien dit également au fonctionnaire états-unien que Washington devrait “améliorer ses relations avec l’Uruguay et d’autres dans la région que Chavez pensait être ses alliés”, pour ensuite les utiliser contre le mandataire vénézuélien.
Durant une réunion entre le Chef de l’Etat Major Conjoint des EU, l’Amiral Michael Mullen, et Uribe en janvier 2008, ce dernier recommanda une action militaire contre le Venezuela. Le câble secret de l’Ambassade des USA à Bogota de cette date relate que selon Uribe, “La meilleure manière de contrecarrer Chavez est l’action-incluant l’usage des forces armées”. Dans le même document, Uribe affirma qu’il autoriserait l’ “entrée de militaires colombiens en territoire vénézuélien”.
Toujours dans ce document secret, l’ex-président colombien “pria instamment le Gouvernement des EU de prendre la tête d’une campagne publique contre le Venezuela et pour contrecarrer les progrès de Chavez”.
DES DIRIGEANTS DE L’OPPOSITION DEMANDE L’AIDE DES USA
Dans une réunion avec l’Ambassadeur des EU à Bogota ressortant d’un câble secret d’octobre 2005, l’ex-président et putschiste équatorien Lucio Gutierrez indiqua que s’il revenait à la présidence de son pays, “il serait un fort allié des EU dans la lutte contre Chavez”.
“Gutierrez et, surtout, [Patricio] Zuquilanda [ex Chancellier de l’Equateur], passèrent beaucoup de temps à dénoncer le président vénézuélien Hugo Chavez comme une menace pour “tout le monde, pas seulement pour l’Amérique du Sud”. “Nous devons nous unir comme amis pour lutter contre Chavez”, dit Zuquilanda à diverses reprises, relate le document secret.
Jusqu’à un archevêque vénézuélien demanda au gouvernement des USA de prendre des mesures contre son propre gouvernement et président, Hugo Chavez. Dans un document confidentiel de l’Ambassade des EU à Caracas, l’Ambassadeur d’alors, William Brownfield relata que dans une réunion en janvier 2005 qu’il eut avec l’archevêque vénézuélien Baltazar Porras, le chef religieux demanda que “le gouvernement des EU devrait être plus explicite dans ses critiques contre Hugo Chavez. Porras demanda à la communauté internationale plus de participation pour contenir les aspirations régionales de Chavez...”.
De plus, le câble affirme que “Porras s’offrit pour faciliter les efforts du gouvernement des Etats-Unis au Venezuela...au travers de l’église catholique”, mettant en évidence jusqu’à quel point allaient les stratégies et tactiques pour renverser le gouvernement vénézuélien, qui utilisaient jusqu’à l’église pour promouvoir la déstabilisation.
Ce qui est révélé par ces documents secrets du Département d’Etat sur les plans d’agression contre le Venezuela peut être corroboré par d’autres actions déjà connues de Washington contre le pays sud-américain, comme l’augmentation en financement des agences états-uniennes à des groupes d’opposition au Venezuela durant les dernières années et l’escalade dans le discours hostile du gouvernement états-unien contre le Venezuela.

Eva Golinger

mardi 14 décembre 2010

Discours du Ministre des Relations Extérieures de la République de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla,au sommet de Cancun












Cancun, Mexique, 8 décembre 2010.

Monsieur le Président,
Eminents chefs d’Etat et de Gouvernement,
Eminents délégués,

