vendredi 24 mai 2013
jeudi 23 mai 2013
On peut dire que la droite à du chien !! Rachida Dati en avait Huit en même temps ! hein qui dit mieux ! pendant ce temps les femmes qui travaillent pour vivre comptent et recomptent leur pauvre sous pour finir les fins de mois
L’avocate de Dominique Desseigne, assigné en justice par Rachida Dati pour reconnaissance de paternité, aurait réuni assez d’informations pour faire le compte de ses amants.
Une liste qui donne le tournis : selon elle, l’ancienne garde des Sceaux RachidA a eu jusqu’à huit liaisons en même temps ! Le détail avec Planet.fr.
© Abaca Press
Rachida Dati avait toujours gardé le secret sur l’identité du père de sa fille. Les rumeurs les plus folles avaient alors couru durant des mois quant à ce mystérieux géniteur, et de nombreux noms avaient été avancés. En assignant en justice Dominique Desseigne pour « reconnaissance de paternité », le voile est désormais levé sur l’un des secrets jusqu’ici les mieux gardés. Mais le P-DG du groupe Lucien Barrière, qui devait se présenter aujourd’hui devant le tribunal de Versailles, n’entend pas se laisser faire.
Dominique Desseigne affirme en effet de son côté ne pas savoir s’il est ou non le père de la petite Zohra. Dans un entretien accordé à M, le magazine du Monde, l’homme d’affaires indiquait même ne pas vouloir se soumettre au test de paternité. « Je ne lâcherai rien. Parce que j'ai été correct et que je n'ai rien à me reprocher » aurait-il ainsi confié à ses amis.
Pour le P-DG du groupe Lucien Barrière, Rachida Dati n’était visiblement qu’une « aventure » parmi d’autres et laisse entendre que l’ancienne ministre de la justice avait elle aussi, à cette époque, plusieurs liaisons. Son avocate a même, grâce aux informations récoltées dans la presse, pu dresser une liste de ses amants. Parmi eux, on compterait notamment « un animateur télé, un ministre, un PDG, un premier ministre espagnol, l’un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l’héritier d’un empire du luxe ». De son côté, l’avocate de Rachida Dati s’est refusée à tout commentaire.
mardi 21 mai 2013
lundi 20 mai 2013
Inge Hannemann met en garde les Français , le modèle allemand est pervers et dangereux ; elle a travaillé comme conseillère à pole emploi allemand ; elle va, au péril de sa vie, se révolter et refuser de sanctionner des hommes et des femmes, jeunes ou plus âgés.
Elle s’appelle Inge Hannemann. Depuis deux semaines, elle fait les titres des journaux de l'autre côté du Rhin. Elle a travaillé comme conseillère au Pôle emploi allemand de Hambourg de 2005 à début 2013. Elle a été suspendue pour activité politique. En 2006, en constatant les méthodes carrément violentes instiguées en interne, qui constituent de facto des violations des droits fondamentaux à l'égard de ses compatriotes au chômage, elle va, au péril de sa vie, se révolter et refuser de sanctionner des hommes et des femmes, jeunes ou plus âgés.
C'est la nouvelle mère courage qui, parlant le français et passionnée par le pays des droits de l'Homme, veut venir en France rencontrer le syndicat du Pôle emploi, SNU-FSU,pour mettre en garde contre les nouveaux plans sur le chômage en France directement importés du modèle Hartz IV. Depuis 2013, Inge Hannemann, licenciée pour activité politique, est menacée d'être internée en psychiatrie. Angela Merkel et son second couteau, Ursula von der Leyen, de la CDU, qui a été une ministre de la famille au bilan médiocre et qui dirige le ministère du travail aujourd'hui, aurait calé Inge Hannemann dans la lunette de son fusil. Devenant une affaire d’État, le blog d'Inge Hannemann, altonabloggt, et ses divers entretiens dans la presse commence à échauder Berlin. Huit millions de chômeurs en colère, qui pourraient se réveiller et prendre conscience de l'infamie dans laquelle ils sont jetés, inquiètent le pouvoir. De nombreux citoyens allemands enfoncent la tête dans les épaules tant la pression devient trop grande. Mais ils sont de plus en plus nombreux à montrer grâce aux réseaux sociaux leur volonté de révolte. La politique de communication du gouvernement rappelle les heures noires de la fin du Reich ou de la phase de la RDA où il fallait faire croire au succès final.
