Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

mercredi 31 décembre 2008

Et si on se réveillait en 2009 !

merci à moissacaucoeur



Avec mes voeux pour 2009 pour vous et tous vos proches , ayons ensemble la volonté , le courage , et l'audace de faire de 2009 une année pleine de luttes ,afin de construire un monde meilleur , de justice de paix et de solidarité.


Que les spéculateurs en soit pour leur frais et restent chez eux , que les marchands d'armes connaissent la crise ,et la fin de leur activité assassine!
Solidarité avec la Palestine qui souffre, que 2009 apporte une paix juste et définitive

dimanche 28 décembre 2008

Ils ont fait cela de sang froid , ils ont tué , déchiqueté , broyé, décimé des familles entières.La guerre n'en finira donc jamais , mais sont ils devenu fous , la clique États Unienne dans l'état d'Israël a décidé de mettre à feu et à sang cette région , ils ne leur suffit pas d'occuper illégalement la Palestine , ils leur faut encore faire souffrir encore un peu plus ces peuples opprimés.
A qui profite le crime , sinon à ces extrémistes qui se nourrissent de la misère des gens en y plongeant leurs racines.
Vraiment j'ai honte , d'appartenir à la race humaine,quand je vois ces images , j'enrage de ne pouvoir rien faire pour ces pauvre gens - Aimé Césaire avait milles fois raison-l'impérialisme est bien le digne continuateur du colonialisme, toujours à vouloir donner des leçons de civilisation mais de quelles leçons! et de quelles civilisations!
existe t- il vraiment un tribunal international pour les crimes contre l'humanité , ou est-il à un seul sens ?

A quoi sert l'ONU ? Les arabes ne sont pas des sous hommes que je sache , il n'y a pas que les marchands de pétrole qui comptent et les banquiers , assez de sang , assez de larmes , assez de misère , je suis de plus en plus écœuré par cette maffia qui mène le monde , crions ,hurlons notre colère et enfermons ces voyous criminels pour que vivent les peuples en paix,enfin.

samedi 27 décembre 2008


Dans notre métier ou plutôt notre vocation, le temps se mesure en générations , les banquiers et autres comptables le calcul en exercice comptable : quelle ineptie!

Voici un texte comme j'aime en ecrire de temps en temps, pour ce qui me tient à coeur




A TOI LE PAYSAN



Toi le paysan

Du matin jusqu’au soir,
Du plancher des vaches,
Au tracteur que l’on dit puissant,
Il te faut travailler et prévoir
Cogiter, hésiter et supputer,
Dans ton labeur toujours emprisonné,
La nature t’accompagne
Dans toutes tes décisions ;
Et passent les saisons, tel une horloge biologique
Organisent ta vie.
Au prix d’immenses sacrifices,
De la terre, tu tires ta survie,
Que te dispute cette Europe mercantile
En prétendant t’aider, ne fait que t’asservir.
Toi le paysan,
Ou dans tes veines,
Coule ta sagesse séculaire,
Revendiquée par des marchands de rêves,
Pour qui ne compte que le pognon.
Toi le paysan,
Dont le bon sens légendaire,
Ne t’aide qu’à donner un avenir
Aux cycles des générations.
Toi le paysan,
Dont les pieds collent à la terre nourricière,
Ou ton courage s’y régénère,
Souvent moqué pour tes chausses maculées,
La société artificielle,
En oublie ton rôle essentiel.
Ainsi disparaît,
Si l’on y prend garde, les fondations
De toute une nation
Qui se met à vénérer de [ performants] agriculteurs.


