mercredi 26 octobre 2011
Les deux Vénézuela par Fidel
J’ai parlé hier du Venezuela allié de l’Empire où Posada Carriles et Orlando Bosch organisèrent le brutal attentat qui fit exploser un avion de Cubana de Aviación en plein vol et causa la mort et la disparition de tous ses passagers, y compris l’équipe d’escrime junior qui avait obtenu toutes les médailles d’or au Championnat d’Amérique centrale et des Caraïbes dont ce pays avait été le siège et qu’on rappelle avec tristesse aujourd’hui que les Jeux panaméricains se tiennent à Guadalajara.
Ce n’était pas le Venezuela de Rómulo Gallegos et d’Andrés Eloy Blanco, mais celui de Rómulo Betancourt, transfuge, traître, venimeux, envieux de la Révolution cubaine, allié de l’impérialisme, qui coopéra tant aux agressions contre notre patrie, qui fit de cette propriété pétrolière des Etats-Unis le principal centre de la contre-révolution contre Cuba après Miami et à qui incombe aux yeux de l’Histoire une bonne partie de l’aventure impérialiste à Playa Girón, du blocus économique et des crimes commis contre notre peuple. C’est lui qui ouvrit une ère ténébreuse, close le jour où Hugo Chávez prêta serment sur la « Constitution moribonde » que l’ex-président Rafael Caldera soutenait dans ses mains tremblotantes.
Quarante années s’étaient écoulées depuis le triomphe de la Révolution cubaine et plus d’un siècle de pillage par les Yankees du pétrole, des richesses naturelles et de la sueur des Vénézuéliens.
Dont beaucoup moururent dans l’ignorance et la misère imposées par les canonnières des Etats-Unis et de l’Europe !
Il existe heureusement un autre Venezuela, celui de Bolívar et de Miranda, celui de Sucre et d’une légion de chefs et de penseurs brillants qui furent capables de concevoir la grande patrie latino-américaine dont nous nous sentons partie intégrante et pour laquelle nous avons résisté à plus d’un demi-siècle d’agressions yankees.
« …empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les Etats-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne s’abattent avec cette force de plus sur nos terres d’Amérique. Tout ce que j’ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, c’est pour ça », révéla l’Apôtre de notre indépendance à la veille de sa mort au champ d’honneur.
Hugo Chávez est justement parmi nous ces jours-ci, comme quelqu’un qui visite un pan de la grande patrie latino-américaine et caribéenne qu’avait conçue Bolívar : il comprend mieux que quiconque l’axiome de Martí : « …ce qu’il ne laissa pas déjà fait reste à faire, parce que Bolívar a encore à faire en Amérique ».
J’ai longuement conversé avec lui hier et aujourd’hui. Je lui ai expliqué avec quelle ardeur je consacrais les énergies qu’il me reste au rêve d’un monde meilleur et plus juste.
Il n’est pas difficile de partager des rêves avec le leader bolivarien quand l’Empire montre déjà les symptômes irréfutables d’une maladie en phase terminale.
Il faut sauver l’humanité d’une catastrophe irréversible, laquelle peut dépendre tout bonnement de l’insanité de n’importe lequel de ces présidents médiocres qui ont dirigé l’Empire ces dernières décennies, voire de tel ou tel des chefs toujours plus puissants du complexe militaro-industriel qui régit les destinées de ce pays.
Des nations amies pesant toujours plus dans l’économie mondiale par leurs avancées économique et technologiques et par leur condition de membres permanents du Conseil de sécurité, comme la République populaire de Chine et la Fédération de Russie, agissant de concert avec les peuples de ce qu’on appelle le Tiers-monde, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, pourraient atteindre cet objectif. Les peuples des nations développées et riches, toujours plus saignés à blanc par leurs propres oligarchies financières, commencent à jouer leur rôle dans cette bataille pour la survie humaine.
En attendant, le peuple bolivarien du Venezuela s’organise et s’unit pour faire pièce à l’oligarchie nauséabonde au service de l’Empire qui prétend réassumer le gouvernement de ce pays.
Le Venezuela, par son développement éducationnel, culture, social extraordinaire, par ses immenses ressources énergétiques et naturelles, est appelé à devenir un modèle révolutionnaire pour le monde.
