Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

vendredi 30 septembre 2011

« Le grand vol des banques », témoignage d’un « insider » sur l’Apocalypse financière qui vient



Note :  Nous n’avons pas pu traduire cet article dans sa totalité, puisque il nous est parvenu une traduction google en anglais d’un texte hongrois… Dans l’impossibilité de traduire, nous avons adapté les morceaux choisis les plus importants. Si des lecteurs de langue hongroise peuvent nous apporter une traduction fidèle du texte original, qu’ils n’hésitent pas.
Merci à  Pascal RousselDenissto et Eddie pour l’info.
L’introduction ci dessous ne fait pas partie du texte original, mais dans le mail reçu, originalement écrit dans un bon anglais et résumant bien la situation, nous avons donc pu le traduire. Pour ceux qui voudraient approfondir le texte original, nous n’avons d’autres choix que de les renvoyer à une traduction google.

« L’Euro est pratiquement mort »

Soit les «yes men » ont infiltré la plus grande banque italienne, et la plus sous-capitalisée, ou le stress des constants et répétés mensonges et de la prévarication a finalement appris à ceux qui savent que leurs moyens de subsistance ne tiennent qu’à un fil, et que le second grand ponzi est en train de détruire leurs boulots, leurs carrières, et leur mode de vie tout entier.
Comme le chef d’UniCredit global securities Attila Szalay-Berzeviczy et ancien président de la bourse hongroise qui a écrit un incroyable texte sur le portail hongrois index.hu, et qui franchement fait passer le discours provocateur d’Alessio sur la BBC pour une comptine pour enfants.
Seulement cette fois, personne ne peut objecter la  « naïveté », l’inexpérience ou le désir d’attirer l’attention du public. Si quelqu’un connaît la vérité, c’est le gars au sommet d’Unicredit, duquel nous attendons de rapidement limiter le commerce en bas une fois que nous aurons imprimé. Parmi les assertions stupéfiantes (stupéfiantes dans le sens qu’un banquier actuel ose dire la vérité) voici les suivantes :« l’Euro est pratiquement mort » et l’Europe est face à un séisme financier à cause du défaut grec…« L’Euro est au-delà de tout sauvetage … » « La seule question qui reste est combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce. » … « Un défaut de la Grèce va immédiatement déclencher un séisme de magnitude 10 à travers toute l’Europe. » … « Les détenteurs d’obligations du gouvernement grec devront amortir leur investissement entier, les nations d’Europe du Sud vont arrêter de payer les salaires et les pensions et les guichets automatiques seront vides « en quelques minutes ». En d’autres termes : bienvenue dans l’Apocalypse….
Mais attendez, il y a encore autre chose. D’après Bloomberg :
« L’impact d’un défaut grec pourrait « rapidement » se répandre à travers le continent,  il pourrait inciter à une ruée sur les banques les « plus faibles » des pays « les plus faibles ».
« Une telle escalade de la panique peut balayer l’Europe d’une manière auto-réalisatrice conduisant à l’éclatement de la zone Euro », ajoute Szalay-Berzeviczy.
Szalay-Berzeviczy est juste arrivé en Hongrie après un voyage à l’étranger, et n’est pas joignable jusqu’à tard aujourd’hui, un officiel d’Unicredit, qui a demandé à ne pas être identifié car il est n’est pas autorisé à parler à la presse, raconte quand Bloomberg a appelé Szalay-Berzeviczy à son bureau de Budapest à la recherche d’autres commentaires.
Et maintenant, pour nos lecteurs européens (en premier) et tous les autres (ensuite), c’est vraiment le moment de paniquer.

Maintenant voici le texte, traduit par Google du Hongrois à l’anglais. Certaines nuances peuvent être perdues, mais le message est en gras :

La monnaie commune européenne est virtuellement morte. L’euro est dans une situation de condamné. La seule question qui reste est combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce.
Pour le moment, quand Athènes sera déclarée en faillite, un  séisme de magnitude 10 va secouer l’Europe,  qui sera l’ouverture d’une nouvelle ère dans la vie du vieux continent.
En effet, la Grèce ce n’est pas seulement la banqueroute cela signifie que les détenteurs de titres du gouvernement grec n’ont pas récupéré l’argent investi, mais aussi à l’intérieur de l’Etat qui ne sera pas capable de rembourser ses dettes. Pour le moment seuls parmi les grecs les,  docteurs, policiers, militaires, ministres et employés gouvernementaux locaux ne recevront pas leurs salaires, tout comme les séniors ne s’attendent pas à passer de bons moments. L’ATM est vidé en quelques minutes. Les banques locales sont coincées car détenant des titres du gouvernement déclenchant une crise de liquidités immédiate et la dévaluation du système bancaire grec dans un effondrement total. Ainsi l’épargne des déposants est totalement perdue (…) les gens ne seront pas en mesure de retirer de l’argent (…) Le peuple manquera de carburant et de nourriture. La Grèce est pratiquement à l’arrêt complet pour une décennie et il y aura une baisse spectaculaire du niveau de vie dans le pays entier.
Le problème est que, dans ce cas, la catastrophe ne peut pas s’arrêter à la frontière grecque, mais avec sa vitesse et son élan toucher l’ensemble de la zone euro, l’Europe et enfin secouer le monde. Un canal par lequel se répandrait l’infection, bien sûr, un tel scenario serait le retour du système bancaire. En effet, les banques internationales ont subit en Grèce de centaines de milliards d’euros de pertes vont être tôt ou tard obligés de verrouiller les échanges avec les autres banques, qui ont à voir avec un pays où –selon les attentes des investisseurs – l’arc de crise grec frappera à nouveau.
Et quand les banques ne se font plus confiance les unes aux autres, qu’elles arrêtent de se prêter les unes aux autres, les marchés financiers internationaux s’arrêtent. Cela signifie que toutes les institutions financières sont laissées seules avec leurs clients.
Les pays pauvres avec des banques faibles vont commencer à paniquer avec des retraits de fonds de détail. Mais depuis les dépots de détail et les entreprises de prêts sont attribués sous forme de marchés interbancaires, ces banques ne peuvent pour combler leurs déficits, peut être une crise de liquidités immédiate. Toutes les institutions financières pourraient être mises en faillite. (…)
La suite pour les courageux (ou les hongrois) ici :
source    :    http://infoguerilla.fr