De puissantes intérêts assurent sans trembler que le changement climatique n’existe pas, qu’il est inutile de s’en préoccuper et que le problème sérieux pour lequel nous sommes
réunis aujourd’hui, n’est qu’une invention. Ce sont ceux qui aujourd’hui, au Congrès des Etats-Unis d’Amérique, s’opposent à la ratification des faibles instruments qui contrôlent la prolifération des armes nucléaires, en une croisade insensée dont l’unique but consiste à récupérer la petite partie de pouvoir qu’ils ont perdue il y a à peine deux ans.
Ce sont ceux qui veulent réduire de 10% les impôts de la population qui contrôle 90% de la richesse, les mêmes qui s’opposent à la réforme du système de santé, de l’assurance chômage, et à n’importe quelle proposition qui représente un petit pas vers le progrès ou l’équité.
Ce qui est certain, et nous le savons bien, nous qui sommes réunis ici, c’est que le changement climatique s’ajoutant à la menace sérieuse d’une conflagration nucléaire, constituent les dangers les plus graves et les plus proches que l’humanité affronte pour sa survie.
L’absence de progrès vers une solution réelle concernant ces deux problèmes répond à l’attitude irresponsable de ceux qui provoquent et tirent bénéfice du gaspillage, des catastrophes, des guerres et de la tragédie que vivent nos peuples.
C’est le devoir de tous de demander à ceux qui en ont la responsabilité historique, que cesse le gaspillage et la consommation irrationnelle des ressources limitées de notre planète et que les millions qui aujourd’hui, sont utilisés pour faire la guerre, soient destinés à promouvoir la paix et le développement soutenable de tous les peuples.
Voilà un an, à Copenhague, la 15° Conférence du Sommet sur les Changements Climatiques n’a pas réussi à répondre à l’attente mondiale d’un accord global qui affronte de manière juste et efficace le changement climatique.
Il y eut un manque total de transparence et des procédures antidémocratiques. Un groupe de pays conduit par les Etats-Unis, le plus grand pollueur historique par tête, prit en otage le processus de négociation et imposa un document apocryphe qui ne résout aucun des défis proposés par les recherches scientifiques les plus conservatrices sur ce thème.
Copenhague fut un désastre.
Ensuite, les Etats-Unis et l’Union Européenne se lancèrent dans une campagne depressions politiques, financières et d’obtention de l’Aide Officielle au Développement souscondition, pour essayer de légitimer l’inexistant « Accord de Copenhague ».
Les documents nord-américains classés récemment dévoilés sont particulièrement intéressants, en particulier celui enregistré sous le N° 249 182, 10 Brussels 183, du 17 février 2010 qui se rapporte à des actions - je cite – pour « neutraliser, coopter ou marginaliser » un groupe d’Etats parmi lesquels est mentionné Cuba. J’ai ici ce document, et d’autres, à ma disposition, qui démontrent la perfide diplomatie des puissances en ce qui concerne le changement climatique.

Monsieur le Président :
Le changement climatique est une menace globale qui demande des solutions globales qui soient justes, équitables et équilibrées et qui concernent tous les pays du monde. C’est pour cela que nous adoptons, après un effort important, la Convention Marco et son Protocole de Kyoto et pour cela, ses principes cardinaux sont aujourd’hui aussi valides que lorsque nous les avons mis sur pied.
Il est de notoriété publique que la cause principale de l’altération du système climatique mondial est due au modèle de production et de consommation insoutenables qui prévalent dans les pays développés. On reconnaît aussi que le principe des responsabilités communes mais différenciées et les capacités respectives des Etats constituent la pierre angulaire d’une solution juste et durable.
Nous, les pays du Sud, ne sommes pas responsables de l’absence d’accord pour freiner le changement climatique. Nous sommes davantage les victimes de l’absence de progrès et des attitudes égoïstes de ceux qui jouissent déjà de la surexploitation des ressources de la planète qui s’épuisent. Les petites îles, encore plus vulnérables, méritent une considération et un traitement spécial.
La Conférence Mondiale des Peuples sur les Changements Climatiques et les Droits de la Terre Mère qui eut lieu en mai dernier à Cochabamba, posa les problèmes essentiels qui doivent être pris en compte.