Chávez, surgi des rangs de l’armée vénézuélienne, est méthodique et inlassable. Je l’ai observé depuis dix-sept ans, dès sa première visite à Cuba. C’est quelqu’un d’extrêmement humanitaire et respectueux de la loi ; il ne s’est jamais vengé de personne. Les secteurs les plus modestes et les plus délaissés de son pays lui savent profondément gré d’apporter, pour la première fois dans leur histoire, une réponse à leurs rêves de justice sociale.
Je vois clairement, lui ai-je dit, que la Révolution bolivarienne a pu, en très peu de temps, créer des emplois non seulement pour les Vénézuéliens mais encore pour leurs frères colombiens, un peuple travailleur qui s’est battu à vos côtés pour l’indépendance de l’Amérique latine et dont 40 p. 100 vit dans la pauvreté et une bonne partie dans une pauvreté critique.
C’est sur ces thèmes et sur bien d’autres que j’ai eu l’honneur de bavarder avec notre illustre visiteur, ce symbole de l’autre Venezuela.
Pour bien comprendre l'onde de choc qu'à provoqué l'envahissement de la Libye et l'assassinat de Kadhafi voici un texte qui en dit long , et qui présage d'un avenir pas forcément glorieux pour l'occident ...... un héritage de plus du régime capitaliste .....
Je suis terriblement bouleversé par ce qui se passe de nos jours, et j’avoue qu’il m’est difficile d’être impartial.
Il y a pourtant un certain nombre de faits que nous devons garder en mémoire si nous voulons rester assez sains d’esprit pour trouver le moyen de nous protéger des criminelles agressions européennes et américaines. Les voici :
Mouammar Kadhafi venait d’une tribu arabe libyenne. Il appartenait à une culture complètement différente de celle des Américains et des Européens. par conséquent il n’était pas —et n’a jamais prétendu être— le champion des soit disantes valeurs occidentales de "démocratie" et de "liberté". Cela ne l’a cependant pas empêché de faire du bien à son peuple et à d’autres peuples de l’Afrique.
Quand il a pris le pouvoir, il y a 42 ans, par un coup d’état PACIFIQUE —notez bien cela : il n’a pas eu besoin de verser le sang de son propre peuple pour renverser le gouvernement du roi Idriss (un gouvernement léthargique qui laissait les Libyens vivre dans la misère et le sous-développement)— il a pris des mesures pour s’assurer que la richesse pétrolière de la Libye profiterait au peuple libyen. Au cours des années, il a mis en place un vrai état providence avec des soins médicaux de grande qualité gratuits pour tous les Libyens, l’enseignement public gratuit, la reforestation de larges territoires de la Libye et il a fait passer la Libye d’une économie à faible revenu à une économie à revenu moyen.
Des Africains noir non-libyens sont venus y travailler en masse. Un Kényan qui travaillait dans une compagnie basée en Libye quand les Européens nous ont attaqués en mars dernier était effondré : il parlait du haut niveau de vie de la Libye et de la vie confortable qu’on menait dans ce pays où on trouvait de l’essence pour seulement 10 shillings kényans le litre !
Kadhafi n’était pas un européen ni un Américain moderne assez arrogant et idiot pour prétendre que la bonne gouvernance consiste en des élections régulières et des mandats limités pour les leaders. Comme un commentateur ghanéen l’a écrit l’autre jour, Kadhafi considérait qu’il avait consacré ses 42 ans de règne à prendre soin de son peuple. Ce qui est ridicule c’est que les Occidentaux pensent que seuls les systèmes de gouvernement qu’ils ont élaborés doivent être utilisés. On oublie qu’il y a de très bons systèmes de gouvernement différents créés par d’autres peuples. Avant d’être, hélas, conquis par les prédateurs blancs, les Agikuyu, par exemple, pratiquaient la démocratie et chaque génération transmettait le pouvoir à la suivante pacifiquement par cycles de 35 ans.
Kadhafi a soutenu les mouvements de libération dans d’autres pays d’Afrique, notamment en Afrique du Sud. Il a financé et armé le Congrès National Africain de Nelson Mandela quand les puissances occidentales faisaient des affaires avec le régime d’apartheid (séparation des races) dirigé par les blancs. Quand Bill Clinton est allé en Afrique du Sud et a critiqué la Libye dirigée par Kadhafi, Nelson Mandela lui a répondu sur un ton de reproche : "Nous ne pouvons pas vous accompagner dans la critique de ceux qui nous ont aidés au moment le plus noir de notre histoire."