les gouvernements donnent encore plus d'argent à ces requins que l'on appelles : banques

Chers amis en Europe,



Le scandaleux plan de sauvetage financier pour la Grèce, rédigé par les banquiers, va renflouer gratuitement les banques et les spéculateurs grâce à l'argent des contribuables et laisser la Grèce à sec. Nos ministres des finances se réunissent dans 3 jours, envoyons-leur un immense appel pour qu'ils revoient leur copie et reviennent avec un plan qui renfloue la Grèce, pas les banques:

Signez la pétition
C'est incroyable, ils sont en train de recommencer. Nos gouvernements offrent gratuitement encore plus d'argent des contribuables aux banques!

Il est absolument nécessaire de renflouer la Grèce afin de sauver la Grèce, sauver l'Europe et sauver l'euro. Mais l'actuel plan de sauvetage financier prévoie que nous, les contribuables, renflouions les banques à hauteur de 90% de leurs placements hasardeux. Les Grecs ne reçoivent pas un centime, et nous donnons d'énormes montants aux riches banquiers. Pire encore, près de 30% de notre argent ira aux spéculateurs qui vont faire d'énormes profits en spéculant sur le sauvetage financier!

Comment nos gouvernements ont-ils pu rédiger un plan de sauvetage qui renfloue les banques et les spéculateurs, sans rien donner à la Grèce? Réponse: ils ont en fait demandé aux banquiers de rédiger cet accord. Nos ministres des finances se réunissent dans 3 jours pour se prononcer sur ce plan, envoyons-leur ainsi qu'à nos parlements un immense appel pour qu'ils revoient leur copie et renflouent la Grèce et non pas les banques:

http://www.avaaz.org/fr/eu_people_vs_banks_fr/?vl

Alors que partout l'argent se fait rare et que nos systèmes d'aides sociales les plus essentielles subissent des coupes drastiques, nos gouvernements cèdent à la pression des puissants lobbies de la finance. Mais ils affirment qu'ils s'inquiètent du fait que certaines banques ne peuvent pas absorber la perte de leurs investissements grecs et feront faillite si elles ne sont pas renflouées. Or, lorsqu'en cas de problème on demande à une banque de nous aider, ce n'est pas gratuitement qu'elle le fait: elle nous donne un prêt ou un placement. Aujourd'hui, les banques sont en difficulté et viennent nous voir, pourquoi devrions-nous les traiter différemment? Au lieu de dilapider l'argent, devenons actionnaires ou faisons des placements dans les banques, et demandons-leur de nous rembourser l'argent du contribuable à un taux d'intérêt raisonnable!

C'est ce qu'ont fait Gordon Brown au Royaume-Uni et Barack Obama aux Etats-Unis quand les banques étaient menacées de faillite. Ils ne les ont pas renflouées gratuitement, ils ont investi dans ces banques avec des actions et placements. Et seulement un an après, les contribuables ont tiré profit de cet accord! Le plan proposé est de la corruption pure et simple. Il n'y a aucun argument en faveur de l'intérêt général pour justifier le fait de donner aux banques et aux spéculateurs ces sommes astronomiques, et il y a au contraire toutes les raisons du monde à essayer de protéger les finances publiques. Au lieu de dilapider cet argent, nous pouvons l'utiliser pour investir en Grèce et dans les capacités de nos propres sociétés à se reconstruire et à se remettre de la crise financière. Il est temps pour nos responsables politiques d'arrêter de se cacher derrière des accords complexes rédigés par les banquiers. La partie est terminée, disons-leur "non" à ce plan de sauvetage scandaleux et demandons-leur de revenir avec quelque chose de raisonnable:

http://www.avaaz.org/fr/eu_people_vs_banks_fr/?vl

Beaucoup trop souvent, l'avenir économique de nos sociétés et les possibilités offertes à nos enfants sont décidés en secret par des acteurs corrompus qui recherchent le profit et non l'intérêt des citoyens. C'est encore le cas aujourd'hui. Les banquiers, ainsi que les politiciens qu'ils contrôlent, pensent que tout ceci est trop compliqué pour que nous puissions comprendre ou même nous y intéresser. Montrons-leur combien ils ont tort.