Monsieur le Président :
Un accord à long terme doit garantir une perspective de développement soutenable pour les pays du Tiers-Monde et non une restriction écrasante de plus pour y arriver. Ceci implique que leurs émissions de gaz à effet de serre doivent croître inévitablement pour satisfaire les besoins de leur développement économique et social. La Convention Marco le dit et les pays développés doivent l’accepter.
Dans le cadre d’une seconde période d’engagement dans le Protocole de Kyoto, les pays industrialisés doivent assumer des obligations contraignantes, quantifiables et plus ambitieuses, de réduction de leurs émissions.
Il est nécessaire d’adopter maintenant, ici, à Cancun, des décisions concrètes sur une seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto, et cela ne peut être ajourné. Il existe un groupe de pays développés dans ce processus de négociations, qui essaie de liquider le Protocole de Kyoto, sous le prétexte qu’il couvre seulement 20% des émissions de gaz à effet de serre. En réalité, la convention Marco couvre 100% de ces émissions et il s’agit d’un simple prétexte égoïste.
De Cancun doit sortir au moins, une feuille de route claire et précise vers une solution des problèmes essentiels du changement climatique, pour la 17° COP à Durban, dans un an.
Combattre le changement climatique implique qu’on affronte la pauvreté et l’inégalité sociale, implique l’obligation de transfert technologique du Nord industrialisé vers le Sud sous-développé, demande de faciliter les emprunts financiers qui permettent aux économies en développement de s’adapter et de faire face au réchauffement et de donner un financement frais, en plus des engagements déjà existants et chaque fois plus précaire et plus conditionnés de l’Aide Officielle au Développement.
S’il semble possible que lors de cette conférence, on puisse arriver à des accords en atière d’adaptation et de transfert de technologies, il est indispensable que nous définissions des mécanismes de financement ou de prêts réellement significatifs pour affronter les effets du changement climatique.
Ces mécanismes ne pourraient fonctionner au sein de la Banque Mondiale ni d’aucune autre institution du système de Bretton-Woods car il entraînerait des conditions à remplir, des discriminations et des exclusions. Les institutions de Bretton-Woods sont aussi responsables historiquement des changements climatiques que les gouvernements des pays développés.
Il ne s’agit pas d’une oeuvre de charité mais avant tout d’une obligation morale et juridique résultant des engagements assumés dans la Convention. Les miettes promises à Copenhague furent extrêmement petites et ne se sont même pas matérialisées, ni les mécanismes du marché ni les politiques néo-libérales qui n’ont aucune crédibilité ne nous aideront à avancer.

Monsieur le Président :
Les terribles inondations que subissent, en ce moment même, le Venezuela et la Colombie, appellent toute notre solidarité et mettent en évidence l’urgence du problème.
L’ordre mondial est insoutenable, la société humaine, pour survivre, devra s’organiser d’une autre manière. C’est le moment de passer aux actes, c’est la fin du temps. On a perdu un an de plus depuis la tromperie de Copenhague, les peuples ne peuvent attendre pour faire plaisir aux puissants.
Merci beaucoup.
(traduction Gaston Lopez)

lundi 13 décembre 2010

Un enfant blessé , un enfant prisonnier , un enfant malheureux ; ou çà sous l'allemagene nazi? non en palestinne sous l'action de l'armée israélienne