Pays sous propagande. Le rapport sur la pauvreté, publié en mars 2013 par Ursula von der Leyen, a été falsifié par le gouvernement. Chaque jour, 100 enfants sont retirés de leur famille par le Jugendamt pour pauvreté ou « difficultés » des parents. Les citoyens et de nombreux retraités sont recyclés dans une fabrique à la frontière polonaise et le gouvernement continue de dire que finalement, tout va bien en Allemagne. Vendredi 3 mai, la CDU a publié un tract sur sa page facebook et affirme que le chômage est en-dessous des 3 millions de demandeurs d'emploi. C'était sans compter avec la liberté du Net, où les internautes sont venus publier leur dégoût et insultes sous la publication. On pouvait notamment y lire : « A nouveau la si chère propagande d’État ! Voulez-vous continuer ainsi jusqu'à la victoire finale de cet État central européen ? ; Cher CDU, êtes-vous tous aveugles dans votre parti ou prenez-vous des drogues ? ; Les fonctionnaires ont réussi à retirer les chômeurs des statistiques ; Celui qui y croit est lui-même responsable. C'est pas possible, si ça continue je vais dans la rue ! ; Qu'est-ce qui se passe donc dans le pays ? Pas un responsable politique pour dire quelque chose ? ; La manière dont le peuple souffre, personne ne veut le voir ! »
Mère courage. L'action politique de Inge Hannemann est devenue une affaire d’État. Trois avocats et des communicants se chargent de la conseiller. Son objectif est la fin de Hartz IV, un programme mis en place par les socialistes allemands qui appauvrit le pays, disloque les familles et fait régner la peur dans la société. « La Arbeitsagentur produit de la pauvreté et viole les droits fondamentaux. Plusieurs paragraphes de la loi fondamentale sont violés. Je vois la misère, les actes de répression et une grande division de la société se produire». Par amour pour son peuple, Inge Hannemann ne peut pas accepter de voir plusieurs millions d'Allemands vivre ainsi. Elle sait la nécessité pour son pays d'avoir des enfants. Avec cette politique menée par Berlin, l'avenir du pays est menacé. Trop de parents avec leurs enfants sont déjà menacés de glisser dans la case « esclave ». Inge Hannemann dénonce le travail par intérim car il est financé par le gouvernement. « Les sociétés d'intérim reçoivent durant trois mois de l'argent de la Arbeitsagentur. Le salarié, lui, ne touche pas cet argent. Les gens sont donc embauchés pour trois mois et sont ensuite virés car la boîte d'intérim embauche des nouveaux chômeurs pour toucher les primes. La ministre du travail, Ursula von der Leyen, est assez incompétente. Je dénonce les chiffres sur le chômage annoncés par le gouvernement. Nos médias parlent de trois millions alors que nous avons huit millions de chômeurs en Allemagne ! ».
Et de mentionne l’exemple suivant : « Un jour j'ai eu dans mon bureau un chômeur très malade. Il ne pouvait pas bien entendre et marcher. Il respirait à l'aide d'une machine. Les médecins du Pôle emploi ont déclaré qu'il pouvait travailler tout en restant sur un lit ! ».
Volonté de la faire taire. Son employeur a tenté à plusieurs reprises de l'envoyer passer une expertise psychologique puis psychiatrique à l'occasion d'un burn-out. Inge Hanneman a refusé de se soumettre car « je sens qu'avec leurs expertises, ils pourraient me déclarer malade mentalement». Depuis 4 semaines, son ordinateur et son téléphone ne marchent plus correctement. « Mes communications téléphoniques sont subitement interrompues quand je parle aux journalistes. Pendant des heures, je ne peux plus téléphoner. Les mails n'arrivent plus correctement. Ceux qui veulent me contacter reçoivent un message comme quoi mon compte mail est fermé ».
