Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

dimanche 5 avril 2020

Pourquoi la France cache un remède anti-virus bon marché et testé (Asia Times)

Pourquoi la France cache un remède anti-virus bon marché et testé (Asia Times)

Le gouvernement français aide sans doute les grandes entreprises pharmaceutiques à tirer profit de la pandémie de Covid-19
Ce qui se passe dans la cinquième plus grande économie du monde fait sans doute penser à un scandale de collusion majeur dans lequel le gouvernement français aide les grandes entreprises pharmaceutiques à tirer profit de l’expansion de Covid-19. Les citoyens français informés sont absolument furieux à ce sujet.
Ma première question à une source parisienne sérieuse et irréprochable, la juriste Valérie Bugault, portait sur les liaisons dangereuses entre le macronisme et Big Pharma et surtout sur la mystérieuse "disparition" - plus probablement le vol pur et simple - de tous les stocks de chloroquine en possession du gouvernement français.
Le respecté professeur Christian Perronne a parlé de ce vol en direct sur l’une des chaînes d’information en continu françaises : "La pharmacie centrale des hôpitaux a annoncé aujourd’hui qu’ils étaient confrontés à une rupture totale des stocks, qu’ils étaient pillés".
Grâce à la contribution d’une autre source anonyme, il est maintenant possible d’établir un calendrier qui met en perspective les actions récentes du gouvernement français.
Commençons par Yves Levy, qui a été à la tête de l’INSERM - l’Institut national de la santé et de la recherche médicale - de 2014 à 2018, lorsqu’il a été nommé conseiller d’État extraordinaire pour l’administration Macron. Seulement 12 personnes en France ont atteint ce statut.
Levy est marié à Agnes Buzyn, qui était jusqu’à récemment ministre de la santé sous Macron. Buzyn a essentiellement reçu une "offre que vous ne pouvez pas refuser" du parti de Macron de quitter le ministère - en pleine crise du coronavirus - et de se présenter à la mairie de Paris, où elle a été impitoyablement battue au premier tour le 16 mars.
Levy est en conflit acharné avec le professeur Didier Raoult, un spécialiste des maladies transmissibles prolifique et souvent cité, basé à Marseille. Levy a refusé le label INSERM au centre de recherche IHU (Institut Hospitalo-Universitaire) de renommée mondiale dirigé par Raoult.
En pratique, en octobre 2019, Levy a révoqué le statut de "fondation" des différents IHU afin de pouvoir prendre le contrôle de leurs recherches.
Raoult a participé à un essai clinique dans lequel l’hydroxychloroquine et l’azithromycine ont guéri 90% des cas de Covid-19 s’ils étaient testés très tôt. (Les tests précoces et massifs sont au cœur de la réussite de la stratégie sud-coréenne).
Raoult est opposé au confinement total des individus sains et des porteurs potentiels - qu’il considère comme "médiéval", dans un sens anachronique. Il est en faveur de tests massifs (qui, outre la Corée du Sud, ont été couronnés de succès à Singapour, à Taiwan et au Vietnam) et d’un traitement rapide à l’hydroxychloroquine. Seuls les individus contaminés devraient être confinés.
La chloroquine coûte un euro pour dix cachets. Et c’est là que le bât blesse : les grandes entreprises pharmaceutiques - qui financent essentiellement l’INSERM et dont fait partie le "champion national" Sanofi - préféreraient une solution beaucoup plus rentable. Pour l’instant, Sanofi dit qu’elle se "prépare activement" à produire de la chloroquine, mais cela peut prendre "des semaines", sans mention de prix.
Un ministre fuyant un tsunami
Voici la chronologie :
Le 13 janvier, Agnès Buzyn, toujours ministre française de la Santé, classe la chloroquine comme "substance toxique", désormais disponible uniquement sur ordonnance. Une décision étonnante, si l’on considère qu’elle est vendue sur le marché français depuis un demi-siècle.