C’est honteux de voir les médias dominants, les médias kényanes y comprises, se gargariser de clichés comme "le dictateur Kadhafi", le despote Kadhafi" et la "tyrannie" imposée par Kadhafi. L’autre jour un journal local a publié un dessin humoristique extrêmement insultant et de mauvais goût sur Kadhafi. Tout cela est le résultat de l’ignorance et du lavage de cerveau opéré par le Juggernaut (force implacable ndt) des médias occidentales. Nous avons beaucoup d’Africains qui sont incapables de penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes. On peut dire que ces gens sont des esclaves sur les plans intellectuel et spirituel. Un aspect du caractère et de la personnalité de Kadhafi leur échappe. Kadhafi croyait que les Arabes descendaient des Africains Noirs et il enjoignait à son peuple à respecter tout spécialement les noirs. (Un de ses fils, Hannibal, a reçu le nom d’un célèbre général africain qui a utilisé des éléphants pour lutter contre l’armée romaine au temps de Jésus ; Hannibal était au service de Carthage qui était situé en Libye.) Et Kadhafi a mis en place une politique d’accueil pour que des Africains noirs viennent travailler en Libye comme employés ou même soldats dans l’armée. Kadhafi voulait former une Union Africaine qui aurait inclut les Arabes de son pays et la vaste population de l’Afrique sub-saharienne. On dit que sa mort l’a empêché de réaliser son idée de créer une Banque Africaine qui serait rentrée en compétition avec la Banque Mondiale dominée par les blancs.
Il est clair que les médias dominants n’appréciaient pas ces projets-là ; et d’ailleurs ils ne sont pas du tout horrifiés par ce que les "révolutionnaires" ont fait —à savoir arrêter et massacrer des noirs et en mettre d’autres dans des camps de concentration.
Les esclaves intellectuels ne sont pas capables de se rendre compte de la honte, de l’horreur et de la duplicité de la campagne occidentale contre Kadhafi. Le Grand Mensonge a été de prétendre qu’il y avait un soulèvement populaire contre Kadhafi. C’était en fait une rébellion armée fomentée depuis Paris et autres capitales occidentales et qui aurait échoué sans les armes de destruction massive de pointe françaises, anglaises et américaines. UNE CHOSE EST SURE : KADHAFI JOUISSAIT D’UN SOUTIEN ARME POPULAIRE ET LOCAL MASSIF et il aurait vaincu les rebelles sans les bombardements et les missiles des assassins américains, anglais et français. Un homme qui dirigeait un pays de seulement 6,5 millions d’habitants a tenu tête pendant plus de six mois à une alliance de pays regroupant près de 500 millions d’habitants. Pour moi, Kadhafi était un lion qui se défendait contre des brutes sans foi ni loi, des homme sans honneur : Barrack Obama, David Cameron et Nicolas Sarkozy. Ces assassins entreront dans l’histoire pour leurs agissements criminels et abjectes.
Quels leçons devons-nous tirer de tout ça en tant qu’Africains qui se respectent ? Il faut s’attendre à ce que ces gens dont la puissance militaire est immense se rendent coupables d’autres crimes. Mais nous avons une arme redoutable contre eux : nous pouvons prendre de plus en plus conscience de leurs objectifs et dénoncer leur prétention à diriger le monde comme grotesque et impropre. Nous pouvons leur donner leurs vrais noms : brutes, prédateurs avides, voleurs des ressources d’autres peuples, menteurs et manipulateurs. Et bien sûr, je peux voir le reste du monde s’allier pour se défendre mutuellement : L’Afrique, L’Inde, le Brésil et d’autres pays d’Amérique du sud, la Russie et la Chine. Les jours des ces dirigeants malfaisants sont comptés.
Et voilà, je l’ai dit !
P. Ngigi Njoroge est maître de conférence dans une université locale
Pour consulter l’original : http://ijustsaidthat.wordpress.com/2011/10/24/guest-post-the...
Traduction : Dominique Muselet pour LGS
Ils étaient heureux de danser sur le mur de Berlin en démolition.....
Oui la chute du mur de Berlin était un belle victoire.......
