jeudi 5 avril 2012
Les "économistes à gage " chargés des lavages de cerveaux écument plateaux de télé, radio et autres journaux"sérieux" :Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?
On appelle cela l’« effet Dracula » : à l’instar du célèbre vampire des Carpates, les arrangements illégitimes ne résisteraient pas à leur exposition au grand jour. Ainsi, la révélation en 1998 de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), négocié secrètement pour accentuer la libéralisation économique, avait conduit à sa désintégration.
Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?
Ces liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque : les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes. Mais, depuis 2008, les accointances des économistes ne passent plus inaperçues. L’effet Dracula aura-t-il raison de cette forme intellectuelle de prévarication ? Suffira-t-il de la rendre publique pour la vaincre ? Tel est le pari de la prestigieuse Association américaine d’économie (American Economic Association, AEA).
Depuis le début de cette année, les articles publiés dans les revues scientifiques membres de l’association sont tenus de dévoiler les éventuels conflits d’intérêts impliquant les auteurs. Les économistes devront ainsi mentionner « les “parties intéressées” (1) leur ayant versé une rémunération financière importante, c’est-à-dire d’un montant total supérieur ou égal à 10 000 dollars [environ 7 600 euros], au cours des trois dernières années » (communiqué du 5 janvier 2012). La mesure s’appliquera également aux sommes perçues par les« proches ». A la tête de certaines des plus prestigieuses revues de la discipline, la vénérable AEA — elle s’apprête à fêter son cent trentième anniversaire — n’est guère sujette aux tocades. Sa décision a frappé les esprits.
Après le succès du documentaire de Charles Ferguson Inside Job,l’irritation était devenue palpable. Les émoluments de certains proches conseillers du président Barack Obama impliqués dans la libéralisation du secteur bancaire avaient soulevé des interrogations dans l’opinion publique. Ainsi de M. Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national (National Economic Council, NEC) et rémunéré 5,2 millions de dollars, entre 2008 et 2009, par le fonds spéculatif D. E. Shaw, et jusqu’à 135 000 dollars pour ses conférences, le plus souvent organisées par des sociétés financières — sans compter ses piges (plantureuses) au Financial Times. La colère grondait également dans les rangs de la profession. Au cours de l’année 2011, nous explique George DeMartino, de l’université de Denver, « une série d’études scientifiques ont démontré que les conflits d’intérêts constituaient la règle plutôt que l’exception ». Le 3 janvier 2011, à l’initiative des professeurs Gerald Epstein et Jessica Carrick-Hagenbarth, une lettre ouverte tirait la sonnette d’alarme, appelant l’AEA à réagir. Elle fut signée par plus de trois cents économistes, dont George Akerlof, lauréat du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, et Christina Romer, ancienne conseillère du président Obama. Douze mois plus tard, ils étaient entendus.
Mais l’écho de ce sursaut éthique peine à traverser l’Atlantique (2)… Dans Le Monde du 1er février, l’économiste Olivier Pastré tempête contre les projets visant à sortir de la monnaie unique européenne. Il se fixe une mission : « Expliquer aux Français les plus fragiles et les plus soumis à la désinformation quels sont les risques d’un abandon de l’euro (3). » Le quotidien du soir présente l’auteur comme « professeur d’économie à l’université Paris-VIII ». Or Pastré préside aussi la banque tunisienne IMBank. Et siège aux conseils d’administration de la banque du Crédit municipal de Paris (CMP Banque), de l’Association des directeurs de banque, ainsi qu’à l’Institut Europlace de finance. C’est pourtant le « professeur à l’université » qui intervient chaque samedi matin dans l’émission de France Culture « L’Economie en questions », dont il est coproducteur.
« Voilà un exemple parfait du type de situation qui nous a conduits à réagir », commente le professeur Michael Woodford, membre du comité directeur de l’AEA, lorsqu’on lui soumet ce cas. L’association exhorte en effet « l’ensemble des économistes à appliquer les mêmes principes à toutes les publications : journaux académiques, éditoriaux, articles de presse, commentaires diffusés à la radio ou à la télévision ». « En l’occurrence, reprend Woodford, il me semble que les lecteurs ont le droit de savoir si l’expert en question défend une analyse ou les intérêts de l’institution pour laquelle il travaille. »Pastré assurait, dans son article du 1er février, que, dans l’hypothèse d’une sortie de l’euro, les banques « verraient le coût de leur endettement à court terme et à long terme exploser », s’alarmant d’une éventuelle « baisse de leur rentabilité ».
Pour Patrick Artus, responsable de la recherche économique pour la banque Natixis et administrateur de Total, la thèse défendue par Woodford « a du sens aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Mais je ne crois vraiment pas qu’elle puisse s’appliquer à la zone euro », car « le nombre d’économistes liés à la finance y est très faible par rapport au monde anglo-saxon (4) ». Un petit groupe, peut-être… mais très représenté parmi les experts médiatiques.
3 novembre 2011. La matinale de France Inter analyse les enjeux du G20 qui va se tenir à Cannes. Qui invite- t-elle ? « Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes. » Rarement présentée, cette association rassemble Jean-Paul Betbèze (chef économiste au Crédit agricole), Laurence Boone (chef économiste chez Merrill Lynch), Anton Brender (chef économiste de Dexia Asset Management), Artus, Pastré, etc. Quelques jours plus tard, sur la même radio publique, l’émission « Le téléphone sonne » « tire les leçons » de la réunion. Au micro,« Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes ».
C’est également à ce titre que Lorenzi, par ailleurs conseiller du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, analyse le marché immobilier dans Les Echos, la chute des Bourses sur Europe 1 ou le « fabuleux destin de la France » sur RTL (5). Pourtant, cette carte de visite omet certains détails. Lorenzi siège aux conseils d’administration de PagesJaunes, d’Associés en finance, de l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), de BNP Paribas Assurance. Il est par ailleurs censeur d’Euler Hermes, membre des conseils de surveillance de la Compagnie financière Saint-Honoré, de BVA, du Groupe Ginger et conseiller du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque.
