Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

mardi 31 janvier 2012

Kadafhi ; un mensonge de plus de l'impérialisme occidental? ou un scandale médiatico-politique pour un cambriolage historique , pour un massacre qui mènera ses auteurs , tôt ou tard devant un tribunal international.....ou la race humaine ne vaut pas celle des chiens .....


« Gaddafi ne possède ni maison ni voiture ni compte en banque »
Gaddafi était titulaire du compte bancaire n°1969 en référence à l’année de la Révolution. Un journaliste indépendant libyen, Asad Ambia Abu Qila, a mené une enquête de terrain qu’il a décrite dans un article intitulé « Gaddafi ne possède ni maison ni voiture ni compte en banque ». Ses conclusions confirment ce dont la grande majorité des Libyens était convaincue, à savoir que Gaddafi ne possédait pas de fortune personnelle parce qu’il ne s’intéressait qu’au sort des pauvres gens.
Son compte bancaire, ouvert le 2 mars 1977 (date à laquelle le pouvoir, l’argent et les armes sont, sur sa décision personnelle, revenus au peuple) est demeuré vide et sans mouvement. Il en avait exigé sa fermeture mais les bureaucrates n’avaient pas respecté ses consignes, considérant que comme tout citoyen, il devait posséder un compte. Son salaire était versé directement à la Maison des Orphelins et à celle de l’Assistance Publique (1).
Gaddafi a, comme tous les citoyens Libyens, eu droit à une quote-part des revenus du pétrole libyen. Lui et sa famille ont reçu un chèque de 30 mille dinars (2). Gaddafi avait alors annoncé publiquement à la télévision son intention d’investir ce montant dans des projets
locaux : entre autres l’achat de 200 actions auprès de la Banque des Déserts et 300 autres auprès de la Banque de l’Unité avec distribution des bénéfices aux pauvres.
Evidemment, le nouveau « gouvernement » issu de la guerre de destruction de la Jamahirya libyenne est très embarrassé de ne pas être en mesure de fournir une seule preuve de ses innombrables accusations selon lesquelles Gaddafi possédait plusieurs comptes bancaires, en Libye et à l’étranger, tous fournis avec des milliards de dollars…
Notes personnelles:
(1)    Gaddafi avait, lors d’une conférence retransmise à la télévision, au début de la guerre, révélé à la presse internationale qu’il ne possédait rien et que son salaire était de 4000 dinars et quelques (nous ne souvenons pas du chiffre exact). Combien de chefs d’Etat à
travers le monde ont déclaré de manière si ouverte et si spontanée le montant de leur salaire?
(2)    = 15 mille euros ?