Jean Claude Depoil

jeudi 25 décembre 2008

ily a 5 ans





En bas Henri lors d'une manifestation nationale :30 Septembre 1991 Paris
La photo du haut lors du pot qui a suivi mon jugement à Riom

Il y a 5 ans Henri nous quittait pour sa dernière demeure , Henri Savel était directeur de la FDSEA 03 , cela à été pour nous tous une lourde perte , et pour moi un profond chagrin , Henri était un ami , un ami au sens noble du terme , ce qui l’y a de plus précieux dans la vie , de ces hommes qui sont toujours là , toujours présent quand on est dans le besoin , dans la peine , confronté à des soucis qui semblent énormes ,Henri savait se faire discret , presque inexistant, transparent , c’était un militant à nul autre pareil , un responsable qui considérait l’homme comme essentiel , au centre de toutes ses attentions , ce militant avait vécut le militantisme appliquant pour lui ce qui expliquait vouloir comme société.

En son hommage , je republie ce que sur son cercueil , je lui avais lu , texte que j’avais écrit la nuit suivant son décès,le23 Décembre.
A toute sa famille à son épouse et ses deux enfants je leur dit encore toute mon amitié ; si c’est terrible de perdre un ami , pour eux , cela a un été un vrai drame , tellement Henri était attachant .