Christian Saint-Etienne, lui, s’affiche comme professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) sur France 24 et comme économiste et analyste politique dans les colonnes du Point.Jamais comme conseiller scientifique du Conseil stratégique européen, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine. Elie Cohen, lui aussi conseiller de M. Hollande, est « directeur de recherche » au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeur à Sciences Po sur France Inter ou dans Le Figaro. Jamais membre du conseil d’administration des entreprises PagesJaunes ou EDF Energies nouvelles. Jacques Mistral ? Economiste dans les colonnes du Monde et sur France Culture, ou directeur des études économiques à l’Institut français des relations internationales (IFRI) dans l’émission « C dans l’air » (France 5). Pas administrateur de BNP Paribas Assurance. Daniel Cohen, conseiller de Mme Martine Aubry, se montre plus discret sur son titre de senior adviser de la banque Lazard — qui conseille par exemple le gouvernement grec sur la renégociation de sa dette — que lorsqu’il s’agit de rappeler sa qualité de professeur de sciences économiques à l’Ecole normale supérieure et à l’université Paris-I.
Jetons de présence aux conseils d’administration de grandes sociétés (35 000 euros par mandat, en moyenne, pour les sociétés du CAC 40 et la moitié pour les autres sociétés cotées, selon les chiffres de l’Institut français des administrateurs [IFA]), conférences privées (que Lorenzi, par exemple, facture 6 600 euros), rédaction de rapports rémunérés… Tout comme leurs collègues américains, les économistes hexagonaux« disposent d’innombrables moyens de gagner beaucoup, beaucoup d’argent, observe DeMartino. Ils savent pourtant mieux que d’autres que rien n’est gratuit, que tout bénéfice implique un coût. Et le coût, ici, c’est la perte d’indépendance. »
« Je trouve que cela a un parfum d’années 1930, proteste Lorenzi. La question est de savoir si la manière dont vous gagnez votre vie influence votre jugement. Et cela n’est pas le cas. » Après tout, pourrait-on arguer, 2 + 2 = 4, que l’on écrive pour le compte d’une université ou pour celui d’une banque. « Sans aucun doute, répond Woodford dans un sourire. Mais la plupart des questions auxquelles sont confrontés les économistes relèvent de jugements plus subtils. Et il ne faut pas se leurrer : nos débats ont un impact direct sur certains intérêts privés. » Faudrait-il en conclure, avec la professeure Deirdre McCloskey, de l’université de l’Illinois, qu’il arrive que « des économistes se comportent comme des avocats, défendant tel ou tel point de vue, indépendamment des faits (6) » ? Ou — pour le dire autrement — que, intéressés au résultat, ils tentent parfois de convaincre que 2 + 2 = 5 ?
Réalisateur du documentaire Inside Job, Ferguson a rencontré l’économiste Frederic Mishkin, de la Columbia Business School :
Ferguson. — En 2006, vous avez coécrit une étude du système financier islandais : « C’est un pays évolué doté d’excellentes institutions. Peu de corruption, Etat de droit, économie convertie à la libéra-lisation financière. Réglementation et surveillance prudentielles de qualité. »
Mishkin. — Là était l’erreur [en 2008, l’économie islandaise s’effondrait, ndlr]. Il est apparu que la réglementation et la surveillance prudentielles n’étaient pas satisfaisantes.
— Qu’est-ce qui vous a fait croire le contraire ?
— On s’en remet aux informations dont on dispose. Et l’opinion générale voulait que l’Islande ait d’excellentes institutions et soit très évoluée.
— Qui vous l’avait dit ? Quelles recherches aviez-vous réalisées ?
— On parle à des gens, on se fie à la banque centrale qui, finalement, n’a pas été à la hauteur.
— Pourquoi vous être fié à la banque centrale ?
— On s’en remet aux informations qu’on a.
— Ça vous a rapporté combien ?
— J’ai été payé… Le montant est public.
Mishkin a reçu 124 000 dollars [environ 95 000 euros] de la chambre de commerce islandaise pour rédiger son étude.
— Sur votre CV, le titre du rapport « Stabilité financière en Islande » a été changé en « Instabilité financière en Islande »…
— Oh… J’ignore pourquoi, mais… Il y a peut-être une coquille.
Avocat dévoué à son client ou scientifique dans l’erreur, la différence s’avère parfois ténue. Or, remarque DeMartino, « les économistes jouissent d’un privilège que ne connaissent pas d’autres professions : on ne leur demande jamais de rendre des comptes de leurs bévues ».Ils en commettent pourtant.
Le 17 août 2007, la crise des subprime vient de débuter outre-Atlantique. Elie Cohen en annonce déjà la fin : « Dans quelques semaines, assure-t-il, le marché se reformera et les affaires reprendront comme auparavant » (Lemonde.fr). Six mois plus tard, sur Direct 8, Alain Minc, banquier d’affaires et conseiller de M. Nicolas Sarkozy, s’enthousiasme pour « l’incroyable plasticité du système » :« On nous aurait dit qu’[il] serait régulé avec un doigté tel qu’on éviterait une crise, qui aurait pu être quand même de l’ampleur des très grandes crises financières qu’on a connues dans le passé ! C’est tout de même un univers au fond très résilient. » Verdict ? « L’économie mondiale est plutôt bien gérée » (8 janvier) (7).