dimanche 29 janvier 2012

Fidel Castro : Le génie de Chavez


Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires dans le cadre de la cérémonie la plus solennelle du pays.
À son habitude, le leader bolivarien a été aimable et respectueux envers toutes les personnes présentes. Si l’une d’entre elles demandait la parole pour un éclaircissement, il lui en offrait aussitôt la possibilité. Quand une parlementaire, qui l’avait salué aimablement à l’instar d’autres adversaires, a demandé la parole, il a interrompu son rapport et la lui a cédée en un geste d’une grande hauteur politique. Elle a alors interpellé le président en des phrases d’une dureté extrême qui ont mis sa noblesse et son sang-froid à l’épreuve, utilisant même le qualificatif insultant de « voleur » pour juger sa conduite à cause des lois et des mesures qu’il a adoptées. Il s’agissait sans conteste d’une offense, même si ce n’était pas là l’intention de la parlementaire. Néanmoins, il a été capable de répondre avec sérénité. Après s’être enquis du terme exact qu’elle avait employé, il a répliqué élégamment et posément à sa demande d’un débat public par un dicton : « L’aigle n’attrape pas les mouches », puis il a poursuivi sereinement son exposé.
Ce fut là une preuve insurpassable d’agilité mentale et de contrôle de soi. Une autre femme, d’origine incontestablement modeste,  s’étonna en des phrases émues et profondes de ce qu’elle venait de voir, ce qui déclencha les applaudissements de l’immense majorité de l’auditoire, autrement dit de tous les amis du président et, semble-t-il, de nombre de ses adversaires.
Chávez a rendu compte de la gestion de son gouvernement pendant plus de neuf heures d’affilée, sans que l’intérêt faiblisse une seconde, et son rapport a été suivi, peut-être à cause de cet incident, par un nombre incalculable de personnes. Moi qui ai abordé bien souvent des problèmes difficiles dans de longs discours, en m’efforçant toujours au maximum de bien faire comprendre mes idées, j’ai du mal à m’expliquer comment ce militaire d’origine modeste, mais à l’esprit agile et au talent sans pareil, a été capable d’un tel déploiement d’éloquence sans perdre la voix ni ses forces.
La politique est pour moi le combat prolongé et résolu des idées. La publicité est le lot des publicitaires qui connaissent sans doute les techniques requises pour que les auditeurs, les spectateurs et les lecteurs fassent ce qu’on leur dit. Si cette science ou cet art ou comme on veut l’appeler servait au bien de l’humanité, elle mériterait du respect, celui-là même que méritent ceux qui apprennent aux autres l’habitude de penser.
Un grand combat se livre aujourd’hui au Venezuela. Les ennemis intérieurs et extérieurs de la révolution préfèrent le chaos, comme l’affirme Chávez, plutôt que le développement juste, ordonné et pacifique du pays. Quiconque a pris l’habitude d’analyser les faits survenus durant plus d’un demi-siècle et d’observer avec toujours plus de preuves l’histoire hasardeuse de notre époque et le comportement humain finit presque toujours par arriver à prédire le cours des événements.
Promouvoir une révolution profonde n’était pas chose aisée au Venezuela, un pays à l’histoire glorieuse mais immensément riche en ressources qui sont d’une importance vitale pour les puissances impérialistes qui ont tracé et tracent encore les destinées du monde.
Des dirigeants politiques dans le style de Rómulo Betancourt et de Carlos Andrés Pérez étaient dépourvus des moindres qualités personnelles pour ce faire. De plus, le premier était excessivement vaniteux et hypocrite. Il avait largement eu l’occasion de connaître la réalité vénézuélienne. Il avait été membre du Bureau politique du parti communiste costaricien dans sa jeunesse. Il connaissait bien l’histoire de l’Amérique latine et le rôle de l’impérialisme, les taux de pauvreté et le pillage impitoyable des ressources naturelles du continent. Il ne pouvait ignorer que, même si le Venezuela était immensément riche, la grande majorité de sa population vivait dans la pauvreté extrême. Les archives de toutes sortes le prouvent d’une manière irréfutable.
Comme l’a dit Chávez si souvent, le Venezuela a été pendant plus d’un demi-siècle le plus gros exportateur de pétrole au monde ; des bâtiments de guerre européens et yankees intervinrent au début du XXe siècle pour appuyer un gouvernement illégal et tyrannique qui avait bradé le pays aux monopoles étrangers. On sait bien que des sommes énormes sortaient du pays pour grossir le patrimoine des monopoles étrangers et de l’oligarchie vénézuélienne.
Quand je me suis rendu pour la première fois au Venezuela après la victoire de la Révolution pour le remercier de sa sympathie et de son appui à notre lutte, le baril de pétrole valait à peine deux dollars. Quand j’y suis allé assister à l’investiture de Chávez – le jour où il a prêté serment sur la « Constitution moribonde » que soutenait Calderas – le baril en valait sept, même si quarante ans s’étaient écoulés depuis et trente ans depuis que le « bienfaiteur » Richard Nixon avait décrété la fin de l’étalon-or face au dollar et que les États-Unis avaient commencé à acheter le monde à coups de papier-monnaie. Pendant un siècle, le Venezuela fournit du pétrole bon marché à l’économie de l’Empire et fut un exportateur net de capitaux vers les pays développés et riches.
Pourquoi ces réalités répugnantes prédominèrent-elles pendant plus d’un siècle ?