Lettre à mon ami Henri Savel

Henri laisse moi parler de toi. Je sais, tu détestais que l’on s’occupe de toi, que l’on parle de toi, que l’on s’inquiète à ton sujet. Tu avais horreur des « m’as tu vu ».
Tu étais un type bien, un de ces hommes qui marquent leur époque, un être simple, discret, efficace, et tellement cultivé.
Originaire de Haute Loire, tu as puisé ce sens profond du militantisme chez tes parents. Ton père Jean Batiste était un grand militant, arrêté en 1941 interné au sinistre camp de Saint Paul d’Eyjeaux en Haute Vienne, il a subit toutes les humiliations des communistes de cette époque. Dans la résistance il connu ta mère Rosy très engagée comme lui, ton père a été le réorganisateur du parti communiste en Haute Loire et son premier secrétaire fédéral après guerre. Je cite cela car en lisant ce qui a été écrit sur tes parents je te reconnais Henri.
Militant discret mais efficace, effacé et intelligent, pour toi, du syndicalisme ouvrier, où tu siégeais il y a quelques années aux Prud’homme pour la CGT, au syndicalisme agricole où tu étais directeur de la FDSEA, les idéaux du parti communiste étaient le lien, le ciment de ton engagement.
Ecologiste avant la lettre, tes positions contre l’agriculture productiviste expansionniste, que nos détracteurs considéraient comme des positions passéistes marquaient bien ta façon d’analyser les choses ; il y a longtemps que tu avais compris que l’agriculture du traité de Rome et de la loi d’orientation de 1961 était vouée à l’échec, nous mesurons aujourd’hui à quel point tu avais raison. Engagé dans le parti communiste tu ne te mettais jamais en avant mais tu étais tellement efficace, tu as toujours privilégié le contact humain.
Doué d’une belle intelligence, il fallait bien te connaître pour découvrir en toi un être de grande culture, tu possédais des capacités d’analyse exceptionnelles. Tu étais très pudique, très discret et jamais tu n’étalais ton savoir : qui savait d’ailleurs que tu avais décroché le 12 février 1996 un diplôme universitaire de gestion de projet option espace rural.
Dans ton attitude, tu allais toujours à l’essentiel en te mettant à la portée de ton interlocuteur et jamais tu n’aurais mis quelqu'un en position d’infériorité sous prétexte que tu savais. Oui Henri sous ton allure désinvolte se cachait un intellectuel un personnage aux capacités impressionnantes, surprenantes. Et jamais tu ne parlais de toi, jamais tu ne te plaignais, jusqu’au bout tu auras milité jusqu’à ton dernier souffle.
Directeur de la FDSEA : ce titre te paraissait trop pompeux pour toi et tu le tournais facilement en dérision, mais quelles capacités de synthèse tu possédais, effacé là aussi, tu as toujours milité pour une agriculture paysanne à taille humaine, pour les paysans tu étais un ami, un allié, un défenseur. Tu as toujours privilégié la dignité humaine, combattu pour l’homme et contre la puissance de l’argent ; ton camp c’était celui de l’être humain, du faible contre le puissant, du pauvre contre le riche, de l’humaniste contre l’affairiste.
Des leçons de modestie, tu nous en as donné tout au long de ton engagement : aider les autres était ton credo. Communiste se conjuguait pour toi au présent. Chacune de tes actions témoignait de ton attachement à ces idéaux, critique mais toujours constructif tu restais fidèle à tes racines.
Le hasard du calendrier a fait que né le 21 avril 1951 ton 51ème anniversaire coïncidait avec le séisme politique du 21 avril 2002 et l’arrivée au deuxième tour de la présidentielle du fasciste Le Pen, cette situation t’avais beaucoup affecté, comme t’avais beaucoup peiné l’arrivée quelques années plus tôt de Lesage et de sa politique désastreuse à la chambre d’agriculture de l’Allier.
Tous les coups portés aux plus humbles te touchaient de très près. Homme de terrain tu as toujours collé à la réalité des situations, tu as toujours vécu avec ceux qui souffraient, jamais tu ne t’es éloigné des difficultés rencontrées chez les gens, au contraire tu les vivais avec eux.
Tu as porté très haut l’étendard du militantisme, avec toi être communiste c’était rassurant. Mais tu me disais souvent : « la société capitaliste est un milieu hostile, débattons, critiquons nous mais dehors serrons nous les coudes sinon nous irons à la catastrophe » Samedi il y a à peine huit jours tu me parlais encore de cela. Tu m’as toujours impressionné dans ta façon de voir les choses et je dois l’avouer tu avais pratiquement toujours raison.
2003 a été une année très dure pour les paysans et par ricoché pour toi aussi, tu t’inquiétais toujours pour nous, pour les plus faibles et dans la gestion désastreuse de cette crise tu disais :« c’est une façon comme une autre d’en supprimer davantage » en parlant des paysans les plus vulnérables. Même si tu en parlais avec un certain détachement on sentait que tout cela te touchait vraiment.
Je voudrais s’il te plait rappeler un instant de l’histoire du syndicalisme plus personnel où j’ai compris ta réelle valeur. Fin 1991 alors que j’étais dans le bureau d’un juge d’instruction suite à mon inculpation celui-ci après m’avoir mesuré une claque pour me faire dire ce qu’il voulait entendre, regarde par la fenêtre et après t’avoir aperçu devant les paysans et amis qui étaient dans la cour me lance à la figure en faisant allusion à ta moustache et ta tête blonde « et en plus vous êtes venu avec votre horde de gaulois ». Oui ce jour là j’étais fière de cette horde de gaulois, fière de toi Henri, fière de constater que tu intimidais ce fonctionnaire d’opérette qui agissait pour le compte du trop fameux préfet Dégrémont qui faisant tant de mal à l’époque à Henri Friaud et la FDSEA : nous dérangions et cela devenait insupportable. Oui Henri tu m’as aidé à survivre dans ces moments difficiles tu étais un vrai soutien celui qui ne fait pas semblant.
Les dernières années ont été terrible pour toi, car à la dégradation de la situation se doublait une lutte sans merci contre la maladie, jamais tu ne nous en parlais mais nous le devinions, comme toujours tu étais très pudique et tu assumais ton rôle, certains disaient que tu étais aigri mais comment pouvait-il en être autrement ? Reste que tu t’inquiétais d’abord des autres en les aidant toujours, tu n’as jamais failli à ta mission. Tu étais considérablement affaibli mais tu faisais encore des réunions pourtant nous savions qu’elles te coûtaient. Les derniers mois tu forçais notre admiration et samedi encore quand je t’ai demandé si cela allait tu m’as répondu :« le toubib m’a trouvé une cochonnerie mais ça va ». Pour toi cela allait toujours, ta mission c’était s’occuper des autres.
En ces moments tragiques ,je pense à tous tes amis, à la FDSEA à tous ses présidents qui s’y sont succédés : Georges Mercier, Henri Friaud qui a vécu avec toi l’une des plus dures périodes du syndicalisme, à Pierre Thomas, à ton ancien directeur Roger Giraud ; je pense à celui avec qui tu as beaucoup travaillé ces dernières années : Bruno Vif, à Jean Louis Grener au bureau, au conseil d’administration, à tous ces présidents de syndicats communaux qui perdent un ami sincère, à la section des retraités ,des fermiers métayers qui savaient trouver en toi un vrai soutien, au bourbonnais rural, aux militants du parti communiste à ses dirigeants qui perdent l’un de leur plus dévoué ami, je perd quand à moi un copain un ami des plus sincère.
Je pense à Dominique ton épouse ,à Zacharie ,à Emmanuelle tes enfants, à toute ta famille qui ont tant payé de par ton engagement, je voudrais leur dire toute mon amitié et au nom de mes camarades leur présenter nos plus sincères condoléances.
Adieu Henri, tu t’en vas reposer dans cette terre que tu as tant défendue, ton action ton engagement ton dévouement ton abnégation pendant toutes ces années passées à Montluçon et dans l’Allier seront pour nous une très grande leçon de militantisme.