Avec espoir,

Alex, Iain, Antonia, Emma, Alice, Ricken, Maria Paz, Pascal et toute l'équipe d'Avaaz

Plus d'informations:

Face à la crise, les banques européennes veulent se renflouer (La Croix)
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Face-a-la-crise-les-banques-europeennes-veulent-se-renflouer-_EP_-2011-09-19-712983

Athènes attend le verdict de la troïka (Le NouvelObs)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110929.REU7541/athenes-attend-le-verdict-de-la-troika.html

Pourquoi les Anglo-Saxons veulent-ils réformer leurs banques ? (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html

Grèce, questions sur une interminable crise (Le Point)
http://www.lepoint.fr/economie/grece-questions-sur-une-interminable-crise-20-09-2011-1375357_28.php

La Grèce annonce de nouvelles économies (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/18/04016-20110918ARTFIG00244-la-grece-annonce-de-nouvelles-economies.php

L’État au secours des banques? (JDD)
http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/L-Etat-serait-il-en-train-de-concevoir-un-plan-de-sauvetage-des-banques-395057/?from=cover

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Michael Moore rejoint les indigné après les violences policières devant Wall Street


Après les violences policières contre des manifestants pacifiques à New York, dénonçant la manière dont les banques appauvrissent la grande majorité de la population américaine, ci-dessous un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant Wall Street, en présence de Michael Moore, pour dénoncer cette ploutocratie.
En l’absence de micro et de sonorisation, les manifestants répètent chacune des phrases de Michael Moore pour en faire profiter les 400 participants à cette manifestation que salue Michael Moore, en expliquant que c’est un excellent début.
"Vous ne devez pas vous démoraliser parce que vous n’êtes que quelques centaines ce soir. Tous les grands mouvements ont commencé ainsi. Vous représentez en fait des millions d’Américains, et cette manifestation est historique. Je suis honoré d’être parmi vous" , conclut le célèbre réalisateur, après voir dénoncé les "gangsters de Wall Street qui méritent les menottes pour la manière dont ils volent les ressources de millions d’Américains".
"Ils essaient de faire croire qu’ils représentent la démocratie, mais il s’agit d’une ploutocratie, dont le pouvoir repose sur la violence. Ils croient pouvoir détenir le pouvoir éternellement, mais notre force repose sur les centaines de millions d’Américains que vous abusez, et unis, nous saurons vous empêcher de nuire".
CAPJPO-EuroPalestine

Les magouilles du pouvoir alimentent le sentiment "des tous pourris ,sentiment qui renforce le fatalisme ambiant , zt qui banalise le transfert de sommes incroyables pour assouvir la soif du pouvoir