La même année, Lorenzi annonce que « [sa] conviction est faite » : « Le diagnostic des banques centrales a été rapide, juste et suivi d’effet. Dans une crise du marché interbancaire, elles ont su avec talent esquiver la catastrophe ; en l’occurrence, elles ont évité aux Etats-Unis la faillite des banques hypothécaires et permis à de grands établissements bancaires en véritable danger de réintégrer, sans risque de liquidité, une partie de leurs produits titrisés (8). » A peine ces propos imprimés, la banque Lehman Brothers sombrait, entraînant avec elle une partie du système financier mondial. Quant à Artus, rédacteur graphomane de Flash Economie chez Natixis (cinq articles par jour en moyenne), il claironnait dans Challenges, le 28 août 2008 — deux semaines avant le krach : « L’affaire des subprime est dans le rétroviseur. » Plus tard, il tempêtera contre l’idée que les banques paient plus d’impôts et continuent à financer des économies fragilisées par la crise. « On ne peut pas tout demander aux banques », titre l’employé de Natixis dans son Flash Economie du 18 août 2011.
On pourrait s’interroger sur le rapport entre de telles erreurs de jugement et les rémunérations que perçoivent leurs auteurs. Ou exiger, avec Epstein, de rendre les économistes « responsables devant leurs collègues, la presse, leurs étudiants, les citoyens (9) ». Mais faut-il feindre de s’étonner qu’un banquier défende les intérêts des banquiers ? Or c’est bien en ces termes que Lorenzi, par exemple, envisage son activité : « Je suis ce qu’on appelle un senior banker, expliquait-il récemment. J’essaie, d’une manière générale, de développer les affaires correspondant aux différentes activités de la Compagnie financière Edmond de Rothschild (10). » Pastré et lui ont-ils une telle mission à l’esprit lorsque, dans leur livre Droite contre gauche ? Les grands dossiers qui feront l’élection présidentielle (Fayard), paru en 2012, ils enjoignent à leurs lecteurs de « renoncer aux illusions sur l’Etat protecteur », de « faire enfin le pari audacieux en faveur du marché » et, surtout, d’éviter de « porter des jugements trop hâtifs »sur l’industrie bancaire ?
« A terme, redoutait en novembre dernier M. Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et ancien secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes de M. Sarkozy, les citoyens se révolteront contre la dictature de fait [des marchés] (11). »Mais les « marchés » n’exercent-ils pas déjà leur ascendant jusqu’au sein de l’AMF, censée les réguler ? Car qui conseille l’autorité que préside M. Jouyet ? Les mêmes : Olivier Davanne (cogérant de Groupama Risk Premium), Olivier Garnier (directeur adjoint de la Société générale), Ruben Lee (président-directeur général d’Oxford Finance Group), Artus, Pastré, etc.
Retour aux Etats-Unis, où Ferguson interroge M. John Campbell, directeur du département d’économie à Harvard :
Ferguson. — Un chercheur en médecine écrit un article qui dit : « Pour soigner cette maladie, il faut prescrire tel médicament. » Il s’avère que ce médecin reçoit 80 % de ses revenus du fabricant de ce médicament. Ça ne vous dérange pas ?
Campbell. — Je pense qu’il est, bien sûr, important de révéler… les, euh… euh… C’est un peu différent des cas que nous évoquons ici, car… euh…
La pertinence de l’analogie ne saute pas non plus aux yeux de Mme Barbara Frugier, adjointe à la directrice de la communication de l’AMF. « Ecoutez, je ne connais pas l’industrie pharmaceutique »,interrompt-elle. Avant de poursuivre : « Je ne vois pas trop où vous voulez en venir, en fait. C’est normal, à mon avis, qu’on se renseigne auprès de ceux qui ont l’expertise. » Pourtant, selon le site de l’autorité, le collège — chargé, entre autres, d’arrêter le budget de l’institution et de fixer les règlements intérieur et général — est, contrairement au conseil scientifique, « soumis à des règles déontologiques et de prévention des conflits d’intérêts ».
Lorsqu’il a été promu du second cénacle au premier, en juin 2011, l’économiste Christian de Boissieu, par ailleurs président du Conseil d’analyse économique (CAE), a donc été invité à quitter ses fonctions de conseiller du fonds spéculatif HDF Finance, d’Ernst & Young ainsi que son siège au comité d’audit de la banque Neuflize OBC, dont il demeure membre du conseil de surveillance. « En attendant de quitter ce conseil très prochainement, explique-t-il, je me déporte (je sors de la salle et je ne participe aucunement aux délibérations) lorsqu’il est question à l’AMF, directement ou indirectement, de cette banque. »
Louables, les dispositions de l’AMF et de Boissieu ne constituent-elles pas une réprobation implicite envers ceux qui n’en prendraient pas de similaires ? A commencer, par exemple, par les médias.
Journaliste à France Info, Jean Leymarie a reçu Lorenzi les 16 décembre 2009, 24 novembre 2010 et 29 juin 2011. Connaît-il les fonctions de son invité au sein de la société Rothschild ? « Oui, bien sûr ! » Et pourtant, il ne les évoque pas à l’antenne ? « Nos auditeurs ne sont pas idiots. Ils savent bien. » Mais comment le sauraient-ils, puisque ses confrères adoptent généralement la même conduite, alors même qu’ils n’ignorent rien des multiples casquettes de leurs invités ?
C’est en connaissance de cause que Jean-Marc Sylvestre invite Lorenzi pour évoquer les dangers d’une plus forte réglementation du secteur bancaire, sur LCI (24 avril 2010) ; qu’Yves Calvi donne la parole à Michel Godet et à Saint-Etienne pour expliquer l’inélucta- bilité des politiques de rigueur, dans son émission « C dans l’air », sur France 5 (9 novembre 2011) ; ou que le Financial Times ouvre ses colonnes à Summers pour tirer les conséquences de la « crise du capitalisme » (8 janvier 2012). Est-il besoin d’écouter attentivement les réponses quand on pose de telles questions à de tels invités ?
