Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".




RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

lundi 1 septembre 2014

Israël et la Palestine : ces aveuglantes vérités qu’on ne veut pas voir, par Chokri Ben Fradj

Israël, s’amusent à rappeler, régulièrement, nos médias occidentaux, est une démocratie ; ce serait même la “seule et unique démocratie de tout le proche orient”. Comme c’est bien joli et rassurant de s’endormir sur ses lauriers, baigné par ces douces certitudes. Le nouveau chapitre du martyre des Palestiniens qui vient de se dérouler, sous nos yeux, à Gaza, impose pourtant, et plus que jamais je crois, ” un arrêt sur image” afin de pouvoir nous poser certaines questions fondamentales en rapport avec le sujet
Ce sur quoi devrait – me semble-t-il – se concentrer notre attention ce sont tout d’abord les faits récents et ils sont absolument accablants. Pendant plus d’un mois, des centaines de milliers de Palestiniens ont vécu sous les bombes de ladite “unique démocratie proche-orientale”. Pour la énième fois, la machine de guerre israélienne accomplit sa besogne de mort à Gaza, dans la quasi indifférence, sinon avec la complicité active de l’occident “civilisé”, à commencer par ceux prétendant nous gouverner, le sommet de l’indignité politique ayant été, sans doute, atteint par François Hollande, exprimant, il y a quelques semaines, son soutien et sa solidarité, non pas aux Palestiniens mais….. à leurs bourreaux israéliens. Combien de drames humains, de morts, de blessés, de mutilés, combien de destructions et de ravages en tout genre faut-il encore comptabiliser pour que les consciences endormies (médiatiques, intellectuelles et politiques) se réveillent vraiment enfin ?
Mais au-delà de l’horreur du moment, le vrai problème (tout le monde le sait pertinemment) n’est pas Gaza. Cette bande de terre, exiguë et assiégée de toutes parts, concentre, certes, à un niveau intolérable, tous les aspects de la question palestinienne, mais celle-ci ne peut, bien évidemment, être réduite à ce qui se passe à Gaza ; ce serait trop simple et surtout trop facile.
Pour la très grande majorité des dirigeants israéliens d’hier et d’aujourd’hui, traiter la population civile palestinienne (et arabe en général) comme leur armée vient de le faire une fois encore, à Gaza, n’est, à vrai dire, en rien une nouveauté. C’est une pratique plutôt banale fréquemment mise en œuvre (à une échelle de violence variable) à Gaza et ailleurs. Je dirais même qu’elle relève, objectivement, d’une sorte de normalité routinière à laquelle les militaires israéliens n’hésitent pas (les archives écrites et audio-visuelles des 70 dernières années sont là pour très amplement le démontrer) de régulièrement recourir depuis la création de leur État. Ils le font, du reste, d’autant plus aisément qu’ils savent pertinemment qu’ils n’auront jamais à en payer le prix, leurs puissants amis et protecteurs leur garantissant quasiment une impunité totale. “Les Arabes aiment la mort”, osent, ignominieusement, répéter beaucoup de responsables israéliens, civils et militaires. Ils en ont, très manifestement déduit (et ceci ne date absolument pas d’aujourd’hui) que la vie des Arabes ne compte pour rien et que, puisqu’il en est ainsi, pourquoi, alors, se gêner ? ” Allons-y à fond… Tuons et massacrons à volonté”. Difficile, en réalité, d’aller plus loin dans le cynisme et la barbarie. Accepteraient-ils, ces Israéliens, que leurs villes, leurs infrastructures de base et leur population civile soient – des semaines durant – ravagées, non pas par des roquettes à l’effet somme toute très modeste, mais par des bombardiers, des drones, des chars et de l’artillerie lourde, faisant, dans leurs rangs, des milliers de morts et de blessés (pour l’essentiel civils) et causant d’énormes destructions ? Que feraient-ils et que diraient-ils aussi si tel était le cas ? Quelle serait, également la réaction de la fameuse ” communauté internationale” face à cela ? La réponse est déjà dans la question et il me parait donc inutile de l’expliciter davantage.
Rien d’original là-dedans en réalité, car ce à quoi nous sommes confrontés est, ni plus ni moins, conforme à ce que fût la logique présidant à toutes les entreprises coloniales à travers l’histoire et à l’attitude de leurs promoteurs à l’égard des populations colonisées. Les Américains, les Français, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Belges, les Allemands ou encore les Japonais ont, en effet, raisonné et agi de la même manière vis à vis des populations autochtones de leurs empires coloniaux respectifs où les victimes des guerres de conquête puis des répressions, des exactions et des exploitations de toutes sortes, se comptent, du 16è au 20è siècles, en dizaines de millions.
Dans un monde dominé, depuis toujours, par la loi de la jungle, comment, d’ailleurs s’étonner de pareils comportements ? Comme tous les colonisateurs, la très grande majorité des Israéliens se sont ainsi construit un univers auto-mystificateur dans lequel ils se sont enfermés et d’où ils se montrent parfaitement incapables de sortir. A l’autre, à leur victime qui frappe à leur porte, demandant la récupération ne serait-ce que d’une partie de ses droits, ils ne savent répondre que par le mépris ou par encore plus de violence et d’oppression. Les représentants les plus modérés des Palestiniens ont ainsi beau tenté de négocier, depuis plus de vingt ans, un traité de paix un minimum équitable avec les gouvernements israéliens successifs. En vain, car en guise de “paix”, ces derniers leur ont “offert”, une colonisation massive et sans fin de ce qui reste de leurs terres, une extension inouïe de la politique de peuplement juif (ayant fait passer le nombre des colons de 15 000 en 1972, à plusieurs centaines de milliers aujourd’hui), la destruction de leurs cultures et l’arrachage de leurs oliviers multi-centenaires, le dynamitage, sans cesse répété, de leurs habitations, le pillage éhonté de leurs ressources aquatiques, les successifs et fréquents “assassinats ciblés” (avec, à chaque fois, de très nombreuses “victimes collatérales”) de leurs militants et responsables politiques, les arrestations massives et arbitraires, les brimades et les humiliations au quotidien. A bien regarder, toutefois, nous constatons que cette attitude s’inscrit dans le sillon d’une orientation politique particulière, moins connue par le grand public mais tout aussi condamnable.
Nos lecteurs savent-ils, ainsi, que l’État d’Israël fût longtemps (et cela en dit déjà très long…) l’allié privilégié de l’Afrique du sud de l’apartheid (qu’il aida directement à fabriquer sa bombe atomique), ainsi que des dictatures fascistes d’extrême droite en Amérique latine des années 60 à 90 (Brésil, Chili, Argentine, Guatemala, Salvador etc…) jusqu’aux “républiques” dirigées par des potentats grotesques, pourris et sanguinaires, d’Afrique noire (tel le régime de Mobutu dans l’ex-Zaïre et plein d’autres du même genre) ?
A “ces braves dirigeants “, les Israéliens ont apporté leur soutien et leur savoir-faire multiformes, civil et militaire, et cela ouvertement et considérablement. Pour “une démocratie”, cela pose déjà un très sérieux problème de cohérence minimum avec les “valeurs” qu’elle est supposée défendre. Ces mêmes amis lecteurs savent-ils aussi que l’État d’Israël n’a jamais eu de frontières définitives officiellement reconnues, puisque celles-ci se sont longtemps étendues, non pas en fonction des règles du droit international mais au fur et à mesure de ses conquêtes militaires ? Le territoire israélien (pourtant géographiquement délimité par une décision de l’Onu datant de 1947, lors du partage de la Palestine, demeuré purement théorique, entre deux États juif et arabe) est donc potentiellement extensible, selon la formule biblique, à un espace allant “du Nil à l’Euphrate”, illustration, parmi d’autres, de ce ” brigandage impérialiste”, évoqué, il y a plus d’un siècle, par Lénine.
Ce territoire n’inclut-il pas déjà, outre la Cisjordanie et Jérusalem- Est, le Golan syrien, occupé en 1967 puis annexé par Israël en 1981?
La nature juridique de l’État d’Israël reste aussi une énigme: Est-ce une république? Une monarchie? Un empire ? Une principauté ? Une tribu ? Cet État a-t-il, par ailleurs, une constitution clairement rédigée déterminant, de manière officielle, son fonctionnement ? Est-il un État construit sur la notion égalitaire de citoyenneté, garantissant à tous ses habitants, Juifs et non Juifs, les mêmes droits effectifs ? Est-il régi par des principes laïcs et réellement démocratiques ? Est-il un État respectueux des droits de l’homme, de la légalité internationale et de la charte de l’Onu (cette organisation à laquelle il doit son existence) ? Ou alors est-ce plutôt un État voyou, qui s’assoit systématiquement sur le droit des autres et qui ne reconnait d’autres lois que les siennes ? Un État d’apparence libérale mais en même temps adossé à une théocratie religieuse obscurantiste, intolérante, archaïque et ségrégationniste ? Un État acceptant, dans ses lois et ses pratiques, une lecture scandaleuse du statut légal de la femme (que tous les féministes et les progressistes du monde devraient, normalement, très fermement dénoncer) et ayant la Bible et la Thora comme sources d’inspiration juridico- politique ? Peut-être cet État est-il un mélange aberrant et anachronique de tout cela, un État où cohabitent, étrangement, d’un côté, de vrais espaces de modernité rattachables à un fort potentiel scientifique et à une forte créativité culturelle irrigués par des esprits brillants et laïcs, et de l’autre, la prétention, ouvertement affichée, de puiser – avec le mythe du “peuple élu auquel la Palestine aurait été promise par Dieu”- dans les “textes sacrés”, sa toute première source de légitimation. Le fait, d’ailleurs, que l’actuel premier ministre israélien se revendique (comme, d’ailleurs, tous ses prédécesseurs), chaque fois que cela l’arrange, du “monde libre” et de “l’occident démocratique” – dont Israël se voudrait le bastion dans la région – tout en exigeant des Palestiniens (comme préalable à la reprise de “négociations de paix” dont tout le monde a pu constater l’absolue inanité), la reconnaissance d’Israël comme un État exclusivement juif, n’est-il pas assez éloquent en la matière ? Plus grave encore : quand Menahem Begin et Itshak Shamir (tous les deux anciens premiers ministres israéliens des années 70 à 90) qualifient les Arabes de “sauterelles” et de “cafards”, quand une députée de l’actuel parlement israélien, déclare, tout récemment, qu’il faudrait “tuer délibérément les femmes palestiniennes afin de les empêcher d’engendrer de futurs terroristes” ou encore quand l’actuel ministre israélien des affaires étrangères, Victor Libermann (un Moldave immigré en Israël à l’âge de 20 ans et dirigeant d’un parti ouvertement raciste et fasciste) préconise ” le transfert des Arabes israéliens vers la Cisjordanie afin de faire d’Israël une entité ethniquement et religieusement homogène”, quand on entend, enfin, ce que disent les colons fanatiques installés sur les terres palestiniennes, qu’ils ont confisqué en Cisjordanie, et quand on voit comment ils se comportent à l’égard des Palestiniens qu’ils ont spoliés, quand on intègre tout cela à notre réflexion, on est vraiment en droit de s’interroger sur la nature de cette prétendue “démocratie israélienne” mais aussi sur la mentalité profonde (les résultats des élections législatives successives l’attestant, du reste, amplement depuis très longtemps) d’ une grande partie de ses citoyens.