« Qu’il soit un démon, qu’il soit noir ou blanc, Il a le coeur pur, il est toute innocence, Il vole au marché, un gâteau, une orange, Et on le poursuit, il faut le rattraper, On donne l’alerte, on arrête un ange, Et pour se défendre il se met à pleurer. Malheur à celui qui blesse un enfant. »
Enrico Macias
Dimanche et lundi s’est tenu à Alger un colloque sur la condition des prisonniers palestiniens au vu du droit international. Vaste sujet s’il en est ! Dans cette contribution, nous allons aborder la question d’une catégorie particulière de prisonniers : les enfants. Quel crime abominable ! Le chef d’accusation est connu, jet de pierre contre des véhicules, voire des soldats israéliens Par contre, les peines encourues varient en intensité en durée et en...horreur. M.Ramsey Clark, ancien ministre de la Justice aux Etats-Unis, a estimé que « la loi internationale, la simple justice et la décence humaine exigent qu’Israël se retire des terres palestiniennes définies par la résolution 181 de l’AG de 1948, et quitter toutes les colonies et structures qui ont été construites ». L’orateur estime également, qu’Israël est redevable au gouvernement palestinien de réparations pour les persécutions, exploitations et injures subies durant des décennies par le peuple palestinien. L’ancien député britannique George Galloway a souligné « la nécessité d’appeler la communauté internationale, et les Nations unies à débattre de la question des prisonniers politiques » jugeant impératif « que ce soutien commence à partir du Monde arabe ». (1)
Comment se traduit en pratique le sionisme combattant des enfants qui n’ont connu que la guerre, que les bombardements, que le bruit des hélicoptères Apache ou des F16 ? On ne peut qu’être décontenancé par les trésors d’imagination de l’armée d’occupation pour terroriser sans discernement aussi bien les enfants, les femmes et les personnes âgées que les personnes adultes. Cette contribution parue dans Haa’retz, le journal israélien de gauche, est plus éloquente que cent discours. Nous lisons : « Des soldats israéliens témoignent « Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse.(...). Il lui a brisé le bras, ici, à l’articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués... Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. » (2)
Etat des lieux du calvaire des enfants détenus
« En 1973, une brochure officielle destinée aux militaires israéliens pieux contenait les recommandations suivantes : ‘’Quand au cours d’une guerre, ou lors d’une poursuite armée ou d’un raid, nos forces se trouvent devant des civils dont on ne peut être sûr qu’ils ne nous nuiront pas, ces civils, selon la Halakhah, peuvent et même doivent être tués [...] En aucun cas l’on ne peut faire confiance à un arabe, même s’il a l’air civilisé [...] En guerre, lorsque nos troupes engagent un assaut final, il leur est permis et ordonné par la Halakhah de tuer même des civils bons, c’est-à-dire les civils qui se présentent comme tels.‘’ » Dans le même ordre, Jacqueline Rose écrit : « Aujourd’hui, à titre de politique constante, l’armée israélienne brise les os des Palestiniens.
Au début de la première Intifada, Rabin avait donné cet ordre à l’armée : ‘’Brisez-leur les os’’. Et les soldats exécutent avec discipline, l’ordre qui leur a été donné : briser, avec la crosse de leurs armes, les bras et les jambes des Palestiniens. » Elle rapporte également que les soldats et les officiers israéliens « exécutent sommairement des enfants palestiniens, et se justifient en proclamant que le souvenir de l’Holocauste les conduit à perpétrer, de manière routinière, ce qui est considéré comme de patents crimes de guerres perpétrés contre des civils ne représentant aucun danger ! » (3)