L’information des Français ne souffrirait peut-être pas d’une amputation trop sévère si la presse consacrait davantage d’espace — quelques lignes, quelques secondes d’antenne — à une présentation complète de ses experts : « Ce serait d’ailleurs tellement simple que je m’étonne que ce ne soit pas déjà le cas », nous répond l’économiste Hubert Kempf, président de l’Association française de science économique (AFSE), réputée « orthodoxe ». Son organisation entend-elle interpeller ses membres sur la question des conflits d’intérêts ?« Nous organiserons peut-être une table ronde lors de notre prochain congrès », en juillet 2012. Et du côté de l’Association française d’économie politique (AFEP), créée il y a deux ans pour promouvoir davantage de pluralisme au sein de la profession ? « Pas encore formellement, même si la question fait a priori consensus ici », nous indique Nicolas Postel, secrétaire de l’association. « Mais, ajoute-t-il,considérer que le problème se limiterait à la question des conflits d’intérêts constitue, à mon sens, une erreur. »
Autre cas de figure. Dans son édition du 14 février, Le Monde publie, à la rubrique « International », une analyse de la crise grecque. La journaliste Claire Gatinois y cite divers économistes, tous directement liés au monde de la finance. Or pas de conflits d’intérêts ici : les fonctions sont clairement identifiées. Christopher Probyn ? « Chef économiste chez State Street, groupe financier basé à Boston » (cité trois fois). Natacha Valla ? « Economiste chez Goldman Sachs » (citée trois fois). Jésus Castillo ? « Economiste chez Natixis. » Sans compter« les experts d’UBS ». Sans doute estime-t-elle que les « économistes de banque » sont les mieux placés pour analyser une crise comme celle qui secoue la Grèce.
« Pourquoi le seraient-ils ?, objecte Postel. Sur un sujet comme celui-là, on n’attend pas des médias un déroulé très technique de mécanismes financiers obscurs, mais une interrogation fondamentale sur le statut de la dette du pays : est-elle légitime ? D’où vient-elle ? Et, sur ce plan, les économistes de banque ne sont pas nécessairement les plus compétents. »
Peut-on imaginer un économiste de Goldman Sachs affirmant que la crise grecque découle avant tout d’une dette illégitime qu’il ne faudrait pas payer ? « Non, admet Gatinois, cela me semble assez peu vraisemblable. » « Pour cet article, explique-t-elle, j’ai pensé qu’il était intéressant d’interroger des économistes de banque, plutôt libéraux, pour montrer qu’eux aussi s’inquiètent de la situation grecque. » Il s’agissait en somme de présenter, une fois n’est pas coutume, le point de vue libéral.
Ce genre de réflexe professionnel semble davantage assaillir la grande presse que l’idée d’interroger, par exemple, des représentants syndicaux — lesquels sont au moins aussi informés des mécanismes et des conséquences du drame social en cours que les économistes libéraux. Au mois d’octobre 2011, par exemple, Gatinois a donné la parole à quarante économistes, groupes d’économistes ou assimilables. Vingt-neuf travaillaient directement pour des banques ou des institutions financières. Trois s’exprimaient au nom de syndicats.
Entre le 1er septembre 2008 et le 31 décembre 2011, Le Monde a cité Artus — responsable de la recherche pour la banque Natixis — dans cent quarante-sept articles (il a également signé quatre tribunes). Plus souvent que Jacques Attali (cent trente-deux articles) et que Minc (cent dix-huit). Et beaucoup plus que Jean Gadrey (cinq articles sur les questions économiques) et Frédéric Lordon (quatre) (12). Des proportions similaires à celle que l’on observerait dans les quotidiensLibération ou Le Figaro, ainsi que dans la plupart des magazines.
Dans ces conditions, la transparence peut-elle suffire à infléchir la tendance naturelle des professionnels de la finance à défendre… les intérêts de la finance ?
Renaud Lambert
"Et si Nicolas Sarkozy était battu au 1er tour ? un autre regard sur les sondages français. Oui, dans cette élection tout est possible jusqu'au bout notamment avec la montée de JL Mélenchon , ce n'est plus de la science fiction de le retrouver au 2ème tours mais au contraire c'est le prolongement normal de cette vague de fond qui porte son programme...
Cette hypothèse, aucun institut de sondage ne l’a envisagée ni même projetée. Et pourtant, elle est parfaitement vraisemblable avec les dernières révélations sur les financements de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 (impliquant forcément N. Sarkozy) et celle de Sarkozy l’impliquant personnellement en 2007 (affaires Betancourt entre autres).
Plus graves encore, les révélations sur les tueries de Toulouse et de Montauban et les possibles implications des services de sécurité français soupçonnés par des élus d’avoir tout fait pour empêcher le présumé assassin Merah de parler. Suspicion d’autant plus fondée que les ministres de la Défense et son collègue de l’Intérieur viennent d’interdire aux directeurs généraux des services de sécurité de répondre à certaines graves interrogations du Sénat ; une institution de souveraineté pourtant qualifiée pour être comptable de tous les actes régaliens des grands services publics de la République française. Par ailleurs, certains élus français ne manquent pas de faire le parallèle entre les émeutes sanglantes de la gare du Nord et les horribles assassinats de Toulouse et Montauban.
Curieusement, font-ils remarquer, et comme par un curieux hasard, ces drames se sont déroulés à la même période électorale – mars 2007, mars 2012 – à un mois du premier tour de l’élection présidentielle. Les deux drames visent les mêmes communautés françaises musulmanes et immigrées comme seuls et uniques responsables de ces graves dérives. Dans les deux cas, les buts et les finalités sont les mêmes : instiller la peur et l’épouvante dans la tête des Français ; créer une diversion, développer un discours électoral pour dire, en gros, je suis le seul à sauver la France et les Français de ce péril. Ce procédé fonctionnera-t-il encore en 2012 comme il a si bien fonctionné en 2007 ? Pas sûr ; cette fois, le Sénat (à majorité socialiste) commence à mettre son nez dans la machinerie et les combines de Sarkozy.