Poussons encore plus loin notre raisonnement : qu’est- ce donc cette idée vraiment saugrenue que de vouloir, à tout prix, réunir (sous prétexte des persécutions subies) des hommes et des femmes venus de pays extrêmement différents, dans un même territoire et ce sur une base exclusivement religieuse ? Tout faire pour inciter des gens n’ayant, auparavant, rien à voir ensemble, à se regrouper dans un pays artificiellement crée pour la seule raison qu’ils partageraient la même manière de croire en Dieu, peut-il être considéré comme une démarche progressiste ou émancipatrice ? Je me permets d’en douter et ce d’autant plus que cette bien curieuse entreprise s’est accompagnée d’une vaste épuration ethnique et de crimes abominables à l’égard de la population autochtone, dont la mémoire palestinienne est toujours lourdement chargée. Pourquoi, d’ailleurs et tant qu’on y est, s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas favoriser des démarches similaires à l’égard des musulmans, des chrétiens, des bouddhistes, des hindouistes, des athées ou des mécréants de l’ensemble de la Terre ? Ne sont-ils pas, eux aussi, à un titre ou à un autre, et à des degrés divers, exposés, là où ils vivent, à différents types de menaces et de persécutions ? N’y-at-il pas là comme l’expression d’une pensée moyenâgeuse particulièrement fermée, rétrograde et fanatique, porteuse d’un risque, plus que réel, de transformer les entités politiques potentielles ainsi crées, en autant d’abcès de fixation pour tous les affrontements, toutes les stigmatisations et tous les sectarismes ? Au lieu d’être consacrée à l’entretien d’ un très détestable esprit communautariste et une fort néfaste mentalité grégaire, l’énergie, ainsi gaspillée, n’aurait-elle pas dû plutôt servir, et depuis très longtemps, au combat universel et multiforme pour le triomphe effectif de la justice, de la dignité, de la fraternité et de l’égalité au profit de tous les habitants de cette terre, indépendamment de leurs origines ethniques, de leurs appartenances religieuses, sexuelles ou nationales ? Ce raisonnement aurait dû, et devrait toujours – me semble-t-il – obtenir l’adhésion unanime de tous les êtres humains lucides, de bonne volonté et à l’esprit réellement éclairé. Et pourtant……
Arrêtons-nous, du reste, un instant sur ce mythe de “la terre que Dieu aurait promis au peuple juif dans la bible “. Selon la lecture israélienne du droit et plus précisément, selon la loi (tout à fait hallucinante) dite du” retour”, n’importe quel citoyen de n’importe quel pays du monde pourrait ainsi – à la seule condition qu’il soit reconnu comme Juif – non seulement venir s’installer en Israël, y obtenir, ainsi que sa famille, automatiquement la nationalité et bénéficier de tous les avantages et droits allant avec, mais également établir (avec le soutien et la bénédiction de l’État israélien) son domicile sur n’importe quelle région du territoire de la Palestine historique (incluant la Cisjordanie et Jérusalem Est) en s’appropriant, souvent, au passage, (avec la protection de l’armée israélienne qui veille au grain) des terres sur lesquelles il n’a, pourtant, strictement aucun droit, alors que les vrais propriétaires palestiniens de ces terres (qui y étaient depuis des siècles et des siècles) n’auront plus – la rage au cœur – que leurs yeux pour pleurer. Cette image, qui n’a absolument rien d’irréel, fait quasiment partie – tous les Palestiniens vous le diront- de leur vécu quotidien depuis de très longues décennies. Imaginons un peu ce que pourrait signifier, dans notre monde contemporain, ce genre de comportement, ce qu’engendrerait un pareil raisonnement s’il était repris, de nos jours, par les différents peuples de la Planète. Imaginons dans quel état serait celle-ci si, au nom de je ne sais quel droit chimérique, les hommes se mettent, soudain, à vouloir conquérir la terre des autres, celles des voisins comme celles des lointains, sous prétexte qu’elle aurait appartenu, il y a plusieurs milliers d’années, à leurs très très lointains supposés ancêtres. Essayons de deviner dans quel monde on vivrait si cette pratique était effectivement acceptée et admise comme quelque chose de légitime et de normal. Non seulement ce serait la mort assurée de toute notion (déjà durement malmenée un peu partout dans le monde) de justice et de droit, mais ce serait aussi, et plus que jamais, la guerre universelle de tous contre tous qui serait tout simplement déclenchée, avec les conséquences cataclysmiques que nous pourrions facilement prévoir. Pourtant, nous sommes, bel et bien, obligés de constater que c’est bien à partir d’un tel mythe que l’État d’Israël a été fondé. Les risques et les dangers gravissimes, pour la paix dans la région et la bonne entente entre les croyances et les hommes, qu’une telle entreprise portait fatalement en elle, ont-ils jamais été sérieusement pris en compte par ses promoteurs ainsi que par leurs soutiens ? Tout porte à croire que non, le respect des droits fondamentaux des victimes étant, dans cette affaire, manifestement considéré comme une sorte de “luxe superflu” dont on ne peut s’encombrer. Il suffit, d’ailleurs, d’observer le comportement des soldats israéliens sur le terrain, depuis des décennies, pour s’en convaincre. Dans le discours politique israélien, ils sont présentés, très sérieusement et sans la moindre once d’humour, comme constituant ” l’armée la plus morale du monde “. Ils sont, effectivement, “beaux et exemplaires ces soldats, et ces soldates” dans l’accomplissement de leur rôle préféré, joué et répété à l’infini depuis plus de 70 ans, auquel l’ensemble de la planète vient à nouveau d’assister en direct et qui se passe de tout commentaire. Franchement, très franchement même: si tel est le comportement de la soi-disant “l’armée la plus morale du monde”, j’aimerais vraiment que l’on me dise comment cette dernière aurait agi si elle était dépourvue de la morale qu’on lui attribue. Oui, j’aimerais réellement qu’on me le dise, dans le cas où je n’aurai pas bien compris
Ces propos sont-ils antisémites ? Je connais bien cette musique : délégitimer l’adversaire, en le disqualifiant moralement afin de tenter de le neutraliser politiquement. Cela constitue une très vieille rengaine, usée jusqu’à la corde, à laquelle ont systématiquement recouru ceux qui – faute d’arguments solides et crédibles à opposer à leurs contradicteurs – se réfugient dans l’insulte et la calomnie.
Non, bien évidemment que non. Mes propos n’ont rigoureusement rien à voir avec un quelconque antisémitisme, idéologie infecte et abjecte dont nous savons tous à quels genres de monstruosités et d’horreurs elle a abouti et peut encore aboutir. Ma parole se veut tout simplement, celle d’un esprit libre, réfractaire à tous les dogmes, à toutes les hypocrisies et à toutes les formes d’aliénation. Partant, justement, de ce positionnement intellectuel et politique, je dénis, en ce qui me concerne, totalement à l’État d’Israël le droit de représenter, en quoi que ce soit, l’essence de ce qu’est réellement, le judaïsme (religion monothéiste à laquelle on peut ou non adhérer mais tout aussi respectable que toute autre religion s’exerçant dans un cadre démocratique et laïc et non instrumentalisée à des fins de domination ou d’oppression) qu’il a, manifestement, pris politiquement, moralement et intellectuellement, en otage, au prix d’un intense lavage de cerveau collectif en direction, non seulement des communautés juives à travers le monde, mais aussi de l’opinion publique occidentale
Je pense, également, que, par son idéologie et ses agissements criminels, la caste politico-religieuse et militaire qui dirige cet État constitue (au même titre d’ailleurs que les groupes terroristes génocidaires, porteurs d’un islam de mort et de ténèbres qu’on voit tristement à l’œuvre, de nos jours, dans nombre de pays musulmans) une véritable insulte vis à vis de toutes les valeurs morales et spirituelles, non seulement du judaïsme, mais aussi de toutes les religions. Plus encore : les crimes horribles et les exactions en tout genre que ne cessent de commettre ou de cautionner, depuis bien longtemps déjà, une partie de ceux prétendant parler au nom du judaïsme et des Juifs, sont devenus, incontestablement, aujourd’hui,(tout observateur lucide peut le constater) le meilleur terreau sur lequel peut prospérer, à volonté, le discours antisémite, l’amalgame étant, chez énormément de gens (tout particulièrement au sein du public arabe et musulman mais pas seulement) malheureusement vite fait entre le judaïsme et l’État d’Israël. C’est, sans doute là la principale raison pour laquelle un très grand nombre de juifs à travers le monde (dont beaucoup de citoyens français) – qu’ils soient pratiquants ou pas, laïcs ou orthodoxes – n’hésitent pas, depuis un certain temps déjà, à dire ce qu’ils pensent de cet État, mais aussi à rallier activement et régulièrement les diverses manifestations de soutien au peuple palestinien. Ils sont, à mes yeux, l’honneur du judaïsme, sa noblesse et sa lumière, celles qu’incarnaient et qu’incarnent encore, dans la longue mémoire des hommes, les innombrables grandes figures issues du judaïsme (présentes aussi dans la société israélienne actuelle, mais, hélas, en trop petit nombre), hommes et femmes humbles, dévoués, libres, hommes et femmes de savoir, de culture et d’engagement, humanistes et progressistes de toutes tendances, amoureux de la justice et de la fraternité, symboles, parmi d’autres, de cet universalisme auquel je suis, moi-même, depuis toujours, profondément attaché.
Les abominations et agressions de toutes sortes (dont l’évocation détaillée remplirait des livres entiers) commis, depuis sa création, par l’État d’Israël, à l’égard des Palestiniens et divers États ou peuples de la région, sont, aussi, pour tout être humain disposant d’une conscience morale, autant de couteaux plantés dans le dos de ces résistants juifs de tous les pays d’Europe qui ont pris les armes contre le fascisme et le nazisme durant la dernière guerre et dont la plupart sont morts, fusillés, sous la torture ou dans les camps de l’horreur nazie, sans jamais avoir renié leurs principes et leurs convictions. Entre, d’un côté, ces hommes et femmes, héros et justes parmi les justes, et la plupart des acteurs de la politique israélienne ainsi que leurs soutiens, il y a sans doute, autant de différence qu’entre le jour et la nuit.
Que cette mémoire-là, celle de la résistance juive à l’oppression, au racisme et à l’injustice, soit aujourd’hui salie et saccagée par des bêtes féroces assoiffées de sang, de domination et d’asservissement, est absolument inqualifiable. Que l’État d’Israël puisse détourner cette mémoire, de manière si perverse, à son profit, est révoltant et insupportable. Mais comment donc des êtres humains, à l’esprit apparemment sain (et dont, une grande partie des ascendants ont été victimes des bourreaux hitlériens) peuvent-ils, à la fois, se revendiquer du souvenir des victimes du génocide nazi, célébrer leur martyre et rendre hommage à leur sacrifice, tout en agissant, à l’égard d’autres êtres humains, comme ils le font depuis des décennies et viennent encore de le faire à Gaza ? Cela restera, sans doute, l’une des raisons pour lesquelles le pessimisme, la désespérance et la noirceur finissent, souvent, par l’emporter quand on prend la peine de réfléchir un peu à ce qu’est devenu le monde dans lequel nous tentons encore de survivre, le monde que nous laisserons à nos enfants et à nos petits-enfants.