Et si la justice, finalement, finissait par rattraper les copains et les coquins qui nous gouvernent ? Et si tout s’effondrait comme un château de cartes ? Le camp sarkozyste, saoûlé de coups, vacille dans les cordes. 
Il flotte une drôle d’odeur sur cette fin de règne sarkozyste. Alors que deux proches du président sont désormais mis en examen dans l’affaire Karachi, un document explosif accuse  et, comme si ça ne suffisait pas, le bettencourtgate rattrape la clique au pouvoir. Claire Thibout, l’ancienne comptable de la milliardaire - jamais contrôlée par le fisc qu’elle fraudait allègrement tout en finançant grassement l’UMP – remet d’abord le couvert en confirmant devant le juge toutes ses accusations : « Elle raconte dans le détail l’histoire des enveloppes distribuées aux politiques, les visiteurs du soir chez les Bettencourt et les incroyables pressions qu’elle a subies durant des moisrésume Libération. Car, en juillet 2010, après avoir livré ce même témoignage aux enquêteurs, Claire Thibout avait été vouée aux gémonies. Accusée de mythomanie, de manipulation et même de vol, ses déclarations avaient alors été partiellement discréditées, aussi bien par les policiers que par Philippe Courroye, le procureur de Nanterre, à l’époque maître de l’enquête. Explosif. Ce temps est révolu. La comptable a été lavée de tous soupçons et la procédure est désormais entre les mains de trois juges d’instruction bordelais, dont l’indépendance n’est pas en doute. Ce sont eux – Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël – qui ont longuement interrogé l’ex-comptable mercredi 14 septembre. Un autre témoin clé, dont l’identité reste à ce jour mystérieuse, a également été entendu, tout comme Isabelle Prévost-Desprez, la juge de Nanterre venue s’expliquer pour ses propos dans le livre Sarko m’a tuer où elle affirme que l’ancienne infirmière de Liliane Bettencourt a dit un jour à sa greffière : «J’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal.» De source proche du dossier, on affirme que le volet le plus explosif de l’affaire Bettencourt, qu’on croyait enterré à Nanterre, «ressuscite à Bordeaux». Mais dans la plus grande discrétion. Il vise l’éventuel «trafic d’influence, le financement illicite de parti politique ou de campagne électorale». En clair, les juges cherchent à vérifier si la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a bien été légalement financée. » Nous y revoilà. « Elle raconte dans le détail comment Eric Woerth, le trésorier de cette campagne, aurait reçu 50 000 euros des mains de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane BettencourtUn épisode qui se serait déroulé le 19 janvier 2007, trois mois avant le premier tour de l’élection. Il est d’autant plus crédible qu’un certain nombre de documents saisis par les enquêteurs confirmeraient les rendez-vous entre Claire Thibout et Patrice de Maistre, puis entre l’homme de confiance de la milliardaire et Eric Woerth. Interrogés à Nanterre, l’été dernier, les deux hommes avaient nié sans être davantage inquiétés. Il pourrait en aller tout autrement d’ici quelques semaines face aux magistrats bordelaisDe la même façon, les magistrats s’intéressent à la remise de Légion d’honneur à Patrice de Maistre par Eric Woerth puis à l’embauche de l’épouse de celui-ci au sein du holding des Bettencourt. Là encore, les explications de Claire Thibout sont capitales, comme sa narration des incroyables pressions dont elle aurait fait l’objet. » Dans ce contexte, la mise en examen d’Eric Woerth apparaît inéluctable. Voilà qui a de quoi nous satisfaire, nous qui réclamons régulièrement dans ces colonnes Eric Woerth en prison© !Mais de l’autre mise en examen qui se profile, nous n’aurions même pas osé rêver : voilà le tour du procureur Philippe Courroye, l’une de nos têtes de turc préférées, surnommé ici Courroye-de-transmission. Explications dans L’Express : « Mauvaise passe pour Philippe Courroye. Le procureur de Nanterre a été convoqué aux fins d’une mise en examen par une juge d’instruction parisienne. Sylvia Zimmermann veut l’entendre dans le cadre de l’enquête sur la violation du secret des sources de journalistes du Monde, qui enquêtaient sur l’affaire Bettencourt. A la suite d’une plainte du quotidien – qui s’est porté partie civile – la juge conduit une information judiciaire, notamment pour « atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ». La magistrate a déjà interrogé Patrick Nieto, enquêteur de l’Inspection générale des services (IGS) – dont les locaux ont été perquisitionnés ce mardi. Or l’audition de ce policier, dont Le Monde publie des extraits, se révèle compromettante pour Philippe Courroye. Le policier explique en effet que la surveillance téléphonique avait été menée par son service en 2010 à l’instigation du bureau de Philippe Courroye, qui « demandait très précisément les fadettes (factures détaillées) des deux journalistes » du quotidien. L’IGS a alors « rendu compte à sept reprises au parquet de Nanterre entre le 9 septembre et le 6 octobre 2010″ et « à chaque fois, les magistrats nous demandaient de pousser nos investigations », a expliqué le policier. » Nous y revoilà (bis). L’espionnage des journalistes, dénoncé vigoureusement à plusieurs reprises par plumedepresse , était bien une réalité. Comme l’instrumentation des services secrets aux fins de protéger la Sarkozie aux abois. Dans ce contexte déjà ô combien pesant, voilà France Info qui sort un scoop explosif : « Dans le volet financier de l’affaire dite de Karachi, le juge Renaud Van Ruymbeke aurait entre les mains un document qui permettrait de faire le lien entre la signature d’un contrat d’armement avec l’Arabie Saoudite en 1994 et le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, Premier ministre à l’époque. Selon nos informations, le juge du pôle financier serait tombé sur un document troublant : un échéancier de paiement qui accompagnait le contrat Sawari II, ce marché d’armement passé par le gouvernement Balladur avec l’Arabie Saoudite en décembre 1994. La France s’engageait à livrer des frégates aux Saoudiens dans un délai de deux ans. Un contrat juteux de 18 milliards de francs. Le juge aurait découvert que le ministère de la Défense aurait d’abord réclamé un acompte de 10 millions de francs à verser impérativement avant le 31 mars 1995 – soit avant le 1er tour de l’élection présidentielle. Selon une source judiciaire, le juge Van Ruymbeke aurait vérifié. L’Arabie Saoudite aurait bien effectué un virement de 10 millions (qui correspondrait à cet acompte) le 26 avril 1995. Troublante coïncidence : c’est à cette même date, le 26 avril, que 10 millions 250 mille francs ont été versés en espèces, au Crédit du Nord, sur le compte de l’Aficeb, l’Association pour le financement de la campagne d’Edouard Balladur. De l’argent à la provenance incertaine, même si les Balladuriens ont toujours évoqué les recettes de la vente de gadgets et de tee-shirts lors des meetings électoraux. » Ben voyons, des tee-shirts Balladur pour 10 millions de francs… Qui peut croire semblable baliverne ? Tout un symbole : la pitoyable défense des sarkozystes a toujours consisté à avancer des mensonges plus invraisemblables les uns que les autres. Mauvaise nouvelle pour le président si la justice cesse enfin de faire semblant d’y croire.  Le tee-shirt est signé Echevin et publié sur Le Post


Source :alterinfo

jeudi 29 septembre 2011

L'armée US sait qu'lsrael est le vrai responsable du 9.11. (vidéo) - La face obscure du nationalisme juif








Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit un jour à une réunion du Likoud qu’ « Israël n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois il disait la vérité, et ça n’est nulle part plus évident que dans l’exemple du nationalisme juif, peu importe qu’on lui colle ou non l’étiquette de « sioniste ». 