Certains sénateurs n’hésitent pas à suspecter le patron de la DCRI de coup de main donné à son ami le Président, tout en sauvant in fine sa tête et son poste déjà menacé pour d’autres affaires bien connues. Ce qui incline aussi MM. Hollande et Mélanchon à parler de clan et de bande organisée du pouvoir au travers de ces affaires récurrentes. Eva Joly n’hésite pas, elle, à accuser carrément N. Sarkosy de vouloir échapper aux graves poursuites judiciaires qui le menaceraient s’il perdait le pouvoir et de chercher à conserver son immunité en se faisant réélire à tout prix. Aucun media public ou privé ne reprendra ou n’envisagera cette hypothèse pourtant si plausible et si vraisemblable. Comme dans les Républiques bananières et infra-bananières, Algérie en tête, ils sont nombreux ces journaux et journalistes à tourner sous la gravitation et les pesanteurs du ventre pour n’en rien dire. Rarement pour écrire sous l’attraction ou les contraintes du cœur et/ou de l’esprit. Une vraie invention du capital corrupteur qui sait si bien faire taire les journalistes bavards et souvent repus des largesses du capital. Bien entendu, la grande presse française et les médias lourds en particulier, télévisions en tête, n’évoquent jamais, ou si peu et si mal ces liens et ces parallèles mettant en cause la responsabilité de M. Sarkozy et de ses proches conseillers dans les graves désordres qui perturbent la France. Ils n’y sont pour rien se dit-il et s’imprime-t-il. D’autant que le plus remuant et le plus écouté d’entre eux est un certain Patrick B., un fasciste d’extrême droite se dit-il, bien connu dans les milieux de la presse pour son islamophobie et ses haines anti-immigrés, anti-arabe et anti gauche. Il a perçu pour ces qualités-là, d’expert en xénophobie et en haines multiples, plus de 1,5 million d’euros juste pour apprendre à N. Sarkozy comment haïr et exclure les musulmans et les immigrés. La France maurrassienne doit aussi à ce type le tristement célèbre ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration. Un admirateur et adorateur de l’OAS et de J.M. Le Pen.
Voilà avec quelle lunette M. Sarkozy est-il conseillé pour regarder les musulmans de France et les immigrés. Un vrai délire. Les Français électeurs auront-ils la mémoire aussi courte que l’affirmait le célébrissime Général De Gaulle ? Seront-ils encore et toujours « ces veaux suivistes » toujours selon une autre sentence définitive du même célébrissime général et que son fils Philippe aimait souvent à rappeler ? Seront-ils ces veaux (par le Général qualifiés qui iront par millions, indolents, emplir les urnes béantes de Sarkozy ? Par sûr cette fois. Parce qu’il arrive parfois aux Français de vouloir ressembler par l’honneur et la dignité, par la hauteur aussi, à Louise Michèle, à Guy Môquet, à Maurice Audin, à Fernand Yveton, à Pierre Ghenaïssia… et à des milliers d’autres petits anonymes.
C’est la force de cette France diverse et plurielle, riche de ses diversités et des différences qui l’enrichissent. Cette belle et seule France que nous aimons. Cette France qui a aussi donné Yacine, Dib, Assia, Khaled et Zidane. Sans jamais vouloir contrarier les arrêts sentencieux et irrévocables du généralissime, je m’autorise aussi une appréciation différente des Français : ils ne sont pas des veaux et n’ont pas toujours eu la mémoire courte. Ils ont été si souvent héroïques, tellement été braves et forts qu’ils ont libéré toutes les Bastilles qui leur interdisaient la vie : la liberté. Mélanchon a refait ce chemin-là, de re-libérer la Bastille, suivons le et demain : l’internationale sera le genre…
Mais passons ; il y a pire et pire. Si toutes ces casseroles que traîne le Président sortant étaient portées à la connaissance des électeurs français, il serait hautement improbable que le candidat Sarkozy franchisse le premier tour. Nous avons donc envisagé l’hypothèse plausible que le grand public électeur français soit un peu informé sur les techniques de matraquage de l’opinion et, réalisé sur cette base, de nouvelles projections sur les possibles performances de chaque candidat. Nous avons imaginé que l’électeur français soit devenu majeur, mature et informé des enjeux majeurs qui entourent cette élection présidentielle. oici donc les prévisions de l’Institut Abassacom sur les scores réels des candidats à la prochaine élection présidentielle française si les médias lourds publics et privés avaient fait correctement leur boulot ; ce qui est rarement le cas et qui, à leur corps défendant, leur est rarement permis ; le dernier mot revenant toujours et seulement au propriétaire du support diffusant le message.
Nous avons obtenu ces scores en combinant et en intégrant les scores et les indices d’évolution (progression, régression) de chaque candidat avec des paramètres ponctuels de redressement et de modération découlant de l’actualité et des rendements factuels du candidat présidentiable sans aucun préjugé a priori. Nos projections ont également pris en compte et en calcul les facteurs d’influence de certains grands instituts de sondage aux liens politiques et commerciaux avérés avec certains gros intérêts (patronat, CAC 40, partis politiques) et forcément donc tentés de favoriser certains candidats pour ne pas dire un candidat certain.
L’Institut Abassacom, pour des raisons non moins militantes, tente ici de corriger et de redresser ces sondages qui tentent d’orienter et parfois d’inverser les grandes tendances de l’opinion publique française. Pour avoir pratiqué et enseigné le sondage, à la base comme au plus haut niveau, je peux affirmer ici que certains établissements de sondage fonctionnent comme des chapelles politiques totalement dévouées aux capitaux et aux patrons qui les possèdent.