Des dizaines d’années après la défaite et la destruction de l’abominable régime nazi, les dirigeants israéliens commettent, toutefois, à mon sens, une erreur stratégique majeure en choisissant d’ignorer, délibérément, les leçons de l’histoire. Comme le pensaient, dans leur délire criminel, les différents dictateurs de l’entre-deux-guerres (allemand, italien mais aussi japonais), à l’origine du déclenchement du second conflit mondial (mais aussi, avant eux, tous les États colonisateurs), ils semblent croire que ce n’est pas le droit qui fonde la force, mais l’inverse. Ils paraissent donc en avoir conclu qu’au niveau de leurs rapports avec ceux qu’ils ont spolié et dont ils ont ravagé l’existence, le seul langage “payant” est non seulement celui de l’écrasement mais également celui de l’effacement. Il en est ainsi de la théorie que les dirigeants israéliens (toutes tendances confondues) avaient, très longtemps, cherché à faire prévaloir : celle consistant à présenter la Palestine d’avant l’installation de l’État d’Israël, comme “une terre sans peuple pour un peuple sans terre”, présentation équivalant, ni plus ni moins, à la négation pure et simple de l’existence même du peuple palestinien. Ce faisant, les Israéliens (du moins ceux parmi eux adhérant à ce schéma de pensée) se sont, en réalité, engouffrés dans un piège qu’ils risquent, à terme, de payer très cher.. Comme partout où règne une atmosphère empoisonnée par l’arrogance inhérente à un insupportable complexe de supériorité, la caste dirigeante de l’État d’Israël a, en effet, toujours eu fortement tendance à tenir ses adversaires pour quantité négligeable et donc à les mépriser, commettant souvent, de ce fait, la grave erreur de les sous-estimer. A l’égard des Palestiniens, et plus généralement des Arabes, les Israéliens sont, ainsi, apparemment, devenus les victimes consentantes de leurs propres chimères et donc sourds et aveugles aux réalités les plus élémentaires de leur environnement, géographique et humain, immédiat. Celles-ci sont, pourtant, archi-évidentes pour toute personne disposant d’un minimum de lucidité : par le lieu où il s’est construit, les méthodes avec lesquelles il a été bâti et imposé dans la région, l’idéologie qui l’inspire et le motive comme par les agissements qui sont les siens sur le terrain, l’État d’Israël constitue, bel et bien, une construction aux fondements particulièrement fragiles dont l’avenir, sur le long terme, ne peut être, pour le moins, qu’extrêmement incertain
Crée – au cœur même du monde arabe – au prix d’une injustice fondamentale, commise à l’égard de tout un peuple (en grande partie chassé de sa terre et réduit, depuis 1948 puis 1967, à un indigne et humiliant statut de réfugiés s’entassant dans des camps dans les pays voisins ou encore en Cisjordanie et à Gaza), l’État d’Israël n’a jamais ni su ni voulu bâtir, avec ses voisins, d’autres rapports que ceux basés sur la terreur, l’humiliation et l’injustice. A ce niveau, croire que les traités de paix (structurellement inéquitables et non acceptés par les populations arabes car escamotant complétement le fond du problème à savoir la tragédie subie par le peuple palestinien) signés avec l’Egypte et la Jordanie, puissent, en quoi que ce soit, changer la donne, relève de la stupidité ou d’une naïveté sans bornes.
Leurrés par un rapport de force militaire, (qui leur est encore très favorable), les Israéliens paraissent croire ce dernier éternel et donc capable, à lui seul, de pérenniser leur existence. A l’ombre de leurs centaines de bombes atomiques (bombes dont ils jouissent, très curieusement, du monopole absolu dans la région), de leurs milliers d’avions, de chars, de canons et de missiles (qu’ils ne cessent d’accumuler grâce à la générosité sans bornes ni limites de leurs parrains occidentaux, dont ils constituent les alliés stratégiques), ils se pensent invulnérables, semblant persuadés que la répression et les massacres finiront, un jour, par venir définitivement à bout de la volonté de résistance et de la soif de justice du peuple palestinien.
Travaillés par une idéologie fascisante et excluant, à connotation raciste (propre, à vrai dire, à toute situation de type colonial), la plupart des Israéliens donnent également l’impression d’être (comme ce fût le cas pour les colons européens en “Afrique du nord française “) convaincus que ni les Palestiniens, ni les Arabes, en général, ne seront jamais capables de construire une véritable force économique, éducative, scientifique et militaire susceptible de ” renverser la table”, remettant ainsi en cause leur domination sur la région. Ils le croient d’autant plus que l’oligarchie occidentale, dans toutes ses composantes, est, depuis toujours, à leur service, appuyée désormais, ouvertement par la plupart des régimes arabes qui – à l’instar des sultans et beys du Maghreb d’hier et des monarchies féodales du golfe d’aujourd’hui – sont dirigés par des fantoches et des larbins, ayant, depuis déjà un certain temps, perdu tout sens du patriotisme, de l’intégrité morale et de l’honneur.
Or, cet ordre, inhumain et amoral, qui ne tient que par la force brutale et la complicité active des puissants, prendra (et c’est l’une des constantes leçons de l’Histoire), un jour ou l’autre et d’une façon ou d’une autre, fin. Nul ne sait, bien entendu, quand et comment cela se produira, mais les peuples arabes (confrontés, certes, aujourd’hui, à de très lourds problèmes internes aux causes fort complexes) peuvent se prévaloir, au moins, d’une qualité : celle de la patience. Ils ont l’indiscutable avantage du nombre et de gigantesques richesses ainsi que des potentialités qui rendront, demain (sous certaines conditions bien sûr) réalisable leur sursaut et leur renaissance. Ceux auxquels cette perspective fait, pour une raison ou une autre, peur, s’attèlent, sans doute, de mille façons et avec de flagrantes complicités locales et régionales, à retarder voire à empêcher cette évolution, en entretenant activement – au sein de l’espace arabe – la décomposition politique, les antagonismes ethniques et religieux ainsi que le chaos social, économique et sécuritaire (les exemples déchirants de la Syrie, de l’Irak et de la Libye, pour ne citer que ces trois pays, en sont de parfaites et effrayantes illustrations). Ceux qui jouent cette carte criminelle et abjecte ne semblent, toutefois, pas vraiment se rendre compte qu’on ne peut arrêter la marche du temps et – qu’ils le veuillent ou non – celui-ci, à bien regarder, joue, sur le long terme, indiscutablement – dans la région – en faveur de tous ceux que l’État d’Israël et ses alliés s’acharnent, depuis si longtemps, à martyriser et à opprimer. Seuls des esprits imbéciles et bornés ne le comprendraient pas, mais il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Déjà, la fameuse “armée la plus morale du monde ” vient de se casser les dents à Gaza face à une résistance palestinienne héroïque (pourtant sans aucun moyen en quoi que soit comparables à ceux des Israéliens) qui, à force de courage, d’imagination et de détermination, lui a infligé des pertes sérieuses. Ce fût déjà le cas, d’ailleurs, lors de la dernière guerre du Liban, en juillet 2006, quand l’armée israélienne dût, honteusement, battre en retraite (après avoir subi de lourdes pertes en hommes et en matériel, ses fameux chars Merkeva, qu’elle croyait invincibles, ayant été taillés en pièce par ses adversaires), au bout de 33 jours de combats acharnés contre les combattants du Hezbollah dont elle croyait, pourtant, pouvoir ne faire qu’une bouchée. A eux seuls, ces deux faits devraient suffire à rendre un minimum de conscience à ceux qui l’ont perdue ou qui ne l’ont jamais eue. Et pourtant, rien de substantiel ne semble vraiment se dessiner chez la très grande majorité des Israéliens, visiblement indifférents aux droits des Palestiniens comme à leurs insondables souffrances et plus que jamais barricadés dans leur bunker suicidaire.
Comment donc la population israélienne imagine-t-elle son avenir dans une région où elle baigne dans un océan de rejet et de haine ?
A-t-elle, au moins, conscience, cette même population, que des générations successives, non seulement de Palestiniens, mais aussi d’Arabes, n’ont jamais rien connu d’autre, de la part de l’État qui la représente, que l’image des bombardements, des massacres, du crime, de l’oppression et de l’injustice ? Comment ferait-elle, le jour où le monde arabe (au sein duquel elle est venue si imprudemment s’implanter) aura enfin trouvé son chemin vers l’unité et la puissance et donc la capacité réelle de relever le défi israélien dans la région ? Quel type d’État et quel modèle sociétal les Israéliens vont-ils, par ailleurs, “inventer” quand, dans 20 ou 30 ans, la population arabe sera devenue majoritaire dans les territoires actuellement sous leur contrôle direct ou indirect ? Croient-ils vraiment que la manipulation et la déformation de l’information pourrait un jour permettre d’effacer des faits solidement établis et abolir, au sein des mémoires individuelles et collectives, l’histoire millénaire de tout un peuple qu’ils ont dépossédé de sa terre et de ses droits ? Considèrent-ils réellement que la guerre perpétuelle et la violence meurtrière, sans cesse renouvelée, peuvent constituer, en quoi que ce soit, une politique rationnelle, un tant soit peu moralement défendable et susceptible de les protéger contre les dangers mortels qui les guettent et dont ils sont, pour l’essentiel, les tout premiers responsables ? Pensent-ils sérieusement qu’en procédant de la sorte, ils vont plus facilement se faire accepter par leurs voisins et par leurs victimes ? En agissant comme ils le font, les Israéliens et leurs dirigeants ne se trompent-ils pas plutôt, lourdement de siècle et d’époque ? Se pensent-ils encore au 19è ou au début du 20è siècles (et non pas au 21è) c’est à dire à un moment historique où les puissances européennes pouvaient encore prétendre, assez aisément, imposer leur ordre colonial “aux races inférieures” dont parlait, dans les années 1880 (et entre autres responsables politiques européens de l’époque), le chef du gouvernement français Jules Ferry ?
Autant de questions sur lesquelles, à quelques exceptions près, aucune réflexion de fond, digne de ce nom, ne semble en cours ou avoir été sérieusement entamée parmi les intellectuels et les faiseurs d’opinion en Israël. Ces questions sont pourtant absolument cruciales, pour ne pas dire existentielles pour cet État, habité, depuis le début, par une logique d’apartheid, la peur comme la négation de l’autre et sans cesse ravagé, de l’intérieur, par le complexe, finalement autodestructeur, de “la forteresse assiégée”.
Si les combattants palestiniens de Gaza ont creusé des tunnels, ils savent, au moins, comment en sortir. Or celui dans lequel les Israéliens se sont visiblement enfoncés a tout l’air d’être très profond et sans issue.
Chokri Ben Fradj, historien
 Source:http://www.les-crises.fr/i