Avertir la France. Inge Hannemann veut venir en France pour rencontrer ses collègues du Pôle emploi et le syndicat SNU-FSU.« En France, ils ont déjà instauré le système du Hartz IV. Depuis 2005, le Pôle emploi peut sanctionner les chômeurs qui refusent de prendre un emploi proposé par le Pôle emploi».Le Hartz IV a été instauré par Schröder, du SPD. Il ressemble au système du RSA mais en plus strict, pénalise les chômeurs et permet aux agents du Pôle emploi de décider de la vie des personnes à la recherche d'un emploi. En plus de donner un travail obligatoire aux demandeurs d'emploi, les services du Pôle emploi ont une fonction de police et effectuent des contrôles dans les appartements des chômeurs et en particulier ceux de la catégorie Hartz IV. En outre, ils dénoncent les familles au Jugendamt. « Ils vont sonner chez les gens sans prévenir. Ils mettent un pied à travers la porte et rentrent. Puis ils regardent partout, dans les tiroirs et même dans le linge et dans les sous-vêtements. Tout est passé au crible. Il faut avertir les Français ! ». Elle veut aussi aller aux Pays-Bas pour avertir et dénoncer un système de camp de travail où les droits fondamentaux n'existent plus. N
dimanche 19 mai 2013
La fin du CDI loi passée au Sénat dans l''indifférence enfin presque !
14 mai 2013, la loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat, par 169 voix contre 33.
Le CDI vous préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». En clair, à moins d’une faute grave ou d’une inaptitude au travail, la seule chose que pouvait tenter votre patron était de vous pousser au suicide comme chez France Télécom…
Aujourd’hui, le boss pourra vous virer pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone… Ou simplement s’il vous juge « incompétent » !
Le CDI prévoyait l’impossibilité de baisser votre rémunération sans votre accord. Le boss pouvait demander. Certains ont essayé…
Grâce à notre Sénat, refuser une baisse de salaire (jusqu’au SMIC) devient un motif valable pour vous faire pointer à Pôle emploi (article 18 de l’accord national interprofessionnel – ANI).
Finalement, c’est quoi cette… chose ?
Rien de moins que la mise au pas de la France par la Commission européenne en matière de droit du travail et la destruction d’un acquis vieux de 20 ans.
C’est l’échine courbée jusqu’à la brisure de vertèbres devant l’ultra-libéralisme. Un grand jour pour le MEDEF.
Comme d’habitude, les travailleurs ont été trahis par plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) puisque cette loi n’est que la retranscription de l’ANI signé entre lesdits syndicats et le patronat le 11 janvier 2013. FO et la CGT l’ont refusé…
Chaque fois que les syndicats parlent des organisations patronales comme« des partenaires sociaux », c’est déjà joué.
Dans 1984, la dictature décrite par Orwell utilisait des slogans comme: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. »
Tout aussi fort, le hollandisme révolutionnaire ajoute ceci : « La fin du CDI, c’est la sécurisation de l’emploi. »
Au Sénat, les communistes sont les seuls à avoir voté contre.
Comme à son habitude, l’UMP a botté en touche, intrinsèquement lâche, en choisissant de s’abstenir. Il ne faudra pas les oublier ceux-là non plus le jour du grand nettoyage au Kärcher de la scène politique.
Comme à son habitude, c’est le PS qui s’y colle pour faire reculer les acquis sociaux…
Global Trends 2030. Alternative Worlds (Tendances mondiales 2030 : nouveaux mondes possibles) l'étude tous les 4 ans menée notamment par la CIA (mais pas que ) est à lire avec beaucoup d'attention ,car il révèle un changement magistral au niveau mondial (mais pas que....)
Le document confidentiel que le président Barack Obama a trouvé sur son bureau de la Maison Blanche le 21 janvier dernier lorsqu’il a entamé son second mandat vient de paraître sous le titre Global Trends 2030. Alternative Worlds (Tendances mondiales 2030 : nouveaux mondes possibles) [1]. Que nous dit-il ?
Le constat principal est : le déclin de l’Occident. Pour la première fois depuis le XVe siècle, les pays occidentaux perdent du pouvoir face à la montée des nouvelles puissances émergentes. Commence la phase finale d’un cycle de cinq siècles de domination occidentale du monde. Même si les Etats-Unis demeureront l’une des principales puissances planétaires, ils perdront leur hégémonie économique en faveur de la Chine. Y ils n’exerceront plus leur « hégémonie militaire solitaire » comme ils le font depuis la fin de la guerre froide (en 1989). Nous allons vers un monde multipolaire dans lequel les nouveaux acteurs (la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud) ont vocation à constituer de solides pôles régionaux et à disputer la suprématie internationale à Washington et à ses alliés historiques (Royaume Uni, France, Allemagne, Japon). Pour avoir une idée de l’importance et de la rapidité du déclassement occidental qui s’annonce, il suffit de souligner ces chiffres : la part des pays occidentaux dans l’économie mondiale passera de 56% aujourd’hui à 25% en 2030... En moins de vingt ans, l’Occident perdra plus de la moitié de sa prépondérance économique... L’une des principales conséquences de cela c’est que les Etats-Unis et leurs alliés n’auront probablement plus les moyens financiers d’assumer le rôle de gendarmes du monde... De sorte que ce changement structurel (aggravé par la profonde crise économique actuelle) pourrait réussir là où l’Union soviétique et Al Qaeda ont échoué : à savoir, l’affaiblissement durable de l’Occident.