 

Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le retournant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/indépendantistes dont je puis me souvenir (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)
Mais tandis que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou pratiquants) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. D’aucune façon cela ne signifie que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie néanmoins qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).
Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :
1. Le sionisme est une véritable bouillie de sorcière où se mélangent la xénophobie, le racisme, l’ultra-nationalisme, le militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » –— par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux parties), je n’ai vu aucune indication que l’Armée Irlandaise de Réserve ou qui que ce soit ait exercé des pressions pour qu’une Irlande unie songe à envoyer les protestants dans des camps ou à l’extérieur du pays, malgré qu’il puisse y en avoir une poignée qui pense ainsi –— et dépasse de loin les misères infligées par les nazis ;
2. Le sionisme sape la loyauté civique de ses adhérents vivant dans d’autres pays comme aucun autre mouvement nationaliste (incluant même les mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) ne l’a jamais fait –— par exemple, une grande majorité de Juifs américains, y compris ceux qui n’ont pas de double citoyenneté affichée, épousent une forme de la bigamie politique appelée « double loyauté » (à Israël et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnête que la bigamie matrimoniale, et tentent de cacher la préséance qu’ils accordent à Israël par rapport aux États-Unis (il y a beaucoup de petits Rahm Emanuel qui ont servi dans l’armée israélienne mais PAS dans les forces armées américaines), et n’a absolument aucun parallèle en ce qui a trait à une quelconque identité nationale ou culturelle épousée par quelque autre groupe ethnique ou racial définissable aux États-Unis —– même le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrés en guerre, avec la quasi-totalité de ses membres se portant volontaires dans les forces armées américaines ;
3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance atteinte, des relations normales avec la puissance occupante sont véritablement la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité géographique et de position sur sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et
4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les variantes irrédentistes et sécessionnistes) cherchent à créer un État indépendant à partir d’une population en place ou pour réunir un peuple séparé (comme les Allemands des Sudètes dans les années 1930) –— il est très rare qu’il comprenne le déplacement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commun dans les mouvements colonialistes qui ont réussi comme c’est le cas aux États-Unis –— et peut-être qu’une raison expliquant le fait que la plupart des Américains ne se sentiraient pas concernés par ce que les Israéliens font subir aux Palestiniens, et ce même s’ils étaient au courant, est que cela ne diffère guère de ce que les Européens ont fait aux Amérindiens ici même en Amérique du Nord sur une plus longue période de temps et avec une technologie rudimentaire.
Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du Deutéronome prenne vie dans un État doté d’un arsenal nucléaire serait suffisant pour donner à réfléchir à quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption –— qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, étant donné l’inclination d’Israël à lancer de la boue au visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible d’Obama à accepter cela avec le sourire, l’« Oncle Tom » de Bibi Netanyahou débarque à Washington.
Feu le général Moshe Dayan, qui –— sionistes ou pas –— fait partie de mon propre Panthéon honorifique des héros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sécurité d’Israël dépendait du fait d’être perçue par autrui comme un chien enragé. Il avait peut-être raison. Mais il a négligé de remarquer que la réponse préférée de tous les autres est de tuer ce chien enragé avant qu’il puisse décider de devenir fou furieux et de mordre. Il s’agit d’une option à considérer.

Source texte: http://www.lesfilsdelaliberte.net 

refexion de Fidel Castro :Chávez, Evo Et Obama (Deuxieme Partie Et Fin)


