Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que bête, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.

Octave Mirbeau, La grève des électeurs (1888)

H. Krazucki ancien secrétaire général de la CGT

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse :
renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasemen
t.


Mikis Théodorakis

"Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme"

Seul les poissons morts vont dans le sens du courants ...

Jean Jacques Rousseau :

« Le premier qui, ayant enclos du terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile… Gardez-vous d’écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne…Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus s’agrandir qu’aux dépens des autres… De là commencèrent à naître la domination et la servitude »

Jean Jaurès

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots»

Maximilien Robespierre, 1789

" Nul n'a le droit d'entasser des monceaux de blé
à côté de son voisin qui meurt de faim".



RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE

RÉSISTER,LUTTER , CONSTRUIRE
Les générations futures ne nous pardonneront pas d'avoir laisser faire

Un blog pour une idée

Une idée maitresse me guide pour construire ce blog : mettre l'Homme au centre de toutes les préoccupations, reconquérir la dignité perdue, travailler pour un monde Humain, au delà de toutes considérations tendancieuses, pour moi seul compte ,l'humanisme , le combat contre l'exploitation de l'homme par l'homme pour le profit ,une priorité absolue ; pour moi et tous ceux qui luttent, l'être humain et son environnement sont le socle de toutes revendications,
L' Homme doit être le but et l'argent l'accessoire d'échange et rien d'autre
"la terre nous l'empruntons à nos enfants ,nous ne l'héritons pas de nos parents"
Afin d'éviter des attaques au dessous de la ceinture par des gens dont le seul but est d'exister en supprimant les autres, je me vois obliger de mettre en place une modération des commentaires: bien sur il ne s'agit pas de supprimer le débat démocratique , mais il est ors de question de salir les gens pour le plaisir de faire du mal , simplement parce que l'on critique l'action du pouvoir de l'argent , ceux qui respecteront l'être humains continueront comme par le passé à s'exprimer .
Et oui l’extrême droite a pris des ailes et ce blog n'est pas à son service , soyez tous sur vos gardes et prenez garde à vous

Geronimo sur son lit de mort ; d'une terrible actualité

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas.


Hugo Chavez.

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Préambule du texte de la Constitution de l'OIT, Organisation internationale du Travail,1919

"une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale"

lundi 31 janvier 2011

Au Chili des voyous en col blanc ont confisqué l'eau et dans une région ou c'est une denrée rare , il en ont fait une marchandise qui, aujourd'hui tue

 il y a quelque temps j'avais publié un interview du patron de Neslé qui parlait d'extrémistes les gens et les associations qui pensait que l'eau était un denrée universelle et gratuite , voyons ce que vaut ce discours dans la pratique / la marchandisation de l'eau comme de la nourriture..........

dimanche 30 janvier 2011

Les peuples du Maghreb ont fait le plus dur ; ils ne doivent pas se faire voler leurs martyrs

Marche à Sidi Bouzid 12 janvier

La levée des peuples dans toute l'Afrique du nord suscite  d'énormes espoirs, les peuples sortis par milliers ou millions dans les rues voient comme issue de leur lutte le départ des dictateurs au pouvoir, y a t'il une construction politique derrière tout cela ; Car de mon point de vue l'heure est éminemment grave  .

 En effet , il ne faut rien pour voir émerger des pouvoirs plus proche encore de l'impérialisme occidental et qui pourraient s'opposer à l'Iran ,la Chine , ou la Corée voir la Palestine , je pense que le peuple en lutte est conscient , mais si les services secrets occidentaux s'infiltrent , y compris la CIA , le réveil serait terrible .

Raison de plus pour  ne rien lâcher , rien abandonner , ne pas se faire voler cette révolte , qui , si les peuples le veulent peut vraiment devenir  une révolution ,avec  la construction d'une république sociale  ou les gens seraient vraiment maîtres de leur devenir, mais le danger est immense ,il faut en être sur ses gardes . 

 Les millions de gens  se sont levés , qui ont osé relever la tête, ne l'ont pas fait pour retomber sous une autre dictature , celle du fric et des puissances impérialistes dont la première reste les USA .

 Je suis heureux de voir se réveiller la conscience populaire dans tout le Maghreb, ce vent de liberté , ce vent d'oxygène pur ne doit pas se faire spolier , ni détourner du désir populaire ce serait un nouveau crime , mais nous avons déjà vu cela ailleurs , alors soyons VIGILANTS , plus que jamais VIGILANTS

Un vaccin contre le cancer du poumon ,personne n'en parle : normal c'est Cuba qui l'a mis au point


L’hebdomadaire Trabajadores a annoncé mercredi que Cuba a homologué le CIMAVAX-EGF, le premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon, vaccin avec lequel ont été traités plus de 1000 patients dans l’île.
La responsable du projet de ce vaccin au Centre d’Immunologie Moléculaire (CIM) de La Havane, Gisèle Gonzalez, a expliqué qu’il offre la possibilité de changer le cancer avancé en une « maladie chronique contrôlable ».
Le CIMAVAX-EGF est le résultat de plus de quinze ans de recherches, cible le système lié à la tumeur et ne provoque pas d’effets indésirables sévères, a précisé la spécialiste. « Il est basé sur une protéine que nous possédons tous : le facteur de croissance épidermique, lié aux processus de prolifération cellulaire, qui sont hors de contrôle quand il y a cancer » a-t-elle précisé. Gisèle Gonzalez a indiqué que, comme l’organisme tolère « ce qui lui appartient » et réagit contre « ce qui lui est étranger », il a fallu mettre au point « une composition telle qu’il génère des anticorps contre cette protéine ». 
Ce vaccin s’applique au moment où le patient achève le traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie et est considéré comme « ultime sans alternative thérapeutique » parce qu’il aide à « contrôler la croissance de la tumeur sans toxicité » a-t-elle précisé. De plus, il peut être utilisé comme traitement « chronique qui augmente les perspectives et la qualité de vie du patient ».
La chercheuse a signalé qu’après avoir été homologué à Cuba, le CIMAVA-EGF « progresse » dans d’autres pays et la façon d’en appliquer le principe dans le traitement d’autres tumeurs comme ceux de la prostate du col de l’utérus ou du sein est en train d’être évaluée.
On sait (ou plutôt on ne sait pas) que, compte tenu du blocus, Cuba a été contrainte à consentir des efforts particuliers pour préserver la santé de la population. Avec succès, puisque le taux de mortalité infantile est un des plus bas du monde et que la longévité a notablement augmenté depuis la chute du dictateur Fulgencio Batista .
En particulier, Cuba a dû inventer des médicaments (elle en exporte).
1- Ou bien la presse cubaine ment et vous n’en seriez pas étonnés (vous savez, ces castristes...)Quant à ce nouveau médicament contre le cancer du poumon et, éventuellement, de la prostate, du col de l’utérus, et du sein, de deux choses l’une :
2- Ou bien nos médias mentent (par omission) en ne diffusant pas une nouvelle qui aurait fait l’ouverture du JT de 20 H et qui aurait donné lieu a des débats et des émissions spéciales comme « Le Téléphone sonne », à des tables rondes, à la convocation de cancérologues français avisés, à des reportages sur place, à des interviews de malades, si l’invention avait été états-Unienne ou française, une avancées due par exemple à Jacques Servier, patron du premier groupe pharmaceutique français, père du Médiator.

Vladimir Marciac

samedi 29 janvier 2011

Fidel Castro , revient sur le Discours d'Obama sur l'Etat de l'Union


On attendait avec intérêt le discours du président sur l’état de l’Union, après ce qu’il avait dit le 12 janvier à l’Université de Tucson (Arizona) au sujet de l’attentant qui avait eu lieu dans cette ville quatre jours plus tôt : six tués et quatorze blessés, dont la jeune représentante démocrate, Gabrielle Giffords, élue pour la troisième fois au Congrès national et contraire à la loi contre les émigrants votée par cet État, qui fait partie du territoire volé au Mexique après la guerre injuste de 1848.