Cécile Obligi - La légende noire de Robespierre Noire qui est en grande partie fabriquée par la bourgeoisie

Qui a tué 500 000 arabes et détruit des centaines de villes ? par Moncef Ben Mrad Cet article a été publié en arabe et il est utile parfois que les francophones et les français sachent ce que les intellectuels de l’autre côté de la Méditerranée pensent de l’islam politique que certains occidentaux ont voulu imposer au monde arabe…


C’est un remarquable article d’un éminent journaliste tunisien, fondateur de l’hebdomadaire Réalités et fondateur-directeur du journal arabe Akhbar al-Joumhouriya. Moncef Ben Mrad, qui a toujours été un esprit libre et réformateur, s’interroge sur l’avenir assez sombre du monde arabe et sur les organisations et Etats qui en sont responsables, à savoir les Etats-Unis, le Qatar, Israël et l’Arabie Saoudite. Cet article a été publié en arabe et il est utile parfois que les francophones et les français sachent ce que les intellectuels de l’autre côté de la Méditerranée pensent de l’islam politique que certains occidentaux ont voulu imposer au monde arabe… par « égard » à celui-ci et par « respect » à des sociétés civiles qui ont toujours aspiré à la démocratie sans sacrifier la Modernité!


Qui a tué 500 000 arabes et détruit des centaines de villes ? par Moncef Ben Mrad


Moncef Ben Mrad, un illustre journaliste de l'ancienne école, de l'ancienne élite, de l'ancien peuple et de l'ancien pays.
Moncef Ben Mrad, un illustre journaliste de l'ancienne école, de l'ancienne élite, de l'ancien peuple et de l'ancien pays.
Savez-vous que les mouvements qui portent le masque de la religion ont contribué, ou ont assassiné 500 000 citoyens arabes et ont blessé 600 000 autres ? C’était en Algérie, au Soudan, au Yémen, en Irak, en Libye et en Syrie. 

Savez-vous que plus de 1000 villes et villages ont été détruits de façon quasi-complète, avec leurs institutions, hôpitaux, jardins, théâtres, commerces, musées, gourbis et même écoles et mosquées ? Pourquoi maintenant précisément ? Pourquoi cette destruction massive et dans l’intérêt de qui ? Qui a soutenu les mouvements religieux qui utilisent le masque de la politique dans le monde arabe ? Quels sont les objectifs de ceux qui les soutiennent ? Quels sont les pays menacés aujourd’hui ? De combien d’années et de milliers de milliards aurons-nous besoin pour reconstruire les pays détruits, et en sommes-nous capables après l’alliance entre le terrorisme et certains Etats occidentaux et arabes, qui est allée à l’encontre de la renaissance arabe ? Combien d’années va-t-on nous imposer cette guerre d’autant plus que les trahisons intérieures sont avérées ? 

Sans aborder l’histoire des rapports entre les religieux et le pouvoir, ou la politique, l’on peut avancer qu’il existe trois tendances dont la première est les « Frères musulmans », organisation qui alterne violence et exploitation de la démocratie pour imposer son agenda religieux. La seconde est « Ansars al-charia », qui vise la destruction de l’Etat civil et l’application de la charia. Quant à la troisième, l’organisation de l’EIIL, elle veut imposer un islam sanguinaire, même si cela devait anéantir un pays et provoquer l’exode de tout un peuple. 

Il est nécessaire de rappeler ici une citation du dramaturge et critique théâtral allemand Bertolt Brecht : « Si le peuple vote mal, il faut le dissoudre et le remplacer par un autre ». Tous les mouvements religieux violents entendent créer de nouveaux peuples ignorants. Quel est donc le sens et la valeur de la vie, de l’Etat, de la connaissance, des libertés, des droits de l’homme ou des acquis de la femme ou même de l’innovation ? Tout cela n’est qu’impiété qu’il faut combattre, puisque nous devenons, pour ces extrémistes, des hommes de la caverne. 

L’islam exploité par ces terroristes n’a strictement aucune relation avec l’avenir, à l’exception des cimetières et des mosquées. Là où ils se sont manifestés, ce fut la destruction, la ruine et l’ignorance. Ils voulaient ainsi entrainer les sociétés dans l’ignorance, les ramenant à la préhistoire, alors que les peuples civilisés aspirent à davantage de développement dans les siècles à venir. 

L’ignorance et la violence, l’irrespect même de la vie humaine caractérisent ces mouvements qui ont allumés les flammes de la guerre contre les libertés et la stabilité des peuples ainsi que leur développement, et contre la pensée et la femme. L’histoire a connu les tragédies des guerres confessionnelles, lorsqu’on a dressé des potences comme au moment des conflits religieux en Europe, ou de la purification ethnique en Irak et au Rwanda. 

Certains d’entre nous sont devenus des sauvages, possédant des diplômes supérieurs en matière de destruction et dans l’art du meurtre. Les dictatures arabes laïques étaient nettement moins cruelles que les régimes extrémistes religieux. 

L’on s’interroge alors qui a soutenu ces mouvements extrémistes ou sanguinaires ces dernières années et qui profitent de leurs méfaits ? Ce qui ne fait pas le moindre doute est que les Etats-Unis d’Amérique ont été les premiers à soutenir ces mouvements contre l’URSS, pour les mobiliser par la suite contre les régimes arabes autoritaires à l’instar de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye, de la Syrie et même d’Algérie. Les Américains croyaient ainsi que l’islam politique serait moins cruel que les régimes établis et que ces mouvements islamistes ne seraient pas une base terroriste, outre le fait qu’ils ne toucheront pas aux intérêts d’Israël, encore moins à son existence. 

Cette position américaine a constitué le summum de la naïveté politique et de la bêtise, parce que l’objectif de tous les mouvements religieux consiste à la fois d’imposer la charia au sein du monde musulman et l’islam au sein de l’ensemble des autres pays, fut-ce par la force lorsque celle-ci est nécessaire. 
Il convient de rappeler ici qu’à l’intérieur des Etats-Unis d’Amérique, il existe une tendance influente qui considère que la plus grande menace sur les USA c’est l’islam, qu’il faudrait combattre par tous les moyens, y compris l’incitation des mouvements islamistes à provoquer des conflits internes qui harcèlent et affaiblissent le monde arabe, pour préserver leurs intérêts pétroliers. A noter que cette tendance américaine approuve les guerres préventives contre les Arabes. 
                  
Quant à Israël, elle est impliquée sans le moindre doute dans les crimes de ces mouvements extrémistes islamistes, parce qu’elle a détruit l’Irak et la Syrie, et son objectif suprême est l’élimination du Hezbollah et du Hamas, qui menacent ses intérêts. Pour Israël, le meilleur scénario c’est que les pays arabes s’embrasent, ce qui empêcherait tout progrès chez eux et assurerait à Israël l’existence en toute sécurité. 

Il y a aussi le wahhabisme qui a financé et soutenu ces mouvements extrémistes, pour découvrir par la suite qu’ils ont un seul but, à savoir le changement de tous les régimes arabes, y compris celui d’Arabie Saoudite. Manifestement, tous les financements saoudiens pour propager une religion fanatique vont produire, dans quelques années ou décades, des terroristes et des mouvements extrémistes qui anéantiront tous les régimes. 