Les officiers des forces armées latino-américains disposaient aux États-Unis d’écoles privilégiées où les champions olympiques de la démocratie leur enseignaient dans des cours spéciaux à préserver l’ordre impérialiste et bourgeois. Les coups d’État étaient les bienvenus pourvu qu’ils servent à « défendre les démocraties », à préserver et à garantir cet ordre si sordide, en alliance avec les oligarchies ; peu importait que les électeurs sachent lire et écrire ou non, aient un logement ou non, un emploi, des services médicaux et des écoles à condition que le droit de propriété sacro-saint soit garanti. Chávez explique ces réalités d’une manière magistrale. Nul ne connaît mieux que lui ce qu’il se passait dans nos pays.
Pis encore, la sophistication de l’armement moderne,  la complexité de son exploitation et de son maniement qui exige des années d’apprentissage, la formation de spécialistes hautement qualifiés, ses coûts quasiment inaccessibles pour les économies faibles du sous-continent, tout ceci créait un mécanisme de subordination et de dépendance supplémentaire. La Maison-Blanche, sans même consulter les gouvernements, traçait des normes et déterminait des politiques à l’adresse des militaires à travers différents mécanismes. Les techniques de torture les plus perfectionnées étaient transmises aux organes de sécurité pour qu’ils sachent interroger ceux qui se rebellaient contre ce système de famine et d’exploitation immonde et répugnant.
Néanmoins, maints officiers honnêtes, écœurés de tant d’impudeur, tentèrent vaillamment de mettre fin à cette trahison ignominieuse de l’histoire de  nos lutte d’indépendance.
En Argentine, Juan Domingo Perón, officier de l’armée, fut capable de concevoir une politique indépendante et de racines ouvrières. Renversé par un putsch militaire sanglant, il fut expulsé du pays et dut vivre en exil de 1955 à 1973. Quelques années après, sous l’égide des Yankees, les militaires assaillirent de nouveau le pouvoir, assassinèrent, torturèrent et firent disparaître des milliers d’Argentins, et ne furent même pas capables de  défendre le pays lors de la guerre coloniale que l’Angleterre mena avec l’appui complice des États-Unis et d’un nervi, Augusto Pinochet, et de sa cohorte d’officiers fascistes formés à l’École des Amériques.
Le colonel Francisco Caamaño Deñó à Saint-Domingue, le général Velazco Alvarado au Pérou, le général Omar Torrijos au Panama, et d’autres capitaines et officiers dans d’autres pays qui sacrifièrent leur vies d’une manière anonyme constituèrent l’antithèse de la traîtrise personnifiée par Somoza, Trujillo, Stroessner, et par les dictateurs sanguinaires d’Uruguay, d’El Salvador et d’autres pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Les militaires révolutionnaires ne formulaient pas des vues peaufinées dans tous les détails, et nul n’aurait eu le droit de l’exiger d’eux : ce n’étaient pas des académiciens versés en politique, mais des hommes ayant le sens de l’honneur et aimant leur pays.
Et pourtant, l’on a vu jusqu’où des hommes honnêtes, refusant l’injustice et le crime, sont capables d’aller sur les chemins de la révolution.
Le Venezuela constitue un brillant exemple du rôle théorique et pratique que les militaires révolutionnaires peuvent jouer dans la lutte pour l’indépendance de nos peuples, comme ils le firent voilà deux siècles sous la direction géniale de Simón Bolívar.
Chávez, un militaire d’origine modeste, fait irruption dans la vie politique vénézuélienne en puisant dans les idées du libérateur de l’Amérique. Martí écrivit au sujet de Bolivar, cette source d’inspiration intarissable : « Il gagna des batailles sublimes, avec des soldats nu pieds et en haillons […] jamais on ne se battit tant ni mieux dans le monde pour la liberté… […] …de Bolívar, on ne peut parler qu’avec une montagne pour tribune […] ou une poignée de peuples libres au poing… […] ce qu’il n’a pas fait lui-même n’est toujours pas fait à ce jour, parce que Bolívar a encore à faire en Amérique. »
Plus d’un demi-siècle plus tard, le grand poète Pablo Neruda écrivit un poème que Chávez répète souvent, et dont la dernière strophe affirme :
Je connus Bolívar par une longue matinée,
À Madrid, à la bouche du 5e régiment,
Père, lui dis-je, es-tu ou n’es-tu pas, et qui es-tu ?
Et regardant la caserne de la Montagne, il dit :
« Je m’éveille tous les cent ans, quand le peuple s’éveille. »
Mais le dirigeant bolivarien ne se borne à des formulations théoriques. Il prend sans attendre des mesures concrètes. Les pays anglophones des Caraïbes, auxquels les navires de croisière modernes et luxueux des États-Unis disputaient le droit d’accueillir des touristes dans leurs hôtels, leurs restaurants et leurs centres de loisirs qui, bien que souvent de propriété étrangère, engendraient du moins des emplois, sauront toujours gré au Venezuela de leur livrer du pétrole assorti de facilités de paiement spéciales alors que le baril dépassait parfois les cent dollars.
Le petit Nicaragua, patrie de Sandino, ce « général d’hommes libres », où l’Agence centrale de renseignement organisa par Luis Posada Carriles interposé, après avoir libéré celui-ci de prison au Venezuela, des échanges d’armes contre des drogues dans le cadre d’une guerre qui coûta des milliers de victimes et d’invalides à ce peuple héroïque, a aussi bénéficié de l’appui solidaire du Venezuela. Ce sont là des exemples sans précédent sur notre continent.
Le Traité de libre-échange, cet accord ruineux que les Yankees prétendent imposer à l’Amérique latine, comme ils l’ont fait pour le Mexique, feraient des pays latino-américains et caribéens non seulement la région du monde où la richesse est la plus mal distribuée, ce qu’elle est déjà, mais encore en un marché gigantesque où jusqu’au maïs et aux autres cultures qui sont des sources traditionnelles de protéines végétales et animales seraient écartés au profit des cultures subventionnées des États-Unis, comme cela se passe d’ores et déjà en territoire mexicain.