Le Tea Party, autrement dit la droite fasciste du Parti républicain, a remporté un succès notable parmi les électeurs qui prennent la peine d’aller voter.
La population de l’Arizona, à l’instar du reste des États-Unis, a réagi indignée. Une attitude assurément correcte, et je l’ai souligné, n’ayant jamais douté des valeurs morales qui caractérisent normalement les peuples, indépendamment de la politique des gouvernements.
Bien qu’Obama n’ait pas dit mot de l’étalage incroyable de primitivisme que reflète l’usage généralisé et pratiquement indiscriminé d’armes à feu meurtrières dans son pays, son message sur l’état de l’Union exige une analyse politique et éthique dans la mesure où les États-Unis restent une superpuissance dont dépend, entre autres facteurs importants, le sort de l’espèce humaine, indépendamment de leur président et de leur Congrès,.
Aucun pays à lui seul n’a – ni ne peut avoir – de réponses aux problèmes auxquels le monde fait face aujourd’hui.
Il faut commencer par dire qu’Obama est déjà en pleine bataille électorale : il doit s’adresser aux démocrates et aux républicains, à ceux qui votent et à ceux qui ne votent pas, aux multimillionnaires et aux mendiants, aux protestants et aux catholiques, aux chrétiens et aux musulmans, aux croyants et aux non-croyants, aux Noirs et aux Blancs, à ceux qui appuient et à ceux qui n’appuient pas les recherches relatives aux cellules mères, aux homosexuels et aux hétérosexuels, à chaque citoyen et à son contraire, même s’il finit par dire qu’ils sont tous Étasuniens, comme si 95,5 p. 100 du reste des habitants de la planète, soit 6,9 milliards de personne, n’existaient pas.
Il est entré dans le vif presque dès le début de son intervention d’une heure :

« L’enjeu en ce moment n’est pas qui gagnera les prochaines élections… L’enjeu est si de nouveaux emplois et de nouvelles industries naîtront dans ce pays-ci… si nous maintiendrons le leadership qui a fait des États-Unis, non simplement un endroit sur la carte, mais la lumière du monde.
« Nous sommes prêts pour le progrès… La Bourse ronfle de nouveau, les profits des sociétés s’élèvent, l’économie connaît de nouveau la croissance. »
Aussitôt après, il s’efforce de nous émouvoir par des mots qui semblent tirés d’un film étasunien bien connu et que dont ceux de ma génération se souviennent : Autant en emporte le vent, qui traite de la terrible guerre civile ayant opposé le Nord industriel et le Sud esclavagiste et agraire, sous la présidence de cet homme exceptionnel que fut Abraham Lincoln.

« Le monde a changé. Et, pour beaucoup, ce changement a été douloureux. Je le vois dans les fenêtres fermées d’usines autrefois retentissantes et dans les vitrines vides de grandes rues autrefois affairées. Je l’entends dans les frustrations des Étasuniens qui ont vu leurs paies diminuer ou leurs emplois disparaître, des hommes et des femmes fiers qui sentent que les règles du jeu ont changé en plein match.
« […] Les aciéries qui employaient avant mille travailleurs peuvent produire autant avec cent seulement. […]
« Pendant ce temps, des nations comme la Chine et l’Inde ont compris qu’en opérant quelques changements, ils pouvaient rivaliser dans ce nouveau monde. […] Tout récemment, la Chine vient d’ouvrir le centre de recherche solaire privé le plus grand au monde et de lancer l’ordinateur le plus rapide au monde.
« […] mais les Etats-Unis restent l’économie la plus grande et la plus prospère au monde. […]
« […] Nous savons ce qu’il faut faire pour être compétitifs en matière d’emplois et d’industries à notre époque. Nous devons innover, éduquer et construire plus que le reste du monde. Nous devons faire des États-Unis le meilleur endroit au monde pour faire des affaires. […] Et j’aimerai ce soir vous dire comment y arriver.
Obama ne dit jamais un traître mot des grandes sociétés monopolistiques qui contrôlent et pillent aujourd’hui les ressources de la planète. Il ne mentionne jamais l’accord de Bretton Woods, qui a imposé à un monde ruiné par la guerre un système dans lequel les États-Unis ont pris le contrôle des institutions financières et du Fonds monétaire international où ils maintiennent à tout crin leur pouvoir de veto. Il ne dit jamais rien de l’escroquerie monumentale commise en 1971 par Nixon quand celui-ci a interrompu unilatéralement la conversion or/dollar, ce qui a permis aux USA d’imprimer des billets sans aucune limite et d’acheter ainsi des biens et des richesses incalculables dans le monde, rien qu’en payant avec un papier-monnaie dont la valeur n’est plus aujourd’hui, quarante ans après, que 2,5 p. 100 de celle d’alors.
Obama aime bien raconter en revanche, sur un ton lyrique, des histoires de petits entrepreneurs censées éblouir, envoûter et émouvoir ceux de ses auditeurs qui ignorent la réalité. Son éloquence, son style et son ton semblent conçus pour qu’ils acceptent d’écouter, tels des enfants sages, ses contes émouvants.

“[…] Robert and Gary Allen sont des frères qui ont une petite usine de toiture dans le Michigan. Après le 11 septembre, ils ont volontairement offert leurs meilleurs couvreurs pour contribuer à la réparation du Pentagone. Mais la moitié de leur usine a cessé de fonctionner et la récession les a frappés durement. Aujourd’hui, grâce à un prêt du gouvernement, cet espace vide sert à fabriquer des tuiles photovoltaïques qu’ils vendent dans tout le pays. Comme l’a dit Robert, "nous nous sommes réinventés".
« […] Nous lançons un défi : nous disons aux scientifiques et ingénieurs étasuniens que s’ils réunissent des équipes des meilleurs cerveaux dans leur domaine et s’ils se concentrent sur les problèmes les plus difficiles en matière d’énergie non polluante, nous financerons les projets Apollo de notre époque. »
Et, aussitôt, il nous laisse estomaqués :
« L’institut de technologie de Californie est en train de mettre au point une façon de transformer la lumière du soleil et l’eau en carburant pour nos automobiles. […]
Ça y est, la planète est sauvée ! Ou, du moins, elle ne périra pas par excès de CO2 ou faute d’énergie. Ça me rappelle une histoire d’il y a une quarantaine d’années, quand un groupe entreprenant de jeunes scientifiques m’avait parlé avec beaucoup d’enthousiasme de cette même idée à partir de principes scientifiques, et moi, avec ma foi aveugle dans la science, je m’étais efforcé de leur trouver tout ce dont ils avaient besoin, y compris une installation isolée où ils buchèrent pendant des années avec tant de conviction qu’il firent même exploser un moteur qui faillit en tuer quelques-uns, ce qui ne les empêcha pas de poursuivre leur tâche.
Je ne nie rien, encore moins la capacité d’un super-institut californien, mais, de grâce, monsieur le président, informez donc le monde de cette possibilité afin que bien d’autres scientifiques travaillent dans cette même direction. Il ne s’agit pas de profits, et l’humanité serait même disposée à vous payer tout ce dont vos scientifiques ont besoin, et je suis presque sûr que même Michael Moore se réjouirait qu’on vous décerne dix autres prix Nobel !
Et il enchaîne aussitôt, après un autre commentaire encourageant sur le Laboratoire national d’Oak Ridge qui recourt à de superordinateurs pour faire produire davantage d’énergie aux centrales nucléaires :
« Avec plus de recherches et d’incitations, nous pouvons nous en finir avec notre dépendance d’envers le pétrole grâce aux biocarburants et devenir d’ici à 2015 le premier pays où rouleront un million de voitures électriques. (Applaudissements.) »
Imperturbable, le président poursuit :

“Pensez un peu. Dans les dix prochaines années, près de la moitié des nouveaux emplois exigeront un niveau universitaire. Or, le quart de nos élèves ne finissent même pas la secondaire. En mathématiques et en science, la qualité de notre éducation est à la traîne de bien d’autres pays. Nous avons chuté au neuvième rang en ce qui concerne notre proportion de diplômés universitaires. La question est donc de savoir si nous tous, en tant que citoyens et que parents, nous voulons faire le nécessaire pour donner à chaque enfant une chance de réussite.
« […]
« […] …nous atteindrons le but que j’ai fixé voilà deux ans : d’ici la fin de cette décennie, les États-Unis auront de nouveau la proportion la plus élevée de diplômés universitaires au monde (Applaudissements.) »
« […] D’autres viennent ici pour étudier dans nos établissements d’enseignement supérieur et nos universités. Mais, dès qu’ils ont leur diplôme, nous les renvoyons chez eux pour qu’ils nous fassent concurrence. C’est insensé. »
Bien entendu, cet aveu éhonté mais insolite de l’utilité du vol des cerveaux, que notre ami Obama ne prend même pas la peine de dissimuler, nous le lui pardonnerons au nom de son passion pour la science et la saine concurrence !