Quand Israël ne tue pas les enfants comme lors de la boucherie de Ghaza en 2008-2009, Israël terrorise les enfants, les torture, les affame et les abîme. Nous allons relater d’abord la situation actuelle, nous aborderons après le problème des manquements graves à la IVe Convention de Genève relative aux prisonniers et aux enfants en tentant de décrire les dérives les plus criantes de « l’armée la plus morale du monde ». En août 2006, Israël détenait 10.073 prisonniers palestiniens dans plus de 30 prisons et centres de détention. Depuis 1967, plus de 650.000 Palestiniens ont été arrêtés, soit près de 20% de la population des Territoires palestiniens occupés ! En septembre 2006, la majorité de ces prisonniers palestiniens étaient des hommes, mais on comptait aussi parmi eux 115 femmes et 450 enfants. Ils sont incarcérés en Israël, au mépris de la IVe Convention de Genève qui interdit un tel transfert. L’occupation des Territoires palestiniens par l’armée israélienne et la violence de la répression qui l’accompagne touchent de plein fouet les enfants. Ainsi, depuis le début de la Deuxième Intifada, plus de 4000 enfants palestiniens ont été arrêtés. En septembre 2006, 450 détenus dans les prisons et les maisons d’arrêt israéliennes avaient moins de 18 ans.
Promulgué le 24 septembre 1967, l’ordre militaire 132 décrète que l’enfant palestinien peut, dès l’âge de 12 ans, être poursuivi, arrêté, incarcéré et condamné par une juridiction militaire. Et encourir ainsi des peines réservées aux adultes. Les enfants sont arrêtés pendant les manifestations mais également dans leurs foyers, généralement en pleine nuit, sur la foi de photos, de témoignages d’autres détenus ou d’indicateurs. Les enfants emprisonnés sont aussi des élèves qui ont été arrachés à leur école. Or, ils ne disposent d’aucun moyen pour poursuivre leur scolarité ou ne fût-ce que pour jouer. Il n’y a pas de bibliothèque dans les prisons ni de matériel éducatif qui permette de préparer des examens de fin d’études secondaires. (...) Un thème souvent ignoré, ou à peine abordé, est la torture. (...) les techniques de torture ont été légalisées par Israël en 1987. » (4)
Eric Silverman raconte le parcours du combattant de parents voulant rendre visite à leurs enfants prisonniers : « Nabil et Huda Ward, ainsi que leurs deux filles adolescentes, allaient visiter leur fils Naseem, âgé de 26 ans, pour la première fois depuis son incarcération en avril 2002.. [Nabil et Huda Ward ] sont des vétérans de la souffrance sous l’occupation israélienne ; la fille de Ward, Riham, a été tuée à l’âge de dix ans par les forces israéliennes en 2001, à l’intérieur de sa salle de classe à l’école de filles Al-Ibrahim à Jénine. (...) En novembre 2006, Israël retenait environ 700 Palestiniens en détention administrative. (...) Le Cicr surveille les conditions de détention et le traitement de tous les prisonniers palestiniens, estimés à 11.500 et dont près de 400 sont des enfants et 120 des femmes. » (5)
Lors de la Journée nationale des prisonniers palestiniens, le 17 avril, la Délégation générale de Palestine en France a rédigé le rapport suivant. Nous lisons : « La question des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes ne se limite pas à des chiffres ou à des statistiques, mais pour connaître leur situation, il faut connaître leur nombre, leurs lieux de détention et leurs conditions de vie. Le nombre d’arrestations de l’année 2009 a atteint le nombre de 5200, soit une moyenne de 14 arrestations par jour. Ces milliers de prisonniers hommes, femmes et enfants sont retenus dans les 13 prisons et 3 centres d’immobilisation à travers Israël..(...) Selon un récent rapport de « Friends Of Humanity International » paru le 1er avril 2010, l’année 2009 a été l’une des années les plus difficiles pour les prisonniers palestiniens. (...) Les forces d’occupation israéliennes ont continué, en 2009, à pratiquer toutes sortes d’arrestations, perquisitions et enlèvements. (...) Il y a plus de 1000 détenus dans les prisons israéliennes, atteints de maladies chroniques, qui sont soumis à une négligence médicale. (...) Considérant qu’en vertu de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, dont Israël est signataire, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans ; considérant que les prisonniers palestiniens, enfants compris, sont soumis à des traitements humiliants et dégradants ; considérant que les autorités israéliennes continuent de recourir à la contrainte physique dans les interrogatoires, ainsi qu’à des menaces physiques et psychologiques allant jusqu’à la torture, notamment pour intimider les détenus et obtenir d’eux des aveux, la Délégation générale de Palestine en France demande le respect de l’interdiction absolue de la torture comme l’impose le droit international. (6)
Le nouveau supplice