Le 16 mars, le gouvernement Macron ordonne un confinement partiel. Il n’y a pas un mot sur la chloroquine. Au début, la police n’est pas tenue de porter des masques ; la plupart ont été volés de toute façon, et il n’y a pas assez de masques, même pour les travailleurs de la santé. En 2011, la France comptait près de 1,5 milliard de masques : 800 millions de masques chirurgicaux et 600 millions de masques pour les professionnels de la santé en général.
Mais ensuite, au fil des ans, les stocks stratégiques n’ont pas été renouvelés, pour faire plaisir à l’UE et pour appliquer les critères de Maastricht, qui limitaient l’adhésion au pacte de croissance et de stabilité aux pays dont le déficit budgétaire ne dépassait pas 3 % du PIB. L’un des responsables de l’époque était Jérôme Salomon, aujourd’hui conseiller scientifique du gouvernement Macron.
Le 17 mars, Agnès Buzyn déclare avoir appris que la propagation de Covid-19 sera un tsunami majeur, pour lequel le système de santé français n’a pas de solution. Elle dit également qu’elle avait compris que l’élection du maire de Paris "n’aurait pas lieu" et que c’était, en fin de compte, "une mascarade".
Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle n’a pas fait de déclaration publique à l’époque où elle se présentait parce que toute la machine politique de Macron était axée sur la victoire de la "mascarade". Le premier tour de l’élection ne signifie rien, alors que Covid-19 progresse. Le deuxième tour a été reporté indéfiniment. Elle devait être informée de la catastrophe sanitaire imminente. Mais en tant que candidate de la machine Macron, elle n’a pas rendu public ses résultats en temps voulu.
En succession rapide :
Le gouvernement Macron refuse d’appliquer des tests de masse, comme ceux qui ont été pratiqués avec succès en Corée du Sud et en Allemagne.
Le Monde et l’Agence française de santé publique qualifient les recherches de Raoult de « fake news », avant de publier une rétractation.
Le professeur Perrone révèle sur la chaîne d’information LCI que le stock de chloroquine de la pharmacie centrale française a été volé.
Grâce à un tweet d’Elon Musk, le président Trump affirme que la chloroquine devrait être disponible pour tous les Américains. Les personnes souffrant de lupus et de polyarthrite rhumatoïde, qui ont déjà des problèmes d’approvisionnement avec le seul médicament qui leur offre un soulagement, mettent le feu aux médias sociaux avec leur panique.
Les médecins et autres professionnels de la santé américains se mettent à stocker le médicament pour leur propre usage et celui de leurs proches, en falsifiant les ordonnances pour indiquer qu’elles sont destinées à des patients atteints de lupus ou de polyarthrite rhumatoïde.
Le Maroc achète le stock de chloroquine de Sanofi à Casablanca.
Le Pakistan décide d’augmenter sa production de chloroquine pour l’envoyer en Chine.
La Suisse renonce à l’enfermement total de sa population, opte pour des tests de masse et des traitements rapides, et accuse la France de pratiquer une "politique du spectacle".
Christian Estrosi, le maire de Nice, s’étant fait soigner à la chloroquine, sans aucune intervention du gouvernement, appelle directement Sanofi pour qu’ils livrent de la chloroquine aux hôpitaux de Nice.
Grâce aux recherches de Raoult, un test de chloroquine à grande échelle commence enfin en France, sous la direction - prévisible - de l’INSERM, qui veut "refaire les expériences dans d’autres centres médicaux indépendants". Cela prendra au moins six semaines de plus, car le conseil scientifique du palais de l’Élysée envisage maintenant de prolonger le confinement total de la France à ... six semaines.
Si l’utilisation conjointe de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine s’avère définitivement efficace chez les plus gravement malades, les quarantaines pourraient être limitées à certains groupes.
La seule entreprise française qui fabrique encore de la chloroquine fait l’objet d’un redressement judiciaire. Ce qui met en perspective l’accaparement et le vol de la chloroquine. Il faudra du temps pour que ces stocks soient reconstitués, ce qui donnera à la Big Pharma la marge de manœuvre nécessaire pour avoir ce qu’elle veut : une solution coûteuse.