« […] Le troisième pas à faire pour conquérir l’avenir, c’est de reconstruire les États-Unis. Pour attirer de nouvelles affaires vers nos rivages, nous avons besoin des façons les plus rapides de faire circuler les gens, les biens et l’information, depuis le TGV jusqu’à l’Internet à très haut débit.
« Notre infrastructure était normalement la meilleure, mais nous avons dérapé en matière de leadership. Les foyers sud-coréens ont maintenant plus d’accès à l’Internet que nous autres. Des pays européens et la Russie investissent plus que nous en routes et chemins de fer. La Chine construit des trains plus rapides et des aéroports plus modernes. […]
« Ainsi donc, ces deux dernières années, nous avons entrepris de reconstruire en vue du XXIe siècle, un projet qui a représenté des milliers de bons emplois pour le secteur durement touché du bâtiment. Et ce soir, je vous propose de redoubler d’effort.
« […] Notre objectif, d’ici à vingt-cinq ans, est de donner à 80 p. 100 des Étasuniens accès au TGV. […]
« Dans les cinq prochaines années, nous permettrons aux entreprises de déployer la nouvelle génération de couverture sans fils à grande vitesse pour 98 p. 100 des Étasuniens. […] Cela veut dire que d’une communauté rurale de l’Iowa ou d’Alabama, des agriculteurs et de petits entrepreneurs pourront vendre leurs produits dans le monde entier. […]
« …feront des États-Unis un meilleur endroit pour faire des affaires et créer des emplois. […]
« …un essaim de lobbyistes a truqué le code fiscal au bénéfice particulier des compagnies et des industries. […]
« …nous nous sommes fixé le but de doubler nos exportations d’ici 2014, car, plus nous exportons, et plus nous créons d’emplois chez nous. […] Nous avons signé récemment des accords avec l’Inde et la Chine qui procureront plus de 250 000 emplois aux États-Unis. […]
« …j’avais dit clairement… que je ne signerais que des accords me permettant de tenir mes promesses envers les travailleurs étasuniens et de promouvoir des emplois étasuniens. […] c’est ce que je prétends faire par des accords avec le Panama et la Colombie…
Certaines des choses que raconte Obama donnent une idée des souffrances dramatiques que doivent endurer, en plein XXIe siècle, les plus pauvres dans leur propre pays :

« […] Je n’ai pas envie de dire à James Howard, un Texan souffrant d’un cancer au cerveau, que l’assurance ne peut pas couvrir son traitement. […]
« […] Nous avons hérité de dépenses déficitaires qui remontent à presque dix ans. Et, dans le sillage de la crise financière, il a fallu faire un certain nombre de choses pour maintenir les crédits, préserver des emplois et mettre de l’argent dans les poches des gens.
« […] Aussi, ce soir, je vous propose de geler, dès cette année, les dépenses publiques annuelles pendant les cinq prochaines années. […]
« […] Le secrétaire à la Défense a aussi accepté de supprimer des dizaines de milliards de dollars dans des dépenses que lui-même et ses généraux estiment possibles.
« […] Et si notre déficit nous importe vraiment, nous ne devons pas permettre tout simplement que les 2 p. 100 des étasuniens les plus riches continuent de bénéficier d’exemptions d’impôts permanentes. Avant d’enlever de l’argent à nos écoles ou des bourses à nos étudiants, nous devons demander à nos millionnaires de renoncer à leurs réductions fiscales. […]
« […] Comme vous méritez de savoir quand vos fonctionnaires élus se réunissent avec des lobbyistes, je demande au Congrès de faire ce que la Maison-Blanche a déjà fait : de mettre cette information en ligne. […] »
De mon point de vue, la simple existence d’une armée de lobbyistes œuvrant et négociant auprès de législateurs est une honte pour n’importe quel pays civilisé.

« […] Et l’exemple moral des États-Unis doit toujours éclairer tous ceux qui aspirent à la liberté et à la justice et à la dignité »
nous dit monsieur Obama, qui enclenche aussitôt sur un autre thème :
« […] Prenez l’Iraq, d’où presque cent mille compatriotes courageux, hommes et femmes, se sont retirés la tête haute. […]
« Mission remplie ! » me suis-je rappelé !
« […] Étant donné que républicains et démocrates ont approuvé le nouveau START, bien moins d’ogives et de vecteurs nucléaires seront déployés. […]
« Grâce à l’effort diplomatique consenti de manière insistante pour que l’Iran respecte ses obligations, son gouvernement fait face maintenant à des sanctions plus dures, plus solides que jamais. Et, dans la péninsule coréenne, nous soutenons notre alliée, la Corée du Sud, et nous insistons pour que la Corée du Nord tienne son engagement de renoncer aux armes nucléaires. »
Comme on le voit, le président ne dit mot de l’assassinat sélectif de scientifiques iraniens commis par ses propres services secrets et ceux de ses alliés, alors qu’il le sait pertinemment.
Il amplifie en revanche l’information :
« Voilà juste une partie de ce que nous faisons pour modeler un monde favorable à la paix et à la prospérité. Avec nos alliés européens, nous revitalisons l’OTAN et nous renforçons notre coopération en tout, depuis le contre-terrorisme jusqu’à la défense antimissile. […] »
Bien entendu, notre illustre ami ne dit pas un traître mot de la nécessité urgente d’empêcher le réchauffement global de poursuivre sa course accélérée, ni des pluies catastrophiques ni des chutes de neige qui viennent de frapper le monde, ni de la crise alimentaire qui menace actuellement quatre-vingts pays du Tiers-monde, ni des dizaines des millions de tonnes de maïs et de soja que les grandes sociétés étasuniennes destinent à la production de biocarburants, alors que la population mondiale, qui se monte déjà à 6,9 milliards d’habitants, en atteindra 7 milliards d’ici dix-huit mois.
« […] En mars, je me rendrai au Brésil, au Chili et en El Salvador pour forger de nouvelles alliances à travers les Amériques. […]
Au Brésil, soit dit en passant, il pourra constater les dégâts, avec morts et disparus, causés par les pluies sans précédents qui viennent de s’abattre sur Rio de Janeiro et sur Sao Paulo. Il aura ainsi l’occasion de faire son autocritique quant au fait que son pays a refusé de signer l’accord de Kyoto et que sa propre administration a promu la politique suicidaire de Copenhague.
Au Chili, la politique se complique. On peut supposer que quelqu’un devra rendre hommage à Salvador Allende et aux milliers de Chiliens assassinés par la tyrannie de Pinochet que les États-Unis imposèrent à ce pays. À quoi s’ajoute ce dont je parle un peu plus loin. Une autre situation embarrassante doit se produire en El Salvador, où les forces entraînées et éduquées dans les écoles militaires de contre-insurrection des USA, dotées d’armes fournies par les USA, ont torturé et massacré les combattants du FMLN, dont le parti a remporté la majorité des suffrages aux élections encore récentes.
Quant à ce que raconte Obama ensuite, on a du mal à y croire :
« Dans le monde entier, nous soutenons ceux qui prennent leurs responsabilités, aidant les agriculteurs à produire plus de nourriture, soutenant les médecins qui soignent les malades… »
Bien des gens savent ce que font les USA contre nos médecins au Venezuela et d’autres pays latino-américains : tramant des plans pour promouvoir les défections et leur offrant des visas et de l’argent chez eux pour qu’ils renoncent à la dure tâche à laquelle ils se dévouent. Personne n’ignore non plus les accords de libre-échange qu’ils ont imposés et les énormes subventions qu’ils allouent à leurs propres agriculteurs, au point de ruiner les producteurs latino-américains de grains et céréales : ainsi, la production de maïs et d’autres céréales a été pratiquement liquidée au Mexique, qui dépend maintenant de l’agriculture étasunienne.
Dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, qui était quasiment suffisant en riz, les transnationales ont ruiné la production en y écoulant des excédents subventionnés et l’ont empêché de se satisfaire et de procurer toujours plus d’emplois à des milliers de travailleurs. À en croire Obama, les États-Unis sont les champions mondiaux de l’assistance médicale et de l’honnêteté administrative ! Mais ce sont là des questions longues et complexes qu’il est difficile d’aborder dans une simple Réflexion.
Je tiens seulement à rappeler que les pays industrialisés sont les principaux pillards de médecins et de chercheurs scientifiques du Tiers-monde. Que le budget militaire des USA dépasse celui de tous les autres pays réunis ; que leurs exportations d’armes doublent ou triplent celles de tous les autres États ; que leurs arsenaux militaires déployés se montent à plus de cinq mille ogives stratégiques ; que leurs bases militaires à l’étranger sont plus de cinq cents ; que leurs porte-avions nucléaire et leurs flottes navales écument tous les mers de la planète… Le rêve américain peut-il être donc « un modèle pour le monde » ? Qui donc le président étasunien prétend-il duper par un tel discours ?
Son délirant message conclut comme suit :