Rendez-vous compte : l'Europe s'épuise depuis des mois à trouver 110 milliards d'euros pour sauver la Grèce alors que la fortune cumulée des 0,2 % les plus riches de la planète est estimée à 39 000 milliards !no comment!
C'est en analysant les statistiques de la Réserve fédérale pour les soixante dernières années qu'on comprend les causes de l'addiction à la dette. Jusqu'en 1981, le ratio dette/PIB était stable. L'économie n'avait pas besoin de dette pourcroître régulièrement car des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable entre salariés et actionnaires. Ce "compromis fordiste" a permis aux Etats-Unis de connaître trente ans de prospérité. Sans dette.
Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison Blanche. Les néolibéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui augmente la dette publique. La dette augmente surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à une très grande précarité et à la baisse de la part des salaires. C'est à partir de là que des millions d'Américains vont s'endetter pour maintenir leur niveau de vie.
Les Etats-Unis ne sont pas une exception : pour les quinze pays les plus riches de l'OCDE, la part des salaires, qui représentait 67 % du PIB en moyenne en 1982, n'en représente plus que 57 %. "Dans la zone euro, les entreprises prennent chaque année l'équivalent de 1 % du PIB dans la poche de leurs salariés, en plus de ce qu'elles ont fait les années précédentes", explique Patrick Artus, directeur des études de Natixis. Pendant des années, l'économie n'a continué à croître que parce qu'on distribuait par la dette le pouvoir d'achat qu'on ne donnait pas en salaire : "Sans l'augmentation de la dette des ménages, la croissance serait nulle en zone euro depuis 2002, continue Artus. Et avant 2002, c'est l'endettement des entreprises qui nourrissait la croissance."
Au total, en trente ans, ce sont quelque 150 % du PIB de l'ensemble de nos pays qui sont partis vers les marchés financiers au lieu d'aller aux salariés et donc aussi à l'Etat, par l'intermédiaire de la TVA. Cet argent a-t-il profité à la recherche ou à l'investissement ? Non. Toutes les études montrent que l'investissement et la recherche sont stables. Ces sommes colossales ont été accaparées par un tout petit nombre d'individus. Rendez-vous compte : l'Europe s'épuise depuis des mois à trouver 110 milliards d'euros pour sauver la Grèce alors que la fortune cumulée des 0,2 % les plus riches de la planète est estimée à 39 000 milliards !
En 2008, tout le monde affirmait que la crise venait du capitalisme dérégulé et du niveau insupportable des inégalités. Mais, depuis quelques mois, à cause de la Grèce, c'est l'Etat qui est de nouveau sur le banc des accusés. Avec une indécence inouïe, les néolibéraux repassent à l'attaque. Quel retournement dramatique !
Source: le monde.fr
La dette publique , un mensonge de plus en plus indigeste , car préfabriqué pour servir l'intérêt des plus riches
Budget 2012 = une sacrée prise de dette !
23 octobre par Pascal Franchet
Des chiffres et des dettes !
Le 28 septembre dernier, le gouvernement français a annoncé son projet de budget pour 2012.
Une fois de plus, au nom de la réduction du déficit et de l’endettement du pays, le gouvernement a décidé de sabrer dans les dépenses publiques. Les moyens de fonctionnement des ministères sont revus à la baisse et comme dans le secteur privé, l’emploi sert de variable d’ajustement.
30 258 emplois d’agents ETP vont disparaître de la Fonction publique (bien plus en réalité en tenant compte du temps partiel et des emplois supprimés de non-titulaires).
Le secteur le plus touché , c’est l’Education nationale avec moins 14 000 emplois.
Une fois de plus, au nom de la réduction du déficit et de l’endettement du pays, le gouvernement a décidé de sabrer dans les dépenses publiques. Les moyens de fonctionnement des ministères sont revus à la baisse et comme dans le secteur privé, l’emploi sert de variable d’ajustement.
30 258 emplois d’agents ETP vont disparaître de la Fonction publique (bien plus en réalité en tenant compte du temps partiel et des emplois supprimés de non-titulaires).
Le secteur le plus touché , c’est l’Education nationale avec moins 14 000 emplois.
La charge de la dette devient le 1er poste de dépenses de l’État avec 48,8Mds d’€, juste devant le budget de l’Education nationale (45,5Mds d’€).