Parmi les exactions, le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqa’, rapporte un nouveau scandale : des soldats israéliens ont uriné sur deux enfants de 13 ans et les ont obligés à rester tout nus dans les WC pendant deux jours. Il a dit que le pire toutefois était quand les soldats entraient et que, au lieu de se soulager dans les toilettes, ils pissaient sur la tête et la figure des deux garçons. Puis les soldats se moquaient d’eux et riaient en prenant des photos. Après deux jours de ce cruel traitement, on les a emmenés dans la colonie de Binyamin et on les a interrogés de 10h du soir à 3h du matin, puis on les a emmenés au camp militaire de Ofer. Ils y sont restés pendant 3 mois avant d’être transportés à la prison des enfants de Rimonim. Ils n’ont jamais été présentés à la justice.(7)
Dans le même ordre, le responsable des Affaires des prisonniers auprès de l’Autorité palestinienne et ancien prisonnier Abdul Nasir Farawneh a déclaré lundi à Alger, lors du Colloque international de soutien aux prisonniers palestiniens, qu’Israël continuait de se servir des prisonniers pour tester les effets de différents médicaments. « Israël n’a pas cessé un seul jour », a dit Farawneh. « Au contraire, il a accru ses crimes et a autorisé le ministère de la Santé à augmenter de 15% sa quote-part annuelle de médicaments. Progressivement, de plus en plus de prisonniers sont exposés à ces traitements, ce qui explique l’augmentation du nombre de prisonniers malades dans les prisons de l’occupation israélienne et l’émergence de nouvelles maladies étranges. » Selon Farawneh, environ 3000 prisonniers palestiniens dans les prisons Nafaha, Ramon et Néguev - soit 45%du total de prisonniers - sont soumis à des essais de médicaments et les prisonniers de la prison du Néguev sont exposés à des toxines nocives en raison de la proximité du réacteur Dimona. (...) Depuis 2007, Al-Farawneh affirme que les autorités carcérales israéliennes traitent les Palestiniens comme des « cobayes ».(8)
Il y a pire ! Stephen Lendman rapporte une information parue le 10 septembre sur le site israélien Ynetnews.com : « L’IDF (Forces de défense israéliennes) a commis des abus sexuels sur des enfants palestiniens » dans lequel on lisait : « des rapports accablants de CNN (9 septembre) font état d’accusations non corroborées d’abus sexuels sur des enfants palestiniens détenus par l’IDF. » Les officiels militaires ont refusé de « répondre à ces accusations d’abus sexuels car aucune précision n’a été fournie´´, a déclaré un porte-parole. ´´CNN´´a parlé d’un enfant palestinien non identifié qui affirmait que des soldats de l’IDF avaient essayé de lui enfoncer un objet dans le rectum´´ et que des douzaines d’officiers regardaient ça en riant. La source de CNN était l’association ´´Defense of Children international´´ (DCI). En mai 2010, l’organisme a demandé au Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture d’enquêter sur 14 cas d’abus sexuels dont il avait eu connaissance et qui avaient été commis par des soldats, interrogateurs et policiers de janvier 2009 à avril 2010. Les enfants, qui avaient été victimes de ces abus, avaient de 13 à 16 ans et avaient été arrêtés pour avoir lancé des pierres qui n’avaient blessé personne. Dans son rapport d’avril 2008, le ministère palestinien des Affaires des détenus et des ex-détenus a écrit que plus de 7000 enfants avaient été arrêtés depuis septembre 2000, date du début de la seconde Intifada.(9)
Environ 360 enfants, dont certains n’avaient que 10 ans, étaient toujours en détention et traités avec autant de dureté que les adultes, en violation avec le droit international qui prescrit un traitement spécial pour les enfants. Sur ces 360 enfants 145 avaient été condamnés, 200 attendaient d’être jugés, et 15 étaient en détention administrative. Le rapport dit qu’environ 500 jeunes avaient atteint leur dix-huitième année en détention. Environ 75 étaient tombés malades et n’avaient pas été soignés et presque tous avaient été torturés et victimes de mauvais traitements. Chaque année, environ 700 enfants sont arrêtés, la plupart pour avoir lancé des pierres, puis interrogés sans l’assistance d’un avocat et condamnés. Plus de 80% d’entre eux ont signé des confessions forcées, pour un tiers écrites en hébreu qu’ils ne comprennent pas.
Le 10 mai, la journaliste d’Haaretz, Amira Hass écrit (...) : ´´69 enfants se sont plaints d’avoir été battus, 4 d’avoir été victimes d’abus sexuels et 12 autres enfants ont affirmé avoir été menacés d’abus sexuels´´. Elle a ajouté que la plupart avaient été terrorisés, brutalisés et insultés pendant leur détention, avant et pendant les interrogatoires. De plus, on les privait de nourriture et de boisson des heures durant et on ne cessait de les martyriser que s’ils donnaient des noms. (...) En fait, les enfants et les adultes sont souvent détenus des semaines, voire des mois, avant d’être jugés ou de pouvoir négocier leur peine (plea bargain). Il n’y a pas de justice en Israël pour qui n’est pas juif, même s’il n’a que 9 ou 10 ans. » (9) Tout est dit il n’y a pas de justice pour les enfants palestiniens. L’impunité jusqu’à quand ?
Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