Selon ce rapport de la CIA, la crise en Europe durera au moins une décennie, soit jusqu’en 2023... Et, toujours selon cette étude, il n’est pas certain que l’Union européenne réussira à maintenir sa cohésion. Entretemps, l’émergence de la Chine se confirme comme deuxième économie du monde qui deviendra bientôt la première. Simultanément, les autres pays du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde et Afrique du Sud) s’installent en deuxième ligne et entrent en compétition directe avec les anciens empires dominants du groupe JAFRU (Japon, Allemagne, France, Royaume Uni).
En troisième ligne apparaissent désormais une série de puissances intermédiaires avec des démographies à la hausse et de forts taux de croissance économique, appelées à devenir également des pôles hégémoniques régionaux et avec tendance à se constituer en groupe d’influence mondiale, le CINETV (Colombie, Indonésie, Nigéria, Ethiopie, Turquie, Vietnam).
Mais d’ici à 2030, dans le Nouveau système international, quelques unes de plus grandes collectivités du monde ne seront plus des pays mais de communautés rassemblées et reliées entre elles par Internet et les réseaux sociaux. Par exemple, « Facebookland » : plus d’un milliard d’usagers... ou « Twitterland » : plus de 800 millions... Dont l’influence dans le jeux de trônes de la politique mondiale pourrait être décisif. Les structures de pouvoir vont se disséminer en raison de l’accès universel à la Toile et à l’usage des nouveaux outils numériques.
A cet égard, le rapport de la CIA annonce l’apparition de tensions entre les citoyens et certains gouvernements ; tensions que plusieurs sociologues qualifient de « post-politiques » ou « post-démocratiques »... D’un côté, la généralisation de l’accès à Internet et l’universalisation de l’usage des nouvelles technologies vont permettre aux citoyens d’élargir le champ de leurs libertés et de défier leurs représentants politiques (comme ce fut le cas lors des « printemps arabes » ou de la crise des « indignés »). Mais, en même temps, selon les auteurs du rapport, ces mêmes outils électroniques vont procurer aux gouvernements « une capacité sans précédent de surveiller leurs citoyens » [2].
« La technologie – ajoutent les analystes de Global Trends 2030 – continuera d’être le grand critère de différentiation des Etats, mais les futurs empereurs d’Internet, semblables à ceux de Google ou de Facebook, possèderont des montagnes entières de données et manipuleront en temps réel beaucoup plus d’informations que les Etats ». C’est pourquoi la CIA recommande à l’Administration des Etats-Unis qu’elle se prépare à affronter les grandes entreprise privées qui contrôlent Internet en activant le Special Collection Service [3], un service d’intelligence ultra-secret – qui dépend conjointement de la NSA (National Security Service) et le SCE (Service Cryptologic Elements) des Forces armées – spécialisé dans la captation clandestine d’informations d’origine électro-magnétique. Si un groupe d’entreprises privées venait à contrôler la masse de données qui circule sur Internet, il pourrait conditionner le comportement d’une grande partie de la population mondiale, voire même des entités gouvernementales. La CIA craint aussi que le terrorisme djihadiste soit remplacé para un cyberterrorisme encore plus effroyable.
Le rapport prend d’autant plus au sérieux ce nouveau type de menace que, en définitive, le déclin des Etats-Unis n’a pas été provoqué par une agression extérieure mais par une cause interne : la crise économique survenue en 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers. Les auteurs estiment que la géopolitique contemporaine doit prendre en compte des nouveaux phénomènes qui n’ont pas forcément de caractère militaire. Car, même si les menaces militaires n’ont pas disparues (cf. les affrontements armées en Syrie, les menaces concernant l’Iran ou la récente gesticulation nucléaire de la Corée du Nord), les dangers principaux que courent aujourd’hui les sociétés sont de type non-militaire : changement climatique, conflits économiques, crime organisé, guerres électroniques, nouvelles pandémies, épuisement des ressources naturelles...