L’État autorise l’Agence France Trésor à émettre en 2012, 179 Mds d’€ d’obligations pour financer le déficit budgétaire (81,8 Mds d’€ dont 48,8 Mds d’€ pour les seuls intérêts de la dette) et pour rembourser les titres de la dette à long et moyen terme arrivant à échéance en 2012 (98,9 Mds).
En plus simple, l’État emprunte pour… payer la dette !
En 2012, le gouvernement va consacrer près de 148 Mds d’€ au service de la dettepublique !
L’État autorise l’Agence France Trésor à émettre en 2012, 179 Mds d’€ d’obligations pour financer le déficit budgétaire (81,8 Mds d’€ dont 48,8 Mds d’€ pour les seuls intérêts de la dette) et pour rembourser les titres de la dette à long et moyen terme arrivant à échéance en 2012 (98,9 Mds).
En plus simple, l’État emprunte pour… payer la dette !
En 2012, le gouvernement va consacrer près de 148 Mds d’€ au service de la dettepublique !
148 Mds€, c’est plus de 3 fois le budget de l’enseignement scolaire et c’est un chiffre supérieur aux recettes fiscales attendues en 2012 (hors TVA).
Ma chère dette publique, mais qu’est ce qu’on va faire de vous ?
On assiste aujourd’hui, à une nouvelle crise de liquidité du secteur bancaire et à l’incapacité de l’Union européenne à répondre à la crise de la dette publique qui frappe les pays de la périphérie Sud de l’UE et qui s’étend de la Grèce, à l’Irlande en passant par l’Espagne, le Portugal et bientôt l’Italie dont la note vient d’être dégradée.
Pour répondre à la 1ère crise de liquidité qui a suivi l’éclatement de la crise, les banques centrales, puis les États ont volé au secours des banques, transformant ainsi les dettes privées en dettes publiques.
La Commission européenne avait alors autorisé les États membres à s’engager pour le sauvetage des banques et du secteur automobile jusqu’à 4 589 Mds d’€. Cela s’est traduit par la création de banques de défaisance pour les produits toxiques (NAMA en Irlande), par des apports directs, des prises de participation (Royal Bank of Scotland) ou encore des lignes de crédits et des engagements de garanties.
La Commission européenne avait alors autorisé les États membres à s’engager pour le sauvetage des banques et du secteur automobile jusqu’à 4 589 Mds d’€. Cela s’est traduit par la création de banques de défaisance pour les produits toxiques (NAMA en Irlande), par des apports directs, des prises de participation (Royal Bank of Scotland) ou encore des lignes de crédits et des engagements de garanties.
Les banques ont alors renoué avec les profits et ont continué les mêmes pratiques de spéculation qui les ont amenées dans la même impasse.
On prépare déjà les opinions à accepter l’idée de renflouer à nouveau les banques (déclaration de la directrice du FMI, de l’OCDE, battage médiatique autour de Dexia).
On prépare déjà les opinions à accepter l’idée de renflouer à nouveau les banques (déclaration de la directrice du FMI, de l’OCDE, battage médiatique autour de Dexia).
C’est-à-dire que les États vont encore « socialiser » les pertes des banques et du secteur privé et aggraver leurs endettements au nom de la réduction desquels, les gouvernements, de droite comme de gauche, justifient les plans d’austérité dont on sait l’inefficacité face à la crise.
Et si on vous disait non ?
Dans de plus en plus nombreux pays européens se mettent en place des comités d’audit de la dette publique.
En Grèce, c’est la création de la Commission internationale d’audit de la dette grecque en mai dernier sous l’impulsion du comité grec contre la dette.
En Irlande, le Comité d’experts désignés par un front syndical et associatif vient de publier son premier rapport d’audit sur la dette publique irlandaise.
En France, à l’initiative d’ATTAC, un Collectif d’associations, de syndicats et de partis politiques (ces derniers avec un statut d’observateurs) travaille à la création d’un comité d’audit de la dette publique française.
Au Royaume-Uni, s’est tenue à Londres le 1er octobre, une conférence européenne contre l’austérité organisée par Coalition for Resistance. La revendication de la mobilisation européenne contre l’austérité est entrée en phase avec l’urgence de construire au plan national comme européen des comités d’audit de la dette publique.
En Italie, la construction de tels comités s’est installée dans le débat public.
En Espagne, les indignés ont fait leur la revendication d’ouvrir les livres des comptes publics.