Savez-vous que l’Institut de sondage CSA, très actif et réactif ces derniers temps sur la présidentielle française (ex : Cayrol, Souchon et Associés) appartient en totalité à M. Bolloré, l’ami du Fouquet’s et du fameux yacht Paloma où M. Sarkozy a fêté sa victoire ? Savez-vous aussi que l’IFOP, dont on vante trop souvent le professionnalisme et l’indépendance en matière de sondage, est la propriété privée et personnelle de Mme Laurence Parisot, la patronne du Medef ? Alors, où est donc l’objectivité et la neutralité professionnelles quand on est en même temps la défenderesse et militante ouvertement et publiquement engagée auprès de M. Sarkozy ? Où est donc la marge, la distance et aussi la morale professionnelle quand on est si engagée si proche du Président-candidat ?
Savez-vous aussi que la Sofres n’est plus la Sofres et que, depuis 2008, année de son rachat par le groupe britannique, elle signe ses études françaises, y compris ses sondages sur les présidentielles françaises, TNS. C’est une tromperie commerciale. Sofres n’existant plus, pourquoi alors ajouter Sofres à Taylor Nelson : seuls propriétaires britanniques de l’ex-Sofres appartenant maintenant à la holding WPP (Wires & Plastics Products) de Sir Martin Sorrell ? La moindre des honnêtetés aurait consisté à dire aux Français que TN (Taylor Nelson) est une société british, cotée en bourse, qui s’inscrit forcément dans le règne de la haute finance britannique ; naturellement donc perturbée par les positions des gauches françaises.
D’autant que les projets fiscaux de la gauche française risquent de contrarier la politique commerciale de TNS dont le propriétaire WPP, leader mondial, a déménagé à la cloche de bois en élisant domicile dans un paradis fiscal, l’Ile de Jersey. Par cette délocalisation, Sir Martin Sorrell réalise un gain fiscal annuel de deux cent quarante millions d’euros et, aussi, des compressions de personnels dont on aura deviné les motivations commerciales et les gains financiers. Et comme tous les projets de gauche inscrivent l’arrêt des saignées fiscales dans leurs priorités présidentielles, je soupçonne aussi ce gros institut de sondage, qui s’affirme français par sa raison sociale, d’arranger et d’orienter ses sondages afin de préserver ses propres intérêts en France où il est leader. Parfois, il leur arrive le malheur de dire le vrai ; juste pour maintenir et préserver leur crédibilité. Pour ne pas mourir face à la concurrence des petites boîtes locales françaises.
Cette élection est d’une importance capitale et vitale pour la haute finance et les patrons du CAC. Elle met en jeu des sommes considérables, voire des dizaines ou des centaines de milliards d’euros, d’avantages et de privilèges divers que la nouvelle politique fiscale de la gauche menace si elle arrivait au pouvoir. C’est pourquoi les grands instituts de sondage, autant que les partis concernés, se jettent corps et âme dans la bataille de la présidentielle où ils s’impliquent totalement tant leurs propres intérêts sont directement menacés si leur bienfaiteur n’était pas réélu. D’où le forcing des chiffres et des projections volontairement erronées. Normal, ils défendent leurs propres survies."
Mohamed Abassa EL WATAN.com le 04.04.12 | 10h00
Salah est en France enfin , c'est une immense joie pour moi et tous ceux qui se sont battus pour sa libération
Après plus de 15 jours d'attente de l'autorisation de sortie du territoire israélien, Salah Hamouri a enfin obtenu le précieux tampon lui permettant de circuler librement. Il est arrivé en France mercredi 4 avril.
Il a été accueilli à l'aéroport, par Jean-Claude Lefort, coordinateur de sonComité National de soutien. En début d'après-midi, Salah a été reçu à la Préfecture de Créteil, par Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil général du Val-de-Marne, en présence de Monsieur Hael AL FAHOUM, Ambassadeur et Chef de la Mission de Palestine en France, ainsi que d'une vingtaine de Conseillers généraux.
Le Conseil général avait adopté deux voeux pour exiger la libération de Salah Hamouri, ainsi que ses parents soient reçus par le Président de la République.
Ensuite, Salah s'est rendu à Valenton, à l'Espace Salah Hamouri, un city stade inauguré en 2010. Il a rencontré des jeunes valentonais ayant participé au Challenge de foot et leur a dit quelques mots "Merci pour votre soutien. Les enfants de Palestine voient envoient le bonjour. C'est vous les enfants qui allez construire un futur meilleur, sans violences."
Dans la soirée, 200 personnes ont assisté à la rencontre avec Salah, M.Billoux, Sénateur de Seine-et-Marne, Jean-Claude Lefort, et Françoise Baud, Maire de Valenton. Une soirée très émouvante, pendant laquelle de nombreux citoyens sont venus dire leur soutien à Salah, aux prisonniers et au peuple Palestinien.
Source/http://salah-hamouri.fr
France ;Délire islamiste d’une fièvre électorale ; il est d'une gavité absolue de lié l'Islam à cette vague de terrorisme intégriste qui ne sont en fait que l'émanation de l'extrême droite arabe et rien d'autre ....
La suite des arrestations, dans la métropole française, de suspects d’islamisme, concept générique assimilé à du terrorisme potentiel, se justifierait, selon le ministre de l’intérieur, non par des arrière-pensées, mais par le principe de précaution destiné non à séduire, mais à rassurer les futurs sélecteurs !
Le mot d’islamiste a une connotation définitivement liée au 11 septembre et déconsidère sémantiquement tout mouvement, fût il réellement démocratique, comme le Hamas palestinien ou populaire comme le Hezbollah syro-libanais !