Les voitures d’occasion et d’autres biens remplacent ceux de l’industrie mexicaine ; villes et campagnes y perdent leurs capacités de générer des emplois ; les ventes d’armes et de drogues y augmentent ; toujours plus d’adolescents d’à peine quatorze ou quinze ans sont convertis en de redoutables délinquants. On n’avait jamais encore vu à ce jour que des cars ou d’autres véhicules remplis de personnes qui, en quête d’emplois, ont acheté un billet pour être transportées de l’autre côté de la frontière soient détournés et leurs passagers abattus sans pitié. Des chiffres semblables augmentent d’année en année. Plus de dix mille personnes y perdent la vie chaque année.
On ne saurait analyser la Révolution bolivarienne sans tenir compte de ces réalités.
En de telles circonstances sociales, les forces armées sont contraintes de livrer des guerres interminables et dévastatrices.
Le Honduras n’est pas un pays industrialisé, financier ou commercial, même pas un gros producteur de drogues, et pourtant certaines de ses villes battent des records de morts violentes à cause des drogues. En revanche, une importante base des forces stratégiques du Commandement Sur des États-Unis y arbore son étendard. Tel est le panorama dantesque dans plus d’un pays latino-américain. Mais certains commencent à s’en sortir. En premier lieu, le Venezuela, mais non seulement parce qu’il possède d’abondantes ressources naturelles, mais aussi parce qu’il les arrachées à la cupidité insatiable des transnationales étrangères et a libéré des forces politiques et sociales considérables capables de remporter de grandes conquêtes. Le Venezuela d’aujourd’hui est très différent du pays que j’ai connu voilà douze ans à peine, et j’avais déjà été impressionné profondément de le voir renaître, tel le phénix, de ses cendres historiques.
Les États-Unis et la CIA, faisant allusion au mystérieux ordinateur de Raúl Reyes, qui est entre leurs mains après qu’ils eurent organisé et déclenché en plein territoire équatorien une attaque au cours de laquelle le remplaçant de Marulanda et plusieurs jeunes latino-américains désarmés ont été assassinés, ont lancé la version que Chávez appuyait « l’organisation narcoterroriste des FARC ». Or, les vrais terroristes et trafiquants de drogues en Colombie, c’étaient les paramilitaires qui fournissaient aux trafiquants étasuniens les drogues vendues sur le plus gros marché de stupéfiants au monde, les États-Unis.
Je n’ai jamais parlé à Marulanda ; seulement avec des écrivains et des intellectuels qui le connaissaient bien. J’ai analysé ses idées et son histoire. Je n’hésite pas à affirmer que c’était quelqu’un de courageux et de révolutionnaire. J’ai expliqué que je ne partageais pas ses conceptions tactiques. À mon avis, il aurait suffi de deux ou trois mille hommes pour vaincre en Colombie une armée de métier classique. Son erreur était de concevoir une armée révolutionnaire possédant presque autant de soldats que l’adversaire. C’était là extrêmement coûteux  et virtuellement impossible à gérer.
La technologie a changé aujourd’hui bien des aspects de la guerre ; les formes de lutte changent aussi. De fait, un affrontement de forces conventionnelles entre des puissances nucléaires est devenu impossible. Il n’est pas besoin des connaissances d’Albert Einstein, de Stephen Hawking et de milliers d’autres scientifiques pour le comprendre. C’est un danger latent, dont on connaît l’issue, ou du moins qu’on devait connaître. Il pourrait s’écouler des millions d’années avant que d’autres êtres pensants repeuplent la planète.
Je soutiens malgré tout que lutter est un devoir  inné en l’homme, qu’il doit chercher des solutions qui lui permettent de vivre plus rationnellement et plus dignement.
Dès que j’ai fait la connaissance de Chávez, je l’ai toujours vu s’intéresser à la paix en Colombie. Une fois à la présidence, dans les dernières années du gouvernement Pastrana, il a facilité des réunions entre celui-ci et les révolutionnaires colombiens à Cuba, mais, qu’on le comprenne bien, en vue d’un accord de paix véritable, non d’une reddition.
Je ne me rappelle pas avoir écouté Chávez promouvoir en Colombie autre chose que la paix, ni même mentionner Raúl Reyes. Nous avons toujours abordé d’autres questions. Il apprécie grandement les Colombiens dont des millions vivent au Venezuela et bénéficient tous des mesures sociales adoptées par la Révolution, et le peuple colombien l’apprécie presque autant que le peuple vénézuélien.
Je tiens à exprime ma solidarité et mon estime envers le général Henry Rangel Silva, chef du commandement stratégique opérationnel des forces armées, qui vient d’être nommé ministre de la Défense de la République bolivarienne. J’ai eu l’honneur de le connaître quand voilà maintenant plusieurs mois, il a rendu visite à Chávez dans notre pays. J’ai vu en lui quelqu’un d’intelligent et de décent, à la fois capable et modeste. J’ai écouté son discours serein, courageux et clair, qui inspire confiance.
Il a dirigé l’organisation du défilé le plus parfait que j’ai vu de la part de forces armées latino-américaines, et j’espère qu’il servira d’encouragement et d’exemple aux autres armées sœurs.
Les Yankees, qui n’ont rien eu à voir avec ce défilé, seraient incapables de faire mieux.
Il est extrêmement injuste de critiquer Chávez pour avoir investi des ressources dans les armes excellentes qui y ont été montrées. Je suis sûr qu’elles ne seront jamais utilisées pour agresser un pays frère. Les armes, les ressources et les connaissances devront marcher à l’unisson sur les voies de l’unité pour former en Amérique, comme le rêvait lelibertador, « la plus grande nation du monde, moins par son étendue et sa richesse, que par sa liberté et sa gloire ».
Tout nous unit plus que l’Europe ou les États-Unis, sauf le manque d’indépendance qu’on nous a  imposé pendant deux cents ans.
Fidel Castro Ruz
Le 25 janvier 2012