Il semble que les auteurs du vol de chloroquine étaient très bien informés.
Infirmières en sacs poubelle
Cette chaîne d’événements, étonnante pour un pays du G-7 très développé et fier de son service de santé, s’inscrit dans un long et douloureux processus ancré dans le dogme néolibéral. L’austérité imposée par l’UE, associée à la recherche du profit, a entraîné un laxisme extrême à l’égard du système de santé.
Comme me l’a dit Bugault, "des kits de dépistage - très peu nombreux - étaient toujours disponibles, mais surtout pour un petit groupe lié au gouvernement français [anciens fonctionnaires du ministère des finances, PDG de grandes entreprises, oligarques, magnats des médias et du spectacle]. Même chose pour la chloroquine, que ce gouvernement a tout fait pour rendre inaccessible à la population.
Ils n’ont pas rendu la vie facile au professeur Raoult - il a reçu des menaces de mort et a été intimidé par des "journalistes".
Et ils n’ont pas protégé les stocks vitaux. Toujours sous le gouvernement de Hollande, il y a eu une liquidation consciente du stock de masques - qui avait existé en grande quantité dans tous les hôpitaux. Sans compter que la suppression des lits d’hôpitaux et des moyens hospitaliers s’est accélérée sous Sarkozy".
Cette situation est liée aux rapports angoissés de citoyens français faisant état d’infirmières qui doivent maintenant utiliser des sacs poubelles en raison du manque de matériel médical approprié.
Dans le même temps, autre fait étonnant, l’État français refuse de réquisitionner les hôpitaux et cliniques privés - qui sont pratiquement vides à ce stade - alors même que le président de leur propre association, Lamine Garbi, a plaidé en faveur d’une telle initiative de service public : "Je demande solennellement que nous soyons réquisitionnés pour aider les hôpitaux publics. Nos installations sont prêtes. La vague qui a surpris l’Est de la France doit nous donner une leçon".
Bugault reconfirme que la situation sanitaire en France "est très grave et va encore s’aggraver du fait de ces décisions politiques - absence de masques, refus politique de tester massivement les gens, refus d’accès gratuit à la chloroquine - dans un contexte de détresse suprême dans les hôpitaux. Cela va durer et le dénuement sera la norme".
Professeur contre président
Dans un développement explosif mardi, Raoult a déclaré qu’il ne participe plus au conseil scientifique de Macron, même s’il ne l’abandonne pas complètement. Raoult insiste une fois de plus sur les tests massifs à l’échelle nationale pour détecter les cas suspects, puis isoler et traiter les patients dont le test est positif. En un mot : le modèle sud-coréen.
C’est exactement ce que l’on attend de l’IHU de Marseille, où des centaines d’habitants continuent de faire la queue pour se faire dépister. Et cela rejoint les conclusions d’un expert chinois de premier plan sur le Covid-19, Zhang Nanshan, qui affirme que le traitement au phosphate de chloroquine a eu un "impact positif", les patients étant testés négatifs après environ quatre jours.
Le point essentiel a été souligné par M. Raoult : Utiliser la chloroquine dans des circonstances très particulières, pour les personnes testées très tôt, lorsque la maladie n’est pas encore avancée, et seulement dans ces cas. Il ne préconise pas la chloroquine pour tout le monde. C’est exactement ce que les Chinois ont fait, en plus de leur utilisation de l’interféron.
Depuis des années, Raoult plaide pour une révision radicale des modèles économiques de la santé, afin que les traitements, les cures et les thérapies créés pour la plupart au cours du XXe siècle, soient considérés comme un patrimoine au service de l’humanité tout entière : "Ce n’est pas le cas", dit-il, "parce que nous abandonnons la médecine qui n’est pas rentable, même si elle est efficace. C’est pourquoi il n’y a pratiquement pas de fabrication d’antibiotiques en Occident".