Il se peut – ce qui reste à prouver – que notre Prix Nobel cherche à se tromper lui-même, ce qui expliquerait les contradictions incroyables de ses raisonnements et la confusion qu’il instille à ses auditeurs.
Il n’y a pas un iota d’éthique, voire de politique, dans sa tentative de justifier sa décision déjà annoncée d’opposer son veto à toute résolution favorable à la reconnaissance de la Palestine comme un État indépendant membre de plein droit des Nations Unies. Jusqu’à des hommes politiques qui sont loin d’avoir une pensée socialiste et dirigent des partis qui ont été des alliés proche d’Augusto Pinochet, proclament le droit de la Palestine à être membre de l’ONU.
Les déclarations de Barack Obama sur le point principal discuté aujourd’hui à l’Assemblée générale de cette organisation ne peuvent soulever les applaudissements que des canons, des missiles et des bombardiers de l’OTAN.
Le reste de son discours sont des mots creux, dénués d’autorité morale et de signification. Constatons par exemple la vacuité de ses idées quand, dans un monde affamé et pillé par les transnationales et la surconsommation des pays capitalistes développés, il affirme :
Pour stopper les maladies qui traversent les frontières, nous devons renforcer notre système de santé publique. Nous continuerons de lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Nous mettrons l’accent sur la santé de la mère et de l’enfant. Et nous devons œuvrer de concert pour prévenir, dépister et combattre toutes sortes de danger biologique, qu’il s’agisse d’une pandémie comme le H1N1, ou d’une menace terroriste ou d’une maladie curable.
[…] Pour préserver notre planète, nous ne devons pas différer les actions que demandent les changements climatiques. Nous devons exploiter le pouvoir de la science pour sauver les ressources qui sont rares. Et nous devons continuer de travailler ensemble pour prolonger les progrès que nous avons faits à Copenhague et à Cancún, de façon que l’ensemble des principales économies ici présentes persiste dans les engagements que nous avons pris. Nous devons œuvrer de concert pour transformer l’énergie qui fait fonctionner nos économies et soutenir les autres qui vont dans cette direction. Tel est l’engagement que nous demande la prochaine génération.
Et pour garantir que nos sociétés atteignent leur vrai potentiel, nous devons permettre à nos citoyens d’atteindre le leur.
Tout le monde sait que les États-Unis n’ont pas signé le Protocole de Kyoto et qu’ils ont saboté tous les efforts consentis pour préserver l’humanité des terribles conséquences des changements climatiques, bien que ce soient eux qui consomment un part considérable et disproportionnée des carburants et des ressources du monde.
Je ne peux renoncer au plaisir de reproduire les paroles idylliques par lesquelles il a prétendu duper les hommes d’État réunis devant lui :
Je sais qu’aucune ligne droite ne conduit à ce progrès, ni aucun chemin isolé au succès. Nous venons de cultures différentes et nous apportons avec nous des histoires différentes. Mais n’oublions jamais que même si nous nous réunissons ici en tant que chefs de différents gouvernements, nous représentons des citoyens qui partagent les mêmes aspirations essentielles : vivre dans la dignité et la liberté ; bénéficier d’une éducation et jouir de possibilités ; aimer nos familles, aimer et adorer notre Dieu ; vivre dans une paix qui rende la vie digne d’être vécue.
C’est la nature de notre monde imparfait qui nous contraint à apprendre constamment ces leçons. […] …ceux qui sont venus avant nous ont jugé que la paix était préférable à la guerre, la liberté à la répression, la prospérité à la pauvreté. Tel est le message qui émane, non des capitales, mais des citoyens, de notre peuple.
Et quand la première pierre de cet édifice a été posée, le président Truman est venu à New York et a dit : « Les Nations Unies sont essentiellement une expression de la nature morale des aspirations humaines. » La nature morale des aspirations humaines. Comme nous vivons dans un monde qui change à une allure époustouflante, c’est là une leçon que nous ne devons jamais oublier.
La paix est dure à instaurer, mais nous savons qu’elle est possible. Ainsi donc, faisons donc en sorte, ensemble, qu’elle soit définie par nos espoirs, non par nos peurs. Bâtissons ensemble la paix, mais une paix – ce qui est le plus important – qui soit durable.
Je vous remercie.
L’écouter jusqu’au bout mérite plus que de la gratitude : un prix !
Comme je l’ai déjà dit, le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, a pris la parole en début d’après-midi, entrant rapidement dans le vif des points essentiels :
…la différence est très claire entre la culture de la vie et la culture de la mort ; entre la vérité et la fausseté ; entre la paix et la guerre.
…je sens qu’il va nous être difficile de nous comprendre dans le cadre de politiques économiques qui concentrent le capital en quelques mains. Les données prouvent que 1 p. 100 de la population mondiale concentre 50 p. 100 des richesses. Avec de si profonds clivages, comment peut liquider la pauvreté ? Et si nous ne liquidons pas la pauvreté,  comme pourra-t-on garantir une paix durable ?
Quand j’étais enfant, je me rappelle parfaitement que, quand les peuples se soulevaient contre le système capitaliste, contre les modèles économiques de pillage permanent de nos ressources naturelles, on accusait les dirigeants syndicaux, les dirigeants politiques de gauche d’être des communistes et qu’on les arrêtait ; qu’on réprimait militairement les forces sociales à coups de confinements, d’exils, de massacres, de persécutions, d’incarcérations, d’accusations d’être des communistes, des socialistes, des maoïstes, des marxistes-léninistes. Je constate que ce n’est plus le cas maintenant : on ne nous accuse plus de marxistes-léninistes, on nous accuse de narcotrafiquants ou de terroristes…