La guerre en Irak c'est construite sur des mensonges , des milliers de morts grace à des voyous menteurs , puis de la même veine , l’Afghanistan , La Côte d'Ivoire , La Libye , et partout ou ils ont tué , assassiné , par des mensonges pour du fric (merci à serge adam)

Cuba fait progrésser la science en matière de recherche sur le cancer par une découverte énorme , pourtant le microcosme politico-médiatique occidental se tait , c'est une honte ,un crime ,INHUMAIN !

 La médecine cubaine vient d’enregistrer un progrès considérable dans un domaine affectant des millions d’hommes et de femmes victimes du plus ravageur des crabes, le cancer du poumon. L’équipe médicale au travail depuis plus de vingt ans annonce avoir mis au point un vaccin thérapeutique (et non préventif) favorisant la génération d’anticorps contre les protéines déclenchant la prolifération des cellules cancérigènes. Des tests sont en cours dans 18 hôpitaux cubains auprès de 579 malades et aussi en Argentine, au Pérou, au Venezuela, en Chine…




Voici un petit pays du Tiers monde (un peu plus de 11 millions d’habitants), soumis à un scandaleux blocus économique et à des agressions terroristes depuis 50 ans, sans grandes richesses naturelles sinon ses intelligences, accouchant de savants, d’universitaires et d’ingénieurs à la pelle, de sportifs raflant les médailles d’or et doté d’une armée de médecins dont on reconnaît les compétences et l’abnégation dans toute l’Amérique latine et en Afrique. Cuba n’exporte pas la révolution. En revanche, la patrie de José Marti et de Fidel Castro n’hésite pas à faire partager sa matière grise et ses résultats spectaculaires en ophtalmologie, en orthopédie, en de nombreuses autres thérapies au point de devenir une destination médicale choisie par de plus en plus d’Américains du nord comme du sud. Qui pourrait lui reprocher de tirer profit de ses performances scientifiques ? Pas le peuple haïtien, par exemple, qui dispose d’une aide médicale cubaine solidaire.



Aux Etats-Unis et en Europe, les bonnes nouvelles en provenance de la Grande Ile sont passées sous silence. Folles de rage, les multinationales pharmaceutiques accrochées à leurs profits n’apprécient guère l’arrivée des Cubains sur le marché de la santé. En France, les hôpitaux spécialisés dans le traitement des cancers comme Gustave Roussy ou Paul Brousse ne devraient-ils pas établir avec leurs collègues cubains une coopération pour le plus grand bénéfice des patients ?