« C’est grâce à ce rêve que je peux être devant vous ce soir. C’est grâce à ce rêve qu’un gars de la classe ouvrière de Scranton peut s’assoir derrière moi. C’est grâce à ce rêve que quelqu’un qui a commencé par balayer le plancher du bar paternel à Cincinnati peut présider la Chambre des représentants dans la plus grande nation du monde.
« […] Et ce rêve est l’histoire d’un petit entrepreneur nommé Brandon Fisher.
« Brandon a lancé à Berlin (Pennsylvanie) une société qui se spécialise dans une nouvelle technologie de forage. Et un jour, l’été dernier, il a appris que, de l’autre côté du monde, au Chili, trente-trois hommes étaient coincés dans une mine et que personne ne savait comment les sauver.
« Brandon a pensé que sa société pouvait aider. Et il a conçu un plan de sauvetage qui finirait par être connu comme le Plan B. Ses employés ont travaillé jour et nuit pour fabriquer l’équipe de forage nécessaire. Et il partit au Chili.
« Aidé par d’autres, il a entreprit de forer un puits de 2 000 pieds de profondeur, travaillant trois ou quatre jours d’affilée sans dormir. Trente-sept jours plus tard, le Plan B a fonctionné et les mineurs ont été sauvés. (Applaudissements.) Mais comme il ne voulait pas recevoir toute l’attention, Brandon n’était pas là quand les mineurs ont refait surface : il était rentré chez lui, pour travailler à son nouveau projet.
« Plus tard, un de ses employés a affirmé au sujet du sauvetage : "Nous avons prouvé que Center Rock est une petite société, mais que nous faisons de grandes choses" (applaudissements).
Obama a prononcé son discours le 25 janvier au soir. Aujourd’hui, 27 janvier, l’agence de presse étasunienne AP faisait savoir ce qui suit :

« Le chef des sauveteurs qui ont remonté vivants les trente-trois mineurs coincés pendant soixante-neuf jours au fond d’une mine chilienne a corrigé le président Barack Obama au sujet du rôle d’un Étasunien dans ce sauvetage.
« "Croire qu’ils ont été les seuls protagonistes de ce succès, ça me semble exagéré. Ça ne semble pas correct", a affirmé au journal du matin El Mercurio l’ingénieur chilien Jorge Sougarret, qui a dirigé le sauvetage des mineurs en octobre.
« Obama a affirmé que Brandon Fisher "a appris que, de l’autre côté du monde, au Chili, trente-trois hommes étaient coincés dans une mine et que personne ne savait comment les sauver. Brandon… a conçu un plan de sauvetage qui finirait par être connu comme le Plan B. Ses employés ont travaillé jour et nuit pour fabriquer l’équipe de forage nécessaire… Trente-sept jours plus tard, le Plan B fonctionna et les mineurs ont été sauvés."
« Sougarret a précisé que Fisher n’a pas conçu le plan de sauvetage, l’un des trois envisagés pour sortir les mineur, mais que sa société a fourni les tarières utilisées par les perforatrices. Et qu’on lui a payé cent mille dollars pour ces tarières.
« "Ce qu’il a fait, lui, c’est mettre à notre disposition une technique, comme il y en a eu d’autres. Elle n’a pas été la seule. C’est pour ça qu’on l’a appelée le Plan B. Et les plans A et C ont continué de fonctionner. Ce n’est donc pas une opération qui a été exclusivement d’eux. Sans aucun doute, l’équipe au complet a participé au succès final", a précisé Sougarret.
« Le chef des sauveteurs, gérant d’un des cinq grands gisements publics de cuivre, a dit que l’équipe technique formé par la société publique Coldelco et deux grands sociétés minières privées, a décidé d’exécuter le Plan B qui a abouti le 13 octobre au sauvetage des mineurs à travers une sonde introduite dans le trou. »
Après avoir vanté la prouesse de la petite société Center Rock et en avoir fait une apologie démesurée – indépendamment des mérites personnels et de la capacité que peut avoir le jeune Brandon Fisher – et sans même mentionner les efforts des sauveteurs chiliens qui travaillaient d’arrache-pied depuis des semaines pour sauver les mineurs, Obama a fait une péroraison enflammée :

« L’idée des États-Unis perdure. Notre destinée reste entre nos mains. Et ce soir, plus de deux siècles après, c’est grâce à notre peuple que notre avenir est prometteur, que notre voyage se poursuit et que l’état de notre union est fort.
« Je vous remercie. Que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique ! (Applaudissements.) »
Dieu aura bien du mal à bénir tant de mensonges.


Fidel Castro Ruz

Le 27 janvier 2011

Notre premier ministre n'est qu'un bouffon!

Ce qu'il n'a pas fait à l'automne , il veut que Moubarak le fasse  ; notre premier ministre envoie les CRS contre les manifestants  français  , réprime violemment les manifestations ,les syndicalistes , envoyés devant les tribunaux , et notre Fillon national demande à Moubarak! 
Ce que ce Monsieur ne dit pas c'est premièrement il a la frousse pour les puissants de notre pays , pour lui,de plus il n'a pas envie de recommencer les connerie s que lui et son gouvernement a dit pour la Tunisie .

 En attendant , les revendications des travailleurs sont toujours à l'ordre du jour , il n'a plus qu'a mettre en acte ses propre paroles! et vite car sinon cela va lui chauffer aux fesses!!!!!

Alors lisez ci dessous ce qui l'a dit sur l''Egypte  manque pas d'air ce gaillard !!!!!


Ce que nous disons simplement au gouvernement égyptien, c'est qu'il faut qu'il entende les revendications", a insisté François Fillon. "Personne ne peut accepter ce déchaînement de violence, il faut que la violence cesse, il faut que le dialogue s'installe et il faut qu'il y ait des signes donnés, que les réformes que le président Moubarak a promises soient engagées", a affirmé le Premier ministre. "Il faut que les peuples aient un espoir d'avancer sur le chemin de la démocratie et de la liberté", a-t-il souligné.