Sur ce dernier aspect, le rapport signale qu’une des ressources qui s’épuise le plus rapidement est l’eau douce. En 2030, 60% de la population mondiale connaîtra des problèmes d’approvisionnement en eau, ce qui pourrait donner lieu à des « conflits hydriques »... Concernant les hydrocarbures, en revanche, la CIA se montre beaucoup plus optimiste que les écologistes. Grâces aux nouvelles techniques (fort polluantes) de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels. Les Etats-Unis seraient déjà autosuffisants en gaz, et ils le seront, en 2030, en pétrole. Ce qui fait baisser ses coûts de production manufacturière et encourage la relocalisation de ses industries de main d’œuvre. Mais si les Etats-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront. Quelles seraient alors les conséquences pour les actuels pays exportateurs ?
Dans le monde de demain, 60% des personnes vivront, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, dans les villes. D’autre part, conséquence de la réduction accélérée de la pauvreté, les classes moyennes deviendront dominantes et le nombre de personnes qui en feront partie sera multiplié par trois passant de 1 milliard à 3 milliards. C’est une révolution colossale. Qui provoquera, entre autres conséquences, un changement général des habitudes culinaires ; notamment une augmentation de la consommation de viande à l’échelle planétaire. Ce qui va aggraver la crise environnementale. Parce qu’il faudra augmenter considérablement l‘élevage (de bovins, d’ovins, de porcs et de volailles). Et cela supposera une explosion de la consommation d’eau (pour produire les fourrages), d’énergie et de l’usage de fertilisants. Avec des dérivations négatives en termes d’effet de serre et de réchauffement global...
Le rapport prévoit également que, en 2030, les habitants de la planète seront 8,4 milliards, mais que l’augmentation démographique cessera partout à l’exception de l’Afrique. Il y aura donc un vieillissement général de la population mondiale. En revanche, la relation entre l’être humain et les « technologies prothétiques » va accélérer la mise au point de nouvelles générations de robots et l’apparition de « surhommes » capables de prouesses physiques et intellectuelles inédites.
Le futur est rarement prévisible. Il ne faut pas pour autant cesser de l’imaginer en termes de prospective. Et de nous préparer à agir face à diverses circonstances possibles dont une seule se produira. Même si (nous l’avons déjà dit) la CIA possède son propre point de vue subjectif sur la marche du monde, et que ce point de vue est conditionné par l’impératif de la défense des intérêts des Etats-Unis, ce rapport constitue un outil de travail extrêmement utile. Sa lecture nous aide à prendre conscience des rapides évolutions en cours et à réfléchir sur la possibilité, pour chacun d’entre nous, d’intervenir et d’agir pour infléchir le cours des choses. Afin de contribuer à construire un futur plus juste.
Emmanuel Todd :" Les riches ne sont pas un bouc émissaire, ils sont le problème ! " La crise met à nu l’oligarchie"/" Mon fantasme ? Une chambre des députés qui, dissoute par le président, pardon, par le système bancaire, refuserait de se disperser en s’appuyant sur une société exaspérée"
| Emmanuel Todd, Hervé Le Bras |
D’abord, l’incapacité à imposer la taxation à 75 %. Un président de la République française a l’arme du référendum, mais il s’est couché. Deuxième chose : la réforme du marché du travail qui place Hollande à la droite de Sarkozy. Troisième chose : la réforme bancaire a été vidée de son contenu. Quelques modifications cosmétiques sont en cours, mais, en gros et en pratique, l’Etat va rester garant de la spéculation des quatre grandes banques systémiques françaises.
Vient l’affaire Cahuzac. J’ai d’abord trouvé cette histoire idéologiquement géniale. Le garant de l’austérité budgétaire est donc un pourri : une ruse de l’histoire pour mettre à nu le système ! Si on réfléchit, en effet, ses alter ego européens ont également des liens troubles avec le système bancaire. L’Italien Mario Monti, qu’on a essayé de nous vendre comme un père la vertu, était par exemple en liaison avec Goldman Sachs. Cahuzac n’était pas un atome solitaire de corruption, mais une pièce dans un système.
Et quelle est, selon vous, la nature de ce système ?