José Fort



L’Humanité Cactus 26 janvier



samedi 28 janvier 2012

Verts, verts de gauche , verts , verts , verts de gris , vert de honte....Voynet


COMMUNIQUÉ DE PRESSE                                                                      

JPEG - 17.9 koDOMINIQUE VOYNET VEUT INTERDIRE 
LES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DE SON PERSONNEL 
IL FAUT CROIRE QUE LA MOBILISATION DU PERSONNEL FAIT PEUR À LA MAIRE 
Dans un mail en date du 27 janvier, l’adjointe au personnel de Dominique Voynet informe la  présidente du Comité des œuvres sociales (COS) du personnel qu’elle interdit aux agents de 
participer aux assemblées générales du COS décidées par tous les administrateurs du Comité  (CGT, FSU et CFDT). Cette décision est une première. Pratique en  totale contradiction avec le  discours affiché de la maire qui dit respecter le dialogue social. Une fois encore, Dominique Voynet  fait le choix de la confrontation au lieu du dialogue et de la concertation.
DEUXIÈME DÉFIANCE À L’ÉGARD DU PERSONNEL EN MOINS D’UNE SEMAINE 
Mardi 24 janvier, pour exprimer leur « ras-le-bol », après avoir débattu en assemblée générale de  
la politique sociale de Dominique Voynet en direction du personnel de la Ville de Montreuil, des 
agents communaux se sont spontanément rassemblés sous les fenêtres de la Maire. En guise de 
dialogue, la municipalité a transformé l’Hôtel de Ville en bunker en condamnant immédiatement 
tous les accès et n’a pas manifesté le souhait de rencontrer une délégation.
LE PERSONNEL NE CÉDERA PAS AUX MENACES 
Le débat sur l’avenir du COS doit avoir lieu, aussi, les deux assemblées générales du mardi 31 
janvier sont maintenues. Face aux pressions, la CGT met tout en œuvre pour permettre au 
personnel de participer à ce temps d’échange.
CONTACT PRESSE 
Laurent Grimmonprez, secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux
06 25 64 12 65 – cgt@montreuil.fr

vendredi 27 janvier 2012

Aujourd’hui menacé par sa propre crise, le capitalisme US continue follement à accélérer ses contradictions. Celles-ci le mènent soit à sa propre perte, soit à la seule issue possible : la guerre mondiale.


Les USA traversent la crise systémique qui frappe l’Occident. L’enrichissement des plus riches provoque l’appauvrissement des plus pauvres, car tel est le contexte de cette crise : le capitalisme est hors contrôle, il impose lui-même, en tant que système, ses propres lois qui le contraignent à s’autoalimenter au détriment des couches sociales paupérisées par le chômage et la compression des salaires. Le capitalisme, s’il devait perdurer, accroîtrait cette tendance. Ce qui est tout bonnement impossible.
Aussi, comme en Europe, assiste-t-on à une hyper droitisation de la classe politique et d’une frange de la population. Hyper droitisation qui consiste en une fascisation de l’appareil d’Etat, tout entier au service de ce que l’on appelle le complexe militaro-industriel.
Si l’on ne prend pas en compte l’Histoire même des Etats-Unis, on ne peut pas comprendre son évolution jusqu’ à aujourd’hui. Les USA se sont bâtis sur un génocide et sur l’esclavage. Ce génocide et cet esclavage, assortis d’un racisme virulent, sont le fait, d’abord du peuple, ensuite de l’Etat. Peuple et Etat étant co-responsables de l’un et de l’autre. Et même, co-coupables.
Les USA, comme toute nation, se sont écrits un roman national et se sont inscrits dans un système d’autoreprésentation qui part de la conquête de tout un territoire aux dimensions d’un sous-continent. Si la naissance du pays se fait au nom de l’indépendance et de la liberté, celles-ci ne concernent que la communauté des colons blancs, en excluant les populations amérindiennes et noires. Comme Israël se définit comme la Terre promise au peuple élu, l’Amérique est la Terre promise au sens protestant du Nouveau Testament. Le peuple élu est au départ le peuple des colons protestants ayant fuit les persécutions religieuses en Europe.
Les USA se vivent comme un vaste territoire à prendre, à cultiver, à fructifier. Point d’ascendance, point de titre de propriété. Tout individu peut s’enrichir en devenant propriétaire. Les populations, venant de sociétés lourdement hiérarchisées socialement, constatent, entre elles, une égalité sociale qui amplifie le sentiment démocratique.
Toutes ces données, proprement inédites dans l’Histoire des sociétés humaines, fournissent tout un appareillage mental d’autoreprésentation nationale et de mythification de cette représentation. Forte de l’idée que cette nouvelle nation a vocation religieuse à éclairer le monde, sa propension à l’impérialisme mondial lui est comme une évidence. Cette société apparemment sans classe, sans Histoire ni mémoire, sans pesanteur des vieilles sociétés, bénéficie d’une liberté d’action dans ses frontières, quant à son développement, et hors de ses frontières, pour ce même développement, essentiellement économique.
De fait, les USA, dès leur création, entrent dans le capitalisme et l’industrialisation. Et très rapidement, l’idée capitaliste de l’accaparement des richesses s’impose. Fondée sur la réalité de l’espace vital à combler, sur l’élimination physique de peuples préinstallés, sur l’importation massive d’esclaves, cette nation, convaincue de son rôle messianique, verse dans l’impérialisme le plus brutal.
Le néoconservatisme précède et succède au nazisme. Loin d’avoir eu à théoriser le génocide et la supériorité de la race, la nation américaine s’est fondée dans la pratique du génocide et de l’esclavage foncièrement raciste. Dès 1918, à Versailles, les USA se hissent au niveau de leadership, leadership qui sera absolu en 1945.
Aujourd’hui menacé par sa propre crise, le capitalisme US continue follement à accélérer ses contradictions. Celles-ci le mènent soit à sa propre perte, soit à la seule issue possible : la guerre mondiale.
Ecrit par Yapadaxan