Au Portugal et dans de nombreux autres pays, cette idée grandi et rencontre un écho de plus en plus favorable dans les structures politiques, syndicales et dans les mouvements citoyens.
En Irlande, le Comité d’experts désignés par un front syndical et associatif vient de publier son premier rapport d’audit sur la dette publique irlandaise.
En France, à l’initiative d’ATTAC, un Collectif d’associations, de syndicats et de partis politiques (ces derniers avec un statut d’observateurs) travaille à la création d’un comité d’audit de la dette publique française.
Au Royaume-Uni, s’est tenue à Londres le 1er octobre, une conférence européenne contre l’austérité organisée par Coalition for Resistance. La revendication de la mobilisation européenne contre l’austérité est entrée en phase avec l’urgence de construire au plan national comme européen des comités d’audit de la dette publique.
En Italie, la construction de tels comités s’est installée dans le débat public.
En Espagne, les indignés ont fait leur la revendication d’ouvrir les livres des comptes publics.
Au Portugal et dans de nombreux autres pays, cette idée grandi et rencontre un écho de plus en plus favorable dans les structures politiques, syndicales et dans les mouvements citoyens.
Alors oui, ici et maintenant, ouvrons les livres de la dette publique !
Dénonçons-en les causes et ses conséquences (plans d’austérité). Identifions les créanciers (information tenue cachée de par la loi) !
Décidons de son caractère légitime ou illégitime, et dans ce cas, exigeons son annulation !
Dénonçons-en les causes et ses conséquences (plans d’austérité). Identifions les créanciers (information tenue cachée de par la loi) !
Décidons de son caractère légitime ou illégitime, et dans ce cas, exigeons son annulation !
Pas plus que cette crise, qu’il ne nous appartient pas de payer, cette dette publique, qui est le produit direct de choix fiscaux et sociaux favorables aux grandes entreprises et aux ménages aisés, n’est pas la nôtre !
source:cadtm.org/
mardi 25 octobre 2011
lundi 24 octobre 2011
voici le testament de Mouammar Kadhafi rédigé 3jours avant sa mort: no comment
Quelques jours avant sa mort, le Guide libyen déchu avait rédigé un testament qu’il avait transmis à trois de ses proches. L’un d’entre eux a été tué, un autre emprisonné et le troisième s’est enfuit vers une destination inconnue. Un site libyen a publié ce qui est donné comme étant le testament de Mouammar El Kadhafi, rédigé quelques jours avant sa mort. «Algérie-Focus.Com» l’a traduit.
“Au nom de Dieu le clément et miséricordieux
Ceci est mon testament, moi, Mouammar Bin Mohammed Bin Abdessalam Bin Humaïd Bin Aboumeniar Bin du Naïl Al Fohsi Al Kadhafi.
Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.
Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohammed est son Messager et que je mourrais sur la doctrine des sunnites et d’El Djamaâ.
Mes volontés dernières sont :
- Que je ne sois pas lavé à ma mort et que je sois enterré selon le rite islamique et ses enseignements dans les vêtements que porterais à ma mort.
- Que je sois enterré au cimetière de Sirte, à côtés de ma famille et de ma tribu.
- Que ma famille soit bien traitée surtout les femmes et les enfants.
- Que le peuple libyen sauvegarde son identité, ses réalisations, son histoire et l’image de ses ancêtres et ses héros et qu’il ne soit pas attaqué dans les sacrifices de ses hommes libres.
- Que continue la résistance à toute agression étrangère subie par la Jamahiriya, aujourd’hui, demain et pour toujours.
- Que soient convaincus les hommes libres de la Jamahiriya que nous aurions pu monnayer, avec notre cause, une vie personnelle meilleure, stable et en sécurité. Nous avions eu tant de propositions, mais nous avons choisi d’être au front par devoir et honneur. Et même si nous ne gagnons pas aujourd’hui, nous allons offrir une leçon aux générations futures pour qu’elles puissent gagner, car le choix de la Nation est la bravoure et la vendre est une trahison que l’Histoire retiendra ainsi et pas autrement.
Que soit transmis mon salut à chaque membre de ma famille et aux fidèles de la Jamahiriya ainsi qu’aux fidèles de part le monde qui nous ont soutenu ne serait-ce qu’avec le cœur.
Que la paix soit sur vous, tous.