Quant au Qatar, qui a financé et participé à la chute des régimes en Libye, en Tunisie et en Egypte, il a de ce fait été responsable de la destruction de ces pays en mettant leur avenir en péril, et ce dans le cadre d’un projet fantomatique et criminel qui a occasionné la mort de plusieurs milliers de citoyens et la démolition de villes entières. Et n’eut-été la réaction du peuple et de l’armée égyptiennes, ainsi que la résistance de l’Algérie et du Maroc, tous les pays arabes auraient été aujourd’hui à feu et à sang. Au Qatar de réaliser que ces mouvements islamistes vont le menacer dans sa propre existence dans les prochains années, s’ils l’emportaient dans les autres pays. A ce moment là, le poète aura raison de dire « et lorsqu’il s’est renforcé, il m’a abandonné » ! 

Il y a une guerre globale menée par des partis, des gouvernements et des mouvements islamistes extrémistes avec comme but la domination du monde arabe, quitte à ce qu’il soit réduit en cendre. Tous les démocrates sont donc appelés à la solidarité pour faire échouer la destruction en cours et affronter les criminels politiques, même si la stupidité de la plupart de leurs chefs est établie et qu’elle va probablement provoquer d’autres cataclysmes. 

Moncef Ben Mrad, article publié en arabe dans Jomhouria.com le 27 août 2014 et traduit en français par la rédaction de Tunisie-Secret. 

Lien de l'original de l'article en arabe :
 
http://jomhouria.com/art

Pierre Laurent devant les socialistes de la Rochelle

En direct de Gaza/L’armée israélienne a détruit Gaza, Gaza s’attache à la vie :Ziad Medoukh


Cinquante jours de destruction massive par l’armée israélienne dans la bande de Gaza : maisons, immeubles, bâtiments, écoles, universités, hôpitaux, centres médicaux, centres commerciaux, mosquées, églises, stades, routes, infrastructures civiles, agences de presse, bureaux, fermes, terrains agricoles, usines et marchés publics.
Des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés, en majorité des civils, sont tombés, suite à des bombardements aveugles de l’aviation militaire et de la marine israéliennes.
Dès le premier jour de cette nouvelle offensive contre la bande de Gaza, on voyait que le véritable objectif israélien était de briser la volonté remarquable de cette population civile qui est toujours là, qui n’est pas partie en dépit de toutes les difficultés sur place.
Israël se venge de cette population civile gazaouite confiante malgré un blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation et malgré les conséquences des deux dernières guerres israéliennes en 2009 et en 2012.
Un responsable militaire israélien a déclaré qu’il allait faire revenir Gaza à l’âge de pierres !
En bombardant les écoles et les universités, Israël veut priver nos enfants d’écoles, et nos jeunes d’universités, car il a peur d’une génération palestinienne instruite.
En détruisant les maisons et les immeubles, Israël veut laisser les Palestiniens dans la rue, sans abri ni refuge. Il veut que les Palestiniens reviennent aux tentes.
En attaquant les stades et les lieux de loisirs, Israël veut priver nos enfants et nos jeunes de jeux et de sport.
En visant les routes et les ponts, Israël veut diviser la bande de Gaza en plusieurs régions, et ainsi empêcher les habitants de circuler librement.
Malgré tous ses moyens militaires et malgré le soutien des Etats-Unis et de l’Europe, Israël n’a réalisé aucun des objectifs de ses attaques.
Les habitants de Gaza continuent d’aller aux marchés tous les matins en dépit des raids intensifs.
Quand il y a un bombardement dans leur quartier, les citoyens de Gaza sortent pour venir en aide aux victimes. Malgré les risques et les dangers de mort, ils font preuve d’une solidarité exemplaire, ne se cachent pas dans des abris et devant une telle situation, ne restent pas chez eux
Malgré les massacres, les crimes israéliens, les Palestiniens de Gaza sont toujours attachés à leur terre, le passage de Rafah est ouvert, on voit des gens qui viennent de l’extérieur vers Gaza et non le contraire.
Nos enfants continuent de jouer au ballon, même devant les ruines de leurs maisons détruites.
Notre message aux Israéliens est clair : malgré toutes ces destructions terribles causées par vos bombardements aveugles, nous allons de nouveau reconstruire Gaza et la rendre vivante, attirante, en faire une ville d’avenir pour nos enfants et pour nos jeunes.
L’armée de l’occupation a détruit la bande de Gaza, mais Gaza la résistante, Gaza la volonté remarquable, Gaza la patiente et Gaza la courageuse soutenue par les solidaires s’attache à la terre, à la paix, à l’espoir et à la vie.


Ziad Medoukh

dimanche 31 août 2014

Les imposteurs : Soral, FN … & Cie. Le fascisme avance toujours masqué.Comment Hitler et Mussolini séduisirent leurs électeurs

Cet article date du 7 février 2014 mais, dans un siècle, il sera toujours aussi neuf et édifiant.
On y voit comment, bien avant que Marine Le Pen s’y essaie avec encore un peu de timidité, les nazis allemands et les fascistes italiens dupaient le peuple par des programmes « inspirés par un amalgame entre des revendications populaires et un pillage de programmes progressistes ».

Attendons-nous à voir le FN (qui connaît ses classiques) aller toujours plus loin dans la démagogie attrape-gogos sous le regard extasié des médias sidérés par son « évolution » et dans le silence d’une certaine classe politique qui joue avec le feu.
LGS
Depuis sa naissance en Italie, puis partout et toujours, le fascisme avance masqué, profitant de la confusion, s’engouffrant dans les renoncements, les faiblesses et les divisions des progressistes.
Le fascisme prospère dans la confusion et la démagogie, le fascisme italien et nazi

Prenons quelques exemples :

Programme des Faisceaux italiens de combat, 1919 (extraits) :
- Le suffrage universel à scrutin de listes régionales avec une représentation proportionnelle et le droit de vote pour les femmes.
- La promulgation d’une loi d’État qui donne à tous les travailleurs une journée légale de 8 heures de travail.
- Un salaire minimum.
- La participation des représentants des travailleurs au fonctionnement technique des entreprises.
- Retraite pour les vieux travailleurs à 55 ans.
- Le Remplacement de l’armée permanente par une milice nationale avec de courtes périodes d’instruction et dans un but purement défensif.
- Nationalisation de toutes les fabriques d’armes et de munitions.
- Politique extérieure nationale tendant à valoriser, dans une émulation pacifique des peuples civilisés, la Nation italienne dans le monde.
- Impôt extraordinaire sur le capital, fort et massif, ayant le caractère d’une vraie
EXPROPRIATION PARTIELLE de toutes les richesses.
- La confiscation de tous les biens des congrégations religieuses et l’abolition de toutes les menses épiscopales qui constituent un énorme passif pour la Nation et un privilège pour peu de privilégiés.
- Révision de tous les marchés de guerre avec prélèvement de 85 % sur les bénéfices
Programme du Parti national-socialiste des travailleurs d’Allemagne (Nazi), 1920 (extraits) :
« La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.
Considérant les énormes sacrifices de sang et d’argent que toute guerre exige du peuple, l’enrichissement personnel par la guerre doit être stigmatisé comme un crime contre le peuple. Nous demandons donc la confiscation de tous les bénéfices de guerre, sans exception.
Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts. Nous exigeons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.
Nous exigeons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