…des interventions se préparent contre les présidents, contre les gouvernements, contre les peuples qui ne sont pas en faveur du capitalisme et de l’impérialisme.
…on nous parle d’une paix durable. Mais quelle paix durable peut-elle exister avec tant de bases militaires étasuniennes ? Quelle paix durable peut-elle exister devant tant d’interventions militaires ?
À quoi servent donc ces Nations Unies si un petit groupe de pays y décide d’interventions, de massacres ?
Si nous voulons que cette organisation-ci, les Nations Unies, ait assez d’autorité pour faire respecter ses résolutions, eh bien, nous devons commencer par penser à la refonder…
Tous les ans, la quasi-totalité des membres des Nations Unies – exception faite des USA et d’Israël – vote la levée du blocus économique imposé à Cuba. Et pourtant, qui fait respecter cette résolution ? Bien entendu, le Conseil de sécurité ne va jamais faire respecter cette résolution de l’Assemblée générale ! […] J’ai du mal à comprendre comment une organisation de tous les pays du monde ne respecte même pas ses propres résolutions. Qu’est-ce donc que les Nations Unies ?
Je tiens à dire que la Bolivie n’ignore pas la reconnaissance de la Palestine par les Nations Unies : au contraire, la Bolivie donne la bienvenue à la Palestine aux Nations Unies.
Vous savez que je proviens du mouvement paysan indigène et que nos familles, quand on parle d’une entreprise, pensent qu’elle a toujours beaucoup d’argent, que ses patrons sont des millionnaires, et elles ne comprenaient pas qu’une entreprise demande de l’argent à l’État pour faire un investissement.
Voilà pourquoi je dis que ces organisations financières internationales font des affaires à travers les entreprises privées, mais qui paie tout ça ? Tout simplement les peuples, les Etats.
la Bolivie a une demande historique envers le Chili pour recouvrer un accès souverain au Pacifique. Et elle a donc pris la décision de recourir aux cours internationales pour réclamer un accès utile et souverain à l’océan Pacifique.
La résolution 37/10 de l’Assemblée générale de l’ONU, en date du 15 novembre 1982, stipule que « le recours à un tribunal international de justice pour régler des différends entre États ne saurait être considéré comme un acte inamical ».
La Bolivie se prévaut du droit et de la raison pour recourir à une cour internationale, parce que son enfermement est le fruit d’une guerre injuste, d’une invasion. Demander un règlement dans un cadre international représente pour la Bolivie la réparation d’une injustice historique.
La Bolivie est un État pacifiste qui privilégie le dialogue avec ses voisins, et c’est pourquoi elle maintient ouvertes les voies de négociation bilatérale avec le Chili, sans pour autant renoncer à son droit de recourir à une cour internationale…
Les peuples ne sont pas responsables de l’enfermement maritime de la Bolivie. Les fautifs, ce sont les oligarchies, les transnationales qui s’emparent comme toujours de leurs ressources naturelles.
Le Traité de 1904 n’a pas apporté  la paix ni l’amitié ; il a fait que la Bolivie n’ait pas pu accéder pendant plus d’un siècle à un port souverain.
…en Amérique, un autre mouvement des pays latino-américains et caribéens est en gestation, une nouvelle OEA sans les États-Unis, pour nous libérer de certains diktats. Heureusement, grâce à la petite expérience que nous avons à l’UNASUR […] nous n’avons plus besoin, en cas de différends entre pays […] que quelqu’un vienne d’en-haut et du dehors y mettre bon ordre.
Je veux aussi saisir l’occasion pour aborder un point clef : la lutte contre le trafic de drogues, que l’impérialisme étasunien utilise à des fins foncièrement politiques. En Bolivie, la DEA étasunienne ne luttait pas contre le trafic de drogues ; elle contrôlait le trafic de drogues à des fins politiques. S’il existait un dirigeant syndical ou un dirigeant politique anti-impérialiste, eh bien la DEA était là pour l’impliquer. Nous avons été de nombreux dirigeants, de nombreux hommes politiques à échapper à ces manigances de l’Empire pour nous impliquer dans le trafic de drogues. Et les tentatives se poursuivent.
Ces dernières semaines, des médias étasuniens affirmaient que l’avion de la présidence était arraisonné aux USA à cause de traces de cocaïne. Quel mensonge ! Mais c’est bien ainsi qu’on tente de duper la population en orchestrant une sale campagne contre le gouvernement, voire contre l’Etat. Or, que font les Etats-Unis ? Ils « décertifient » la Bolivieet le Venezuela. De quelle autorité morale peuvent se prévaloir les États-Unis pour certifier ou « décertifier » les pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique latine ? Alors qu’ils sont le premier consommateur de drogues au monde, alors qu’ils sont les plus gros producteurs de marihuana au monde ! […] Au nom de quelle autorité morale peuvent-ils donc certifier ou « décertifier » ? C’est là une autre manière de faire peur à nos pays ou de les intimider. N’empêche que la Bolivie lutte contre le trafic de drogues d’une manière absolument responsable.
Ce même rapport des États-Unis, ou plutôt de leur département d’État, reconnaît que la culture de la coca a nettement diminué, que la prohibition s’est améliorée.
Mais où est donc le marché ? Car c’est le marché qui est à l’origine du trafic de drogues. Eh bien, le marché est ici. Et qui donc « décertifie » les États-Unis pour n’avoir pas réduit leur marché ?