Le travailler plus , pour gagner plus n'est qu'une illusion, ce très bon travail montre que l'on sera obligé de baisser le temps de travail , afin d' obtenir un partage de celui ci..........


À l’encontre de certaines idées reçues ou discours remettant en cause la réduction du temps de travail, il est temps de faire le point sur cette épineuse question, d’autant plus importante que là encore un effort de réflexion devra être entamé pour penser les nouvelles formes et les nouvelles conditions du travail de demain.
Pour entrer dans le vif du sujet, un 1er constat s’impose. Comme le 1er graphique le démontre, nous assistons globalement depuis 30 ans à un mouvement quasi-général de réduction du temps de travail (tous emplois confondus : salariés et non salariés).
Sur l’ensemble des pays pour lesquels nous disposons de données longues, seuls 3 pays ont augmenté la durée du travail : Russie, Mexique et Suède.
Sur les 10 dernières années, la tendance se maintient et s’inverse pour la Russie et la Suède avec un pourcentage qui passe en négatif (réduction du temps de travail) et pour la Belgique et les Pays-Bas qui passent au contraire à un pourcentage positif (augmentation du temps de travail).
Ces chiffres sont globalement confirmés, à quelques centièmes près, par l’OCDE, à l’exception des Pays-Bas, de la Slovaquie et de la Norvège qui selon leurs sources auraient vu leurs temps de travail diminuer respectivement de -4,04, -3,15 et -8,42 %.
Comme vous pouvez le voir, la tendance lourde est à une baisse du temps de travail, tendance qui se confirme sur la dernière décennie pour le travail salarié à l’exception du Mexique, de la Hongrie et de la Belgique soit 3 pays sur les 24 référencés par l’OCDE avec des données complètes sur cette période.
Abordons maintenant l’autre question épineuse sur la durée effective de travail.
Comme le graphique ci-dessous le montre, il existe de grandes disparités. Entre les Coréens qui travaillent en moyenne 2193 heures par an et les Néerlandais 1377 heures, le solde est de 816 heures, soit une différence – sur la base d’une journée de 8 heures – de 102 jours.
Ce graphique a également le mérite de montrer que contrairement au discours dominant, les Français ne sont pas ceux qui travaillent le moins. Cela dit, il présente un intérêt limité sans l’ajout d’un autre marqueur de comparaison, car c’est là que les choses deviennent intéressantes.
Ces chiffres doivent en effet être comparés à la productivité horaire et, ô surprise ! en partant sur une base 100 OCDE, nous constatons grâce aux courbes de tendance que les pays où la productivité horaire est la plus forte sont aussi ceux où l’on travaille le moins.
En d’autres termes, un travailleur norvégien produit plus de richesses en une heure de travail qu’un travailleur chilien ou mexicain.  Un constat s’impose donc : plus la productivité augmente, plus le temps de travail se réduit. Processus apparemment normal dans la mesure où sous l’effet conjugué des progrès techniques et numériques et à niveau de demande identique, un bien ou un service peut être produit plus rapidement. Il est bon de rappeler à ce propos que selon un document officiel du ministère de l’Economie et des Finances, La désindustrialisation en France (1), 65 % des destructions d’emplois entre 2000 et 2007 sont liées directement à des gains de productivité.
Mais alors pourquoi persister à vouloir augmenter la durée de travail alors même que nous avons déjà atteint des records en termes de productivité horaire ?
La réponse est assez simple et repose sur l’illusion que nous offre cet autre tableau.
Nous voyons ici clairement qu’il existe une légère corrélation entre la croissance et le nombre d’heures travaillées. Le résultat serait encore plus éloquent avec la Chine ; malheureusement, nous ne disposons pas de données fiables sur la durée effective de travail dans ce pays.
Partant donc du principe que plus on travaille, plus le taux de croissance augmente, nos élites, toutes acquises à la pensée « croissantiste » qui constitue l’essentiel sinon le seul référentiel de leur idéologie, s’y accrochent fermement comme à une vieille lune. Or les chiffres de ce tableau ne sont pas aussi catégoriques que ce qu’ils nous donnent à voir à première vue. En effet, il est à noter que :
1/ dans le haut du tableau (supérieur à 100 en nombre d’heures), 4 pays ont un taux de croissance inférieur à celui de l’OCDE : la Grèce, la Hongrie, les États-Unis et l’Italie.