Nous exigeons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique – la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière, l’interdiction du travail de l’enfant. »
Comme on peut le voir les programmes fascistes sont inspirés par un amalgame entre des revendications populaires et un pillage de programmes progressistes, même s’ils ne mettent pas franchement en cause le capitalisme. Le marxisme, le communisme, le socialisme restent les ennemis à abattre. Mais pour y parvenir il faut une base de masse, il faut acquérir une audience de masse y compris dans les milieux populaires. Comme on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, les fascistes reprennent des revendications populaires qu’ils intègrent à leurs programmes. Sans jamais avoir l’intention de réaliser ne serait-ce que le début d’une de ces réformes sociales.
Au fur et à mesure que les partis fascistes s’approchent du pouvoir (toujours en alliance avec la droite !) il leur faut donner des gages à leurs alliés et surtout à leurs soutiens, y compris financiers : le grand capital.
Ainsi les fascistes organisent la lutte contre les syndicats, contre la gauche et contre leur ennemi principal, le communisme. Bien souvent les programmes connaissent des modifications pour rassurer les « donneurs d’ordres et de fonds » et/ou s’adapter à l’air du temps.
En tous les cas pour arriver au pouvoir, pour sceller les alliances avec la droite classique, le fascisme jette le masque et se fait l’outil de politiques antisociales, antipopulaires d’une violence extrême non seulement dans la forme mais dans le fond : baisse des salaires et du niveau de vie en Allemagne même si le chômage est quasiment éradiqué grâce à la militarisation de l’économie en prévision de la guerre ou les grands travaux qui lui sont liées. Reste que les grandes entreprises privées restent les maîtres du jeu.
En Allemagne, comme en Italie, collusion fascisme/patronat.
L’industrie allemande est entre les mains du capital privé et celui-ci a tendance à se concentrer dans quelques grandes entreprises comme Thyssen, Krupp, Siemens, IG Farben. Ces grandes entreprises sont elles-mêmes encouragées par le gouvernement nazi à prendre la tête de cartels (regroupement d’entreprises afin d’éviter la concurrence). Ces grandes entreprises reçoivent de très importantes et très rentables commandes de l’État ; pendant la guerre elles demanderont et obtiendront d’employer la main d’œuvre esclave des prisonniers et déportés. L’association des patrons allemands (le RDI) dirigée par Krupp, membre du NSDAP, et donateur de fonds depuis 1930, décide de verser 0,5% de la masse salariale des entreprises allemandes au parti nazi… en signe de gratitude sans aucun doute. Karl Schmitt de l’assureur Allianz, Hjahlamar Schacht, président de la Reichsbank passe au ministère de l’économie, Wilhelm Kepler, de l’industrie chimique devient chargé des affaires économique de la Chancellerie…il est vrai qu’il assurait le contact entre la grande industrie et le NSDAP depuis 1932. Les syndicats sont dissous et le régime nazi crée le Front du Travail Allemand. Robert Ley son chef déclare : « Désormais l’ouvrier se tient aux côtés du patron ».
Les salaires sont bloqués mais un système de primes récompense la soumission des travailleurs. La mise au pas des ouvriers et des salariés méritait bien les 0,5% de la masse salariale pour Hitler et sa bande.
En Italie c’est la Confindustria, le patronat italien qui soutient et finance les fascistes qui attaquent les syndicats, les Maisons du peuple, les militants communistes et de gauche. Comme Hitler, Mussolini nomme le libéral Di Stefani de la Confindustria ministre du trésor. En 1924 le Pacte Vidoni entre le pouvoir fasciste et la Confindustria abolit les syndicats des travailleurs les remplaçant par ceux contrôlés par le fascisme. En 1926 les grèves sont déclarées hors la loi et les travailleurs non inscrits au parti fasciste ne peuvent être embauchés. De 1934 à 1943 la Confindustria fut présidée par le dignitaire fasciste Volpi, comte de Misurata,grand patron, ministre des Finances : l’osmose entre grand capital et fascistes est patent.
Le masque social de la fascisation
Dimitrov insiste sur ce masque social du fascisme :
« Le fascisme, c’est le pouvoir du capital financier lui-même. C’est l’organisation de la répression terroriste contre la classe ouvrière et la partie révolutionnaire de la paysannerie et des intellectuels. Le fascisme en politique extérieure, c’est le chauvinisme sous sa forme la plus grossière, cultivant une haine bestiale contre les autres peuples. Il est nécessaire de souligner avec une vigueur particulière ce véritable caractère du fascisme parce que le masque de la démagogie sociale a permis au fascisme d’entraîner à sa suite, dans une série de pays, les masses de la petite bourgeoisie désaxée par la crise, et même certaines parties des couches les plus arriérées du prolétariat, qui n’auraient jamais suivi le fascisme si elles avaient compris son caractère de classe réel, sa véritable nature. »
En 1926 Gramsci déclare :
«  Sur le plan économique, le fascisme agit comme l’instrument d’une oligarchie industrielle et agraire visant à concentrer entre les mains du capital le contrôle de toutes les richesses du pays. »
La réalité de la politique économique et sociale du fascisme : l’ultra capitalisme
Concrètement voilà ce que cela donne : une politique d’inspiration libérale que Thatcher, Reagan, Sarkozy ou Hollande ne désavoueraient pas.
En 1922 Mussolini déclare : « Il faut en finir avec l’État ferroviaire, avec l’État postier, avec l’État assureur. »
En 1923 il ajoute : « Je pense que l’État doit renoncer à ses fonctions économiques et surtout à celles qui s’exercent par des monopoles, parce qu’en cette matière l’État est incompétent ».
L’État fasciste transfère ainsi au privé plusieurs monopoles : celui sur les allumettes est cédé à un Consortium des fabricants d’allumettes ; en 1925, l’État se désengage du secteur des téléphones, et renonce aussi à l’exécution de certains travaux publics. Une loi de 1912 avait créé un Institut d’État pour les assurances mais Mussolini transfère l’assurance-vie, le plus juteux, aux assureurs privés par la loi du 19 avril 1923. Les municipalités socialistes s’étaient engagées dans l’économie ; Mussolini ordonne qu’on « ralentisse le rythme de la municipalisation ». Les régies prospères sont ainsi transférées au privé. Alberto de Stefani accorde aussi un grand nombre d’exonérations fiscales. Le gouvernement supprime en 1922 l’obligation d’enregistrer les valeurs, qui rendait plus difficile l’évasion fiscale vis-à-vis de l’impôt sur le revenu. La commission d’enquête sur les « profiteurs » de guerre est dissoute par décret en 1922. Une loi abolit l’impôt sur l’héritage. L’impôt sur le capital, créé en 1920, est vidé de sa substance, au moyen de rachats partiels et d’arrangements à l’amiable avec le fisc. La loi de février 1925 supprime l’impôt complémentaire sur les valeurs mobilières. Un décret-loi de 1927 institue des dégrèvements fiscaux afin de favoriser les fusions en Sociétés anonymes L’impôt de 10 % sur le capital investi dans la banque et l’industrie est aboli ; l’impôt sur les administrateurs et directeurs de sociétés anonymes est réduit de moitié ; le capital étranger est exonéré de tout impôt ; enfin, l’impôt sur les articles de luxe est aboli. Cette politique de réduction des dépenses de l’État et l’amélioration de la fiscalité des riches donne entière satisfaction à la Confindustria. Et si vous trouvez d’étranges échos dans l’actualité, ce n’est pas le fruit du hasard.
La stratégie du choc fasciste
Hier encore Pinochet après avoir renversé le gouvernement de l’Unité Populaire en 1973, instaure au Chili une dictature ultra-libérale, s’appuyant sur les économistes étasuniens comme Milton Friedman de l’école de Chicago et des économistes chiliens formés par l’Université de Chicago ou au Chili même par l’Université pontificale catholique du Chili, les Chicago boys. Là encore les mêmes recettes : coupes drastiques dans les budgets sociaux et le programme de privatisations massives provoquent une hausse importante des inégalités. Si les classes aisées ont ainsi bénéficié de l’expansion économique, ce fut moins le cas des classes populaires. Ainsi, entre 1974 et 1989 les revenus des 10 % des ménages chiliens les plus riches ont augmenté 28 fois plus vite que les 10% des ménages les plus pauvres.
C’est un processus similaire de pillage qui s’était produit quelques années plutôt avec le régime de Suharto en Indonésie.
Que nous proposent fascistes, extrémistes de droite, fascistoïdes divers et variés ? Bien entendu ils ratissent large mais ce qui frappe c’est toujours la tentative de « triangulation », c’est-à-dire de récupération des thématiques progressistes. Et de brouillage des repères idéologiques. Ces gens sont des faussaires et des falsificateurs.
Les fascistes aujourd’hui
Ainsi un de ces groupes parle de « Troisième voie », pendant que les petites frappes de ce groupuscule cognent sur les communistes, les antifascistes, les homosexuels, les « étrangers »… Un autre mêle, sur la page d’accueil de son site, les portraits de Castro ou Chavez avec Poutine et Ahmadinejad : récupération, confusion, négation du caractère de classe du positionnement politique, ce groupe tente de cacher (fort mal) un antisémitisme et un anticommunisme digne de Der Stürmer de Streicher. D’autres encore cachent derrière un discours antisystème, leurs obsessions racistes et leurs magouilles financières, sans parler des complotistes qui ne voient que conspirations partout. Les boucs-émissaires (Illuminatis, Francs-maçons, service secrets, voire la Couronne britannique…) remplaçant et niant la lutte des classes et même la simple réalité des faits.
Les imposteurs : Soral, FN, Dieudonné & Cie : le fascisme avance toujours masqué
Soral, Dieudonné, Le Pen, Ayoub, Meyssan… Tous ces gens sont les ennemis mortels des ouvriers, des classes populaires, des jeunes et de la nation républicaine. Ils sont les outils de la classe dirigeante pour briser le mouvement ouvrier, démocratique et patriote, pour diviser et empoisonner le peuple.
Mais il ne faut pas oublier ceux qui permettent à ces groupes de prospérer : la droite chaque jour plus extrême, et la fausse gauche, dont les politiques au service du grand capital préparent le terrain aux fascistes et extrémistes de droite. Ce sont ceux qui « à gauche » ou à droite ont entretenu l’idée que Staline = Hitler en criminalisant le communisme car, en agissant ainsi, ces individus, journalistes, politiques, flics de la pensée, ont relativisé et réhabilité le fascisme. Puisque les vainqueurs de Stalingrad ne valaient pas mieux que les hordes nazies-fascistes, puisque les « totalitarismes » se valent, comment l’antifascisme qui fut le cœur du combat des communistes et du mouvement ouvrier, des Résistants antifascistes, peut-il avoir la moindre validité ? Ces gens par cynisme, par anticommunisme, par intérêt de classe, ce sont comportés et se comportent comme des fourriers du fascisme.
Reprendre une lutte antifascisme efficace en construisant un front antifasciste, populaire, patriotique et progressiste.
Et que dire de ceux qui abandonnent à l’extrême-droite et au fascisme les symboles révolutionnaires que sont le drapeau tricolore, la Marseillaise, la République ! Ceux qui confondent le supranationalisme capitaliste avec l’internationalisme prolétarien ! Ceux qui sont incapables de voir la nécessité de combattre les opérations de diversion antipopulaire et antinationale du MEDEF et des Identitaires régionalistes comme les « bonnets rouges » ? Eux aussi préparent le terrain aux fascistes.
Seule une stratégie de Front antifasciste, populaire, patriotique et progressiste - comme le propose le PRCF - peut briser la vague brune, stratégie appuyée sur la volonté populaire des 4 sorties : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, quand notre peuple en décidera.
Antoine Manessis (membre de la direction du PRCF

Monsanto fait le siège de l'Ukraine , grenier à grain de l'Europe. Les multinationales ont les dents longues;jusqu'à la guerre? Maintenant la compagnie fomente une nouvelle Guerre Froide ou encore pire pour le compte de Monsanto, récemment élue « la pire » multinationale de la planète. C’est une chose dont il faut se souvenir au moment de la diabolisation tous azimuts de Poutine par les médias de masse.