E.T. : Cahuzac nous révèle ce qu’est la dette publique. Le prêt aux Etats est une sécurisation de l’argent des riches, Karl Marx l’avait vu. La dette des Etats est une invention de la finance privée ! L’austérité, le « rétablir les comptes publics », c’est maintenir l’Etat en situation de servir les intérêts et d’incapacité à faire la seule chose qu’il devra faire un jour, inévitablement : le défaut sur la dette. Refuser de payer.
Je suis ici aux antipodes de l’idéologie dominante, dans l’impensable d’une époque dont l’argent est la religion et la divinité, l’euro. Pourtant, l’arrêt des économies développées est bien dû à l’accumulation d’argent inutile en haut de la structure sociale. Pour relancer la machine et refonder la démocratie, il faudra remettre les compteurs à zéro. Partiellement seulement, je ne suis pas un révolutionnaire.
Qu’un type comme Cahuzac se fasse prendre, ça fait donc avancer le schmilblick. Ensuite, j’ai continué à réfléchir. Je suis le contraire d’un fin psychologue, mais même moi j’aurais anticipé qu’un médecin préférant l’implant capillaire à la guérison des gens était un amoureux de l’argent. Hollande l’a choisi. C’est une faute morale. Ce choix suggère chez le président une insuffisance de l’instinct de moralité. Quand j’ai appris que le trésorier de sa campagne, Jean-Jacques Augier, avait un compte aux Caïmans, alors qu’au même moment Hollande faisait son discours antiriches du Bourget, j’ai craqué…
A cet égard, la réponse affolée du gouvernement demandant une publication du patrimoine des élus vous a-t-elle semblé pertinente par rapport à la crise ouverte par la fraude et le mensonge de l’ancien ministre du Budget ?
E.T. : C’est le pire, cette tentative d’enfumage sur la transparence. Là, Hollande devient une menace. Cahuzac, qu’il avait lui-même nommé, se fait prendre, et que fait-il ? Il désigne l’ensemble de la classe politique comme suspecte ! C’est un acte antidémocratique majeur.
Nous avons certes échappé à l’ambiance fétide du sarkozysme, antimusulman, antiétrangers, antiroms. La priorité, il y a un an, c’était de faire dégager Sarkozy. C’est pour ça que je ne m’excuserai jamais d’avoir soutenu Hollande ! Mais ce qu’il y a de magique avec les socialistes, c’est que, en arrêtant de désigner des boucs émissaires, stratégie de diversion spécifique du sarkozysme, Hollande et le PS se sont retrouvés à poil.
Ils nous laissent voir les rapports de force réels, entre l’Etat et la banque notamment. Je pense à ce sketch du Café de la Gare : une scène plongée dans le noir, un projecteur s’allume, un mec apparaît éclairé au centre, tout nu. C’est ce qui vient d’arriver à Hollande.
Au début de son quinquennat, le bouc émissaire, c’était les riches, et l’ennemi pointé du doigt, la finance. La presse de droite joue d’ailleurs, aujourd’hui encore, sur cette hantise du matraquage fiscal. Le vote de la taxation sur les transactions financières, par exemple, c’est du bluff complet à vos yeux ?
E.T. : Les riches ne sont pas un bouc émissaire, ils sont le problème ! [Rires] L’échec de la réforme des banques a été bien analysé par des économistes comme Gaël Giraud. Ce tournant me mène à la conclusion qu’existe au PS une véritable « tendance bancaire »,s’opposant non seulement à la gauche du parti, mais aussi à une majorité de parlementaires implantés dans les régions.
La réforme a été neutralisée par la toute fraîche députée PS Karine Berger, qui, je cite Wikipédia, avait auparavant travaillé pour Euler Hermes, filiale du groupe allemand Allianz, aidée par son associée, Valérie Rabault, venue, elle, de la Société générale et de BNP Paribas. Ensemble, elles ont signé un livre au titre visionnaire : Les Trente Glorieuses sont devant nous.
On pourrait aussi citer des gens comme Emmanuel Macron, jeune secrétaire général adjoint de l’Elysée, venu de la banque Rothschild. Le passé de ces personnes, et sans doute leur avenir, à partir de 2017, quand il n’y aura plus qu’une poignée de députés PS à l’Assemblée, sont dans le système bancaire. L’opération « mains propres » est donc un scandale.