De quel droit devrions nous enterrer plus de 130 ans de luttes sociales

dimanche 12 décembre 2010

Vous êtes sûr que la chute du mur de Berlin était une bonne chose : oui pour les riches!

La supercherie du capitalisme: ha bon!
La restauration du capitalisme a signifié une régression pour tous les pays d’Europe de l’est, tant sur le plan économique que sur le plan social. Un rapport des Nation Unies déclare : "Le passage d’une économie planifié à l’économie de marché a été accompagné de grands changements dans la répartition de la richesse nationale et du bien être. Les chiffres montrent que ce sont les changements les plus rapides jamais enregistrés. Ceci est dramatique et a entrainé un coût humain élevé."
Entre 1990 et 2002, le produit intérieur brut (PIB) par habitant des pays d’Europe de l’est a diminué de 10%, tandis qu’il a augmenté de 27% dans des pays de niveau comparable. Ceci représente une perte effective de presque 40%
Cette régression vaut pour tout les pays sauf la Pologne et la Slovénie. Aujourd’hui le PIB par habitant des anciens pays communistes d’Europe centrale et orientale est inférieur d’un quart à celui de l’Amérique latine. Pour les républiques de l’URSS, la situation est encore plus dramatique. Durant les années 1990 le PIB a baissé de 33%. L’Ukraine a eu une diminution de 48% entre 1993 et 1996, et la Russie de 47%.
Les actions de l’économie d’état ont été vendues à un prix ridiculement bas. Une grande partie du puissant appareil économique et industriel fut démantelé.
En quelques années la grande puissance industriel qu’était le Russie s’est convertie en un pays du tiers monde. Le PIB russe (144 ,millions d’habitants) est plus bas que celui des Pays Bas (16 millions d’habitants). L’Union Soviétique a régressée 100 ans en arrière.
Au moment de la Révolution Socialiste en 1917 le PIB par habitant atteignait 10% de celui des États-Unis. En 1989, malgré le fait que l’Union Soviétique sortit complètement épuisée et détruite en grande partie de la seconde guerre mondiale, le PIB par habitant atteignait 43% de celui des États-Unis. Aujourd’hui il est de moins de 7%
La situation sociale
Près de 150 millions d’habitants de l’ex URSS (c’est à dire le nombre d’habitants de la France, la Grande Bretagne, des Pays Bas et des états scandinaves réunis) furent réduit à la pauvreté au début des années 1990. Ils ont moins de 4 dollars par jour. Le nombre de pauvres qui vivent avec moins de un dollar par jour a été multiplié par vingt.
En Bulgarie, Roumanie, Kazakhstan, Ukraine, Kirghizistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Moldavie, le nombre de pauvres atteins 50% à 90% de la population.
Selon une étude récente de l’UNICEF, un enfant sur trois des anciens pays de l’est vit aujourd’hui dans la pauvreté. Un million et demi d’enfants vivent dans des orphelinats.
En Russie le nombre d’enfants abandonné a doublé, malgré la forte diminution des naissances. A Bucarest, capitale de la Roumanie, des centaine d’enfants vivent dans la rue, 100 000 enfants ont été abandonnés. Plus de 100 000 enfants de l’ancien bloc de l’est sont réduit à la prostitution. La protection de l’enfance a été démantelée.
Pour beaucoup de femmes, le passage au capitalisme est aussi une véritable catastrophe : "Un nombre croissant de femmes est victime de la violence. Beaucoup de femmes qui ont cherché désespérément un travail et une vie meilleure sont contrainte à la prostitution, organisée par des réseaux criminels." Chaque années près d’un demi million de femmes de la région sont littéralement exportées vers l’Europe occidentale.
Avant le passage au capitalisme, la région connaissait un bien être social garantit. Un rapport des Nation Unies dit : "Avant les années 1990, les équipements sociaux des pays d’Europe centrale et orientale et des pays de la CEI était notablement bons. Il y avait un haute sécurité sociale de base. L’emploi à temps plein était garantit à vie.