Les peuples du Maghreb relève la tête : les dictateurs prennent la trouille!

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vendredi 28 janvier 2011

Entre Chavez et Obama , une différence simple :le premier applique les lois que lui a enseigné le christianisme! les états énusiens parlent déjà de placer le Vénézuela sur la liste des pays soutenant le terrorisme :normal un pays qui aide les pauvres et applique la protection des droit de l'homme est forcément terroriste!


Chavez n'est pas comme nos "superman ", il ne survole pas les catastrophes en élico!

Ses ennemis l’appellent tyran ou dictateur, il n’est ni l’un ni l’autre. Hugo Chavez est l’infatigable champion des pauvres et un chrétien socialiste engagé. Et la seule différence entre le christianisme de Chavez et celui de Barack Obama, c’est que Chavez passe des paroles aux actes.
Par exemple, ce mardi, Chavez a usé des pouvoirs autorisés par la constitution pour décréter le "droit à un refuge digne" et rendre ainsi permanent, légal, le droit à un logement “digne et humain" pour tous les vénézuéliens. Le parlement vénézuélien a approuvé “la loi d’habilitation” controversée (et temporaire) parce que le pays fait face à une crise du logement sans précédent à la suite des inondations massives de décembre 2010. (1)
Plus de 125.000 personnes ont perdu leur maison dans ce désastre, ce qui exigeait une réponse rapide du gouvernement. Chavez s’est aussitôt lancé dans l’action, en transformant le palais présidentiel en refuge pour sans-abris (photo), tout en donnant le coup d’envoi d’une campagne de construction de logements permanents pour les victimes. Et il vient de créer une loi décisive qui va obliger tout gouvernement à venir en aide aux sans-abris.
Quel contraste entre la réponse de Chavez et celle d’Obama lors de la marée noire provoquée par la British Petroleum, cette compagnie autorisée à dévaster l’environnement et à détruire le milieu de vie des gens sans aucune conséquence. Obama a même offert une couverture au géant pétrolier en prenant la pose sur une plage de Louisiane pour dire “je ressens votre douleur” et participé à une campagne de relations publiques destinée à éloigner la rage populaire de BP. Donc, maintenant que sont dévastées les industries du poisson et de la crevette, que des estuaires sensibles et des écosystèmes sont détruits, le niveau de toxines dans le sang des personnes vivant sur place a explosé et le pire de tout, c’est que BP s’en est tiré impunément. Merci, Barack.
Imaginons une seconde ce qui se serait passé si Chavez avait été au pouvoir. Les opérations de BP aux États-Unis auraient été stoppées net, ses avoirs saisis, et Tony Hayward et ses complices jetés en prison. Il y a un problème ?
La semaine dernière, tandis qu’Obama chantait les louanges de la "dérégulation" dans les pages éditoriales du Wall Street Journal (".. les règles ont dépassé la mesure, alourdissant de manière non raisonnable les affaires — et ce poids freine l’innovation et a un impact négatif sur la croissance et sur l’emploi...") et tandis que la première dame, Michelle Obama vantait les "saines nourritures" pour le géant alimentaire Walmart dans les médias nationaux, Chavez était en train de transformer les refuges en “institutions d’État” pour garantir que les gens aient un toit pour vivre pendant qu’ils se remettent sur pied.
La nouvelle loi stipule que ces personnes doivent recevoir une aide alimentaire et une assistance médicale (au Vénézuéla les citoyens disposent d’une couverture universelle de soins) mais aussi des "moyens d’étudier, de pensions et d’allocations spéciales" selon les besoins de chacun.
Ces nouvelles aides de l’État mises en place par Chavez visent avant tout "les personnes les plus vulnérables : enfants, adolescents, personnes âgées, handicaps, et femmes enceintes.”
“La question n’est pas de savoir si le gouvernement le veut ou pas”, a déclaré Chavez, “dorénavant, c’est une obligation légale.”
Bien joué. Et comment Washington a-t-il réagi aux programmes d’urgence et aux nouvelles lois ? Voici un extrait d’un article d’Eva Golinger qui en dit long :
" Cette semaine des dirigeants de l’opposition vont rencontrer leurs homologues à Washington. Ils ont déjà déclaré que leur mission est de chercher davantage de soutien pour chasser le Président Chavez du pouvoir. Malheureusement leurs actions antidémocratiques sont déjà les bienvenues au Capitole. La représentante Connie Mack (R-FL), à présent chef du sous-comité des Relations Étrangères pour l’Hémisphère Occidental, a annoncé dès le premier jour de session du congrès, que son seul objectif pour l’année était de placer le Venezuela sur la liste des "États soutenant le terrorisme". La Représentante Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), à présent chef du Comité des Relations Extérieures, a appuyé cet objectif, allant même jusqu’à souhaiter publiquement l’”assassinat de Fidel Castro ou de tout autre leader répressif" comme Hugo Chavez." (2)
Surpris ? Pourquoi ? Tout leader étranger qui tente de contrôler les ressources de son pays, d’améliorer les droits de l’homme ou de répartir la richesse nationale plus également entre les citoyens, n’est-il pas de facto l’ennemi des États-Unis ? Les gens pensaient que les choses pouvaient changer sous Obama, mais ils avaient tort. Il est aussi mauvais que Bush.
Mike WHITNEY

Texte original (anglais) : Walking the Walk : The Contrast between Chavez and Obama, By MIKE WHITNEY - CENTRE FOR RESEARCH ON GLOBALIZATION, January 27th 2011, http://venezuelanalysis.com/analysi...
Traduction (français) : Thierry Deronne, pour La revolución Vive http://www.larevolucionvive.org.ve/...
Notes :
(1) En 2007 le président vénézuélien a recouru un temps à ce même droit qu’offre la constitution et dont ses prédécesseurs avaient usé. Et déjà les grands médias avaient dénoncé “le dictateur”. Un simple suivi aurait montré que les décrets ne visèrent en réalité que l’accélération du développement par la nationalisation de secteurs stratégiques (sidérurgie, ciment, télécommunications..). En 2011, alors qu’il s’agit de garantir rapidement le droit au logement pour les plus pauvres à la suite d’inondations catastrophiques, les médias martèlent de nouveau le thème de la “dictature”. Sur cet aspect récurrent de la désinformation, lire “Chavez déraperait-il ?”, http://membres.multimania.fr/resoar...
(2) Voir l’article “Quelques points sur les “i” à propos du Venezuela et de Hugo Chavez” de Eva Golinger,http://www.larevolucionvive.org.ve/...

Un conseil FDSEA03 à l'heure d'une période très grave jamais vécue depuis la libératio, à chaque fois