Devons-nous savoir combien de Mobylette possède la ministre de la Jeunesse et des Sports ?Ce qui serait décisif, ce serait d’avoir l’organigramme des interactions entre les banques et l’Inspection des finances ou la Cour des comptes. En termes de science politique, le pouvoir réside dans ces liens entre la haute finance d’Etat et la haute finance privée.
Partant de cette question, on peut dérouler l’histoire du « néolibéralisme » à la française depuis les années 80. Le pouvoir financier, détenu à l’origine par des hauts fonctionnaires gaullistes, honnêtes et patriotes, est passé dans le secteur privé. La seule chose qui ait été conservée, c’est le caractère hyperconcentré du système.
Un peu sur le modèle de ce qui s’est passé avec les oligarques dans les années 90 en Russie, après la chute du Mur…
E.T. : Bien sûr. L’Etat était tout en Russie et, après la fin de l’URSS, les mêmes personnes sont restées aux commandes de ce qui a été privatisé. L’incarnation totémique du système français, c’est Michel Pébereau, devenu le parrain de ce petit monde. Je cite là encore sa fiche Wikipédia : « Michel Pébereau quitte l’administration pour rejoindre le Crédit commercial de France en 1982. Il mène à bien la privatisation de deux banques dont il sera le PDG : le Crédit commercial de France, de 1986 à 1993, puis la Banque nationale de Paris (1993), devenue BNP Paribas en 2000, qu’il préside de 1993 à 2003. »
Quant aux jeunes qui sortent le mieux classés de l’ENA – non pas les meilleurs, mais les plus aptes, moralement et socialement, à fayoter -, on les retrouve à l’Inspection des finances, à la Cour des comptes, puis dans les cabinets ministériels, et bien sûr au ministère des Finances. Les ministres importants n’ont pas la liberté de choisir leur directeur de cabinet et vivent sous leur surveillance.
Ces jeunes gens, leur avenir est dans le privé. Ils payent donc d’avance ! Ils enterrent la réforme des banques. Ils passeront dans ces banques et les grandes boîtes privées, cooptés par leurs parrains. C’est de transparence sur cette mécanique dont nous avons besoin. La vérité aujourd’hui révélée – le hollandisme, par ses bourdes, reste révolutionnaire ! -, c’est que les banques contrôlent l’appareil d’Etat.
Ce que vous décrivez, c’est exactement le reproche majeur qu’on faisait déjà à Nicolas Sarkozy. Au moment de la grande crise de 2008, on a ainsi pointé le fait qu’il a inventé la sortie de crise avec les banquiers. Ces reproches, ce sont aussi les mêmes qui sont aujourd’hui adressés à Obama…
E.T. : La crise met à nu l’oligarchie. Si l’on va au bout de l’analyse, ce n’est plus l’exécutif qui attaque le Parlement en exigeant la transparence, c’est le système bancaire. Patrick Weil a raison : cessons de pourchasser le cumul des mandats, cumul qui, en assurant aux députés des bases régionales, les aide à résister au pouvoir exécutif et bancaire.
Compte tenu de la dégradation spectaculaire du crédit accordé à François Hollande en moins d’un an, quelles sont les ressources dont il dispose désormais ?
E.T. : Si nous restons dans la zone euro, toute prétention à l’action est une blague. Hollande, c’est un président local dans la zone mark. La réalité, c’est que nous sommes revenus à la situation où la Banque de France était l’affaire des 200 familles. Sauf que, maintenant, ce ne sont même plus 200 familles françaises qui font la loi, c’est l’Allemagne !
Vous souscrivez donc à cette idée de bras de fer nécessaire avec la chancelière Angela Merkel, pour sortir de l’ornière économique, retrouver la croissance et ressouder la gauche ?
E.T. :Attaquer Merkel, c’est la dernière illusion socialiste, ça revient à attaquer un fondé de pouvoir. C’est le patronat allemand qui ne veut pas d’une explosion de la zone euro. Ce sont ces patrons, organisés, à l’allemande, qui permettent à Mario Draghi [président de la Banque centrale européenne] de faire des politiques de sauvetage des banques. Il leur faut encore quatre ans pour flinguer définitivement l’industrie française. La durée de la présidence Hollande, justement.
La situation, je pourrais la schématiser ainsi… [Emmanuel Todd sort alors une feuille de papier et dessine un diagramme.] En haut : le patronat allemand. Juste en dessous, décalée, Merkel : préposée à la gestion des protectorats européens ! Directement aux ordres du patronat allemand : la Banque centrale européenne. Aux ordres de la BCE : les banques françaises. Sous le contrôle des banques : les inspecteurs des finances de Bercy, avec comme attaché de presse Pierre Moscovici ! Et tout en bas : François Hollande. Je ne trouve à Hollande aucune fonction identifiable. Donc j’inscris : « Rien. » [Rires.]