Mardi, le ministère français de la santé a officiellement interdit l’utilisation du traitement à base de chloroquine recommandé par Raoult. En fait, le traitement n’est autorisé que pour les patients en phase terminale de Covid-19, sans autre possibilité de guérison. Cela ne peut qu’exposer le gouvernement Macron à d’autres accusations d’inefficacité au moins - ajoutées à l’absence de masques, de tests, de recherche de contacts et de ventilateurs.
Mercredi, commentant les nouvelles directives du gouvernement, M. Raoult a déclaré : "Lorsque les dommages aux poumons sont trop importants et que les patients arrivent pour être réanimés, ils n’hébergent pratiquement plus de virus dans leur corps. Il est trop tard pour les traiter avec de la chloroquine. Est-ce que ce sont les seuls cas - les cas très graves - qui seront traités à la chloroquine dans le cadre de la nouvelle directive de Veran ? Si c’est le cas," a-t-il ajouté ironiquement, "alors ils pourront dire avec certitude scientifique que la chloroquine ne fonctionne pas".
Raoult n’était pas disponible pour commenter les articles des médias occidentaux citant les résultats des tests chinois qui suggéreraient qu’il se trompe sur l’efficacité de la chloroquine dans le traitement des cas légers de Covid-19.
Les membres du personnel ont plutôt fait référence à ses commentaires dans le bulletin de l’IHU. Là, Raoult dit qu’il est "insultant" de demander si nous pouvons faire confiance aux Chinois sur l’utilisation de la chloroquine. Si c’était une maladie américaine, et que le président des États-Unis disait : "Nous devons traiter les patients avec ça", personne n’en parlerait.
En Chine, ajoute-t-il, il y avait "suffisamment d’éléments pour que le gouvernement chinois et tous les experts chinois qui connaissent les coronavirus adoptent une position officielle selon laquelle "nous devons traiter avec de la chloroquine". Entre le moment où nous avons les premiers résultats et une publication internationale acceptée, il n’y a pas d’alternative crédible parmi les personnes les mieux informées au monde. Ils ont pris cette mesure dans l’intérêt de la santé publique".
Point crucial : s’il avait un coronavirus, Raoult dit qu’il prendrait de la chloroquine. Comme Raoult est considéré par ses pairs comme le premier expert mondial en matière de maladies transmissibles, bien au-dessus du Dr Anthony Fauci aux États-Unis, je dirais que les nouveaux rapports relaient les discours des grandes entreprises pharmaceutiques.
Raoult a été attaqué et diabolisé sans pitié par les médias commerciaux français qui sont contrôlés par quelques oligarques étroitement liés au macronisme. Ce n’est pas par hasard que la diabolisation a atteint le niveau des gilets jaunes, notamment à cause du hashtag très populaire #IlsSavaient, avec lequel les gilets jaunes soulignent que les élites françaises ont "géré" la crise de Covid-19 en se protégeant tout en laissant la population sans défense contre le virus.
Cela rejoint l’analyse controversée du philosophe Giorgio Agamben dans une chronique publiée il y a un mois, où il soutenait déjà que Covid-19 montre clairement que l’état d’exception - similaire à l’état d’urgence mais avec des différences importantes pour les philosophes - s’est pleinement normalisé en Occident.
Agamben s’exprimait non pas en tant que médecin ou virologue, mais en tant que maître à penser, dans la lignée de Foucault, Walter Benjamin et Hannah Arendt. Notant comment un état latent de peur s’est transformé en un état de panique collective, pour lequel Covid-19 "offre une fois de plus le prétexte idéal", il a décrit comment, "dans un cercle vicieux pervers, la limitation de la liberté imposée par les gouvernements est acceptée au nom d’un désir de sécurité qui a été induit par ces mêmes gouvernements qui interviennent maintenant pour le satisfaire".
Il n’y a pas eu d’état de panique collective en Corée du Sud, à Singapour, à Taïwan et au Vietnam - pour ne citer que quatre exemples asiatiques en dehors de la Chine. Une combinaison tenace de tests de masse et de recherche de contacts a été appliquée avec un immense professionnalisme. Cela a fonctionné. Dans le cas de la Chine, avec l’aide de la chloroquine. Et dans tous les cas asiatiques, sans sombres motifs de profit au profit des grandes entreprises pharmaceutiques.