Jean Claude Depoil

Bonnes Fêtes

En attendant le temps des cerises


Joyeuse fètes à tous et bonne année 2009

Souhaitons ensemble réveiller les consciences endormies , que l'année qui vient nous entraine dans dans un rève fou de libération et d'émancipation de l'être humain partout ou qu'il soit ,concrétisons-le :notre rève!

Le monde est notre village .

Les capitalistes n'ont que leur coffre fort comme patrie et c'est tout riquiqui!!!!


La vie appartient à ceux qui luttent ..............................


dimanche 21 décembre 2008

En lisant ce texte vous pensez à qui?





Que peut-il?Tout .Que fait -il ? Rien



Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.


Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.


Dieu sait pourtant que le Président se démène ; il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais hélas ! cette roue tourne à vide.



L’homme qui, qui après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.


Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir, l’agio, la banque, la bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse ?


Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.




On y ajoutera le cynisme car la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !


Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé .



Oui , mais c'est de Victor Hugo dans "napoléon le petit".

Pourtant on s'y serait cru , comme quoi l'histoire............Pourvu que le dénouement ne soit pas aussi tragique !!!



Voici un des premiers journaux syndicaux , c'est celui du syndicat de Bourbon l'Archambaud ,
dont le président Michel Bernard en assumait la présidence ( ce journal était géré par le premier paysan écrivain le sage d'Ygrande Emile Guillaumin) .
Afin de mesurer la pression qui s'exerçait sur ses dirigeants ,l'épouse de M Bernard ne pouvait plus vendre sa volaille aux coquetiers , c'étaient ses voisines qui la vendait pour elle ( c'était une forme de boycotte) .HOMMAGE

Aujourd'hui se sont les banques qui se chargent du sale boulot!

A Gabriel Péri


Le 15 Décembre était la date anniversaire de l'exécution de Gabriel Péri par les nazis
Il y a quelques temps que j'ai écrit ce texte j'en profite pour le publier en hommage à ce Député Communiste , homme de justice et de tolérance qui était directeur de l'Humanité avant la guerre

Pourquoi ?


Travailler pour vivre,
Exister pour servir,
Soumis jusqu’à la servilité,
Enterrer toujours ta dignité.
Que faudra t’il pour réveiller
En toi ta légitime fierté ?
Combien de vexations
Sans répondre, le front baissé,
Il te faudra accepter ?

Ainsi, serait-il écrit, que toujours,
La société doit encenser les puissants,
Les miettes les laissant
Aux travailleurs fatigués
Par tant de frustrations, d’humiliations.
Jurons pourtant, qu’un jour prochain,
Ce fatalisme, nous allons le secouer,
Rallumer la flamme de l’espoir,
Et pour de bon l’envie de lutter.