Ce matin, le président mexicain, Calderón, a dit que le marché de la drogue continuait de croître, mais que personne ne prenait la responsabilité de le réduire. […] Luttons donc en partageant les responsabilités. […] En Bolivie, nous n’avons pas peur. Finissons-en avec le secret bancaire si nous voulons vraiment lutter contre le trafic de drogues.
L’une des crises, découlant de la crise du capitalisme, est la crise alimentaire. […] Nous avons une petite expérience en Bolivie : on offre des crédits aux producteurs de riz, de maïs, de blé et de soja, sans aucun intérêt, et ils peuvent même éponger leur dette avec leurs produits. Ce sont des crédits dans des conditions de faveur pour stimuler la production. Et pourtant les banques internationales ne prennent jamais en considération les petits producteurs, ou les associations, les coopératives, qui peuvent très bien contribuer si on leur en donne la possibilité. […] Il faut en finir avec le marché dit compétitif.
Dans une compétition, qui donc gagne? Le plus puissant, celui qui a le plus d’avantages. Les transnationales, et toujours elles. Et qu’arrive-t-il alors au petit producteur ? Qu’arrive-t-il alors à la famille qui veut s’en sortir par ses propres efforts? […] Avec cette politique de concurrence, nous n’allons jamais pouvoir régler la question de la pauvreté.
Je dirai, pour conclure mon intervention, que la crise du capitalisme est désormais irréversible. […] La crise économique du capitalisme n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. Et pourtant, que font les pays capitalistes ou les pays impérialistes ? Ils cherchent le moindre prétexte pour intervenir dans un pays et pour en récupérer les ressources naturelles.
Le président étasunien a dit ce matin que l’Iraq était désormais libre, que c’étaient les Iraquiens qui allaient maintenant gouverner. Il se peut bien que les Iraquiens gouvernent, mais leur pétrole, aux mains de qui est-il maintenant ?
Il s’est félicité : fini l’autocratie en Libye, maintenant c’est la démocratie. Peut-être bien, mais le pétrole libyen, aux mains de qui restera-t-il maintenant ? […] Les bombardements n’avaient rien à voir avec Kadhafi ou avec quelques rebelles : l’intérêt, c’était la conquête du pétrole libyen.
…Ils  veulent donc régler leur crise, la crise du capitalisme, en récupérant nos ressources naturelles, à partir de notre pétrole, de notre gaz, de nos ressources naturelles.
…nous avons une énorme responsabilité : défendre les droits de la Terre nourricière.
…la meilleure façon de défendre les droits humains, maintenant, c’est de défendre les droits de la Terre nourricière. […] Nous avons ici une énorme responsabilité : approuver les droits de la Terre nourricière. Voilà soixante ans, on a approuvé la Déclaration universelle des droits de l’homme. Voilà à peine soixante ans qu’on s’est rendu compte aux Nations Unies que l’être humain avait aussi des droits ! Après les droits politiques, après les droits économiques, après les droits des peuples indigènes, nous avons maintenant une énorme responsabilité : défendre les droits de la Terre nourricière.
Nous sommes aussi convaincus que la croissance infinie sur une planète finie est insoutenable, impossible. La limite de la croissance est la capacité de génération des écosystèmes de la Terre. […] Lançons un appel à […] un nouveau décalogue de revendications sociales au sujet des systèmes financiers, des ressources naturelles, des services de base, de la production, de la dignité et de la souveraineté, et, sur ces bases, commençons à refonder les Nations Unies, pour qu’elles soient vraiment la plus grande instance où régler les questions de la paix, de la pauvreté, de la dignité et de la souveraineté des peuples du monde.
Nous espérons que l’expérience que j’ai vécue comme président puisse servir à quelque chose, de même que je viens apprendre de beaucoup d’entre vous, afin de continuer de travailler à l’égalité et à la dignité du peuple bolivien.
Je vous remercie.
Après ces concepts clefs d’Evo Morales, le président de l’Autorité nationale de Palestine, Mahmoud Abbas, qui a pris la parole deux jours plus tard, a exposé les souffrances dramatiques des Palestiniens :
…l’énorme injustice historique commise contre notre peuple… Voilà pourquoi décision a été prise d’établir l’État palestinien sur seulement 22 p. 100 du territoire palestinien et sur tout le territoire palestinien occupé par Israël en 1967. Faire ce pas historique, auquel les États du monde ont applaudi, permettrait […] de ramener la paix sur la terre de la paix.
Notre peuple continuera de résister pacifiquement à l’occupation d’Israël, à ses colonies et à sa politique d’apartheid, ainsi qu’à la construction du mur d’annexion raciste […], armé de rêves, de courage, d’espoir et de slogans face aux chars, aux gaz lacrymogènes, aux bouteurs et aux balles.
…nous voulons tendre la main au gouvernement et au peuple israéliens pour instaurer la paix. Et je leur dis : construisons ensemble, d’urgence, un avenir pour nos enfants afin qu’ils puissent jouir de la liberté, de la sécurité et de la prospérité. […] Nouons des rapports de coopération fondés sur la parité, l’équité et l’amitié entre deux États voisins, la Palestine et Israël, au lieu de ces politiques d’occupation, de colonisation, de guerre et d’extermination de l’autre.
Quasiment un demi-siècle s’est écoulé depuis cette occupation brutale, stimulée et appuyée par les États-Unis. Et pourtant, il ne se passe pas un seul jour sans que le mur continue de s’ériger, sans que de monstrueux engins mécaniques démolissent des logements palestiniens, sans qu’un jeune, voire un adolescent, palestinien soit blessé ou tué.
Que de profondes vérités contiennent les paroles d’Evo!






Fidel Castro Ruz
Le 26 septembre 2011
22 h 32