Ce qui montre que le système Macron est non seulement incompétent pour traiter le Covid-19, mais qu’il fait traîner le processus pour que les grandes entreprises pharmaceutiques puissent trouver un vaccin miracle, rapidement. Mais le modèle visant à décourager la chloroquine est plus que visible ci-dessus - parallèlement à la diabolisation de Raoult.
Pepe Escobar
Traduction "c’est pas ça qui va me calmer" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles
»» https://asiatimes.com/2020/03/why-france-is-hiding-a-cheap-and-tested-...
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mercredi 2 janvier 2019

lundi 17 décembre 2018

mercredi 5 décembre 2018

lundi 12 novembre 2018

Même si cela date un peu (1917) les propos de ce jeune italien devant ses juges en allemagne sont d'une extraordinaire justesse

Arrêté lors des journées d’émeutes qui ont secoué le G20 de Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, Fabio est accusé de jet de projectile et de rébellion. Il est incarcéré depuis 4 mois à la prison de Billwerder et comparaissait le 7 novembre dernier devant le tribunal pour mineur d’Altona à Hambourg. Nous reproduisons ici la déclaration qu’il a faite ce jour-là devant ses juges et qui contient plus de vérité, de sincérité et de justesse que tous les solipsismes inconséquents de procureurs:


Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.
Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.
Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.
Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.
Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.
En effet aujourd’hui c’est à Hambourg, hier à Gênes et encore avant à Seattle.
Vous, vous essayez d’empêcher la propagation des voix de la révolte qui s’élèvent partout par n’importe quel moyen « légal », par n’importe quel moyen « procédurier ».
Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les mêmes idéaux descendront dans les rues d’Europe. Se préoccupant guère de ces prisons que dans un essoufflement, vous vous efforcez de remplir de prisonniers politiques.
Mais venons-en donc à l’essentiel, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineur.
Venons-en donc à l’essentiel.
Comme vous pouvez l’imaginer, je veux user de mon droit de ne pas faire de déclarations en rapport avec le fait spécifique pour lequel vous me poursuivez. Toutefois je voudrais porter l’attention sur les motivations qui poussent un jeune ouvrier d’une petite ville reculée des Pré-alpes orientales à venir à Hambourg.
Pour manifester son propre désaccord avec le sommet du G20.
G20. Rien que le nom a déjà en soi, quelque chose de pervers.
Vingt hommes et femmes représentants des vingt pays les plus riches et les plus industrialisés du globe, s’asseyent autour d’une table. Ils s’asseyent tous ensemble pour décider de notre futur. Oui, j’ai bien dit ceci : le notre. Le mien, ainsi que celui de toutes les personnes assises aujourd’hui dans cette salle, tout comme celui des sept milliards de personnes qui habitent cette belle planète Terre.
Vingt hommes décident de notre vie et de notre mort.
Évidemment, la population n’est pas invitée à ce joli banquet. Nous, nous ne sommes que le stupide troupeau des puissants de la Terre. Spectateurs totalement soumis de ce théâtre où une poignée de personnes tiennent entre leurs mains l’humanité toute entière.
Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg.
J’ai pensé à monsieur Trump et à ses États-Unis d’Amérique qui sous le drapeau de la démocratie et de la liberté s’érigent comme les gendarmes du monde entier. J’ai pensé aux nombreux conflits déclenchés par le géant américain aux quatre coins de la planète. Du Moyen-Orient à l’Afrique. Tout ceci pour s’accaparer du contrôle de telle ou telle ressource énergétique. Peu importe si ceux qui meurent, ce sont toujours les mêmes : civils, femmes et enfants.
J’ai pensé aussi à monsieur Poutine. Nouveau tsar de Russie, qui dans son pays viole systématiquement les droits de l’Homme et se moque de toute opposition.
J’ai pensé aux Saoudiens et à leurs régimes fondés sur la terreur avec qui nous, les occidentaux nous faisons des affaires en or.