Même si le revenu monétaire était bas, il était stable et sur. Beaucoup de biens de consommation et de service basique était subventionné et l’approvisionnement était régulier. Il y avait suffisamment d’alimentation, d’habit et de logements. L’accès à l’éducation et à la santé était gratuit. La retraite était assurée et les personnes pouvaient profiter de beaucoup d’autres formes de protection sociales".
La rapport continue : "Aujourd’hui une éducation correcte, une vie saine et une alimentation suffisante ne sont pas assurées. Le taux de mortalité augmente, de nouvelles épidémie potentiellement destructives menacent et mettent la vie (et de la survie) dans un croissant et alarmant péril".
Conséquences : certains pays se dépeuplent dramatiquement. En Ukraine la population a diminuée de 1,2 million depuis 1991. En Russie entre 1922 et 1997 la population a diminuée de 5,7 millions malgré la venue de 3,7 millions d’immigrants des pays voisins. Ce qui veut dire qu’il y a 3500 russes de moins par jour. Les Nations Unies estiment que si la tendance se poursuit la population des anciens pays de l’est aura diminuée de 20% d’ici à 2050 : de 307 à 250 millions.
Que pensent les gens ?
La population oscille entre le déception, la résignation et la colère. Quelques exemples.
La Pologne sortit la plus indemne de la transition. Dans ce pays très catholique le communisme n’eut jamais la vie facile. Cependant aujourd’hui 44% des polonais jugeant que la période du bloc de l’est comme positive. 47% estiment que le socialisme est une bonne doctrine, "qui a été mal appliquée". 37% des polonais ont même une appréciation positive du parti communiste qui était au pouvoir de 1945 à 1989. 31% sont mécontent de cette période. Seul 41% trouvent que le capitalisme est un meilleur système.
76% des ossis estiment que le socialisme est "une bonne idée qui a été mal appliquée" et seul un tiers est satisfait avec la forme avec laquelle fonctionne la démocratie.
Selon une enquête de 1999 64% des roumains préféraient la vie sous Ceausescu.
En Russie Lénine est encore plus populaire. 67% des russes ont une opinion positive à son sujet. Seul 15% ont une opinion négative de Lénine.
Il y a une multitude d’insatisfaction et le potentiel révolutionnaire est grand. Les blessures du passé sont encore fraiches et la confusion idéologique est encore grande, mais il n’est pas exclu que dans un futur prochain le socialisme revienne mais cette fois "bien appliqué".
Depuis la restauration du capitalisme l’Europe de l’est ressemble de plus en plus à un pays du tiers monde.
Un dixième des habitants des anciens pays de l’est sont sous alimentés. En Russie un enfant sur sept souffre de sous alimentation chronique ?
Pour la première fois depuis 50 ans l’analphabétisme a réapparu.
La tuberculose est de nouveau presque aussi étendue que dans le tiers monde.
Le nombre de cas de syphilis était en 1998 quarante fois plus élevé qu’en 1990.
l’espérance de vie des russes de sexe masculin est passée de 63,8 à 57,7 ans entre 1992 et 194. En Ukraine elle a diminuée de 65,7 à 62,3 ans.
Depuis 1992 le nombre d’alcooliques a doublé en Russie
Pour 100 grossesses il y a 60 avortements en Russie. Conséquence : 6 millions de femmes sont stériles.
En Pologne le nombre de suicide à augmenté de 25%. dans certains pays de l’ex Union Soviétique ce nombre a doublé.
Le nombre de délits, en Bulgarie, est quatre fois plus élevé qu’en 1989, en Hongrie en République Tchèque il a triplé. En Pologne le nombre de morts augmenté de 60%, dans d’autres il a augmenté jusqu’à 250%.
Les Nations Unies estiment que le nombres de morts dans les ancien pays socialistes qui sont attribuables aux nouvelles maladie (facilement curable) et à la violence (guerre) est de 2 millions durant les 5 premières années du passage au capitalisme.