De Gabriel Péri, retenons la leçon,
Après avoir écrit « Ma vie »pour ses juges.
De sa cellule attendant la fin,
La nuit de son exécution,
Sous l’œil du nazi assassin,
Pensant à Paul Vaillant Couturier
Nous léguait en guise de testament,
Son émouvante lettre d’adieu
« Préparer les lendemains qui chantent »




Jean Claude Depoil

jeudi 18 décembre 2008

Aragon ,n'est t'il pas d'actualité afin de combattre la dictature de l'argent roi

Un des plus beaux poême à mes yeux ,écrit sous la menace Nazi , aujourd'hui c'est la finance qui détruit tout , ,soyons Humains unissons nous , et mettons en echec cette forme moderne d'esclavage.






LA ROSE ET LE RÉSÉDA



Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Tous deux adoraient la belle


Prisonnière des soldats


Lequel montait à l'échelle


Et lequel guettait en bas




Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Qu'importe comment s'appelle


Cette clarté sur leur pas


Que l'un fut de la chapelle


Et l'autre s'y dérobât






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Tous les deux étaient fidèles


Des lèvres du coeur des bras


Et tous les deux disaient qu'elle


Vive et qui vivra verra





Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Quand les blés sont sous la grêle


Fou qui fait le délicat


Fou qui songe à ses querelles


Au coeur du commun combat






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Du haut de la citadelle


La sentinelle tira


Par deux fois et l'un chancelle


L'autre tombe qui mourra






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Ils sont en prison


Lequel a le plus triste grabat


Lequel plus que l'autre gèle


Lequel préfère les rats






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Un rebelle est un rebelle


Deux sanglots font un seul glas


Et quand vient l'aube cruelle


Passent de vie à trépas






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Répétant le nom de celle


Qu'aucun des deux ne trompa


Et leur sang rouge ruisselle


Même couleur même éclat






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






Il coule il coule il se mêle


À la terre qu'il aima


Pour qu'à la saison nouvelle


Mûrisse un raisin muscat






Celui qui croyait au ciel


Celui qui n'y croyait pas






L'un court et l'autre a des ailes


De Bretagne ou du Jura


Et framboise ou mirabelle


Le grillon rechantera


Dites flûte ou violoncelle


Le double amour qui brûla


L'alouette et l'hirondelle


La rose et le réséda



ARAGON

mercredi 10 décembre 2008

Et si, au lieu de penser rentabilité , nous pensions à nos vies et à notre terre .

Ce village de Gesties en Ariège nous appelle à la réflection quand à notre façon de voir l'avenir et nous mèditons sur l'action des hommes pour qui seule ,la rentabilité compte.

mardi 9 décembre 2008

Les zones rurales convoitées et évitées !

Que la campagne est belle ,et pourtant.....

Les zones rurales sont à la fois convoitées et évitées...........

Convoitées, oui bien sûr , par les gens qui cherchent des loyers moins cher par les gens en mal de nature ce qui est loin de me déplaire , cela redonne un semblant de vie même c'est tout de même un peu artificiel ; mais aussi ,par les gens qui cherchent une vie plus calme ; mais convoitée aussi par les politiques qui expatrient sans vergogne les familles sans ressource ( on y cache la misère) et ainsi nous voyons fleurir des logements sociaux fait de maison de "carton "_il ne faudrait pas que le vent souffle bien fort!_ pendant ce temps c'est aux maires ruraux à gérer le misère avec les pauvres gens qui y sont amenés.

Mais évitées! et oui regardez pour vous en convaincre le plan Sarko ,en autre; des autoroutes nouvelles et des TGV .
Qui y a t'il de mieux pour traverser les déserts , ou pour ne pas voir la misère des zones défavorisées . Et effectivement , l'état construit ces espèces de boyaux complètement indépendant du territoire traversé (aires d'autoroutes aseptisées , grands grillages qui empêchent toute relations avec l'extérieur) ainsi vous roulez du nord au sud à 130 à l'heure sans rien voir de ce qui vous entoure. Quand au TGV à 350 km heure le problème est réglé .