Les médiats insistent sur « l’avancée » de ce mouvement prétendument « islamiste » contrôlé, dit-on, par les U.S.A auquel il sert de prétexte en or pour venir gendarmer au Sahel, en Afrique, au Mali et identifient le mouvement traditionnel de résistance des Touaregs à un al Qaeda retrouvant de la réalité, même avec transformation de son nom.
Les derniers développements du « printemps arabe », arrivé à la saison syrienne ont même habitué l’opinion publique à donner comme cause de tous les troubles d’Asie centrale jusqu’aux rives méditerranéennes, « la montée du mouvement islamiste » (selon le refrain connu).
Dans ces conditions toutes les apparences sont mûres pour une inquisition aveugle, dont un père de famille arabe française parlait aujourd’hui, à Pau, en indiquant que ses deux enfants de 22 et 23 ans qui « prient quand il le veulent », ainsi qu’il le déclare au correspondant local de la radio, avaient été arrêtés après un périple en Asie les menant au Viêt-Nam, en Birmanie, Malaisie, sur le trajet, en somme, de l’armée impériale japonaise d’il y a 70 ans, en Inde même, mais point dans les zones afghanes et pakistanaises.
Ce voyage avait été payé par leur propre travail.
Il est sûr que d’autres voyageurs musulmans se soient égarés, souvent par des voies douteuses, en zone de combat, nous ne le contestons-pas, mais pourquoi frapper aveuglément sinon publicitairement, dans des milieux magrébins qui ont choisi de demeurer en France ou dont les familles y ont été accueilli, il y a plus de trente ans encore, par un patronat mesquin et cupide ?
On a souvent parlé d’une police de proximité, qui fait défaut, par manque de crédits aussi qui fait de la population électorale policière un appui de M. Hollande ou Bayrou,, plus que de M. Sarkozy !
Encore ministre de l’intérieur, M. Sarkozy avait, en effet, reproché à un responsable de la police d’organiser « un » ( !) match de rugby avec des « jeunes gens des quartiers défavorisés », dont le quartier «du Mirail toulousain- - la plupart des délinquants mineurs- et celui-ci, M. Jean-Pierre Havrin est devenu Maire-Adjoint, personnage estimable, chargé de la sécurité à Toulouse.
M. Sarkozy avait ironisé non sans lui tendre un piège, sur ses initiatives, comme un enfant gâté des quartiers de Neuilly-sur-Seine, sa ville natale, est seul capable de le faire. Ceux qui recevaient dans la France d’autrefois une éducation chrétienne, comme ce policier « de gauche », savaient que les patronages religieux faisaient beaucoup pour aider, encourager au travail, bref « socialiser » une jeunesse exposée aux tentations de l’argent facile, et dépourvue de toute formation professionnelle sérieuse , ce que du reste nous reproche, avec bon sens, la presse économique de nos partenaires européens du Nord - .
M. l’officier de police et Maire-adjoint de Toulouse, M. Havrin a écrit un livre : « Comment Sarkozy m’a viré ».
Le Président n’en sort pas grandi.
Voici la déclaration faite à la Dépêche du Midi du 8 décembre 2007, de celui qui institua cette police e proximité et était loué de la population :
« Venant du cabinet de M. Chevènement, avec la droite au pouvoir, je me doutais de ce qui allait arriver. Mais pas de cette manière. Déjà, j'entendais des bruits qui venaient du ministère : « Chez toi, il paraît que des voitures brûlent », ce qui était faux. Et quand j'apprends que Sarkozy arrive à Toulouse, là je me dis : « Il y a anguille sous roche ». 48 heures avant, « Le Figaro » publie un article sur le thème « Délinquance : Toulouse bonnet d'âne » alors que la délinquance avait baissé de 4,8 %. Ils sont allés chercher les taux d'élucidation, qui effectivement n'étaient pas bons. Ce qui est normal : quand on fait de la police de proximité, on prend toutes les plaintes, y compris le paillasson brûlé ou la voiture rayée, le genre d'affaire qu'on n'élucide jamais. Le cabinet de Sarkozy avait fait savoir que le ministre de l'Intérieur avait beaucoup communiqué sur la répression et qu'il souhaitait communiquer à Toulouse sur la prévention. Une conseillère du cabinet est descendue, elle a rencontré les gars du Mirail et leur a dit : parlez-moi uniquement de la prévention. Les policiers lui ont alors parlé de ce match de rugby qu'ils avaient organisé avec des jeunes, ce qui constituait pour eux le summum de la réussite en matière de prévention. C'était un piège ! Quand Sarkozy est descendu à Toulouse, il s'est servi de ça pour dire que les collègues ne faisaient pas le travail. Les collègues m'ont regardé, stupéfaits. Ils étaient pris au piège, ils étaient meurtris, se sentaient trahis. Avec le sentiment que leur travail n'était pas reconnu et qu'en plus on les faisait passer pour des imbéciles. « Le rugby n'est pas la mission première de la police… » Ils le savaient très bien » !
Nous retirons les fruits de ce que M. Sarkozy a semé ! Ce n’est pas une faute politique qu’il a commise, car il est trop habile pour cela, mais une faute morale, c’est-à-dire un manquement d’action, de générosité !.
Il répondra qu’il n’a pas été élu pour cela ; mais il a été créé à cet effet par, répondrait tout théologien chrétien ou musulman, celui-comme disait la formule biblique –« par qui les rois règnent » , y compris ce calife abbasside Mansour qui voulu anéantir l’action de l’Imam Sadiq, le 6ème imam, exemple de science théorique et de « raison pratique « indissolublement liés, qui est célébré, en même temps que l’anniversaire du Prophète(sal).