Mais vous n’avez pas complètement répondu… Compte tenu de ce que vous dites aujourd’hui, est-ce que c’est une si mauvaise intuition de la part du PS d’aller ainsi se confronter à l’Allemagne ?
E.T. : Nos socialistes veulent croire que le retour des sociaux-démocrates allemands au pouvoir ferait une grosse différence. Karine Berger m’avait déjà fait le coup avant la présidentielle, durant un débat devant une section socialiste. Mais les réformes les plus dures en Allemagne ont été faites par Schröder ! La social-démocratie allemande, historiquement et géographiquement, est dans la continuité du protestantisme, donc du nationalisme. Avec eux, ce serait pire. Donc évidemment, l’Allemagne est le problème. Les politiques français, si durs avec leur population et leurs PME,en sont au stade Bisounours sur l’amitié franco-allemande.
Mais l’Allemagne, qui a déjà foutu en l’air deux fois le continent, est l’un des hauts lieux de l’irrationalité humaine. Ses performances économiques « exceptionnelles » sont la preuve de ce qu’elle est toujours exceptionnelle. L’Allemagne, c’est une culture immense, mais terrible parce que déséquilibrée, perdant de vue la complexité de l’existence humaine. Son obstination à imposer l’austérité, qui fait de l’Europe le trou noir de l’économie mondiale, nous impose une question : l’Europe ne serait-elle pas, depuis le début du XXe siècle, ce continent qui se suicide à intervalles réguliers sous direction allemande.
Oui, un « principe de précaution » doit être appliqué à l’Allemagne ! Ce n’est pas être un salaud xénophobe de le dire, c’est du simple bon sens historique. D’autant que ce pays est, à l’insu de nos chefs, dans une logique de puissance. Le seul obstacle à une hégémonie durable en Europe, pour l’Allemagne, aujourd’hui comme hier, c’est la France, tant qu’elle ne sera pas définitivement à terre économiquement. Mais je comprends que ce soit difficile pour nous d’admettre l’évidence : nous pensions tellement ne jamais revoir ces rapports de force.
Le président vous a invité à l’Elysée il y a quelques mois pour un petit déjeuner. Que lui avez-vous conseillé ?
E.T. : L’une des rares choses dont je me souvienne, c’est qu’il prenait conscience de l’existence d’une Europe protestante et plaisantait sur le fait que les Finlandais étaient encore plus raides que les Allemands. Je lui ai suggéré qu’il fallait réunir une commission de réflexion sur la viabilité de l’euro mêlant des économistes orthodoxes et des économistes critiques, comme Jacques Sapir, Jean-Luc-Gréau, Gaël Giraud, Paul Jorion ou Frédéric Lordon. La seule existence de cette commission aurait intimidé les Allemands et fait baisser l’euro.
Mais là est la preuve ultime de l’insuffisance intellectuelle et morale des classes supérieures françaises : personne n’ose, hors du Front national, poser la question de la viabilité de l’euro, cette monnaie qu’on doit sans cesse sauver, avec un taux de chômage qui s’emballe et des revenus qui plongent. Même Mélenchon n’y arrive pas. La gauche du PS, les Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel, en sont incapables et nous proposent des politiques de relance impossibles en économie de libre-échange, qui n’aboutissent qu’à renforcer encore l’industrie allemande.
Et que dire du conformisme europhile de cette institution centrale qu’est le Monde, ou de revues comme « Pas d’alternatives économiques » ? Pour arriver à infléchir tout ça, il faudrait que Hollande soit plus que de Gaulle. Mais il l’a dit, il n’est que normal. Ordinaire même. Mes restes d’espoir, je les mettrais plutôt dans une révolte du Parlement.
Mon fantasme ? Une chambre des députés qui, dissoute par le président, pardon, par le système bancaire, refuserait de se disperser en s’appuyant sur une société exaspérée. Mais peut-on prendre au sérieux quelqu’un qui a pris Hollande au sérieux ?
© Marianne, 12 mai 2013
L’union européenne à l’heure allemande (dessiné par Emmanuel Todd sur un coin de
table)
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