Et c'est ainsi que des zones entières déjà pauvres ou défavorisées se désertifient avec à la clé , fermeture de la poste , des gares SNCF , de tous les services publics des commerces ; ajoutez à cela l'agrandissement exponentiels des exploitations agricoles sans bien sûr de nouvelles installations de jeunes et vous avez sous les yeux le tableau de zones qui se meurent , car l'apport de population nouvelles ne compense en rien la dégringolade démographique engendrée par ces politiques libérales .

C'est bien par des politiques d'aménagement du territoire concertées et durables en osmose avec la nature les hommes et leur travail ( agriculture paysanne ,artisanat , commerce ,petite entreprise )évitant les grands déplacements ( grands mangeurs de pétrole) en un mot :
une politique réaliste faite par l'Homme et pour l'Homme avec toujours en tête que:
" la terre nous ne l'héritons pas de nos parents nous empruntons à nos enfants".*

* citation de Saint Exupréy ,empruntée à un proverbe indien

jeudi 4 décembre 2008

Tou va très bien madame la marquise

C'était en 1950 les paysans se levèrent , espérons ,qu'il n'est pas loin le temps ou les gens vont relever la tête.

Noël approche , le 13 heure de Pernaut se gave d'images étincelantes , et c'est au reportage le plus scintillant , le plus chic , le plus démago , pendant ce temps là.........

Le peuple digère les conneries des financiers ,des banquiers et autre voyous en col blanc , les usines ferment , du chômage qui monte en flèche et la pauvreté qui s'installe partout , dans tous les secteurs les gens paient l'addition de la forfaiture des magnas de la finance , et avec s'il vous plaît la bénédiction des états ( tout acquis à la cause des banques ) pour eux et les grands groupes les milliards coulent à flot, c'est à vomir .

L'agriculture n'est pas épargnée ,et les plus petits paysans se font littéralement humilier par leur banques , découvert revu à la baisse ,chaque chèque épluché , prélèvement refusé , frais par ci, agios par là , et en plus tellement intimider par la prestance de son banquier le paysan se taie , le moyen âge ,version 21ème siècle .

Car bien sûr les produits agricoles ne se vendent plus ,céréales -50% ,viande -30%, lait entre -40 à -60€ tonne et ainsi de suite , mais le consommateur ne voit pas le prix de son cadi baissé voir plutôt augmenté . C'est encore les grands groupes qui s'en mettent plein les poches par l'intermédiaire de leur centrales d'achat ; un véritable scandale .
Le consommateur paie deux fois voir trois fois son alimentation ,une fois en l'achetant ,une par l'impôt (aide directe à l'agriculture qui profite de fait aux grandes surfaces ) et si les contrôles aux frontières sont mal fait une fois chez le médecin .

A part çà tout va très bien madame la marquise ; roulez carrosse !

Ha! j'oubliais, mais c'est presque un détail : un milliard de gens souffrent de la faim et surtout des enfants .Et nos décideurs dit libéraux osent encore se regarder dans une glace !


lundi 1 décembre 2008

Les paysans devant la MSA 03

En signe de protestation nous (les producteurs de lait) déversons du lait payer rien devant la MSA
Une partie des manifestants devant la MSA au premier plan du lait , des montons,à gauche(que l'on ne voit pas des vaches et du blé ) les productions , toutes dans le marasme, étaient présentes devant le bâtiment


Nous étions une cinquantaine sous la bannière de la FDSEA 03 devant la MSA , par ce rassemblement , une fois de plus sensibilisé les pouvoirs publics , la MSA et l'opinion sur la détresse que vit la paysannerie en ce moment .

Pour ce faire ,et symboliquement,nous avons voulu payer avec notre production ,les cotisations sociales ,que par ailleurs nombres d'entre nous ,ne peuvent s'acquitter .


La crise est profonde ,et forcément ,aura des conséquences humaines dramatiques .