Le mot d’islamiste a une connotation définitivement liée au 11 septembre et déconsidère sémantiquement tout mouvement, fût il réellement démocratique, comme le Hamas palestinien ou populaire comme le Hezbollah syro-libanais !
Les médiats insistent sur « l’avancée » de ce mouvement prétendument « islamiste » contrôlé, dit-on, par les U.S.A auquel il sert de prétexte en or pour venir gendarmer au Sahel, en Afrique, au Mali et identifient le mouvement traditionnel de résistance des Touaregs à un al Qaeda retrouvant de la réalité, même avec transformation de son nom.
Les derniers développements du « printemps arabe », arrivé à la saison syrienne ont même habitué l’opinion publique à donner comme cause de tous les troubles d’Asie centrale jusqu’aux rives méditerranéennes, « la montée du mouvement islamiste » (selon le refrain connu).
Dans ces conditions toutes les apparences sont mûres pour une inquisition aveugle, dont un père de famille arabe française parlait aujourd’hui, à Pau, en indiquant que ses deux enfants de 22 et 23 ans qui « prient quand il le veulent », ainsi qu’il le déclare au correspondant local de la radio, avaient été arrêtés après un périple en Asie les menant au Viêt-Nam, en Birmanie, Malaisie, sur le trajet, en somme, de l’armée impériale japonaise d’il y a 70 ans, en Inde même, mais point dans les zones afghanes et pakistanaises.
Ce voyage avait été payé par leur propre travail.
Il est sûr que d’autres voyageurs musulmans se soient égarés, souvent par des voies douteuses, en zone de combat, nous ne le contestons-pas, mais pourquoi frapper aveuglément sinon publicitairement, dans des milieux magrébins qui ont choisi de demeurer en France ou dont les familles y ont été accueilli, il y a plus de trente ans encore, par un patronat mesquin et cupide ?
On a souvent parlé d’une police de proximité, qui fait défaut, par manque de crédits aussi qui fait de la population électorale policière un appui de M. Hollande ou Bayrou,, plus que de M. Sarkozy !
Encore ministre de l’intérieur, M. Sarkozy avait, en effet, reproché à un responsable de la police d’organiser « un » ( !) match de rugby avec des « jeunes gens des quartiers défavorisés », dont le quartier «du Mirail toulousain- - la plupart des délinquants mineurs- et celui-ci, M. Jean-Pierre Havrin est devenu Maire-Adjoint, personnage estimable, chargé de la sécurité à Toulouse.
M. Sarkozy avait ironisé non sans lui tendre un piège, sur ses initiatives, comme un enfant gâté des quartiers de Neuilly-sur-Seine, sa ville natale, est seul capable de le faire. Ceux qui recevaient dans la France d’autrefois une éducation chrétienne, comme ce policier « de gauche », savaient que les patronages religieux faisaient beaucoup pour aider, encourager au travail, bref « socialiser » une jeunesse exposée aux tentations de l’argent facile, et dépourvue de toute formation professionnelle sérieuse , ce que du reste nous reproche, avec bon sens, la presse économique de nos partenaires européens du Nord - .
M. l’officier de police et Maire-adjoint de Toulouse, M. Havrin a écrit un livre : « Comment Sarkozy m’a viré ».
Le Président n’en sort pas grandi.
Voici la déclaration faite à la Dépêche du Midi du 8 décembre 2007, de celui qui institua cette police e proximité et était loué de la population :
« Venant du cabinet de M. Chevènement, avec la droite au pouvoir, je me doutais de ce qui allait arriver. Mais pas de cette manière. Déjà, j'entendais des bruits qui venaient du ministère : « Chez toi, il paraît que des voitures brûlent », ce qui était faux. Et quand j'apprends que Sarkozy arrive à Toulouse, là je me dis : « Il y a anguille sous roche ». 48 heures avant, « Le Figaro » publie un article sur le thème « Délinquance : Toulouse bonnet d'âne » alors que la délinquance avait baissé de 4,8 %. Ils sont allés chercher les taux d'élucidation, qui effectivement n'étaient pas bons. Ce qui est normal : quand on fait de la police de proximité, on prend toutes les plaintes, y compris le paillasson brûlé ou la voiture rayée, le genre d'affaire qu'on n'élucide jamais. Le cabinet de Sarkozy avait fait savoir que le ministre de l'Intérieur avait beaucoup communiqué sur la répression et qu'il souhaitait communiquer à Toulouse sur la prévention. Une conseillère du cabinet est descendue, elle a rencontré les gars du Mirail et leur a dit : parlez-moi uniquement de la prévention. Les policiers lui ont alors parlé de ce match de rugby qu'ils avaient organisé avec des jeunes, ce qui constituait pour eux le summum de la réussite en matière de prévention. C'était un piège ! Quand Sarkozy est descendu à Toulouse, il s'est servi de ça pour dire que les collègues ne faisaient pas le travail. Les collègues m'ont regardé, stupéfaits. Ils étaient pris au piège, ils étaient meurtris, se sentaient trahis. Avec le sentiment que leur travail n'était pas reconnu et qu'en plus on les faisait passer pour des imbéciles. « Le rugby n'est pas la mission première de la police… » Ils le savaient très bien » !
Nous retirons les fruits de ce que M. Sarkozy a semé ! Ce n’est pas une faute politique qu’il a commise, car il est trop habile pour cela, mais une faute morale, c’est-à-dire un manquement d’action, de générosité !.
Il répondra qu’il n’a pas été élu pour cela ; mais il a été créé à cet effet par, répondrait tout théologien chrétien ou musulman, celui-comme disait la formule biblique –« par qui les rois règnent » , y compris ce calife abbasside Mansour qui voulu anéantir l’action de l’Imam Sadiq, le 6ème imam, exemple de science théorique et de « raison pratique « indissolublement liés, qui est célébré, en même temps que l’anniversaire du Prophète(sal).
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