La FDSEA 03 s'est réunie en conseil comme tous les mois à Tronget . Chaque membre rapporte sa préoccupation ,  car dans tous les cantons se retrouve le même soucis : comment vivre , comment faire perdurer l'exploitation dans un climat économique et social aussi grave , c'est un des responsables de Bourbon qui je pense , analyse le mieux et déclare : "nous sommes plus dans une cris passagère comme nous en avons connu mais dans une crise structurelle grave longue dont personne ne peut aujourd'hui en mesurer les réelles conséquences ".
Pour moi , ces conseils sont toujours des moments privilégiés , à chaque fois c'est avec la même émotion que j'écoute les membres de la FDSEA exprimer avec autant  de simplicité , autant d'authenticité , autant de clairvoyance , des analyses justes , sur les problèmes de vécu  et la situation agricole et générale .
Il n'est pas étonnant qu'elle soit tant attaquée c'est "FD" car forcément elle dérange encore et encore  .
 Les secteurs de l'élevage sont dans une tourmente encore jamais atteinte, plus de 10% de paysans sont dorénavant en rupture de paiement , et les drames humains sont hélas très nombreux , plus de 500  paysans ont demandé à bénéficier d' aide auprès des organismes capables de gérer les cas de difficultés financières graves .............
 La viande se négocie au prix de 1980! le Lait comme vers 1985, les ovins , porcins et autres élevages ne sont pas mieux lotis à chaque fois ce sont les familles qui paient le prix forts , combien de temps tiendront les exploitations  agricoles ?
 Ce que l'on sait c'est le résultat humain que beaucoup s’emploient à cacher , occulter voir nier hors , la réalité est là, : en France Deux paysans par jours se suicident , ENORME , dramatique , nous sommes dans un système - on peut le dire aujourd'hui - CRI MI NEL , car personne ne peut dire :"je ne savais pas"  et , pourtant rien ne se fait............
 Un autre dossier a clôturé cette session , la RCEA , sujet récurant si en est , et dont chaque habitant de l'Allier se sent concerné, pour La FDSEA  cette doit rester GRATUITE , l'état doit prendre toutes ses responsabilités , car les fuire comme aujourd'hui est un acte , là aussi tout aussi criminel ; pour nous il est d'une urgence capital de reprendre avec la SNCF le Ferroroutage , tant de camions sur les routes ce n'est plus tenable , écologiquement , humainement , les paysans ne supportent plus ce va et vient incessant de monstres de la route  et cela c'est aux pouvoirs publics et vite de prendre les dispositions qui s'imposent , il ne sert à rien de doubler les voix de communications si on les encombrent toujours plus avec des camions dont par ailleurs le code de la route passe par farces et attrapes :rentabilité oblige, au mépris de la vie et de la santé des chauffeurs et des usagers  ; il nous semble que , dans ce dossier les conseils généraux ne doivent n’être que des gestionnaires mais plutôt des moteurs afin de porter les exigences des populations , et des repères de prise de conscience , là comme ailleurs c'est aux gens eux même de construire leur avenir amis nous en sommes loin.......au vu des passes d'armes entre seulement chaque département  cela semble cynique au vu des enjeux cruciaux qui sont en jeu.....................................à suivre

lundi 24 janvier 2011

Ils sont riches parce que vous êtes pauvres : une analyse à méditer


Ils ne sont riches que parce que vous êtes pauvres. L’adage suivant lequel « un gagnant est un fabriquant de perdants » prend ici tout son sens : vous êtes les perdants, et le jeu est tellement faussé que vous ne pourrez jamais être gagnant, ni vous, ni vos enfants ou vos petits enfants.
Les fonds d’investissements imposent pour leurs actionnaires une rentabilité à deux chiffres totalement déconnectée de la réalité, et l’État par une batterie de mesures fiscales augmente encore leurs profits. La richesse de ces gagnants est obtenue au prix d’un écrasement sans précédent des salaires, des protections sociales, du pillage de l’État et de la destruction des services publics.
L’actionnaire, via les fonds de pension, peut être considéré comme un parasite, il repère une proie riche et en bonne santé, il se colle à elle et lui pompe toute son énergie, toutes ses ressources. Lorsqu’il s’en va il ne laisse qu’un corps à l’agonie, la misère et la désolation. Ce genre d’actionnaire ne crée rien, il pille et détruit ce qui fonctionne. Il demande et obtient également des aides et des subventions de l’Etat : c’est un « parasite assisté » ! Vous, votre famille, et vos biens, n’êtes que des « proies » !
Les grands groupes du CAC40 distribuent plus de 40% de leur bénéfice à leurs seuls actionnaires, et certains atteignent même les 60% ; il faut ensuite retirer les primes mirobolantes des dirigeants, et ce qui reste est partagé entre les millions de salariés qui ont produit les richesses. Quoi qu’en dise Sarkozy le travail ne paye pas, seule la rente rapporte ! Tout son cynisme est dans sa fameuse phrase : « travailler plus pour gagner plus ». Car toutes les mesures qu’il prend sont en faveur du capital, pas du travail.
Dans un pays ou plus de la moitié de la population gagne moins de 1500 euro net et 80% moins de 2000 euros, la baisse continue du pouvoir d’achat est une mauvaise nouvelle, car 70% de la richesse nationale dépend de la consommation. Mais on dirait que les actionnaires, les financiers et le gouvernement n’en ont cure. Ils sont en train de nous jouer une version de « prends l’oseille et tires toi ». Ce qu’il adviendra après n’est pas leur problème, pour l’instant ils se remplissent les poches !
Porter le salaire minimum à 1500 euros par mois est seulement un choix politique. Il faut qu’une partie des fameux gagnants, gagnent moins, ce qui ne les mettra pas sur la paille, rassurez-vous ! Pour cela il faut un gouvernement qui soit du côté des salariés et non assujetti au capital. La décision vous appartient, si vous préférez voter pour ceux qui vous oppressent : c’est votre choix ! Ils ont amassé tellement d’argent qu’ils sont à l’abri du besoin pour les milles prochaines années, et malgré cela s’ils peuvent vous faire les poches, ils le feront : ce sont de grands malades !
La course au profit est également une mauvaise nouvelle pour la planète, car la rentabilité à tout prix est incompatible avec l’écologie. Ce n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les peuples du sud, que l’on va continuer à pressuriser. D’ailleurs certains commencent à se révolter contre nos méthodes avec un slogan : « ne nous apportez rien, mais ne nous prenez rien ». On se demande si finalement le but de l’activité économique ne devrait pas être uniquement de satisfaire les besoins de la population en respectant l’environnement, plutôt que créer des emplois et de la richesse à tout prix. Évidement pour cela il faut repenser nos modes de production et de consommation, et surtout sortir du système capitaliste par une redistribution des richesses et le retour du citoyen dans la vie politique....... mais c’est à vous d’en décider, ne laissez pas les autres choisir à votre place.

ROBERT GIL

Article original publié sur http://2ccr.unblog.fr/
Conscience Citoyenne Responsable

dimanche 23 janvier 2011

L'humour arme du désespoir ? pas si sûr!

J'ai honte du pouvoir français ; j'ai honte de ces politiciens en mal de carrière (DSK) et de tous les autres lèche- bottes de dictateur , n'est ce pas MAM!
L'Afrique du Nord dans sa lutte pour la Liberté c'est pour moi  comme un grand vent   d'oxygène venu du sud qui me souffle  dans les narines , quand un tunisien écrit ainsi , quand les tunisiens montrent dans la rue leur détermination...............




Ma Tunisie,
Tu es le premier pays arabe à abolir l’esclavage (1847)
Premier pays arabe à adopter une Constitution (1861)
Premier pays arabe à interdire la polygamie (1956)
Premier pays arabe à légaliser l’IVG (1973)
Premier pays arabe à faire une Révolution Démocratique (2011)
Et, j’en suis sûr, tu seras, sans aucun doute,
Le premier pays arabe à abolir la peine de mort

HORCHANI Salah
Professeur à la Faculté des Sciences de Tunis



Alors ces deux messages résument bien là ou nous en sommes arrivés ,
,pourtant les français eux,  soutiennent les tunisiens et le Maghreb 





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samedi 22 janvier 2011

Pour souffler un peu , le Pont du Gard dans tous ses états!




il est temps de faire quelque chose: Fidel Castro


Je vais faire un peu d’histoire.