2/ dans le bas du tableau, malgré un nombre total d’heures travaillées inférieur à la moyenne OCDE, 10 pays affichent des taux de croissance identiques voire supérieurs à la moyenne, à savoir par ordre d’importance : l’Australie, le Luxembourg, la Suisse, la Suède, l’Autriche, les Pays-Bas, le Canada, la Finlande, l’Islande et l’Espagne.
La relation de cause à effet entre durée du temps de travail et croissance n’est pas aussi évidente qu’il y paraît au premier abord.
Quant au rapport entre heures travaillées et taux de chômage, il se dégage du graphique ci-dessous une très légère corrélation entre baisse du taux de chômage et réduction du temps de travail ce qui nous laisse à penser que le partage du travail, principe à l’origine des 35 heures, recèle quelque bien fondé à la condition expresse que ce partage ne se fasse pas uniquement sous la forme de temps partiel dont le corollaire est une baisse substantielle des revenus salariaux. À titre d’exemple, c’est justement à cause de cette politique-là que l’Allemagne, le modèle soi-disant incontournable, voit aujourd’hui son taux de pauvreté flirter avec les 15 % soit 12 millions d’allemands (2).
Voilà quelques graphiques qui permettent de relativiser le discours de ceux qui remettent en cause la réduction du temps de travail et font de son augmentation une panacée censée résoudre tous nos problèmes.
Face aux gains de productivité entraînant dans leur sillage des destructions nettes d’emplois (rappel : 65 % selon le rapport précité), tous les discours sur le « travailler plus » perdent toute pertinence.
En outre, toujours selon le même rapport, les délocalisations industrielles seraient responsables de 13 % des destructions d’emplois, statistique qui relativise aussi tous les beaux discours que l’on nous sert actuellement sur la nécessaire réindustrialisation. Qu’elle soit utile, personne ne peut le nier, mais de là à la présenter comme une solution miracle, il y a peut-être un pas que la décence ou la raison devrait nous empêcher d’accepter comme un fait certain.
De toute évidence, le problème est ailleurs, et pas uniquement dans les différences de coût de main d’œuvre qui seraient à l’origine des délocalisations. Au contraire, les gains de productivité apparaissent beaucoup plus importants dans leur effet destructeur. Par ailleurs, cette destruction non compensée, comme en atteste les taux de chômage, apporte pour l’heure un démenti formel à la théorie du déversement d’Alfred Sauvy (3).
Quoi qu’il en soit, la réduction du temps de travail s’est amorcée depuis 30 ans. Certes, nous sommes encore loin de la société libérée du travail rêvée par Marx et Keynes, et franchement, je ne sais pas si une telle société serait vraiment désirable. Mais une chose est certaine : si les gains de productivité continuent à détruire autant d’emplois, et faute d’innovations entraînant un « déversement » (4), nous serons dans l’obligation tôt ou tard, de façon à permettre à tous une vie décente, de repenser, à l’instar de Dominique Méda (5) et de Pierre Larrouturou (6), le partage du travail et/ou la relation entre revenus et emplois (7).
(4) Le New Deal Vert pourrait peut-être – je précise bien « peut-être » – répondre en partie à cette problématique du « déversement ». Dans « Prospérité sans croissance », en se basant sur une étude de la banque HSBC, Tim Jackson fait remarquer que sur les 2,8 billions de dollars de relance économique enregistrés en février 2009, 15,6 % des financements avaient un objectif écologique. Ils sont bien sûr trop faibles pour atteindre les objectifs climatiques et nous protéger de la rareté énergétique. Toutefois, selon une étude (citée par Jackson p.116) du Political Economy Research Institute de l’Université du Massachusetts, 100 milliards de dollars investis dans une relance verte créerait 18 % d’emplois en plus que la même somme investie pour les dépenses de consommation des ménages.
(5) « Si on veut donner un coup d’arrêt à la croissance, sans provoquer une crise majeure de l’emploi, il faudra l’accommoder d’un véritable partage du travail. Et passer aux 32 heures ou à autre chose. Mais il faudra faire un pas supplémentaire. » http://www.bastamag.net/article1449.html
(7) Je vous invite à prendre connaissance de cet article paru le 26 janvier sur le site Bastamag qui nous propose une recension de toutes les expériences menées en ce domaine.http://www.bastamag.net/article2056.html
Merci au blog de Paul Jorion