Mouammar El Kadhafi
Sirte, 17/10/2011″
http://www.algerie-focus.comSource: Merci à Serges Adam
Maintenant que vous avez visionné les vidéos ci dessous , écoutez ce que dit la fille de Kadhafi et surtout ecoutez comment les journaliste (celui en poste à Paris et la journaliste qui est à Tripoli) déforme son message , voyez vous c'est cela 'la démocratie ' : la désinformation c'est triste mais c'est ainsi......
voici un test (qui date un peu mais cela ne change rien , le Kosovo et tous les mensonges que l'on nous a fait avaler , attendez un peu et vous comprendrez que le mégamensonge est une arme de gouvernement servie par des médias serviles
1 DISCOURS
FAUX : Pourquoi les médias occidentaux n’ont-ils jamais cité la moindre phrase de ce discours ? Milosevic y disait exactement le contraire :
« Jamais la Serbie n’a été habitée que de seuls Serbes. Il y vit aujourd’hui, plus qu’auparavant, beaucoup de citoyens d’autres nations, d’autres ethnies. Cela ne représente pas un handicap pour le pays. Je suis même sincèrement convaincu que c’est un avantage. (…) La Yougoslavie est une communauté plurinationale et ne peut subsister que moyennant une égalité totale de toutes les nations qui y cohabitent. Les ennemis de ces communautés, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, le savent bien, et ils axent en général toute leur activité subversive sur l’approfondissement des conflits interethniques. »
FAUX : Depuis des siècles, le Kosovo était peuplé de nombreuses nationalités : Serbes, Albanais, Roms, Musulmans, Juifs, Turcs, Gorans, Egyptiens, Ashkanis… Peu importe qui serait « arrivé là le premier » ! Tous devraient avoir des droits égaux. Mais…
Pendant la 2ème Guerre mondiale, les fascistes italiens, puis allemands tuent ou chassent un très grand nombre de Serbes. En 1945, le dirigeant yougoslave Tito n’autorise pas leur retour. Durant les années 70-80, la province est administrée par des cadres… albanais. Le 10 novembre 1987, le New York Times écrit ce que les médias occidentaux se garderont bien de répéter plus tard :« En réalité, les Albanais contrôlent déjà chaque phase de la vie au Kosovo : la police, la justice, l’agriculture, les usines, les villages et les villes… A présent, les Serbes sont en fuite, face à la violence albanaise grandissante. Vingt mille d’entre eux ont quitté le Kosovo ces sept dernières années… »
3 RAMBOUILLET
FAUX ! A la « négociation » de Rambouillet (début 99), l'OTAN a voulu imposer l'occupation militaire de toute la Yougoslavie. Et la privatisation des richesses du Kosovo par les multinationales. Elle a même empêché Serbes et Albanais de se parler.
4 RACAK
FAUX ! C'étaient les victimes d'un affrontement entre deux armées. Cette manipulation a été orchestrée par un agent américain, William Walker, qui avait été complice des escadrons de la mort au Salvador et au Nicaragua (années 80). Le TPI de La Haye s’est bien gardé de convoquer Madame Renta, chef de l’équipe internationale de légistes. Chaque guerre commence par un grand médiamensonge : des images terribles, mais manipulées pour tromper l'opinion.
5 UCK
FAUX ! Le 22 février 98, l’envoyé spécial des USA dans les Balkans, Robert Gelbard, déclare publiquement :
« Je sais ce qu’est un terroriste lorsque j’en vois un. Et je vous dis que ces gens de l’UCK sont des terroristes. »En effet, de nombreux rapports officiels établissent que le mouvement séparatiste albanais tuait délibérément non seulement des policiers et fonctionnaires serbes, mais aussi des Albanais mariés à des Serbes ou refusant de soutenir l’UCK. Pourtant, trois mois plus tard, le 7 juillet, les Affaires étrangères US déclarent le contraire :
« L’opinion des Etats-Unis n’est pas que l’UCK est terroriste. »Et la CIA va former et armer ces terroristes. Puis, l’Otan va devenir leur force aérienne. Pourquoi ? Dans quel intérêt ?