Quand les Espagnols nous « découvrirent » voilà cinq siècles, la population estimée de l’île ne dépassait pas deux cent mille habitants qui vivaient en équilibre avec la Nature et dont les sources d’alimentation principales étaient les cours d’eau, les lacs et la mer, riches en protéines. Ils pratiquaient par ailleurs une agriculture rudimentaire qui leur procurait des calories, des vitamines, des sels minéraux et des fibres.
Ils produisaient aussi dans certaines régions de Cuba de la cassave, une sorte de galette de manioc. Des fruits et de petits animaux sauvages complétaient leur régime alimentaire. Ils fabriquaient des boissons à partir de produits fermentés et ils apportèrent à la culture mondiale la coutume, en rien salutaire, du tabac.
Cuba compte peut-être environ soixante fois plus d’habitants qu’alors. Bien que les Espagnols se soient mêlés à la population autochtone, ils l’exterminèrent pratiquement à force de travail semi-servile dans les champs et de recherche de l’or dans les sables des cours d’eau.
Les autochtones furent remplacés par des Africains importés, capturés de force et réduits en esclavage, une pratique cruelle qui dura des siècles.
Les habitudes alimentaires qui se créèrent alors furent très importantes pour notre existence. Nous fûmes convertis en consommateurs de viande de porc, de bovin et d’ovin, de lait, de fromage et d’autres dérivés, de blé, d’avoine, d’orge, de riz, de pois chiches, de haricots, de petits pois et d’autres légumineuses provenant de climats différents. Nous disposions à l’origine du maïs, et la canne à sucre fut introduite parmi les plantes les plus riches en calories.
Les conquistadores apportèrent le café d’Afrique, et le cacao vraisemblablement du Mexique. Tous deux, de pair avec le sucre, le tabac et d’autres produits tropicaux, devinrent une source de revenus énorme pour la métropole après que les esclaves d’Haïti se furent soulevés au début du XIXe siècle.
Le système de production esclavagiste dura de fait jusqu’à ce que l’Espagne, que les Cubains avaient vaincue au terme d’une guerre cruelle et extraordinaire, eût cédé la souveraineté de Cuba aux États-Unis.
Au triomphe de la Révolution en 1959, notre île était une vraie colonie yankee. Les États-Unis avaient désarmé notre Armée de libération après l’avoir bernée. Il n’existait pas d’agriculture développée, mais d’immenses plantations exploitées à partir du travail humain et animal et n’utilisant généralement pas d’engrais et de machines. Les grandes sucreries appartenaient aux Étasuniens ; certaines comptaient plus de cent mille hectares de terres, d’autres des dizaines de milliers. Au total, plus de cent cinquante sucreries, y compris celles de propriété cubaine, fonctionnaient moins de quatre mois par an.
Durant les deux grandes guerres mondiales, les États-Unis reçurent leur sucre de Cuba ; ils avaient aussi accordé à notre pays des contingents d’exportation sur le marché, de pair avec des engagements commerciaux et des limitations de notre production agricole, alors qu’ils fabriquaient pourtant une partie de ce sucre. D’autres branches décisives de l’économie, comme les ports et les raffineries de pétrole, leur appartenaient aussi, ainsi que les grandes banques, les centres industriels, les mines, les ports, les lignes maritimes et ferroviaires, et des services publics aussi vitaux que l’électricité et le téléphone.
À bon entendeur, salut.
Quoique les besoins en productions de riz, de maïs, de lipides, de grains et d’autres aliments aient été importants, les États-Unis imposaient des limites à toute production qui fît concurrence à la leur, dont le sucre de betterave subventionné.
En matière de production alimentaire, un petit pays, tropical, à longue saison des pluies et soumis aux cyclones, dépourvu de machines, de systèmes de retenue d’eau et d’irrigation, et d’équipements adéquats, ne pouvait pas, bien entendu, disposer des ressources suffisantes ni se mettre en conditions de concurrencer les productions mécanisées de soja, de tournesol, de maïs, de légumineuses et de riz des États-Unis, voire ne pouvait même pas en produire certaines comme le blé et l’orge.
Il est vrai que la Révolution cubaine n’a pas joui d’une seule minute de paix. Dès que la réforme agraire fut décrétée, à peine cinq mois après la victoire, les États-Unis entreprirent leurs programmes de sabotages, d’incendies, d’obstructions et de produits chimiques nocifs contre le pays, et même d’introduction de vecteurs contre des productions vitales, voire contre la santé humaine.
Mais ils firent l’erreur de sous-estimer notre peuple et sa décision de lutter pour ses droits et son indépendance.
Aucun de nous ne possédait alors, bien entendu, l’expérience qui a été le fruit de longues années : nous partions d’idées justes et d’une conception révolutionnaire. Notre principale erreur d’idéalisme fut peut-être de penser qu’il existait dans le monde une quantité donnée de justice et de respect du droit des peuples ; en fait, il n’en existe aucune. Mais nous ne pouvions pas faire dépendre notre décision de lutte de cette vérité-là.
La première tâche qui concentra nos efforts fut de préparer le pays à la lutte qui venait. L’expérience acquise durant la bataille héroïque contre la tyrannie de Batista nous disait que l’ennemi, si fort qu’il soit, ne pourrait pas vaincre le peuple cubain.
La préparation du pays à la lutte devint le principal effort du peuple, jalonnée d’épisodes aussi décisifs que la bataille contre l’invasion mercenaire organisée en avril 1961 par les États-Unis et ayant débarqué à Playa Girón, escortée par leur marine et leur aviation. Incapables de se résigner à l’indépendance de Cuba et à l’exercice de ses droits souverains, l’administration étasunienne décida d’envahir notre territoire. L’Union soviétique n’avait eu absolument rien à voir avec le triomphe de la Révolution cubaine qui devint socialiste, non à cause de son soutien, mais à l’inverse : l’URSS nous appuya parce que la Révolution s’était dite socialiste. Cela est si vrai que, l’URSS disparue, Cuba reste socialiste.
L’URSS avait appris que Kennedy tenterait de recourir avec Cuba à la même méthode que contre la Hongrie, ce qui explique les erreurs que Khrouchtchev commit durant la crise des Fusées et que je fus contraint de critiquer. Mais Khrouchtchev ne fut pas le seul à se tromper ; Kennedy se trompa aussi : Cuba n’avait rien à voir avec l’histoire de la Hongrie et l’URSS n’avait rien à voir avec la Révolution cubaine qui est le fruit unique et exclusif de la lutte de notre peuple. Le seul geste solidaire de Khrouchtchev fut d’envoyer des armes à Cuba quand elle était menacée par l’invasion des mercenaires qu’organisèrent, entraînèrent, armèrent et transportèrent les États-Unis. Sans ces armes, notre peuple aurait de toute façon vaincu les forces mercenaires, de même qu’il vainquit l’armée de Batista et s’empara de tout son équipement militaire, soit cent mille armes. Si les USA avaient envahi Cuba directement, notre peuple serait toujours en train de se battre contre leurs soldats qui auraient dû faire face sûrement à des millions de Latino-Américains. Les États-Unis auraient commis la pire erreur de leur histoire, et l’URSS existerait peut-être encore.
C’est quelques heures avant l’invasion de Playa Girón, après que des avions étasuniens peints à nos propres couleurs eurent bombardé par surprise nos bases aériennes, que la Révolution s’affirma socialiste, et c’est pour le socialisme que notre peuple engagea cette bataille qui est passée à l’histoire comme la première victoire sur l’impérialisme en Amérique.
Dix présidents sont passés depuis à la Maison-Blanche, le onzième en est actuellement le locataire, et la Révolution socialiste est toujours debout. Tous les gouvernements complices des crimes des USA contre Cuba sont aussi passés, et notre Révolution est toujours debout. L’URSS a disparu, et notre Révolution va de l’avant.