Monsanto en Ukraine
Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale. Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulévu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].
Fin 2013, le président ukrainien du moment, Viktor Yanukovych, a rejeté l’agrément d’association à l’Union européenne lié au prêt de $17 milliards, dont les termes viennent seulement d’être révélés. Au contraire, Yanukovych a opté pour une aide russe de $15 milliards, assortie d’une réduction sur le prix du gaz naturel. Sa décision a été un facteur majeur des protestations mortelles qui s’ensuivirent et qui l’ont renversé du pouvoir en février 2014, ainsi que de la crise en cours.
Selon l’Oakland Institute, « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « lUkraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont«  » [2].
La loi ukrainienne interdit aux agriculteurs de cultiver des plantes génétiquement modifiées. Longtemps considérée comme « le grenier à blé de l’Europe », l’Ukraine, avec les riches terres noires de son sol, est idéale pour la croissance des céréales. Ainsi, en 2012, les agriculteurs ukrainiens ont produit plus de 20 millions de tonnes de céréales.
L’investissement de Monsanto
En mai 2013, Monsanto a annoncé un plan d’investissements de $140 millions dans une usine de semences de céréales non OGM en Ukraine, avec le porte-parole de Monsanto en Ukraine, Vitally Fechuk, confirmant que « Nous travaillerons seulement avec des semences conventionnelles parce que ce sont les seules autorisées en Ukraine pour la production et l’exportation ».
Mais, en novembre 2013, six grandes associations d’agriculteurs ukrainiens avaient préparé un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées » [4]. Le président de Ukrainian Grain Association, l’association des semenciers ukrainiens, Volodymyr Klymenko, a dit lors d’une conférence de presse à Kiev que : « Nous pourrions réfléchir à cette question très longtemps, mais nous, avec les associations [agricoles], avons signé deux lettres pour modifier la loi sur la biosécurité, dans lesquelles nous avons proposé la légalisation des semences OGM pour nos agriculteurs, semences qui ont été testées depuis longtemps aux États-Unis » (en fait, les semences génétiquement modifiées ainsi que les OGM n’ont jamais été soumis à des tests indépendants sur le long-terme aux U.S.).
Les amendements des associations agricoles coïncidaient avec les termes de l’association avec l’UE et avec le prêt FMI/Banque Mondiale.
Le site web sustainablepulse.com, qui traque les nouvelles sur les OGM au niveau mondial a fustigé les propositions des associations agricoles, avec le directeur Henry Rowlands déclarant : « L’agriculture de l’Ukraine sera sérieusement endommagée si le gouvernement autorise les semences génétiquement modifiées dans le pays. Les agriculteurs verront se réduire les marchés à l’exportation à cause des sentiments anti-OGM en Russie et dans l’UE ». Rowlands a dit que les investissements de Monsanto en Ukraine « pouvaient atteindre $300 millions sur plusieurs années. Est-ce-que l’agriculture ukrainienne veut faire totalement confiance au succès ou à l’échec d’une compagnie U.S.? » [5]
Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto (Corporate Enaggement), Jesus Madrazo, a dit à la conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur » [6].
Juste quelques jours avant les remarques de Madrazo à Washington, Monsanto Ukraine a lancé son programme de « développement social » pour le pays, appelé « Panier de grains du futur » [7]. Il fournissait une bourse à des villageois ruraux afin qu’ils puissent (selon les mots de Monsanto) « commencer à ressentir qu’ils peuvent améliorer leur situation eux-mêmes au lieu d’attendre une subvention ».
Actuellement, les véritables subventions sont celles qui vont aux gros de l’agro-business, selon les termes des prêts du FMI et de la Banque mondiale, qui, en plus d’ouvrir le pays aux cultures OGM, va aussi conduire, plus tard, à lever l’interdiction qui pèse sur la vente des riches terres ukrainiennes au secteur privé [8].
Comme l’a formulé Morgan Williams, président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, en mars dans International Business Times, « L’agriculture ukrainienne pourrait être une vraie mine d’or » [9]. Mais, a-t-il ajouté, « de nombreux aspects du climat des affaires [en Ukraine] doivent changer, le point principal étant de garder le gouvernement hors des affaires commerciales… ».
Les câbles Wikileaks
En août 2011, Wikileaks a diffusé des câbles diplomatiques U.S. montrant que le Département d’État des U.S. [Affaires étrangères, NdT] a fait du lobbying au niveau mondial pour le compte de Monsanto et d’autres multinationales de la biotechnologie, telles que DuPont, Syngenta, Bayer et Dow. L’organisme à but non lucratif, Food & Water Watch [Surveillance de l'eau et de la nourriture, NdT], après passage au peigne fin de ces câbles sur cinq ans (2005-2009), a publié son rapport le 14 mai 2013, intitulé « Ambassadeurs de la Biotechnique : comment le ministère des Affaires étrangères U.S. fait la promotion du programme global de l’industrie des semences » [10]. Le rapport montre que le ministère des Affaires étrangères U.S. a « fait du lobbying auprès de gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des politiques et légifèrent en faveur des biotechnologies agricoles, a réalisé des campagnes rigoureuses de relations publiques pour améliorer l’image de la biotechnologie, et a défié ouvertement les gardes-fous et les règles de bon sens, allant même jusqu’à s’opposer aux lois concernant l’étiquetage des nourritures OGM ».
Selon un article de consortiumnews.com du 16 mars 2014, Morgan Williams est au centre du réseau d’alliances du regroupement des multinationales du business agroalimentaire (Big Ag) avec la politique étrangère des U.S. [11]. « En plus d’être président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, Williams est Directeur des affaires gouvernementales dans la firme privée d’investissement SigmaBleyzer, qui racole pour le travail de Williams « diverses agences du gouvernement U.S., membres du Congrès, commissions du Congrès, l’ambassade d’Ukraine aux U.S., des institutions financières internationales, des groupes de réflexion et autres organisations concernant les affaires U.S.-Ukraine, les questions de commerce, d’investissement et d’économie ».
Les seize membres du Comité exécutif du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine viennent de compagnies agroalimentaires U.S., incluant des représentants de Monsanto, John Deere, DuPont Pioneer, Eli Lilly, et Cargill [12]. Parmi les vingt « Consultants principaux », on rencontre James Greene (ancien chef du Bureau de liaison Otan-Ukraine), Ariel Cohen (chargé de recherche principal à The Heritage Foundation [Groupe de réflexion conservateur à Washington D.C.], Léonid Kozachenko (président de la Confédération agraire ukrainienne), six anciens ambassadeurs U.S. en Ukraine, et l’ancien ambassadeur d’Ukraine aux U.S., Oleh Shamshur.
Shamshur est maintenant un conseiller principal chez PBN Hill + Knowlton Strategies, une unité du géant des relations publiques Hill + Knowlton Strategies (H+K). H+K est une filiale du gargantuesque groupe WPP, basé à Londres, qui possède quelques douzaines de grosses firmes de relations publiques, dont Burson-Marsteller (un conseiller de Monsanto depuis longtemps).
Stratégies de Hill + Knowlton
Le 15 avril 2014, le journal de Toronto The Globe & Mail a publié un éditorial de l’assistant consultant de H+K, Olga Radchenko [13]. L’article fulminait contre le Président russe Vladimir Poutine et « la machine de relations publiques de Mr. Poutine », déclarant que « le mois dernier [mars 2014, un mois après le coup d'État], un groupe de professionnels des relations publiques, basé à Kiev, avait formé le Centre des médias sur la crise ukrainienne, une opération volontaire dans le but d’aider à améliorer l’image de l’Ukraine et de gérer ses communications sur la scène globale ».
Le site web de PNB Hill + Knowlton Strategies déclare que le PDG de la compagnie, Myron Wasylyk, est un « membre du bureau du Conseil pour le Commerce U.S.-Ukraine », et que le Directeur général pour l’Ukraine, Oksana Monastyrska, « dirige les travaux de la firme pour Monsanto ». Monastyrska a aussi travaillé pour la Société financière internationale de la Banque mondiale.
Selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays » [14].
En attendant, le Permier ministre russe, Dmitry Medvedev, a déclaré en avril 2014 : « Nous n’avons pas pour but de développer les produits OGM ici, ni de les importer. Nous pouvons nous nourrir avec des produits normaux non génétiquement modifiés. Si les Américains aiment manger de tels produits, qu’ils les mangent. Nous n’avons pas besoin de faire ça ; nous avons assez de place et d’occasions pour produire une nourriture organique naturelle » [15].
Hill + Knowlton, avec ses mensonges sur les « atrocités dans les incubateurs de bébés » au Koweït, a instrumentalisé le public américain pour qu’il supporte la première Guerre du Golfe en Irak au début des années 90. Maintenant la compagnie fomente une nouvelle Guerre Froide ou encore pire pour le compte de Monsanto, récemment élue « la pire » multinationale de la planète. C’est une chose dont il faut se souvenir au moment de la diabolisation tous azimuts de Poutine par les médias de masse.
Joyce Nelson

mercredi 27 août 2014

Les barbaries meurtrières de l’empire étasunien ravagent le monde et horrifient dans les médias. Presque partout où le sang gicle ou coule, soit directement soit réactivement, ce sont les mains criminelles des fous de l’empire qui tuent et massacrent pour garder leur prépondérance.


Par Camille Loty Malebranche 

http://tvk3.info/wp-content/themes/tvk3/timthumb.php?src=http%3A%2F%2Ftvk3.info%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F08%2Fnemiri-ferguson.jpg&q=90&w=795&h=470&zc=1