6 HUMANITAIRE
FAUX : Au moment de déclencher les bombardements sur la Yougoslavie, le président Clinton confie à des fonctionnaires US son véritable objectif :
« Si nous voulons des relations économiques solides, nous permettant de vendre dans le monde entier, il faut que l’Europe soit la clé… C’est de cela qu’il s’agit avec toute cette chose (sic)du Kosovo. »
Trois jours plus tard, le New York Times confirme qu’il s’agit bien d’une guerre de la mondialisation :
« Pour que la globalisation marche, l’Amérique ne doit pas craindre d’agir comme la superpuissance omnipotente qu’elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l’avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s’appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines. »
FAUX ! Grâce aux bombardements, l’Otan a pu liquider les vestiges d’économie socialiste et installer à Belgrade un gouvernement du FMI. Qui a porté le prix du pain de 4 à 30 dinars, quadruplé celui de l’électricité (convoitée par des sociétés étrangères), lancé la privatisation au bénéfice des multinationales et préparé 800.000 licenciements.
De plus, Washington a construit la gigantesque base militaire de Camp Bondsteel, juste à côté du futur pipe-line US acheminant vers l’Europe le pétrole et le gaz d’ex-URSS. Une ville immense, 7.000 soldats, des pistes pour bombardiers, louées pour 99 ans et qui permettront d’intervenir pour contrôler le Caucase ou menacer Moscou.8 GENOCIDE
FAUX ! En juin 2001, Jamie Shea, porte-parole de l’Otan, a admis « qu’il n’y avait pas eu un génocide au Kosovo ».
Quinze jours encore avant la guerre, un rapport officiel des Affaires étrangères allemandes déclarait encore : « Il n'y a pas de persécution ethnique contre les Albanais en tant que groupe. Seulement des affrontements entre deux armées. »9 CHARNIERS
FAUX ! Après de très longues recherches, 2.108 corps ont été exhumés. De toutes nationalités. Certains victimes des bombardements OTAN, d'autres des attaques de l'UCK, d’autres enfin de crimes commis par certaines forces serbes. Ce sont ces trois facteurs, et non un seul, qui ont provoqué l’exode massif des réfugiés albanais au début de la guerre.
Le chef des médecins-légistes espagnols, venus pour les autopsies, s’est plaint d’avoir été manipulé par l’Otan. Le génocide (« 100.000 civils massacrés ») était une invention de la propagande.10 MILOSEVIC
FAUX : Les consignes données à la police serbe disaient de protéger tous les civils, y compris albanais. Après les bombardements, certains éléments policiers et paramilitaires ont effectivement commis des crimes (meurtres, vols, destructions) contre des civils albanais. Mais ils ont été rapidement punis et emprisonnés, sous Milosevic, par la Justice de Belgrade.
11 GUERRE PROPRE
FAUX ! Le chef d'état-major belge Herteleer l'a reconnu : « Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes. » Résultat : 2.000 civils tués, 5.000 blessés, une génération d'enfants traumatisés, 147 hôpitaux touchés, des usines purement civiles, etc… But réel : mettre un peuple à genoux pour ouvrir la porte à l'invasion des multinationales.
L'OTAN a employé contre des civils des armes interdites par les Conventions de Genève : 1. Bombes à fragmentation. 2. Bombes au graphite paralysant l'électricité. 3. Armes à uranium appauvri provoquant cancers et mutations génétiques, y compris chez des soldats US. Mais, a déclaré le congressiste US Lester Munson : « Vous ne verrez jamais des pilotes de l’OTAN devant un tribunal de l’ONU. L’OTAN est l’accusateur, le procureur, le juge, le jury et l’exécuteur, car c’est l’OTAN qui paie les factures du TPI. L’OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international. »12 MULTIETHNIQUE
FAUX ! Depuis l’occupation, une véritable purification ethnique a chassé 230.000 Serbes, Juifs, Roms Musulmans, Turcs et autres minorités. Les 40.000 soldats de l’Otan n’ont pas retrouvé une seule des 1.200 personnes kidnappées par l'UCK. La maffia règne au Kosovo, plaque tournante des trafics de drogue, armes et prostitution vers l’Europe.
N.B. Toutes les références et preuves sont tirées des chapitres 1, 2 et 3 de : Michel Collon, Monopoly – L’Otan à la conquête du monde, EPO, Bruxelles, 2000. Le discours de Milosevic figure en pp. 66-67.
Voir aussi : Anne Morelli, Principes élémentaires de propagande de guerre, Labor, Bruxelles, 2000.
Source : michelcollon.info
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