Elle n’est pas allée de l’avant avec la permission des USA, mais en butte à leur blocus cruel et impitoyable ; à des actes terroristes qui ont tué et blessé des milliers de personnes, et dont les auteurs jouissent aujourd’hui dans ce pays de l’impunité la plus totale, tandis que des militants antiterroristes cubains y ont été condamnés à perpétuité ; à une loi dite d’Ajustement cubain qui offre entrée, séjour et emploi aux USA à tout Cubain, notre pays étant le seul au monde dont les citoyens jouissent d’un tel privilège, qui est refusé par exemple aux Haïtiens, malgré le séisme qui a ravagé leur pays et tué plus de trois cent mille personnes, et au reste des habitants de ce continent que l’Empire persécute et expulse. Néanmoins la Révolution cubaine est toujours debout. Cuba est le seul pays de la planète que les Étasuniens ne peuvent visiter, mais sa Révolution est pourtant toujours debout, à seulement cent cinquante kilomètres des USA, livrant sa lutte héroïque.
Nous avons commis des erreurs, nous les révolutionnaires cubains, et nous continuerons d’en commettre, mais nous ne commettrons jamais celle de trahir.
Nous n’avons jamais choisi l’illégalité, le mensonge, la démagogie, la tromperie du peuple, la simulation, l’hypocrisie, l’opportunisme, les pots-de-vin, l’immoralité totale, l’abus du pouvoir, voire les crimes et les tortures répugnants, toutes pratiques qui, sauf exceptions d’autant plus méritoires qu’elles sont rares, ont caractérisé la conduite des présidents étasuniens.
L’humanité fait face aujourd’hui à de graves problèmes, à des problèmes sans précédents. Le pire, c’est que les solutions dépendront en grande partie des pays les plus riches et développés qui en sont arrivés au point qu’ils ne pourront les appliquer sans voir s’effondrer le monde qu’ils se sont efforcés de façonner au profit de leurs intérêts égoïstes et qui conduit inévitablement à la catastrophe.
Je ne parle déjà plus de guerres, dont des gens sages et brillants, beaucoup des USA, ont su faire connaître les risques et les conséquences.
Je veux parler de la crise alimentaire provoquée par des faits économiques et par des changements climatiques devenus apparemment irréversibles à cause de l’action de l’homme, mais avec lesquels celui-ci a le devoir, en faisant preuve d’intelligence, de se colleter au plus vite.
Certes, des années durant, on a parlé de cette question. Pourtant, le plus gros émetteur de gaz polluants au monde, les États-Unis, refusait systématiquement de tenir compte de l’opinion mondiale. Indépendamment du protocole et des autres idioties typiques des hommes d’État des sociétés de consommation qui, une fois arrivés au pouvoir, sont tourneboulés d’ordinaire par l’influence des médias, le fait est qu’ils n’ont prêté guère d’attention à ce point. Un alcoolique aux problèmes bien connus – à quoi bon le nommer ! – imposa sa ligne de conduite à la communauté internationale.
Les problèmes ont pris soudainement corps à travers des phénomènes qui se répètent sur tous les continents : canicules, incendies de forêts, pertes de récoltes en Russie, assorties de nombreuses victimes ; changement climatiques, excès de précipitations ou sécheresses en Chine ; pertes progressives des réserves d’eau dans l’Himalaya, qui menacent l’Inde, la Chine, le Pakistan et d’autres pays ; pluies excessives en Australie qui ont inondé presque un million de kilomètres carrés ; vagues de froid insolites et hors saison en Europe, avec de graves conséquences pour l’agriculture ; sécheresses au Canada ; vagues de froid inhabituelles dans ce pays et aux USA ; pluies sans précédents en Colombie, qui ont touché des millions d’hectares de terres arables ; précipitations jamais vues au Venezuela ; catastrophes pour pluies excessives dans les grandes villes du Brésil et sécheresses dans le Sud. Il n’existe pratiquement aucune région au monde qui ait été à l’abri de faits semblables.
Les productions de blé, de soja, de maïs, de riz et d’autres nombreuses céréales et légumineuses constituant la base alimentaire du monde – dont la population se monte aujourd’hui à presque 6,9 milliards d’habitants, et frôle donc presque le chiffre inouï de sept milliards, mais compte aussi plus d’un milliards d’affamés et de dénutris – sont sérieusement touchées par les changements climatiques, ce qui crée un problème gravissime dans le monde. Tandis que les réserves ne se sont pas encore récupérées totalement – ou alors en partie seulement – pour certains produits, une grave menace engendre d’ores et déjà des problèmes dans de nombreux États qu’ils déstabilisent. Plus de quatre-vingts pays, tous du Tiers-monde, déjà en proie à des difficultés réelles, sont menacés de véritables famines.
Je me bornerai à résumer les déclarations et les rapports apparus ces derniers jours :
« 11 janvier 2011 (AFP). L’ONU lance une alerte au sujet du risque d’une nouvelle crise alimentaire : "La situation est très tendue", a estimé la FAO. Environ quatre-vingts pays font face à un déficit d’aliments… L’indice mondial des cours des produits agricoles de base (céréales, viande, sucre, oléagineux, produits lactés) a atteint son plafond depuis que la FAO a commencé à l’élaborer voilà vingt ans. »
« NATIONS UNIES, janvier (IPS) : L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont le siège est à Rome, a averti la semaine dernière que les cours mondiaux du riz, du blé, du sucre, de l’orge et de la viande… ont enregistré des hausses significatives en 2011… »
« PARIS, 10 janvier (Reuters). Le président français, Nicolas Sarkozy, conduira cette semaine à Washington sa campagne contre les cours élevés des aliments… »
« BÂLE, 10 janvier (EFE). Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, porte-parole des gouverneurs des banques centrales du Groupe des 10 (G-10), a alerté aujourd’hui au sujet de la forte hausse des cours des aliments et de la menace inflationniste qu’elle impliquait dans les économies émergentes. »
« 15 janvier (BBC). La Banque mondiale redoute une crise du cours des aliments : Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a affirmé à la BBC que la crise serait plus grave qu’en 2008. »
« MEXICO, 7 janvier (Reuters). Le rythme de l’inflation annuelle des aliments a triplé au Mexique en novembre par rapport aux deux mois précédents. »
« WASHINGTON, 18 janvier (EFE). Selon une étude, les changements climatiques aggraveront la carence d’aliments. "Depuis plus de vingt ans, les scientifiques lancent des cris d’alerte au sujet des retombées des changements climatiques, mais rien ne change, si ce n’est l’augmentation des émissions provoquant le réchauffement mondial", a affirmé à EFE Liliana Hisas, directrice exécutive de la filiale étasunienne de l’Universal Ecological Fund. Osvaldo Canziani, prix Nobel de la paix en 2007 et conseiller scientifique du rapport, a affirmé : "On enregistrera dans le monde entier des épisodes météorologiques et des conditions climatiques extrêmes, dont l’intensité sera exacerbée par la hausse de la température moyenne à la superficie". »
« 18 janvier (Reuters). L’Algérie achète du blé pour éviter des pénuries et des troubles. L’agence publique des grains algérienne a acheté environ un million de tonnes de blé ces deux dernières semaines pour éviter une pénurie en cas de troubles, a affirmé à Reuters une source du ministère de l’Agriculture. »
« 18 janvier (Reuters). Les cours du blé flambent à Chicago après les achats algériens. »
« El Economista, 18 janvier 2001. Alerte mondiale au sujet des cours des aliments. Parmi les principales causes, on trouve les inondations et les sécheresses causées par les changements climatiques, l’utilisation d’aliments pour produire des biocarburants et la spéculation concernant les cours des produits de base. »
Les problèmes sont dramatiques, mais tout n’est pas encore perdu.
La production mondiale de blé s’est montée à presque 650 millions de tonnes.
Celle de maïs frôle les 770 millions.
Celle de soja pourrait presque atteindre 260 millions de tonnes, dont 92 aux USA et 77 au Brésil, les deux plus gros producteurs.
On connaît en général les chiffres de graminées et de légumineuses qui seront disponibles en 2011.
La première chose que devra faire la communauté mondiale, c’est choisir entre les aliments et les biocarburants, en compensant bien entendu le Brésil, un pays en développement.
Si les millions de tonnes de soja et de maïs utilisés pour fabriquer des biocarburants étaient consacrés à la production d’aliments, la flambée des prix s’arrêterait, et les scientifiques du monde pourraient alors proposer des formules à même en quelque sorte d’enrayer, voire d’inverser la situation.
On a perdu trop de temps. Il est temps de faire quelque chose.
Fidel Castro Ruz
Le 19 janvier 2011

traduction J-F Bonaldi, La Havane