J’ai pensé à Erdogan qui torture, tue et emprisonne ses opposants.
J’ai pensé aussi à mon pays, où à coup de lois-décret chaque gouvernement supprime sans trêve les droits des étudiants et des travailleurs.
En bref, les voici les protagonistes du somptueux banquet qui s’est tenu à Hambourg en juillet dernier. Les plus grands va-t’en-guerre et assassins que le monde contemporain connaisse.
Avant de venir à Hambourg j’ai pensé aussi à l’inégalité qui frappe, aujourd’hui, de plein fouet notre planète. Cela me semble presque évident de répéter qu’en effet 1% de la population la plus riche du monde possède la même richesse que les 99% le plus pauvre. Cela me semble presque évident de répéter que les quatre-vingt cinq hommes les plus riches du monde possède la même richesse que 50% de la population la plus pauvre. Quatre-vingt cinq hommes contre trois milliards et demi. Ces quelques chiffres suffisent à donner une idée.
Ensuite, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, avant de venir à Hambourg j’ai pensé à ma terre : à Feltre. Le lieu où je suis né, où j’ai grandi et où je veux vivre. La citadelle médiévale qui est sertie comme une gemme dans les Pré-alpes orientales. J’ai pensé aux montagnes qui, au crépuscule, se teignent de rose. Aux magnifiques paysages que j’ai la chance de voir depuis ma fenêtre. A la beauté qui traverse ce lieu.
Puis, j’ai pensé aux fleuves de ma belle vallée, violés par les entrepreneurs qui veulent les concessions pour y construire des centrales électriques, sans se préoccuper des dommages pour la population et pour l’écosystème.
J’ai pensé aux montagnes, frappées par le tourisme de masse ou devenues lieu d’entraînements militaires.
J’ai pensé à ce magnifique endroit où je vis, qui est en passe d’être bradé à des hommes d’affaires sans scrupules, exactement comme d’autres vallées à chaque coin de la planète, où la beauté est détruite au nom du progrès.
Dans la lignée de toutes ces pensées, j’ai donc décidé de venir manifester à Hambourg. Pour moi, venir ici était un devoir avant d’être un droit.
J’ai trouvé cela juste de m’opposer à ces politiques scélérates qui sont en train de pousser le monde vers le gouffre.
J’ai trouvé cela juste de me battre pour que quelque chose soit au moins un peu plus humain, digne et équitable.
J’ai trouvé cela juste d’aller dans la rue pour répéter que la population n’est pas un troupeau et qu’elle doit être consultée dans les choix.
Le choix de venir à Hambourg a été celui d’une prise de parti. Le choix d’être du côté de ceux qui demandent des droits et contre ceux qui veulent leurs en enlever. Le choix d’être du côté de tous les oppressés du monde et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, grands et petits, qui utilisent le monde comme si c’était leur jouet et qui ne se soucient pas du fait que c’est toujours la population qui en fait les frais.
J’ai fait mon choix et je n’ai pas peur s’il doit y avoir un prix à payer injustement.
Néanmoins il y a autre chose que je voudrais vous dire, que vous me croyiez ou non : je n’aime pas la violence. Mais j’ai des idéaux et pour ceux-ci j’ai décidé de me battre.
Je n’ai pas fini.
Dans une époque historique où partout dans le monde s’érigent de nouvelles frontières, se déroule du nouveau fil barbelé, se dressent de nouveaux murs des Alpes à la Méditerranée, je trouve cela merveilleux que des milliers de jeunes, de chaque coin de l’Europe, soient disposés à descendre ensemble dans les rues d’une seule et même ville pour leur propre futur. Contre chaque frontière. Avec comme seule intention commune, le fait de rendre le monde meilleur par rapport à comment nous l’avons trouvé.
Parce que madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs. Nous sommes des femmes et des hommes qui voulons avoir le droit de disposer de notre propre vie.
Et pour cela nous combattons et nous combattrons.
Fabio, tribunal pénal de Altona à Hambourg, le 7 novembre 2017.