À la fin de ce mois d’août 2014, l’actualité est particulièrement émaillée de haine, haine érigée en mode d’action dominant de l’idéologie occidentale orchestrée selon la politique interne et externe des Etats-Unis, me poussent à quelques brefs commentaires des événements mondiaux, les plus violents ayant, hélas, tous en dénominateur commun, l’action politique étasunienne.
Je n’évoquerai pas l’Ukraine dont la guerre est aussi une conséquence de la géostratégie provocatrice des É.-U., vu que j’ai déjà pas mal fait le tour de la question sur le blog Intellection. Elles sont quatre actualités (étant donné leurs retombées ou leur cours actuel) qui interpellent mon indignation cogitante, répugnent autant à mon entendement  d’homme qu’à mon observation d’analyste:
1-L’assassinat par un policier blanc du Missouri de l’adolescent noir Michael Brown atteint de 6 projectiles alors qu’il avait les mains en l’air.
2-L’exécution abominable du journaliste Foley devant l’œil de la caméra par son victimaire islamiste l’égorgeant précisément pour le spectacle de l’horreur en réponse à l’horreur de l’interventionnisme étasunien qui façonne une étrange moralisation du monde par les bombes, la destruction d’État et le pillage systématique des peuples bombardés et massacrés. 
3-La rage incessante du Tsahal s’acharnant grâce à la complicité étasunienne, sur le sang palestinien comme par vampirisme colonialo-raciste des sionistes.
4-Le traitement et la guérison des deux étasuniens atteints d’ébola alors que les Usa laissent succomber plus de 1400 africains, en arguant d’abord du caractère privé de la recherche et du brevet des laboratoires pharmaceutiques, puis masquant la vraie cause en évoquant des la non fiabilité du médicament pourtant appliqué aux étasuniens guéris.
Les barbaries meurtrières de l’empire étasunien ravagent le monde et horrifient dans les médias. Presque partout où le sang gicle ou coule, soit directement soit réactivement, ce sont les mains criminelles des fous de l’empire qui tuent et massacrent pour garder leur prépondérance. De fait, tous les événements susdits ont un lien, celui de l’action impériale et inhumaine des États-unis à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Je vous propose, dans ce qui suit, une bref regard sur cet assassinat raciste dont les conséquences ont ébranlé la paix sociale à Ferguson et dans tout le Missouri.    
 La mort Michael Brown, adolescent noir de 18 ans, assassiné le 9 août 2014 par un policier blanc du Missouri alors qu’il avait les mains en l’air, projette sous les yeux du monde entier, le grave déficit de démocratie qui affecte les Etats-Unis interventionnistes de la libération des peuples asservis contre les tyrans, bellicistes autorisés des droits de l’homme portés à coups de bombes d’hécatombes et de pulvérisation de pays comme en Irak, en Afghanistan, en Libye... L’assassinat de Brown nous dévoile spécifiquement, encore une fois, les vices meurtriers de la démocratie étasunienne. On ne peut être un pays le moindrement démocratique quand on ne dépasse point les vices originaires de sa fondation colonialiste et esclavagiste fondée dans le racisme exterminateur. On ne saurait être un État de droit quand on cultive la suspicion, l’exclusion de tout non blanc malgré les apparats officiels d’intégration par l’ostentation de visages ethniques qui réussissent à travers un cynique exhibitionnisme d’un égalitarisme factice.
 Ni des acteurs ni une présentatrice milliardaire de talk show ni un président mélanodermes dans une société raciste, ne seront assez forts comme exhibition sémiologique pour constituer des signes emblématiques convaincants lorsque le pays est artificiellement inclusif. L’artifice du pseudo égalitarisme de droit ne peut effacer les monstruosités inhérentes au système étasunien de discrimination ethnique, de racisme économique et de violence primaire contre les masses de couleur paupérisées, ghettoïsées dans un capitalisme haïssable chiant sur la tête des humains au profit de l’excès avaricieux d’un establishment financier avide d’accumulation pécuniaire dont la bêtise immonde est celle des quelques prédateurs assassins, ploutocrates agressifs sans égard pour l'humanté.
 Les idéologues étasuniens auront bon tenter de nous faire accroire le contraire, la société étasunienne est un échiquier de violences multiples, un écheveau indénouable où des représentations de la réussite, des affects et complexes liés au matérialisme capitaliste sans borne nourrissent des pulsions brutales sous-tendues par le système socioéconomique, pulsions mortelles et autodestructrices qui jalonnent le mental et prédéterminent le comportement violent avec l’autre, que cet autre soit un individu, le social ou le monde. Cette crise et altération du sens au cœur d’une idéologie d’aliénations et  de suspicions des minorités ethniques, des musulmans et des pays ciblés sont l’effigie sinistre d’un empire en décomposition, ravagé par le syndrome fatal de ses haines, ses agressivités guerrières, esclave lucifuge qu’il est du lugubre, trop vil, trop morbide en lui-même, pour cultiver et promouvoir la vie.
 CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

mardi 26 août 2014

Cessez-le-feu à Gaza . Réflexions d'un paysan de l'Allier

  Gaza , ce camp de concentration de 40 km de long sur 6 A 12km de large est véritablement une "prison" à ciel ouvert et rien ne sera possible sans un retour aux frontières d'avant 1967 et la reconnaissance réelle et véritable de l'état de Palestine avec une continuité des territoires avec la fin de colonies juives . 
  Nous ne devons pas nous laissez aller à un optimisme béa , l'état sioniste reste un état raciste pratiquant l'apartheid , rien ne permet ni ne justifie la violence qu'emploie Israël à l'égard du peuple de Palestine spolié depuis 1948 , aucun peuple au monde n'a subit une telle injustice criminelle.  
   L' ONU doit sans attendre protéger réellement les palestiniens pour que plus jamais de tels massacres ne recommencent et tout faire pour que justice passe .
  Ce soir laissons les gazaouis respirer , penser leur plaies et pleurer leur morts , ils ont montrés qu'un peuple peut tout , y compris contre une des armées la plus puissante et  la mieux équipée au monde

Gaza , le bilan des perte de soldats israéliens est bien plus lourd que le sous-entend le pouvoir sioniste

Ce bilan des pertes de l’armée israélienne, bien confidentiel, est parvenu au journal tunisien Al Chorouk qui le publie dans son intégralité : il s’agirait des chiffres qui ont fuité à travers les rapports de l’expert des questions militaires du journal Haaretz et conseiller du cabinet sécuritaire, Amos Harel.
Selon les rapports rédigé par l’intéressé, "depuis le 7 juillet, date à laquelle l’offensive Roch invincible a été déclenchée, 
 497 soldats israéliens ont été tués. 
 113 officiers sionistes ont également péri.

Le bilan des blessés s’élève à 879 soldats et à 362 officiers qui se trouvent d’ailleurs dans un état grave".
Toujours selon le journal, " l’armée israélienne a perdu 270 mercenaires tandis que 629 autres (mercenaires ) sont blessés" (ndlr : le rapport ne précise pas ce qu’entend l’armée israélienne par le terme mercenaire) " 166 militaires israéliens ont commis une tentative de suicide.
311 militaires se sont tirés une balle dans leur pied pour ne pas partir au front" et le journal d’ajouter : "332 soldats et 418 réservistes sont allés jusqu’à blesser voir amputer l’un de leurs membres pour ne pas faire la guerre".
Article en arabe sur Al-Chorouk ici. Source : Maghrebnaute.comhttp://www.ism-france.org/communiqu...

dimanche 24 août 2014

L'agriculture va mal , pourtant des Hommes dans la détresse pensent aux plus malheureux ,, et ce paysan Faute d’acheteur, offre sa production au Secours populaire

Donner plutôt que de jeter, le choix a été vite fait pour Stéphane Hilaire, qui a 60 tonnes de pommes de terre à vendre.
«Je suis heureux et malheureux », confie Stéphane Hilaire. « Heureux que des familles déshéritées profitent de mes pommes de terre. Malheureux de ne pas pouvoir vivre de mon travail ».
Et l'agriculteur montbouchérois d’expliquer : « Cette année, mon acheteur, qui travaille pour la grande distribution, m'a planté. Il m'a demandé d'attendre pour arracher les pommes de terre que la récolte de l'an passé (gardée en frigo) soit écoulée car il y avait un surplus dû à la baisse de consommation. Après un échantillonnage, il m'a donné le feu vert. J'avais déjà récolté six bennes lorsqu'il s'est rétracté, sous le prétexte, fallacieux à mon avis, qu'il y avait des petits trous dûs au taupin (un petit ver). J'ai été assommé par cette nouvelle. Les bennes étaient perdues, il fallait les vider pour les rendre ».
Par l’intermédiaire de Jocelyne Stehly, ancienne présidente de l'Entraide protestante, l'agriculteur contacte le Secours populaire (SP) de l'Ardèche, qui se montre très réactif. « J'ai reçu le coup de fil le 14 août et le 15, on était quelques bénévoles à venir vider les bennes dans des Palox », explique Michel Méjean, responsable de l'opération pour l'antenne teilloise. Jeudi, les responsables du SP de l'Ardèche sont donc venus récupérer 30 tonnes d'agata qui avaient été stockées et ventilées. La moitié ira au SP Rhône-Alpes et le reste aux différentes antennes ardéchoises. Au Teil, 150 familles bénéficiaires de l'aide alimentaire recevront un, voire deux sacs de 10 kg.

Une catastrophe financière pour l’agriculteur

Une grosse partie de la récolte restera en terre, car Stéphane Hilaire, 38 ans, agriculteur depuis 2003, ayant repris l'affaire familiale, « ne veut pas cautionner le système de marge de la grande distribution. On nous paie la tonne 60 €, alors qu'il faudrait que ce soit 200 à 250 € pour arriver à l'équilibre ». Pour ce travailleur de la terre, c'est une vraie catastrophe financière et ce n'est pas l'ail, qui se vend mal aussi, qui renflouera sa trésorerie !

En direct de Gaza Samedi 23 août 2014 Il est 23 h à Gaza Ziad Medoukh


En direct de Gaza
Samedi 23 août 2014
Il est 23 h à Gaza
Ziad Medoukh
Quarante –huit jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza
L’armée israélienne poursuit ses bombardements et ses attaques sanglantes sur la bande de Gaza ce samedi 23 août 2014.
L’aviation israélienne a mené plus de 50 raids depuis ce matin.
Quelle horreur !
16 morts dont trois enfants, trois femmes et deux personne âgée partout dans la bande de Gaza.
90 blessés dont 16 enfants et 18 femmes
20 maisons détruites
L’aviation israélienne a détruit une tour de 14 étages dans la ville de Gaza
Trois mosquées détruites au sud de la bande de Gaza
La marine israélienne a détruit 3 bateaux de pêche dans la ville de Rafah au sud de la bande de Gaza
Deux installations électriques bombardées dans la ville de Gaza
Deux heures d’électricité par jour pour chaque foyer
Cinq fermes agricoles détruites
Beaucoup de terrains agricoles visés
Quelle horreur !
Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, routes, bâtiments, écoles, universités, cimetières, fermes, infrastructures civiles, usines et terres agricoles.
Quelle barbarie !
Et ça continue !
Le bilan s’alourdit au quarante-huitième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
- 2105 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 563 enfants, 269 femmes et 110 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en quarante-huit jours.
- -10540 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 1997 femmes, 434 personnes âgées et 3190 enfants
-Plus de 7840 raids israéliens en quarante-huit jours partout dans la bande de Gaza
C’est terrible !
Devant le silence d’une communauté internationale officielle complice
Et devant des médias qui occultent cette réalité meurtrière dans la bande de Gaza.
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Palestine vivra, Palestine vaincra !
Amitiés de Gaza sous les bombes
Ziad